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Nucléaire industriel : la Tunisie veut devenir une référence africaine du contrôle non destructif

04. August 2026 um 15:14

Une délégation conjointe de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) et du Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires (CNSTN) a effectué une visite au Centre Technique des Industries Mécaniques et Électriques (CETIME).

Au menu de cette rencontre : les pistes de coopération autour des essais non destructifs et, plus largement, des usages industriels des technologies nucléaires en Tunisie. La visite s’inscrit dans le cadre d’une mission de sensibilisation menée par les deux organismes auprès des structures qui manipulent traceurs et sources radioactives à des fins industrielles.

Les échanges ont mis en avant les pratiques en place au sein du CETIME : le recours à des sources radioactives pour tester des pièces industrielles sans les abîmer, une méthode connue sous le nom d’essais non destructifs.

Le Centre a également présenté ses infrastructures, sa capacité de certification, ses programmes de formation et son accompagnement dédiés aux industriels. Une longue liste d’atouts sur lesquels pourraient s’appuyer de futurs programmes conjoints avec l’AIEA et le CNSTN pour faire progresser les technologies nucléaires et radiologiques appliquées à l’industrie.

Deux rendez-vous internationaux en novembre

Le directeur général du CETIME, Noureddine Guizani, a profité de la rencontre pour annoncer, dans une déclaration à la TAP, deux événements qui seront organisés du 17 au 20 novembre 2026 avec la Société des Foires Internationales de Tunis (ITF). Il s’agit du Salon de la pièce de rechange, des équipements et services industriels (SAPRI 2026) et de la Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT 2026). L’objectif est de positionner la Tunisie comme une référence régionale des technologies de contrôle non destructif, tout en renforçant les compétences et le tissu industriel à l’échelle continentale.

Un savoir-faire qui peut attirer les industriels africains

En misant sur le contrôle non destructif par sources radioactives, la Tunisie cible un segment technique où l’offre n’est pas au niveau de la demande à l’échelle africaine. Il s’agit de la certification qualité conditionnant l’accès aux marchés export, notamment dans la mécanique et l’électrique.

L’idée est également d’améliorer la visibilité des équipementiers et prestataires de services industriels tunisiens présents sur ce créneau, dans un secteur où la coopération avec l’AIEA facilite généralement le transfert de compétences et l’accès aux financements internationaux.

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Des pirates informatiques dérobent 1 367 bitcoins, près de 89 millions de dollars

04. August 2026 um 14:15

L’attaque contre les portefeuilles matériels Coldcard, censés protéger les bitcoins hors ligne, ne s’est pas arrêtée à la première alerte du lundi 3 août. Une faille logée dans le firmware de certains appareils a permis à un ou plusieurs pirates informatiques de reconstituer des clés privées et de vider des milliers d’adresses, en trois vagues successives entre le 30 juillet et début août.

Selon le Galaxy Research, le préjudice total atteint désormais 1 367 bitcoins, soit près de 89 millions de dollars, répartis sur 4 585 adresses compromises.

Trois vagues, une seule et même vulnérabilité

Tout est parti d’un bug introduit dans une mise à jour du firmware de mars 2021 : au lieu de s’appuyer sur le générateur de nombres aléatoires matériel de l’appareil, certaines versions basculaient vers un générateur logiciel déterministe, donc prévisible pour ceux qui savent s’y prendre.

Une première vague, le 30 juillet, a vidé 1 196 adresses en seulement 41 minutes, pour environ 1 082 bitcoins dérobés (70 millions de dollars). Une deuxième vague, aux caractéristiques transactionnelles proches, a suivi la même signature ; puis une troisième, début août, a raflé environ 208 bitcoins sur 1 912 adresses supplémentaires, avec des méthodes plus complexes et plus difficiles à tracer. Galaxy Research n’exclut pas que cette dernière vague soit l’œuvre d’un autre groupe de pirates informatiques.

Coinkite réagit, l’enquête se poursuit

Coinkite, le fabricant canadien de Coldcard, a publié une mise à jour corrective dès le 31 juillet et invite tous les détenteurs d’adresses créées après la mise à jour de mars 2021 à migrer leurs fonds sans attendre.

Galaxy Research affirme avoir transmis environ 600 adresses suspectées d’appartenir aux attaquants aux autorités fédérales, à des organismes de conformité et à des enquêteurs spécialisés en cybersécurité. La majorité des bitcoins dérobés resterait pour l’instant immobilisée sur ces adresses, sans avoir été mise en mouvement.

Un signal d’alarme pour les investisseurs institutionnels

À mesure que les investisseurs institutionnels renforcent leur exposition au Bitcoin, la robustesse des dispositifs de stockage devient un critère d’investissement à part entière, au même titre que la liquidité ou la volatilité de l’actif.

Cet incident remet sur la table l’exigence de la mise en place d’audits de code indépendants pour les fabricants de wallets matériels ; un secteur où la confiance technique conditionne directement l’appétit des gros investisseurs pour la crypto comme classe d’actifs.

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Une délégation tunisienne au « Mondial du Bâtiment » du 27 septembre et 1er octobre à Paris

04. August 2026 um 13:24

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Centre s’associe à la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie pour représenter la Tunisie au Paris Builders Show, du 27 septembre au 1er octobre 2026, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. L’ex-Mondial du Bâtiment reste, sous son nouveau nom, le plus grand rendez-vous français dédié à la construction, à l’architecture et à la rénovation. Il regroupe quatre événements complémentaires : Batimat pour la construction, Interclima pour le génie climatique durable, Idéobain pour la salle de bains, et Renodays pour la rénovation globale.

