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A Djerba, les hôtels préparent la saison 2026, loin du tumulte du monde

Le mois d’avril est traditionnellement celui qui marque la réouverture des hôtels qui avaient fermé à la fin de la dernière saison. Quelques nouveautés sont également à prévoir, très loin du climat de sinistrose international.

Le 4 avril 2026, le Club Med Djerba La Douce rouvrira ses portes. Comme chaque année à pareille époque, cette réouverture est le signe d’une saison généralement prometteuse. Ce mois-ci, ce sont également toutes les petites unités qui ferment traditionnellement en hiver qui s’apprêtent à reprendre du service.

En comptant toute la zone Djerba-Zarzis, l’offre globale devrait de ce fait tourner autour de 36.000 lits au plus fort de l’été, cette même capacité qui avait permis en 2025 de totaliser 7,3 millions de nuitées, soit 25% du total des nuitées enregistrées à l’échelle nationale.

Même si la guerre actuelle au Moyen-Orient hante les esprits, Djerba entend bien être le havre de sérénité et d’insouciance qu’elle a toujours revendiqué.

Certains hôtels affichent même complets pour la saison, annonçant des Stop Sale comme dit dans le jargon.

Et même le très sérieux journal Le Figaro a consacré, dans l’une de ses dernières éditions, un très bel article intitulé Djerba, une destination méditerranéenne qui séduit à l’approche des beaux jours, publication qui tranche avec la morosité médiatique ambiante.

Les projets avancent

Signe de la quiétude qui prévaut, plusieurs nouveautés sont à prévoir. Tout d’abord, l’avancement du chantier de l’hôtel Sunrise Palace sous l’enseigne Marriott. Celui qui fut par le passé Les Sirènes a été totalement métamorphosé et accueillera ses premiers clients dans ses 470 chambres (5 étoiles) à compter du printemps 2027 selon les estimations avancées.

A court terme, ce sont surtout les intentions du groupe libanais Lancaster qui retiennent l’attention. Depuis le 1er avril, cet opérateur a repris l’exploitation de Dar Jerba dans le cadre d’un contrat de location d’une durée de 15 ans signé avec la société propriétaire du complexe, Tourgueness (propriété du groupe libyen Lafico depuis sa privatisation).

Dans un premier temps, il s’agit des deux hôtels fonctionnels, à savoir Dar Narjess et Dar Zahra (tandis que l’appart-hôtel Dar El Menara a finalement fermé pour rejoindre ainsi le Dar Yasmine et Dahlia, les deux autres unités non exploitées depuis plusieurs années).

Sur le court-terme, le nouvel arrivant parle d’injecter un premier montant de 30 MD pour un lifting de saison car l’exploitation des deux hôtels se poursuivra sans discontinuer cet été, notamment en partenariat avec Blue Style, le tour-opérateur tchèque qui dispose de gros engagements sur le complexe (l’ayant lui-même exploité depuis 2024) et ainsi assurer la continuité des contrats déjà signés.

La vision de Lancaster

Remodeler le complexe sous une forme de village géré sous la formule LPD (logement/petit déjeuner) et où s’installeraient de nombreux restaurants à thèmes avec des brands différents. C’est la première idée qu’envisage les nouveau exploitant de Dar Jerba.

La 2e phase d’investissement consistera ensuite à rénover la fameuse salle polyvalente du complexe abandonnée depuis plusieurs années malgré sa capacité à accueillir près de 1000 personnes, ce qui permettrait d’apporter une véritable plus-value en termes de congrès et autres manifestations nationales et internationales d’envergure.

L’amphithéâtre de plein-air a également retenu l’attention des Libanais qui s’y projettent déjà avec la possibilité d’y organiser des concerts avec des artistes internationaux. Quant au Dar Menara, situé en face du complexe, le projet porte sur la création d’un appart-hôtel de grand luxe.

Une vision d’avenir certes qui ne demandera qu’à se concrétiser et ne pas rester lettre morte comme cela fut le cas pour de nombreux autres projets.

©Destination Tunisie

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La Saison Bleue: la Méditerranée en crise, quels risques pour le tourisme

La Saison Bleue se penche une nouvelle fois sur l’état de la Méditerranée qu’elle estime en grave crise. Une position qui devrait inquiéter une destination comme la Tunisie qui a fait du balnéaire son principal produit touristique.

Face à la grave crise que traverse la mer Méditerranée, La Saison Bleue et Blue Mission Med invitent tous celles et ceux qui croient en l’importance d’un avenir durable pour ce berceau de civilisations abritant aujourd’hui plus de 500 millions de citoyens, à rejoindre la 8ème édition du Forum Mondial de la Mer – Bizerte.

Premier grand forum maritime organisé après la Conférence Océan des Nations Unies à Nice en juin 2025, le Forum de Bizerte sera le cœur battant de la mobilisation méditerranéenne. Leaders politiques, chercheurs, acteurs économiques visionnaires et citoyens engagés se réuniront pour transformer les défis en opportunités et les  constats en actions concrètes.

Cette convergence d’expertises permettra d’évaluer l’impact des engagements pris à Nice, notamment concernant la protection de la biodiversité, la lutte contre la pollution plastique, la promotion d’une économie bleue durable et la gestion des ressources maritimes.

Au programme : des discussions approfondies sur la gouvernance de l’océan, le rôle des communautés locales, les stratégies de financement innovantes, ainsi que les avancées scientifiques et technologiques au service de la préservation de la Méditerranée. Une attention particulière sera accordée à la voix de la jeunesse, au rôle des femmes, à l’innovation des start-ups, et à l’urgence d’intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans les modèles de développement.

Quels sont les pays méditerranéens les plus engagés pour la protection de la biodiversité, les bons et mauvais élèves ? 

Comment l’Europe, notamment à travers la mission Blue Mission Med, s’engage-t-elle à leurs côtés ? Alors que la Convention de Barcelone célèbre son 50ème anniversaire avec l’adoption, par ses 22 parties, d’une déclaration politique ambitieuse, quels seront les effets sur les populations littorales et les acteurs de la société civile et du monde économique de ce sursaut collectif bienvenu ?  Et comment, évidemment, s’assurer que les engagements seront tenus ?

Parmi les thématiques centrales abordées, le renforcement de la coopération régionale pour une gestion durable des ressources, la diplomatie bleue, la promotion des aires marines protégées, et l’investissement dans les communautés locales seront également au cœur des échanges.

Ce forum sera une occasion privilégiée de faire un état des lieux et définir les engagements nécessaires pour une Méditerranée durable. Ces recommandations seront présentées dans la Déclaration de Bizerte.

« La Méditerranée exige des réponses coordonnées et ambitieuses : scientifiques, politiques et citoyennes. À Bizerte nous voulons transformer l’urgence en action partagée », déclare Rym Benzina, Présidente de La Saison Bleue.

 

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