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AssurPilot: superviser, optimiser, réagir en temps réel

15. Juni 2026 um 17:20

Une supervision en temps réel des opérations terrain permet d’identifier immédiatement les écarts par rapport au planning initial. «On ne peut améliorer que ce que l’on mesure», dit l’Américain Peter Drucker, théoricien du management des entreprises.

Dans le paysage assurantiel, les agents enchaînent les missions terrain souvent non structurées, opportunistes et peu coordonnées: relances ponctuelles, démarches de prospection irrégulières. Sans outils adaptés, les superviseurs ne savent pas où ils en sont. Mauvaise supervision vaut mauvais résultats. Tout leur échappe. Imaginons maintenant l’inverse. Dans un environnement bien piloté, la donnée devient un véritable moteur de performance. En mesurant les processus, elle permet de cartographier précisément l’activité et d’orienter les actions d’amélioration de manière continue.

Après plus de 20 ans d’expérience en management des équipes commerciales et des réseaux d’agents, Aïda Bouraoui, cofondatrice et CEO de Scalpilot, diplômée d’un MBA de l’Université Paris Dauphine, constate que le secteur continue d’ignorer un angle mort pourtant stratégique: la supervision terrain. «En réalité, un écart persiste entre les objectifs fixés et les résultats obtenus. Ce décalage ne s’explique pas seulement par la performance individuelle des équipes, mais surtout par l’absence d’un pilotage opérationnel en temps réel. Les commerciaux disposent d’indicateurs, mais rarement d’outils immédiats pour ajuster leurs actions», souligne-t-elle. Et d’enchaîner: «Trois limites reviennent de manière récurrente: un pilotage orienté vers l’historique plutôt que vers l’avenir, une difficulté à transformer la donnée en actions concrètes pour les équipes terrain, et une sous-exploitation du potentiel client, notamment en matière de développement et de multi-équipement».

Dans des marchés où le taux de pénétration de l’assurance reste encore limité, cet enjeu devient central: il ne s’agit plus seulement de vendre davantage, mais de gagner en efficience, en orientant l’effort commercial vers les bons segments. C’est de cette lecture terrain qu’est née Scalpilot, entreprise spécialisée dans la transformation du pilotage commercial dans les services financiers. Son objectif n’est pas d’ajouter un outil de plus à un écosystème déjà saturé, mais de repenser la logique même du pilotage. Et donc de passer d’un suivi des résultats à un pilotage de l’effort commercial.

AssurPilot, l’outil au cœur de cette transformation

Dans cette démarche, AssurPilot est l’outil développé par Scalpilot pour rendre ce nouveau modèle opérationnel. Il répond à trois questions simples: quoi faire, avec qui et comment? La solution structure, en temps réel, le plan de travail quotidien de l’agent en lui indiquant les actions à mener, les cibles à adresser et la manière de procéder. Elle permet ainsi d’uniformiser les pratiques commerciales et de favoriser la montée en compétence du réseau, tout en quantifiant l’impact des actions et en projetant les résultats pour un pilotage anticipé de l’activité. Pensé pour être interopérable et tourné vers le futur, AssurPilot complète les outils en place en introduisant une logique de pilotage par la valeur. Il permet d’analyser chaque client selon son potentiel, son risque et sa contribution, afin d’optimiser l’allocation des efforts commerciaux.

Reconnecter terrain et décision

L’objectif est d’assurer une continuité entre le terrain et le back-office, dans le but de fluidifier la prise de décision. Le pilotage devient alors moins intuitif et plus proactif et surtout plus opérationnel. «Dans le paysage assurantiel tunisien, composé de nombreuses compagnies et réseaux de distribution, la valeur d’une organisation réside dans la profondeur de son portefeuille clients», affirme Aïda Bouraoui. Disponible en version web et mobile, AssurPilot accompagne les assurances dans la structuration et l’optimisation de leurs réseaux. Cela contribue à renforcer la diffusion des produits d’assurance et à favoriser une inclusion financière plus large, répondant ainsi à la responsabilité sociétale portée par les compagnies d’assurance au-delà de leurs enjeux de performance.

