Normale Ansicht

Le brut russe, nouveau choix stratégique de la Chine

27. Juli 2026 um 15:31

Les acheteurs chinois se précipitent pour s’approvisionner en pétrole brut russe ESPO, car les risques accrus pesant sur les flux pétroliers en provenance du Moyen-Orient incitent les raffineurs à sécuriser leurs approvisionnements.

Toutes les cargaisons chargées en août au terminal de Kozmino, sur la côte pacifique russe, ont déjà été achetées. Tandis que plusieurs autres prévues pour septembre ont également changé de mains, rapporte Bloomberg, citant des négociants.

Le rythme des ventes est plus rapide que d’habitude, ont-ils déclaré, car un fort intérêt des acheteurs a fait chuter les prix de l’ESPO à une décote d’environ 1 dollar par baril par rapport au Brent ICE, contre une décote de 3 à 4 dollars il y a deux semaines.

Cet achat anticipé marque une rupture avec les pratiques commerciales habituelles de l’ESPO. Ce pétrole brut léger et doux — ainsi nommé en raison de sa relative liquidité et de sa faible teneur en soufre — nécessite environ une semaine de transport de Kozmino à la Chine. De ce fait, les acheteurs sont généralement peu incités à s’approvisionner beaucoup plus tôt. Bien que l’ESPO ne soit pas identique aux mélanges de pétrole brut du Moyen-Orient, il reste attractif pour les raffineurs chinois en raison de son prix bas et de son rendement élevé en diesel.

Cependant, les raffineurs semblent désormais disposés à payer un prix plus élevé afin de sécuriser leur approvisionnement. Car le conflit au Moyen-Orient crée une incertitude quant aux expéditions de pétrole en provenance du golfe Persique. « Les grandes compagnies pétrolières chinoises, menées par Unipec, achètent du pétrole brut russe ESPO depuis juillet, et les récents troubles au Moyen-Orient ont accéléré les achats pour août et septembre », a déclaré Emma Li, analyste en chef du marché chinois chez Vortexa Ltd…

Ces marchés stimulent déjà les exportations de pétrole russe vers la Chine. Les importations maritimes mensuelles devraient atteindre leur plus haut niveau depuis mars, date à laquelle le conflit au Moyen-Orient a commencé à perturber les approvisionnements pétroliers régionaux, relève la société d’analyse de données Kpler.

Par ailleurs, un projet de loi américain pourrait imposer des droits de douane aux principaux acheteurs de pétrole brut et de gaz naturel russes, dont la Chine. Ce qui augmenterait encore l’incitation à acheter dans un avenir proche.

L’article Le brut russe, nouveau choix stratégique de la Chine est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fincart lève 2,8 millions de dollars pour accélérer le commerce en ligne en Afrique

27. Juli 2026 um 14:04

La startup égyptienne Fincart a levé 2,8 millions de dollars lors d’un tour de table en seed pour développer sa plateforme de gestion des opérations e-commerce et préparer son expansion au Moyen-Orient et en Afrique. L’opération a été menée par Launch Africa et Antler MENA, avec la participation de plusieurs fonds régionaux, dont Yango Ventures, Five35 Ventures, Bluestream Capital, Hi2 Global et Kalahari Venture Labs.

Fondée en Égypte, Fincart s’attaque à un problème central pour les vendeurs en ligne : la complexité des opérations après l’achat. Livraison, suivi des commandes, retours, paiements à la réception ou encore coordination avec les transporteurs restent des points de friction majeurs pour les marques qui veulent grandir rapidement sur les marchés africains.

La startup développe une plateforme qui permet aux entreprises e-commerce de piloter ces opérations depuis une seule interface. Son outil connecte les marques aux services de livraison, automatise le suivi des commandes et fournit des données pour améliorer les performances logistiques.

Contrairement aux marketplaces qui cherchent à attirer directement les consommateurs, Fincart se positionne comme une infrastructure pour les entreprises qui vendent déjà en ligne. Son objectif : réduire les pertes liées aux livraisons échouées, améliorer l’expérience client et permettre aux marques de gérer davantage de commandes sans multiplier les outils. La startup revendique un réseau de plus de 40 partenaires de livraison et accompagne des entreprises opérant dans plusieurs secteurs. Avec ce nouveau financement, elle prévoit de renforcer ses solutions basées sur l’intelligence artificielle, développer ses équipes et accélérer son implantation dans de nouveaux marchés.