Les dernières innovations du secteur

Selon la CCI du Centre, le rendez-vous cible en priorité les entreprises tunisiennes des matériaux de construction, des équipements, de l’énergie et de la rénovation ; elles pourront y découvrir les dernières innovations du secteur et tisser des partenariats avec des acteurs internationaux. L’ampleur du salon donne la mesure de l’enjeu : plus de 2 200 exposants, près de 135 000 visiteurs professionnels attendus et 500 conférences et ateliers programmés.

Les participants à cet évènement pour caler eux-mêmes leurs rendez-vous professionnels, piocher librement dans le programme de conférences et d’ateliers et passer par le Club International. Autre coup de pouce pour encourager la participation : la CCI du Centre remettra une attestation de participation, appuyée d’un courrier de recommandation de la chambre tuniso-française pour simplifier le dossier de visa. Les entreprises intéressées peuvent d’ores et déjà se rapprocher de la CCI du Centre pour boucler leur inscription.

Une occasion de nouer des contacts export

Ce type de mission collective donne aux PME tunisiennes du bâtiment un accès direct à un marché européen concentré sur quelques jours, sans les coûts logistiques d’une participation individuelle. Pour les fabricants de matériaux, les équipementiers ou les acteurs de la rénovation énergétique, le rendez-vous peut servir de porte d’entrée vers des distributeurs ou partenaires français, dans un secteur où les normes de performance énergétique évoluent vite et où la Tunisie cherche à valoriser son savoir-faire dans la construction.

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Golfe de Gabès : le WWF NA transforme la collecte de déchets marins en filière de recyclage

04. August 2026 um 11:57

Le WWF Afrique du Nord (WWF NA) a annoncé le lancement en Tunisie d’un projet baptisé ECOSAFE WALD IF, pensé pour faire des déchets marins une ressource économique durable.

L’idée est, ainsi, d’aller au-delà de la simple dépollution du littoral et de faire de ces déchets un levier de développement pour les populations locales. Ce projet s’inscrit dans le cadre des efforts de l’organisation autour de la restauration des herbiers de Posidonia oceanica et du développement des mécanismes de carbone bleu dans le golfe de Gabès.

Un circuit organisé de la mer à l’usine

Le projet met en place un système appelé « Waste Management Track », qui trace les déchets depuis leur collecte en mer jusqu’à leur traitement final. Les matériaux triés partent d’abord vers des coopératives artisanales pour de l’upcycling, puis vers des recycleurs plastiques agréés pour une transformation industrielle.

Ce qui ne peut pas être valorisé finit dans des centres d’enfouissement homologués par l’Agence Nationale de Gestion des Déchets. Le WWF NA vise également à appuyer les groupements de pêcheurs et les acteurs de l’économie sociale et solidaire, avec la mise en place d’un suivi des données pour mesurer l’impact réel de cette initiative sur leurs conditions de vie.

Cette filière naissante ; collecte, tri, transformation, constitue une nouvelle piste d’investissement pour l’upcycling et le recyclage du plastique en Tunisie, un segment de l’économie bleue encore peu structuré mais soutenu par les organisations internationales dans le cadre de la dépollution du littoral tunisien et plus particulièrement du golfe de Gabès.

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Prosol : 25 ans, 400 000 foyers, un marché toujours aussi solide

04. August 2026 um 09:36

Vingt ans après son lancement, le programme national de promotion des chauffe-eau solaires affiche un bilan solide. Plus de 400 000 foyers tunisiens en ont profité entre 2005 et fin décembre 2025, selon Tarek Barkati, directeur du programme de promotion des chauffe-eau solaires et de la production d’électricité raccordée au réseau basse tension à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME). Dans une déclaration à la TAP, il explique que cette performance positionne le programme Prosol parmi les expériences de référence en matière d’énergies renouvelables en Tunisie.

Un million de mètres carrés de capteurs installés

La surface cumulée des capteurs solaires installés en Tunisie dépasse aujourd’hui le million de mètres carrés. Au total, un ménage tunisien sur cinq couvre désormais ses besoins en eau chaude via le solaire.

Subvention d’un côté, crédit de l’autre : c’est sur ce duo que repose tout le dispositif. Pour un chauffe-eau de 200 litres, facturé environ 2 100 dinars, l’aide du Fonds de transition énergétique s’élève à 400 dinars et elle grimpe à 700 dinars pour les modèles de 300 litres et plus. Le reste à payer est étalé sur un prêt remboursable en cinq ans maximum, directement via la facture d’électricité, une formule qui allège la charge initiale pour les ménages.

Peu de réclamations, la digitalisation est en cours

Côté qualité, l’ANME dit surveiller de près installateurs, fournisseurs et équipements, avec un suivi après-vente prévu à cet effet. Sur environ 12.000 chauffe-eau installés chaque année, les plaintes ne dépassent pas 150 (et pas moins de 100), soit un taux inférieur à 1% du volume total de panneaux. Autre chantier en cours : le passage au numérique de la gestion du programme. L’objectif est d’optimiser le processus du suivi tout en réduisant les démarches relatives aux aides et aux contrôles.

Un signal pour les investisseurs

Le rythme de croisière de Prosol, environ 12 000 installations par an et une couverture qui progresse chaque année, dessine un marché stable pour les fabricants et installateurs de chauffe-eau solaires en Tunisie.

La combinaison subvention-crédit réduit le risque commercial en solvabilisant la demande des ménages, ce qui peut inciter de nouveaux acteurs à investir dans la production locale de capteurs ou dans les services d’installation et de maintenance. La digitalisation annoncée du programme ouvre par ailleurs une piste pour des solutions technologiques dédiées au suivi et à la gestion des subventions énergétiques.

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