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Export : la Tunisie mise sur le Halal pour conquérir le Golfe et l’Asie

05. September 2026 um 13:03

La Tunisie accueillera les 29 et 30 septembre 2026, à la Maison de l’Exportateur à Tunis, la première édition du Forum international du Halal. L’événement se déroule sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des Exportations, et il est organisé par la société FIBGN Global Business Network en coordination avec le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Au total, trois organismes de référence en normalisation participent à cet événement : l’Organisation Islamique de la Métrologie et des Normes, le Centre Islamique pour le Développement du Commerce, et l’Institut National de la Normalisation et de la Propriété Industrielle (INNORPI). Leur présence pèse sur un dossier technique sensible pour les exportateurs, celui de la certification halal, souvent considérée comme un frein à l’accès aux marchés du Golfe et d’Asie.

Certification, financement, commerce… 

Le forum ne se limite pas à la mise en réseau. Il vise à devenir une plateforme durable pour la certification, le financement et le commerce des filières halal, en reliant l’Afrique, le Golfe, l’Asie et l’Europe.

Pour cette première édition, les organisateurs attendent des responsables d’institutions publiques, des organismes certificateurs, des dirigeants de banques et institutions financières, des chefs d’entreprise et des investisseurs stratégiques, aux côtés des principaux acteurs régionaux et internationaux du secteur. Le programme comprend des séances plénières, des panels thématiques, des ateliers, des rencontres B2B ciblées, ainsi qu’un espace d’exposition dédié aux produits et solutions halal.

Pour les PME tunisiennes de l’agroalimentaire, de la cosmétique ou de la pharmacie, ce forum constitue une opportunité pour accéder aux marchés halal en forte croissance, notamment dans le Golfe et en Asie. La présence d’organismes de certification internationaux pourrait aussi accélérer la mise à niveau réglementaire des exportateurs, une étape coûteuse, mais souvent incontournable pour percer sur ces marchés.

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L’Union africaine troque Fitch, Moody’s et S&P pour sa propre agence de notation, l’AfCRA

05. September 2026 um 11:47

Le 7 octobre prochain à Maurice, l’Union africaine officialisera le lancement de l’African Credit Rating Agency (AfCRA), sa future agence de notation continentale. Maurice a émergé comme juridiction d’accueil au terme d’un processus de sélection encadré par le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP).

L’organisation panafricaine avait elle-même désigné Port-Louis dès février comme futur siège, en invitant simultanément les autres pays intéressés à se positionner pour des antennes régionales.

Corriger un biais de perception jugé coûteux

L’ambition affichée est claire : produire des notations souveraines et d’entreprises mieux ajustées aux réalités économiques africaines, alors que plusieurs gouvernements du continent reprochent aux méthodologies de Fitch, Moody’s et S&P de gonfler artificiellement le risque africain, renchérissant du même coup le coût de la dette. Le PNUD chiffre ce surcoût : certains États africains empruntent jusqu’à quatre fois plus cher que des pays comparables ailleurs, une amélioration des méthodologies de notation pouvant faire économiser entre 50 et 100 points de base, soit jusqu’à 5 milliards de dollars par an à l’échelle du continent.

Pour asseoir sa crédibilité, AfCRA devra obtenir l’agrément de la Financial Services Commission mauricienne. Sa gouvernance reposera sur une structure détenue par des acteurs africains, mais dirigée par le secteur privé, indépendante des États, une manière d’écarter tout soupçon de complaisance.

Pour les investisseurs et entrepreneurs opérant sur le continent, l’enjeu dépasse la seule symbolique souverainiste : une notation plus fine du risque africain, si elle gagne en crédibilité auprès des marchés, pourrait progressivement faire baisser le coût du capital pour les entreprises et les États emprunteurs. Cependant, tout dépendra de la capacité de l’AfCRA à résister aux pressions politiques et à produire des évaluations réellement indépendantes, sans quoi l’exercice restera un geste diplomatique sans effet réel sur les taux d’emprunt.

