Iran: Des morts et des blessés dans les frappes américaines

© Mosaique FM

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La crise énergétique continue de peser lourdement sur les ménages britanniques. Leur dette cumulée auprès des fournisseurs d’électricité et de gaz a atteint 6 milliards de livres en juin 2026, un niveau record, et pourrait grimper jusqu’à 7 milliards de livres (environ 8,2 milliards d’euros) d’ici la fin de l’année, selon les estimations citées par The Guardian.
Cette nouvelle détérioration intervient après une augmentation de quelque 500 millions de livres de la dette énergétique au cours des douze derniers mois. Elle traduit les difficultés persistantes de nombreuses familles à régler leurs factures dans un contexte de prix élevés de l’électricité et surtout du gaz.
La situation risque de s’aggraver dans les prochains mois. Le régulateur britannique Ofgem doit relever de 4 % le plafond des tarifs énergétiques à partir d’octobre, portant la facture annuelle moyenne d’un ménage à environ 1 723 livres. Cette hausse concerne quelque 22 millions de foyers soumis aux tarifs variables…
La remontée des prix de gros du gaz constitue le principal facteur de cette nouvelle pression sur les factures. La guerre au Moyen-Orient a perturbé les marchés mondiaux de l’énergie et renchéri les approvisionnements européens.
L’augmentation des impayés ne concerne pas seulement les ménages incapables de régler leurs factures. Elle finit également par peser sur l’ensemble des consommateurs. Selon les données citées par The Guardian, les coûts liés aux impayés sont intégrés dans les factures énergétiques. Les consommateurs solvables contribuent ainsi indirectement à absorber une partie des pertes générées par les dettes accumulées auprès des fournisseurs.
Cette mécanique crée un cercle vicieux : la hausse des prix provoque davantage d’impayés, tandis que le coût de ces impayés contribue à son tour à alourdir les factures.
La flambée des dettes énergétiques britanniques est directement liée à la situation des marchés internationaux. Le Royaume-Uni reste fortement exposé aux fluctuations des prix du gaz. Or, les perturbations provoquées par le conflit au Moyen-Orient ont entraîné une forte remontée des cours mondiaux.
Les marchés européens doivent notamment composer avec des stocks de gaz relativement tendus et des incertitudes concernant les approvisionnements. Cette situation pourrait maintenir les prix à des niveaux élevés pendant l’hiver.
Le gouvernement sous pression
Le gouvernement britannique tente de limiter l’impact de la crise sur les ménages. La suppression temporaire de la TVA sur l’électricité doit permettre une économie d’environ 45 livres par foyer et par an. Mais cette mesure risque d’être largement absorbée par la hausse du plafond tarifaire d’octobre. Le gouvernement est donc confronté à une pression croissante pour mettre en place un dispositif plus durable en faveur des ménages vulnérables. Les organisations du secteur de l’énergie réclament notamment la création d’un tarif social permanent, destiné aux ménages les plus exposés à la précarité énergétique.
Les perspectives restent préoccupantes. Certaines projections évoquent une nouvelle hausse du plafond tarifaire en janvier 2027, qui pourrait porter la facture annuelle moyenne vers 1 870 livres si les prix de gros restent élevés. Le Royaume-Uni se retrouve ainsi face à un double défi : contenir les prix de l’énergie tout en empêchant que l’endettement des ménages ne devienne structurel.
Avec 6 milliards de livres de dettes déjà accumulées et un risque de dépasser les 7 milliards d’ici décembre, la crise énergétique britannique change de nature : elle n’est plus seulement une crise des prix, mais désormais aussi une crise de solvabilité des ménages.
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La crise entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta déborde désormais sur un dossier particulièrement stratégique pour les deux pays : le Mondial 2030. Alors que de nouvelles révélations attribuées au groupe de hackers Jabaroot alimentent les tensions, deux formations espagnoles ont déjà demandé de remettre en cause la coorganisation de la compétition avec le Maroc.
Le dossier est suffisamment sensible pour arriver devant le Congrès espagnol. Pedro Sánchez doit comparaître jeudi 3 septembre devant les députés pour rendre compte de la gestion par son gouvernement des événements survenus à Ceuta depuis le 30 juillet.
La séance doit notamment porter sur les entrées irrégulières par voie maritime depuis le Maroc et les mesures envisagées pour garantir les frontières espagnoles et européennes.
La crise avait déjà atteint le terrain sportif au début du mois d’août.
Le 5 août, Sumar a déposé au Congrès une proposition non contraignante demandant à l’Espagne de ne plus organiser la Coupe du monde 2030 avec le Maroc.
Le texte demande au gouvernement espagnol de saisir la FIFA, la Fédération espagnole de football et le gouvernement portugais afin de réexaminer le modèle actuel d’organisation commune entre l’Espagne, le Portugal et le Maroc.
Un jour plus tard, Vox a présenté une initiative allant dans le même sens, estimant que les événements survenus à Ceuta les 30 et 31 juillet avaient remis en cause la confiance nécessaire à une candidature commune.