 
 

L’article Fincart lève 2,8 millions de dollars pour accélérer le commerce en ligne en Afrique est apparu en premier sur Managers.

Orages annoncés : agriculteurs et pêcheurs appelés à la prudence

27. Juli 2026 um 13:29

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime a appelé les agriculteurs et les pêcheurs à la plus grande vigilance. Et ce, en raison des prévisions de l’Institut national de la météorologie annonçant, pour l’après-midi de ce lundi, des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes et de vents forts.

Les agriculteurs sont invités à sécuriser leurs équipements, machines et serres. De même qu’ils doivent protéger leurs troupeaux en les éloignant des zones à risque et éviter toute activité en plein champ pendant les orages.

Les pêcheurs sont, pour leur part, appelés à reporter leurs sorties en mer jusqu’à l’amélioration des conditions météorologiques. Ils sont amenés également à respecter les consignes des autorités maritimes et à vérifier leurs équipements de sécurité.

Le ministère recommande enfin à tous les intervenants des secteurs agricole et maritime de suivre les bulletins météorologiques. Tout en respectant les mesures préventives, afin de préserver les vies et les biens.

L’article Orages annoncés : agriculteurs et pêcheurs appelés à la prudence est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie dans le Top 6 africain de la connectivité numérique

27. Juli 2026 um 12:47

La Tunisie confirme sa progression dans le paysage numérique africain. Le pays occupe la 6e place en Afrique en matière de connectivité numérique, révèle la dernière édition de l’Indice de développement des technologies de l’information et de la communication (IDI) publié par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Avec un score de 80,1 points sur 100, la Tunisie se situe largement au-dessus de la moyenne africaine, établie à 59 points. Cette performance traduit les avancées réalisées en matière d’accès aux services numériques, de couverture des réseaux et d’utilisation des technologies de communication.

L’IDI évalue principalement deux dimensions : la connectivité universelle et la connectivité efficace. La Tunisie affiche un résultat particulièrement élevé dans le second volet, avec un score de 90,8 points; tandis que le pilier de la connectivité universelle obtient 69,5 points.

Parmi les facteurs ayant contribué à ce classement figurent la large couverture des réseaux mobiles et la forte adoption des équipements numériques. La couverture de la population par les réseaux mobiles 3G atteint ainsi près de 99 %; tandis que le taux de possession d’un téléphone mobile s’élève à 90,9 %.

Ces indicateurs témoignent d’un niveau d’équipement élevé et d’une intégration progressive du numérique dans les usages quotidiens des Tunisiens, qu’il s’agisse des services administratifs, de la communication ou des activités économiques.

Toutefois, des défis persistent, notamment en matière d’accessibilité financière. Le coût des services de télécommunication et d’Internet demeure un facteur susceptible de limiter l’accès régulier au numérique pour une partie de la population, en particulier dans un contexte marqué par les pressions sur le pouvoir d’achat.

À l’échelle africaine, le classement est dominé par le Maroc, qui arrive en tête avec 89,2 points, suivi de Maurice (89,1 points), de l’Algérie (87,8 points) et de l’Afrique du Sud (86,4 points). La Tunisie se positionne ainsi parmi les pays africains les mieux avancés en matière d’infrastructures et d’usages numériques.

L’article La Tunisie dans le Top 6 africain de la connectivité numérique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Entrées de visiteurs en Tunisie : quels résultats à fin juin 2026

Le nombre total d’entrées de non-résidents en Tunisie durant le premier semestre de l’année 2026 a légèrement progressé par rapport à la même période de 2025. Zoom sur les particularités de cette période.

On craignait une baisse manifeste des arrivées touristiques en Tunisie tant l’impact du conflit armé au Moyen-Orient au cours du printemps 2026 avait provoqué un retard de réservation de séjours. Finalement, la destination tunisienne s’en sort bien pour la première moitié de l’année si l’on observe les principaux indicateurs vus de manière sommaire.

Du 1er janvier au 30 juin 2026, le nombre global d’entrées de visiteurs a très légèrement progressé de 2,1% atteignant 4 546 389 non-résidents comptabilisés aux frontières aériennes, terrestres et maritimes selon les chiffres officiels compilés par la Police aux frontières.

