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Tunisie – États-Unis : Tunis veut lever les freins aux échanges et à la mobilité

26. März 2026 um 19:44

Le ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu jeudi 26 mars 2026 l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, Bill Bazzi, pour discuter de la relance des relations bilatérales. L’objectif : lever les freins à la circulation des citoyens et stimuler les échanges économiques et commerciaux.

Tunis insiste sur le soutien à la communauté tunisienne aux États-Unis, afin de faciliter son intégration et de renforcer ses liens avec le pays d’origine. Les discussions ont porté sur la simplification des démarches pour les Tunisiens vivant ou travaillant aux États-Unis, un point clé pour dynamiser les flux humains et économiques.

Le visa US en toile de fond

En toile de fond de cette rencontre, se situent les nouvelles mesures américaines en matière de visas. Les États-Unis s’apprêtent en effet, à partir du 2 avril prochain, à étendre un dispositif migratoire sensible à de nouveaux pays, dont la Tunisie.

L’administration américaine prévoit ainsi d’imposer une garantie financière pouvant atteindre 15.000 dollars pour certains demandeurs de visa en fonction du profil du demandeur, sur décision des services consulaires.

La mesure concerne des visas de courte durée, notamment les visas B1 et B2. Le premier est destiné aux déplacements professionnels, tandis que le second couvre les séjours touristiques ou familiaux. Dans les deux cas, il s’agit de séjours temporaires, sans possibilité d’installation durable ni d’accès au marché du travail américain.

La Tunisie figure parmi les 50 pays concernés par ce dispositif, qui intervient dans un contexte plus large de resserrement des politiques migratoires américaines. Pour les Tunisiens souhaitant se rendre aux États-Unis, cette nouvelle mesure introduit une contrainte potentielle supplémentaire : celle de devoir fournir une garantie financière, exigée au cas par cas, et non de manière systématique.

Commerce et opportunités d’affaires au cœur des échanges

Le ministre et l’ambassadeur ont également exploré les moyens de renforcer les relations économiques, commerciales et touristiques. L’accent a été mis sur la levée des obstacles freinant les investissements et les projets de coopération scientifique et technique entre les deux pays.

Rappelant plus de 228 ans d’amitié et de coopération, la Tunisie vise à transformer ce socle historique en résultats tangibles, notamment dans le transport, la sécurité et la technologie, pour que les promesses diplomatiques se traduisent par des impacts concrets sur la mobilité, le commerce et le développement économique.

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Tunisie ‑ États‑Unis : La finance au cœur du nouveau partenariat économique

27. Februar 2026 um 09:17

La ministre des Finances Michket Slama Khaldi a reçu, hier l’ambassadeur des États‑Unis Bill Bazzi au siège du Ministère des Finances pour évoquer les perspectives de coopération financière et technique. Officiellement, il s’agissait de renforcer les liens institutionnels ; en pratique, Washington confirme sa volonté d’élargir son empreinte économique en Tunisie, après des investissements dans des secteurs comme la culture, l’industrie et le transport.

De l’économie visible au levier financier

Depuis plusieurs mois, les États‑Unis ont multiplié les initiatives dans des secteurs stratégiques : transport, industrie, culture. Ces engagements visaient à soutenir des projets structurants et à renforcer la présence américaine dans des domaines à forte visibilité.

Avec cette rencontre au ministère des Finances, la coopération prend une nouvelle dimension : le cœur de l’économie tunisienne devient le nouvel axe d’intervention. L’accent est mis sur les mécanismes financiers, l’ingénierie technique et la création d’opportunités d’investissement structurantes.

Le communiqué officiel souligne la volonté commune « d’élargir les opportunités d’investissement ». Derrière cette formule diplomatique, l’enjeu est clair : attirer davantage de capitaux américains, renforcer l’expertise locale et soutenir des projets à long terme dans l’économie tunisienne.

Pour Tunis, ce partenariat représente une chance de sécuriser des financements stratégiques et de diversifier ses sources d’investissement. Pour Washington, il s’agit de consolider sa présence économique dans un pays considéré comme un point d’ancrage régional et un tremplin pour d’autres opportunités en Afrique du Nord.

Une relation historique qui se structure

Les deux parties ont rappelé les liens historiques entre la Tunisie et les États‑Unis. Mais le message dépasse le symbolique : la coopération vise désormais des résultats concrets dans l’économie réelle. Après la culture et le transport, la finance devient le nouveau terrain d’action, capable de structurer la relation bilatérale pour les années à venir.

Cette dynamique traduit une stratégie américaine claire : aller au-delà des projets ponctuels pour investir dans la structure même de l’économie tunisienne, et créer des effets de levier durables.

En filigrane, cette rencontre illustre la volonté de faire évoluer la relation tuniso‑américaine : d’un partenariat institutionnel et sectoriel à un engagement économique stratégique. Les prochains mois pourraient ainsi marquer le lancement de projets financiers concrets et de collaborations techniques capables de transformer l’écosystème économique tunisien.

Pour la Tunisie, l’enjeu est double : attirer des capitaux, sécuriser des expertises et renforcer sa crédibilité économique sur le plan international. Pour Washington, il s’agit de consolider son influence et son rôle de partenaire stratégique dans une région clé.

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