De l’ambition à revendre

Les ambitions sont clairement affirmées. D’ici à 5 ans, «voire avant», Scalpilot entend installer une nouvelle lecture du pilotage commercial dans les services financiers en Tunisie comme dans des marchés internationaux. Cette vision repose sur trois leviers qui s’entrecroisent. D’abord, passer d’un pilotage qui constate à un pilotage qui anticipe. Ensuite, décloisonner les métiers (assurance, leasing, microfinance…) pour les penser en silos comme un écosystème connecté. Dans cette continuité, la solution se décline déjà en versions adaptées au leasing et à la microfinance, selon la même logique de pilotage et de création de valeur. Enfin, remettre du sens dans l’action commerciale.

 

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Tunisie: l’énergie plombe la balance commerciale tandis que l’huile d’olive limite les dégâts. Détails de l’INS

15. Juni 2026 um 11:32

Sur les cinq premiers mois de 2026, les échanges extérieurs de la Tunisie dessinent un déséquilibre qui s’accentue. Le déficit commercial atteint 10 415,6 MDT, contre 8 365,7 MDT un an plus tôt à la même période, selon les données publiées par l’INS. Autrement dit, la facture des importations continue de croître plus vite que les recettes d’exportation, creusant l’écart entre les deux flux.

Les exportations progressent de 5% pour s’établir à 28 169,8 MDT, mais cette hausse reste insuffisante face à l’augmentation plus rapide des importations (+9,6%), qui atteignent 38 585,4 MDT. Dans ce contexte, le taux de couverture recule à 73%, contre 76,2% l’année précédente, signe d’un commerce extérieur moins équilibré.

L’énergie reste le principal point de tension. Le déficit du secteur s’alourdit à 5 826,2 MDT, sous l’effet d’une hausse marquée des importations énergétiques (+35,1%). Les exportations de produits raffinés, bien qu’en amélioration à 636,9 MDT, ne compensent pas la dynamique globale. Cette pression énergétique continue de peser sur les équilibres extérieurs.

À l’inverse, l’agroalimentaire joue un rôle d’amortisseur. Le secteur dégage un excédent de 943,4 MDT, porté surtout par l’huile d’olive, dont les recettes grimpent à 3 047,8 MDT contre 2 117,3 MDT un an plus tôt. Une performance qui confirme le poids de cette filière dans les exportations tunisiennes.

Selon les branches, les trajectoires divergent nettement. Les industries mécaniques et électriques avancent encore, avec des exportations en hausse de 6,1%. Mais d’autres reculent fortement. Les mines, phosphates et dérivés chutent de 31,8%, tandis que le textile, l’habillement et le cuir perdent 6,2%. Du côté des importations, la hausse est large et diffuse; énergie bien sûr, mais aussi produits alimentaires (+20,1%), biens d’équipement (+4,1%) et biens de consommation (+5,9%).

La structure géographique des échanges reste globalement stable, avec une forte dépendance vis-à-vis de l’Europe, qui absorbe 71,5% des exportations tunisiennes. Les ventes progressent vers la France (+6,7%) et l’Italie (+3,5%), mais ralentissent vers l’Allemagne et les Pays-Bas.

Dans le monde arabe, les exportations s’envolent vers l’Égypte (+110%) et l’Arabie saoudite (+59,9%), tandis qu’elles reculent avec plusieurs partenaires du Maghreb, notamment le Maroc, l’Algérie et la Libye.

Hors Europe, les importations évoluent différemment selon les partenaires. Elles augmentent depuis la Turquie et l’Inde, mais reculent en provenance de la Russie et de la Chine. Une recomposition discrète des flux, qui confirme une chose: la structure des échanges tunisiens reste sous tension, sans véritable point d’équilibre stabilisé.

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Faux site bancaire: les Tunisiens peuvent “se faire avoir”

15. Juni 2026 um 10:11

Les arnaques en ligne sont de plus en plus fréquentes et surtout de plus en plus difficiles à repérer.

Aujourd’hui, les fraudeurs utilisent des méthodes variées pour tromper les internautes, comme de faux sites qui ressemblent beaucoup à ceux des banques ou d’autres services connus, afin de récupérer des informations personnelles ou bancaires. Parmi ces techniques, le phishing (hameçonnage) reste l’une des plus utilisées. Il s’agit de pousser les utilisateurs à cliquer sur de faux liens ou à remplir de faux formulaires pour voler leurs données. Selon le rapport Data Breach Investigations Report (DBIR) publié chaque année par Verizon, une part importante des incidents de sécurité recensés au niveau mondial est liée à l’ingénierie sociale, en particulier les techniques de phishing qui reposent sur la duplication de sites web légitimes et l’envoi de liens frauduleux aux utilisateurs.

