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Une nouvelle crise s’installe : la grande ruée vers l’eau 

Von: tmps
18. August 2026 um 19:29

Depuis près de trois semaines, l’eau embouteillée se fait de plus en plus rare sur le marché dans une période de grande chaleur persistante. Une situation paradoxale que vit le citoyen tunisien tout essoufflé et en sueur, ne sachant plus à quel saint se vouer, étant donné qu’il doit «batailler» pour obtenir un peu d’eau à boire pour étancher sa soif devenue continuelle dans de pareilles circonstances exceptionnelles.

C’est une crise inattendue, puisqu’elle ne s’est peut-être jamais produite en pareille période estivale. Là où il ne fallait pas qu’elle ait lieu. Dans les grandes surfaces, les rayons d’eau minérale et de source sont pratiquement vides, ayant été «dévalisés» par les consommateurs assoiffés depuis belle lurette. Il en est de même chez les épiciers et chez les boutiques de vente de fruits secs et de tabac où l’eau minérale a tari. Et s’il y a un ou deux débits qui amènent de l’eau en bouteille, même en petit format, c’est la ruée vers l’or, pardon, vers l’eau qui a lieu. Tout le stock s’épuisera en quelques minutes. Et faut-il signaler que le prix de vente au public de ces petites bouteilles à 50 ou à 30 centilitres a augmenté d’un cran, feignant d’atteindre celui d’une bouteille d’un litre et demi d’eau dans les grandes surfaces, hors temps de crise. Les spéculateurs naissent de la crise qu’ils auraient eux-mêmes inventée, dirions-nous sans pour autant avoir de preuves tangibles pour argumenter notre propos. 

A qui profite la crise ?

Les profiteurs-veinards savent-ils s’organiser et garantir à eux seuls un pactole alléchant aux dépens du consommateur ordinaire ? Ce dernier se trouve, et de toute évidence, dans l’obligation de payer à tout prix son eau minérale à boire, sa source de vie. Cette eau, aujourd’hui tant convoitée, ne coule plus de source. Elle a changé de système de fonctionnement. Elle semble couler en goutte à goutte, étant donné le manque d’eau existant. Après la crise de la souffrance en eau potable due aux coupures d’eau qui a intéressé le pays depuis quelques semaines, voilà que l’eau minérale lui emboîte le pas, créant un grand problème qui aurait pu être évité et qui semble perdurer. Un commerce juteux pour ceux qui en profitent et un véritable supplice pour tous les citoyens qui, parfois, se trouvent dans l’obligation d’être en file indienne  pour pouvoir acheter une ou deux bouteilles d’eau. Et parfois, le consommateur est contraint de prendre des boissons gazeuses, à défaut d’eau manquante. Serait-ce là une grande ruée ou une bataille de l’eau en ces jours de chaleur insurmontable qui est venue s’abattre sur le citoyen lambda ? 

Lotfi BEN KHELIFA



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Tunisie : Bientôt la fin de la « course » aux bouteilles ?

18. August 2026 um 18:22

Le marché de l’eau minérale devrait connaître une amélioration de l’approvisionnement dans les prochains jours. La vice-présidente de l’Organisation de défense du consommateur, Thouraya Tabassi, a affirmé mardi 18 août 2026 que la production des eaux minérales avait retrouvé son rythme normal, après les perturbations et les pénuries enregistrées récemment.

Intervenant sur Radio Jeunes, elle a indiqué que les producteurs avaient confirmé à l’organisation le retour à un rythme normal de production. Cette évolution devrait progressivement se traduire par une amélioration de l’approvisionnement dans les points de vente au cours des prochains jours.

Appel à éviter la « course » aux bouteilles

Face aux tensions observées ces dernières semaines, Thouraya Tabassi a appelé les consommateurs à adopter un comportement responsable et à éviter la constitution de stocks.

Elle a notamment recommandé aux citoyens d’acheter uniquement les quantités correspondant à leurs besoins, estimant que la ruée vers les bouteilles peut contribuer à accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La responsable de l’Organisation de défense du consommateur a également appelé les citoyens à signaler les éventuels dépassements, notamment les pratiques consistant à stocker ou dissimuler des quantités importantes d’eau minérale.

Une crise liée à des perturbations d’approvisionnement

Cette annonce intervient après une période de tension sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions avaient connu des difficultés d’approvisionnement, avec une disponibilité réduite de certaines marques dans les commerces et les grandes surfaces.