Européens: les Anglais en force

Le nombre total de ressortissants du continent européen entrés en Tunisie au cours du premier semestre a été en très légère hausse de 2,3% par rapport au premier semestre 2025, totalisant 1 310 780 visiteurs, correspondant à une part de marché de 28,8%, laquelle est demeurée stable ces dernières années.

Top Ten européen/évolution par rapport à S1/2025 :

1) Français : 518 113 (+2,5%)

2) Anglais: 217 354 (+8,6%)

3)  Allemands: 120 949 (+6,6%)

4) Polonais: 107 494 (-0,7%)

5) Italiens: 67 141 (+2,7%)

6) Belges: 39 373 (-2,2%)

7) Tchèques: 37 441 (-3,8%)

8) Roumains: 20 989 (-3,1%)

9) Portugais: 19 681 (+5,5%)

10) Espagnols: 14 555 (+2,5%)

Libyens en recul, Algériens en hausse.

Les visiteurs en provenance notamment d’Algérie et de Libye ont continué à dominer les entrées de non-résidents en Tunisie avec 2 443 373 visiteurs, avec une légère croissance de 1,3% en dépit d’un net recul de 10% des arrivées libyennes qui ont été compensées par une évolution de plus de 11% des Algériens.

Les Tunisiens résidents à l’étranger ont été quant à eux plus nombreux à rentrer au pays au cours de la période indiquée, avec 667 100 arrivées, en hausse de 5,8%.

©Destination Tunisie

Lire aussi:

11 millions de touristes en Tunisie en 2025 ? Ce que disent les chiffres et comment les interpréter

L’article Entrées de visiteurs en Tunisie : quels résultats à fin juin 2026 est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Tunisie | Les risques croissants des feux de forêt pour la faune sauvage

27. Juli 2026 um 11:32

Les répercussions des incendies de forêt en Tunisie ne se limitent plus à la destruction des arbres et de la végétation ; elles affectent de plus en plus la faune et la biodiversité à mesure que le nombre d’incendies augmente et que les surfaces touchées s’étendent. Cette tendance suscite l’inquiétude des spécialistes quant à l’impact du changement climatique sur les écosystèmes, suscitant des appels en faveur d’un plan national proactif pour prévenir ce phénomène et en atténuer les effets.

Sahbi Bedhiaf, directeur de la protection à la Direction générale des forêts, a déclaré à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap) que les animaux sauvages peuplant les forêts et les montagnes tunisiennes se répartissent en trois catégories principales : le gibier — notamment les lièvres, les sangliers, les perdrix et le gibier d’eau (comme les canards et les oies) ; les espèces protégées, dont les gazelles sauvages ; et les espèces nuisibles susceptibles d’endommager les cultures agricoles, telles que les étourneaux.

Ces espèces peuplent les forêts tunisiennes, lesquelles offrent les conditions nécessaires à leur survie et à leur reproduction, a-t-il expliqué, en soulignant le rôle du ministère de l’Agriculture dans la réglementation des activités de chasse par le biais de décrets officiels émis par le ministre, dans le but de préserver cette faune, de la protéger contre l’extinction et de favoriser l’accroissement de ses populations.

La Direction générale des forêts — parallèlement à ses efforts de lutte contre les incendies — œuvre à atténuer l’impact du feu sur la faune sauvage en aménageant des points d’eau au sein des forêts ; les animaux dépendent de ces sources, notamment en période de sécheresse et d’épuisement des ressources hydriques naturelles, a indiqué M. Bedhiaf, en classant les menaces pesant sur la faune sauvage en deux catégories : la première englobe le changement climatique et les vastes incendies qui en découlent — des facteurs échappant au contrôle de l’administration — tandis que la seconde a trait aux activités humaines.

Le responsable a exhorté les visiteurs de la forêt et les habitants des zones avoisinantes à respecter les habitats naturels, à protéger les nids, les œufs et les terriers, et à s’abstenir de toute chasse indiscriminée ainsi que de l’usage de substances nocives pour l’environnement.

Il a également appelé les citoyens à faire preuve de vigilance et à signaler immédiatement tout élément susceptible de présenter un risque pour les personnes, les biens ou l’environnement, précisant qu’une évaluation définitive des dégâts écologiques serait réalisée une fois tous les incendies éteints, permettant ainsi de dresser un bilan précis des pertes subies par le couvert forestier et la faune sauvage.