En Tunisie, des tentatives similaires ont déjà été signalées par les autorités de cybersécurité. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) a alerté sur la circulation d’un site internet frauduleux usurpant l’identité de plusieurs établissements financiers.

Le site en question reproduit l’interface de plateformes officielles afin de tromper les internautes et de les inciter à notifier des informations sensibles.

L’ANCS appelle les utilisateurs à éviter toute interaction avec ce type de pages et à ne jamais communiquer de données personnelles, bancaires ou de mots de passe en dehors des canaux officiels. Elle recommande également de vérifier systématiquement l’adresse des sites avant toute opération en ligne.

Les autorités rappellent par ailleurs que les liens reçus par e-mail, SMS ou réseaux sociaux peuvent constituer une porte d’entrée privilégiée pour les tentatives de fraude, en particulier lorsqu’ils proviennent de sources non vérifiées.

Dans un environnement numérique de plus en plus exposé, les experts soulignent que la vigilance des utilisateurs reste un élément central de la prévention contre les cyberattaques, aux côtés des dispositifs techniques de protection.

Comment repérer un faux site bancaire?

Les faux sites bancaires sont souvent très proches des sites officiels, mais certains détails permettent de les identifier rapidement.

D’abord, il faut vérifier l’adresse du site (URL). Les sites frauduleux utilisent souvent des noms légèrement modifiés, des fautes d’orthographe ou des extensions inhabituelles. Une banque officielle utilise généralement un domaine simple et cohérent. D’ailleurs, Google explique que la vérification de l’URL est l’un des moyens les plus efficaces pour détecter un site frauduleux. Ensuite, il est important d’observer la qualité générale du site. Les pages frauduleuses contiennent parfois des erreurs de traduction, un design approximatif ou des éléments qui ne fonctionnent pas correctement. À l’inverse, les sites bancaires officiels sont généralement bien structurés et sécurisés. Enfin, un site bancaire fiable ne demande jamais de communiquer des informations sensibles (mot de passe, code de carte ou code reçu par SMS) via des formulaires non sécurisés ou des pop-ups suspects.

Selon les recommandations de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) et de Google Safety Center, ces trois vérifications simples permettent déjà d’identifier la majorité des tentatives de phishing en quelques minutes seulement.

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La Tunisienne Lamia Ouanes Besbes élue vice-présidente de la Société de réanimation de langue française

15. Juni 2026 um 08:52

Source: ministère de la Santé

 

La docteure Lamia Ouanes Besbes, cheffe du service de réanimation médicale à l’hôpital universitaire Fattouma-Bourguiba de Monastir, a été élue vice-présidente de la Société de réanimation de langue française (SRLF), a annoncé le ministère de la Santé.

Cette élection place une spécialiste tunisienne à la tête de l’une des principales sociétés savantes de référence dans le domaine de la réanimation et des soins intensifs dans l’espace francophone. La SRLF rassemble plus de 3 000 professionnels de la réanimation et des soins critiques issus de plusieurs pays francophones et joue un rôle majeur dans la promotion de la recherche scientifique, de la formation médicale continue et de l’amélioration des pratiques cliniques.

Réagissant à cette distinction, la Dr Lamia Ouanes Besbes a affirmé que la confiance accordée par les membres de la société constitue à la fois un honneur et une responsabilité. Elle a souligné que ce mandat représente une motivation supplémentaire pour poursuivre son engagement en faveur de la recherche, de la formation, de l’innovation et de l’amélioration de la qualité des soins.

Pour le ministère de la Santé, cette élection constitue une reconnaissance internationale des compétences médicales tunisiennes. Elle témoigne de la capacité des experts tunisiens à s’imposer au sein des instances scientifiques de premier plan et à contribuer à l’évolution des pratiques médicales dans leur spécialité.

Au-delà du parcours individuel de la praticienne, cette nomination met en lumière le rayonnement de la médecine tunisienne sur la scène internationale. Elle confirme également la place qu’occupe l’école médicale tunisienne dans la formation de compétences reconnues à l’échelle régionale et internationale, malgré les défis auxquels fait face le secteur de la santé.

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