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Agriculture: accompagnement hydrique et investissements calibrés au cœur d’un nouveau dispositif tuniso-italien  

05. September 2026 um 10:42

Le projet ERPAD (Eau, Ressource Pour l’Agriculture de Demain) ouvre la voie à un accompagnement hydrique gratuit dans le cadre d’un appel d’offres financé par le programme Interreg NEXT Italie-Tunisie.

Jusqu’à quinze entreprises fruitières tunisiennes peuvent accéder à ce mécanisme à condition qu’elles évoluent dans la filière fruitière – agrumes, fruits frais, fruits à coque ou fruits exotiques – et qu’elles soient basées dans les gouvernorats de Sousse ou Nabeul.

Un consortium italo-tunisien

C’est Microfinanza qui pilote l’initiative, un cabinet de conseil italien basé à Vicence et spécialisé depuis plus de vingt ans dans la finance inclusive et le financement du développement. Il est épaulé par un consortium académique et technique: l’Université de Catane, FORIS et l’Institut supérieur agronomique de Chott Mariem. L’objectif est d’optimiser l’usage de l’eau dans l’agriculture tout en tissant des liens entre professionnels du fruit tunisiens et siciliens.

L’accompagnement démarre par un diagnostic complet de la consommation d’eau de chaque structure. Les experts identifient ensuite des pistes concrètes pour économiser les ressources disponibles, avant d’aider à bâtir un business plan et à repérer des sources de financement pour les projets retenus. Date limite de candidature: le 20 septembre 2026, 17h00.

Pour les exploitants fruitiers tunisiens, ce type de dispositif dépasse le simple accompagnement technique: il ouvre la voie à des investissements mieux calibrés, s’appuyant sur un diagnostic hydrique précis. Dans un secteur où le stress hydrique pèse déjà lourdement sur les rendements, transformer la gestion de l’eau en argument de business plan pourrait bien devenir un critère de bancabilité à part entière pour les futurs projets agricoles en Tunisie.

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Énergie: le photovoltaïque de petite et moyenne puissance gagne en maturité

05. September 2026 um 09:28

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie vient de trancher: sur les dossiers déposés jusqu’au 30 juin 2026 pour le sixième round du régime des autorisations, 309 projets photovoltaïques ont obtenu le feu vert, pour une puissance cumulée de 455 mégawatts.

Le portefeuille validé compte trois paliers: 187 unités de 1 MW, 119 de 2 MW et un noyau restreint de 3 projets calés sur le plafond maximal de 10 MW que le décret n°2016-1123 autorise pour le solaire dans ce cadre réglementaire.

Le même texte encadre aussi les autres filières vertes, avec des seuils qui grimpent à 30 MW pour l’éolien et 15 MW pour la biomasse, contre 5 MW seulement pour le reste des énergies renouvelables. Les sites retenus s’étalent d’ailleurs sur une bonne partie du territoire, de Gafsa à Nabeul en passant par Tataouine, Kébili, Sfax ou Kairouan.

455 MW sur le papier, pas encore sur le réseau

Il faut garder à l’esprit une nuance: ces 455 MW ne sont pour l’heure qu’une capacité autorisée, pas une production installée. Encore faut-il que les porteurs de projets bouclent le financement, la construction, puis le raccordement effectif au réseau de la STEG avant que cette puissance ne se traduise en électricité réellement livrée.

Pour les PME et investisseurs tunisiens, ce régime des autorisations reste l’une des portes d’entrée les plus accessibles de la transition énergétique: plafonds de puissance modérés, procédure allégée, débouché commercial garanti auprès de la STEG.

Avec 309 lauréats en une seule vague, cette dynamique confirme que le photovoltaïque de petite et moyenne puissance s’impose comme un segment d’investissement mûr, ouvert aussi bien aux industriels qu’aux porteurs de projets régionaux.

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