Pour sa part, Karim Toumi, secrétaire général de la Fédération nationale des associations de chasseurs et des associations spécialisées en chasse (Fnacacs), a déclaré que la forêt représente un écosystème intégré réunissant humains, animaux et arbres, chaque élément jouant un rôle essentiel dans le maintien de l’équilibre écologique et la continuité de la vie.

M. Toumi a fait valoir que la fréquence et l’ampleur croissantes des incendies de forêt exigent l’élaboration d’un plan national axé sur la prospective et la prévention pour faire face aux changements climatiques extrêmes, soulignant que les ressources logistiques actuellement allouées à la lutte contre ces incendies demeurent insuffisantes pour relever les défis posés par ce phénomène.

Il a également souligné l’importance de la contribution de la société civile au soutien des efforts de l’État, notamment par le biais de campagnes de sensibilisation intensifiées et d’une présence sur le terrain dans les zones forestières, précisant que la Fnacacs— qui compte environ 14 000 membres à travers le pays — appuie la Direction générale des forêts dans le cadre d’un accord de partenariat entre les deux parties.

De son côté, Kenza Kacem, directrice technique de l’Association tunisienne de la vie sauvage (ATVS), a indiqué que la contribution de l’organisation porte principalement sur la réalisation d’études et de recherches scientifiques concernant la faune sauvage indigène et migratrice, ainsi que sur la mise en œuvre de programmes de sensibilisation visant à promouvoir une culture de préservation de la biodiversité.

Elle a ajouté que le rôle de l’association dans l’atténuation de l’impact des incendies consiste notamment à sensibiliser le public à la nécessité de protéger diverses espèces sauvages — parmi lesquelles les mammifères, les oiseaux et les insectes — car elles constituent des éléments essentiels de l’écosystème.

L’article Tunisie | Les risques croissants des feux de forêt pour la faune sauvage est apparu en premier sur Kapitalis.

La filière huile d’olive propulse les revenus de la Sotuver

27. Juli 2026 um 09:40

La Société Tunisienne de Verreries (Sotuver) a publié ses indicateurs d’activité pour le premier semestre 2026. Si les revenus consolidés du groupe, intégrant sa filiale SGI, sont en progression de 6% à 144,115 MDT, la dynamique interne de la Sotuver est bien plus marquée. Jusqu’à fin juin 2026, son chiffre d’affaires s’est établi à 69,764 MDT, soit une hausse de 27% par rapport à la même période en 2025. Cette croissance vigoureuse cache, toutefois, des évolutions opposées entre ses deux principaux marchés, illustrant un arbitrage stratégique assumé par l’entreprise.

Le moteur de cette performance est sans conteste le marché local, qui a connu une hausse de 143%, totalisant 28,205 MDT. Cette envolée spectaculaire est directement attribuée à la demande soutenue de la filière huile d’olive. Le deuxième trimestre 2026 a même été exceptionnel, avec une progression de 228% en glissement annuel, portant les revenus locaux à 20,545 MDT. Le marché à l’export a subi un repli de 4% sur le semestre. Loin d’être le signe d’une perte de compétitivité, cette baisse résulte d’un choix délibéré. Face à une demande locale exceptionnelle, la Sotuver a priorisé l’approvisionnement des conditionneurs d’huile d’olive tunisiens, réorientant une partie de sa production qui était initialement destinée aux marchés étrangers.

Parallèlement à ces évolutions commerciales, la situation financière de l’entreprise montre des signes d’assainissement. L’endettement global a diminué de 17% pour s’établir à 156,219 MDT, une amélioration notable soutenue par une réduction de 20% des dettes à court terme à 86,111 MDT. En revanche, les placements et liquidités ont chuté de 66 % sur un an, une baisse qui est attribuée au dénouement de billets de trésorerie, signifiant que l’entreprise a utilisé une partie de ses réserves pour désendetter ou financer ses opérations. Les investissements, qui s’élèvent à 13,371 MDT sur le semestre, ont été principalement orientés vers des opérations d’entretien et de maintien des outils de production, avec une progression de 41% par rapport à 2025. Cette hausse confirme la volonté de la Sotuver de préserver et d’optimiser son appareil productif, gage de sa capacité à répondre aux fortes demandes conjoncturelles et à préparer son avenir industriel.

L’article La filière huile d’olive propulse les revenus de la Sotuver est apparu en premier sur Managers.

❌