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Cybersécurité : la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, passe à l’action

03. September 2026 um 17:02

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, renforce les règles de sécurité numérique dans l’administration tunisienne. Sa circulaire n°5, datée du 2 septembre 2026, s’adresse aux ministres, secrétaires d’État, walis ainsi qu’aux responsables des établissements et entreprises publics.

Le texte rend obligatoire l’application d’une note technique de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI) destinée aux responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) du secteur public.

Des règles plus strictes pour les sites et les données publics

La circulaire s’appuie sur plusieurs textes déjà en vigueur. Elle fait notamment référence à la loi organique de 2004 sur la protection des données personnelles, ainsi qu’aux textes adoptés en 2020 et 2023 sur les échanges électroniques et la cybersécurité.

Les plateformes de l’administration devront être hébergées auprès de prestataires agréés. Cela concerne notamment le Centre national de l’informatique, les centres sectoriels, les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs télécoms autorisés.

Les sites publics devront également utiliser le protocole HTTPS et des certificats SSL/TLS régulièrement renouvelés. L’authentification à plusieurs facteurs sera aussi requise pour les utilisateurs.

Avant leur mise en ligne, les sites devront faire l’objet d’un contrôle de sécurité réalisé par un prestataire agréé par l’ANSI. Ce contrôle devra ensuite être renouvelé au moins une fois par an. Le recours à des solutions de protection contre les attaques DDoS est également recommandé.

La circulaire encadre aussi l’utilisation des messageries professionnelles. Les échanges officiels devront passer par des adresses en « .tn ». Les comptes inutilisés devront être désactivés et les connexions devront être enregistrées.

Ce nouveau cadre pourrait créer davantage d’opportunités pour les entreprises tunisiennes spécialisées dans la cybersécurité. Les besoins pourraient notamment augmenter dans l’audit informatique, la protection contre les attaques DDoS et la formation des responsables de la sécurité informatique.

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La Société Tunisienne de Mécanique de Précision décroche son homologation Airbus

03. September 2026 um 10:39

L’industrie mécanique tunisienne franchit une nouvelle étape dans l’aéronautique. La Société Tunisienne de Mécanique de Précision (SMP Tunisie) vient d’obtenir son statut officiel de fournisseur qualifié Airbus, avec l’identifiant 337458 / 0000337458.

Une reconnaissance qui intervient au terme d’un parcours de qualification particulièrement long et exigeant, engagé dès la fin de l’année 2025.

Un processus de qualification sur plusieurs mois

Pour devenir fournisseur d’un constructeur comme Airbus l’entreprise a dû se soumettre à une série d’audits successifs, complétés par des évaluations techniques poussées destinées à vérifier sa conformité industrielle et la fiabilité de ses équipes. Ce travail de mise à niveau s’est appuyé sur un accompagnement de Mecachrome Tunisie. Cette collaboration a permis à SMP de structurer sa candidature et de répondre point par point aux exigences du cahier des charges d’Airbus.

Ce référencement fournisseur repose sur la validation concrète de deux compétences techniques jugées sensibles dans l’industrie aérospatiale. La première, c’est la méthode AITM1-0070 qui concerne le contrôle de la rugosité des surfaces usinées à l’aide d’un stylet métrologique ; elle garantit que les pièces livrées respectent les tolérances dimensionnelles imposées par Airbus. La seconde, référencée AIPS01-02-003 / AIPI01-02-003, concerne la maîtrise par SMP des opérations de perçage automatique, de fraisurage et d’ébavurage appliquées à la préparation des trous de fixation sur matériaux métalliques, une étape déterminante pour la solidité des assemblages aéronautiques.

Ce type de reconnaissance matérialise la capacité du tissu industriel tunisien à intégrer les chaînes de valeur des grands donneurs d’ordre mondiaux de l’aérospatiale. Pour les investisseurs et les PME de la mécanique de précision, cette homologation démontre qu’un accompagnement structuré et des investissements ciblés en qualité industrielle permettent d’accéder à des marchés à forte valeur ajoutée, encore largement sous-exploités par les acteurs locaux.

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Zaghouan – El Fahs : le Japon finance un nouveau parc éolien terrestre de 75 MW

03. September 2026 um 08:54

El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, s’apprête à accueillir un parc éolien terrestre de 75 MW. Le Japon a validé ce dossier début juillet 2026 dans le cadre de son mécanisme de crédits carbone, le Joint Crediting Mechanism (JCM), désigné côté tunisien sous l’appellation MCC, adossé à l’article 6 de l’Accord de Paris.

Deux industriels se partagent le développement du site : le japonais Eurus Energy Holdings Corporation, qui perçoit directement la subvention, et son partenaire norvégien Scatec. La production sera écoulée sur le marché local, un accord d’approvisionnement liant le futur parc à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Jusqu’ici, le mécanisme japonais en question n’avait financé que du solaire en Tunisie. Avec El Fahs, l’éolien fait désormais partie de ce portefeuille, aux côtés des quatre projets photovoltaïques déjà engagés. Côté climat, le calcul est déjà fait : selon le ministère japonais de l’Environnement, le parc devrait éviter le rejet d’environ 88 367 tonnes de CO₂ chaque année.

Un portefeuille tunisien qui s’étoffe

El Fahs vient compléter une liste déjà bien fournie : les centrales photovoltaïques jumelles de 50 MW de Tozeur et Sidi Bouzid tournent depuis avril 2026, un troisième site solaire de 100 MW est en cours de construction à Sidi Bouzid, et Gabès a vu son propre projet de 130 MW validé en février. Au niveau mondial, ce mécanisme fédère plus de 300 projets répartis dans 32 pays partenaires, signe d’une montée en puissance continue du dispositif japonais.

Ce cinquième projet confirme le statut de la Tunisie comme destination privilégiée du JCM japonais dans la région. Pour les développeurs locaux et les PME actives dans la maintenance électrique, la montée en puissance de ce portefeuille solaire et, désormais éolien, constitue un vivier de partenariats techniques appelé à se densifier.

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