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Code des Changes : Le gouvernement temporise et écarte toute ouverture brutale

21. April 2026 um 18:42

La commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a examiné un projet encore en gestation portant sur la réforme du code des changes. Présenté par des responsables du ministère des Finances, ce chantier s’inscrit dans une refonte plus large du cadre économique. L’approche retenue mise sur une ouverture progressive, conciliant libéralisation et préservation des équilibres macroéconomiques.

Une réforme encore en phase de maturation

Devant les députés, les représentants du ministère ont insisté sur le caractère évolutif du projet, toujours en phase d’étude et de concertation. La multiplicité des acteurs concernés impose une démarche prudente, intégrée à une vision globale des réformes économiques et législatives en cours.

L’objectif affiché est clair : adapter le système des changes aux exigences d’une économie plus ouverte, sans fragiliser les fondamentaux financiers du pays. Les responsables ont ainsi rappelé que toute évolution devra tenir compte des engagements internationaux de la Tunisie, notamment en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Investissements et cadre juridique : vers plus de clarté

Le futur dispositif devrait introduire des règles mieux définies pour encadrer les investissements, qu’ils soient étrangers en Tunisie ou tunisiens à l’international. Pour ces derniers, une approche sélective est privilégiée : chaque projet est examiné individuellement, en fonction de sa rentabilité et de sa capacité à générer des retombées en devises pour l’économie nationale.

Dans cette logique, la réforme ambitionne de renforcer l’attractivité du site Tunisie en clarifiant le cadre juridique et en sécurisant les investisseurs. Elle s’inscrit également dans la continuité des mesures adoptées depuis 2018, notamment en faveur des start-up, autorisées à détenir des comptes en devises alimentés par leurs revenus à l’export et leurs opérations d’investissement.

Une libéralisation sous conditions

Le ministère des Finances a défendu une ligne prudente : la libéralisation totale du régime des changes n’est pas jugée compatible avec la conjoncture actuelle. L’ouverture devra ainsi évoluer au rythme des indicateurs économiques clés, tels que la production, l’investissement, les exportations et l’épargne.

L’enjeu principal reste la préservation de la stabilité monétaire et des réserves en devises, tout en évitant toute pression excessive sur la balance des paiements. D’où le choix assumé d’un processus graduel, fondé sur une évaluation continue des risques liés aux transactions extérieures.

Au final, cette réforme ciblée vise à répondre aux attentes des opérateurs économiques tout en maintenant la cohérence avec l’ensemble du dispositif législatif national. Un exercice d’équilibriste pour les autorités, entre impératif d’ouverture et exigence de stabilité.

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Budget 2026 : L’option d’une loi de finances rectificative sur la table

25. März 2026 um 14:25

La commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple s’est réunie mardi 24 mars pour examiner l’impact de la conjoncture internationale sur les équilibres économiques du pays. Face aux incertitudes liées aux marchés mondiaux, les députés ont évoqué la possibilité d’une loi de finances rectificative pour 2026. En parallèle, le projet du nouveau Code des changes s’impose comme un chantier prioritaire.

Pressions internationales et risque sur les finances publiques

Les députés ont mis en avant les répercussions directes de la situation internationale, notamment les effets de la guerre et de la volatilité des marchés sur l’économie tunisienne. La hausse et l’instabilité des prix du pétrole et des matières premières constituent une source majeure d’inquiétude pour les finances publiques.

Dans ce contexte, les membres de la commission ont proposé d’auditionner la ministre des Finances afin d’évaluer précisément ces impacts. L’option d’une loi de finances rectificative pour 2026 est désormais clairement posée, signe d’une vigilance accrue face aux déséquilibres potentiels.

Le Code des changes au cœur des priorités

D’un autre côté, le projet de loi relatif au Code des changes a occupé une place centrale dans les discussions. Considéré comme un levier stratégique, il vise à améliorer l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers et à faciliter les flux de capitaux.

La commission a décidé de consacrer tout le mois d’avril à des auditions et à une journée d’étude dédiée, en vue d’entamer l’examen et le vote des articles dès le mois de mai. L’objectif est d’accélérer l’adoption de ce texte jugé structurant pour l’économie nationale.

Au-delà du Code des changes, plusieurs propositions ont été examinées, dont la création d’une banque postale et des mécanismes de lutte contre l’exclusion financière.

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