Cette situation avait suscité des inquiétudes, particulièrement dans un contexte estival marqué par les fortes températures et une consommation accrue d’eau.

Les difficultés ne résultaient toutefois pas uniquement d’une hausse de la demande. Le secteur avait également été confronté à des perturbations liées à la disponibilité des emballages en plastique, notamment après les tensions enregistrées sur le marché de la résine PET, matière première utilisée pour fabriquer les bouteilles.

Lire aussi : Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

Le retour annoncé à un rythme normal de production devrait donc permettre une amélioration progressive de la situation. L’Organisation de défense du consommateur appelle néanmoins à maintenir la vigilance afin d’éviter les comportements de stockage et les pratiques susceptibles d’aggraver les tensions.

Si la reprise de la production se confirme, les consommateurs devraient ainsi commencer à constater une amélioration de la disponibilité de l’eau minérale dans les points de vente au cours des prochains jours.

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Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

18. August 2026 um 10:29

La pénurie d’eau conditionnée pourrait commencer à se résorber dans une dizaine de jours, selon Nabil Ayadi, président de la Chambre nationale des commerçants de produits alimentaires en gros. Mais derrière cette promesse de retour à la normale se dessine une autre réalité, moins visible pour le consommateur : le circuit de distribution de l’eau en bouteille a changé. À côté du producteur, du grossiste et du détaillant, de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros se sont imposés comme de nouveaux intermédiaires.

De l’usine au consommateur, un maillon supplémentaire

Le marché de l’eau conditionnée fonctionnait traditionnellement selon une chaîne relativement lisible : producteur, grossiste, détaillant. Un modèle classique dans lequel chaque acteur occupait une fonction clairement identifiée dans l’acheminement du produit jusqu’au consommateur.

Selon Nabil Ayadi, cette organisation a toutefois évolué avec l’apparition de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros d’eau, a-t-il souligné hier dans une intervention sur les ondes de Mosaique fm.

Ce changement peut sembler technique. Il ne l’est pas nécessairement. Dans un marché soumis à une forte demande, la manière dont les volumes circulent entre les différents intermédiaires devient aussi importante que la quantité produite.

L’eau peut donc être disponible quelque part dans la chaîne sans pour autant se retrouver au bon moment dans les commerces où les consommateurs la recherchent.

Une pénurie qui ne se mesure pas seulement à la production

C’est là que se situe l’un des enseignements de la crise actuelle. Une rupture constatée chez le détaillant ne signifie pas automatiquement que les usines ne produisent pas suffisamment.

Entre la production et la vente finale interviennent désormais plusieurs niveaux de distribution, dont les pratiques commerciales peuvent influencer la circulation des stocks.

Il serait toutefois excessif d’en conclure que les grands dépôts sont responsables de la pénurie. Les informations disponibles ne permettent pas de l’établir. Leur apparition constitue plutôt un nouvel élément à prendre en compte pour comprendre le fonctionnement du marché.

La question devient alors celle de la fluidité du circuit : combien de temps faut-il à une bouteille pour passer de l’usine au commerce ? Combien d’intermédiaires interviennent ? Et surtout, comment les volumes disponibles sont-ils répartis lorsque la demande dépasse les capacités habituelles d’approvisionnement ?

Dix jours pour vérifier si le marché peut respirer

Dans ce contexte, l’échéance annoncée par Nabil Ayadi mérite d’être suivie de près. Le responsable professionnel estime que l’approvisionnement pourrait retrouver son rythme normal dans environ dix jours.

Cette prévision constituera un premier test grandeur nature. Si les rayons se remplissent progressivement, la tension actuelle pourrait n’être qu’un épisode lié à une conjoncture exceptionnelle et à des difficultés temporaires d’approvisionnement.

Si, au contraire, les ruptures persistent malgré une amélioration de l’offre, l’organisation du circuit de distribution devra être examinée de plus près.

Le vrai sujet : qui contrôle la circulation de l’eau ?

La crise actuelle pose ainsi une question qui dépasse la simple disponibilité du produit. Dans un marché où les intermédiaires se multiplient, la disponibilité physique de l’eau ne garantit pas nécessairement sa disponibilité commerciale.

Pour le consommateur, cette distinction est invisible : une bouteille absente du rayon reste une bouteille introuvable, qu’elle manque à l’usine, au grossiste ou au détaillant.

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