Fait politique inhabituel, Vox a ensuite annoncé qu’il voterait également en faveur de la proposition de Sumar. Deux formations situées aux antipodes de l’échiquier politique espagnol convergent ainsi sur un même objectif concernant le Maroc.
Ces initiatives n’ont toutefois pas valeur de décision et ne signifient pas que la coorganisation du Mondial 2030 soit actuellement remise en cause par la FIFA.
Depuis, un autre dossier est venu alimenter les tensions.
Le groupe de hackers Jabaroot a diffusé le 24 août une importante quantité de données présentées comme concernant plus de 70.000 membres ou collaborateurs des services de sécurité et de renseignement marocains.
Selon le média espagnol The Objective, cinq membres de l’ambassade du Maroc à Madrid et onze membres de consulats marocains en Espagne figureraient dans les données divulguées.
Ces informations ont été reprises samedi par Le Monde dans une analyse de la dégradation des relations entre Rabat et Madrid. Vox réclame désormais l’expulsion des diplomates concernés.
La présence d’une personne dans les fichiers diffusés par Jabaroot ne suffit cependant pas à établir son appartenance à un service de renseignement. Les affirmations des hackers doivent donc être distinguées des éléments indépendamment vérifiés.
El País relève de son côté que la « cyberguerre » qui frappe le Maroc depuis 2025 s’est désormais étendue à la crise de Ceuta. Jabaroot prétend notamment disposer d’autres informations concernant les événements migratoires de juillet, sans avoir apporté jusqu’ici de preuves indépendantes permettant d’établir ses accusations.
Malgré cette accumulation de tensions, le gouvernement espagnol évite pour l’heure l’affrontement diplomatique direct.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a affirmé vendredi que sa communication avec son homologue marocain Nasser Bourita restait constante et que la coopération avec le Maroc demeurait essentielle.
Il a toutefois réaffirmé sans ambiguïté la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla.
Le Mondial 2030 n’est donc pas, à ce stade, institutionnellement menacé. Mais la compétition est désormais entrée dans le débat politique espagnol autour de la crise avec Rabat, à moins de quatre ans d’une Coupe du monde que les deux voisins doivent précisément organiser ensemble.
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Le Chili, l’Argentine, la Bolivie et le Pérou franchissent une nouvelle étape dans leur coopération minière. Les quatre pays ont publié vendredi 28 août une déclaration commune destinée à renforcer leur coordination dans le domaine des minerais stratégiques.
L’initiative intervient alors que la demande mondiale de matières premières indispensables à la transition énergétique ne cesse de progresser. Cuivre et lithium occupent une place centrale dans cette stratégie, notamment pour la fabrication des batteries, des véhicules électriques, des réseaux électriques et de nombreuses technologies liées à la décarbonation.
Les quatre gouvernements entendent renforcer la place de l’Amérique du Sud dans les chaînes mondiales d’approvisionnement en minerais stratégiques. L’objectif est de mieux coordonner leurs politiques et de favoriser le développement de projets communs.
La déclaration prévoit notamment la recherche d’un soutien technique et financier auprès des organisations multilatérales. Les gouvernements souhaitent également lancer des appels communs à destination des secteurs public et privé afin de financer de nouveaux projets. Ces initiatives concerneront notamment la recherche, l’innovation et le renforcement des capacités institutionnelles dans le secteur des minerais stratégiques.
Le rapprochement intervient dans un contexte de compétition croissante autour des ressources nécessaires à l’électrification de l’économie mondiale.
L’Argentine, la Bolivie et le Chili occupent une position particulièrement importante dans le domaine du lithium, tandis que le Chili et le Pérou figurent parmi les principaux producteurs mondiaux de cuivre. La mise en commun des ressources, des capacités techniques et des financements pourrait permettre aux quatre pays de renforcer leur pouvoir de négociation face aux grands groupes miniers et aux puissances industrielles à la recherche d’approvisionnements sécurisés.
Au-delà de l’exploitation des gisements, les gouvernements souhaitent favoriser le développement de nouvelles capacités de recherche et d’innovation. L’enjeu est également de ne pas limiter la région à l’exportation de minerais bruts, mais de renforcer progressivement sa participation aux chaînes de valeur associées aux nouvelles technologies.
Les appels conjoints au secteur privé devraient ainsi faciliter l’émergence de projets régionaux et attirer davantage de capitaux dans l’exploration, l’exploitation et la transformation des ressources. Cette alliance intervient alors que les grandes puissances cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en minerais critiques. Cuivre, lithium et autres matières premières stratégiques sont devenus des actifs géopolitiques majeurs, au même titre que certaines ressources énergétiques.
La déclaration du 28 août ne constitue pas encore la création d’une organisation minière intégrée. Elle pose néanmoins les bases d’une coopération plus étroite entre quatre producteurs disposant de ressources essentielles à la transformation du système énergétique mondial.
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