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Ormuz sous tension après des frappes américaines en Iran

27. Juni 2026 um 08:50

L’armée américaine a attaqué l’Iran, vendredi 26 juin, en réponse à une frappe de drone iranienne contre un cargo dans le détroit d’Ormuz, mettant ainsi à l’épreuve le fragile accord de paix conclu les deux pays.

À peine un jour après l’attaque d’un navire marchand près des côtes omanaises, l’Iran a réaffirmé vendredi son droit à contrôler la navigation dans le détroit d’Ormuz, tout en mettant en garde les monarchies du Golfe contre tout alignement sur les positions américaines. Cette nouvelle passe d’armes diplomatique intervient alors que l’accord préliminaire conclu récemment pour mettre fin à la guerre entre Washington et Téhéran montre déjà des signes de fragilité.

La réaction iranienne fait suite à une déclaration commune des États-Unis et des six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dénonçant les prétentions de Téhéran à imposer des droits de passage aux navires empruntant cette voie maritime stratégique. Dans ce contexte, le secrétaire d’État américain Marco Rubio et les États du Golfe ont réclamé une navigation « libre, inconditionnelle et sans restriction », rejetant toute tentative iranienne d’exercer un contrôle ou de percevoir des péages.

Sur le réseau X, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a répondu que « la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz ne peut être garantie par des arrangements ambigus, des itinéraires parallèles ou des mécanismes décisionnels ignorant le rôle de l’Iran en tant qu’État riverain ».

Une attaque qui ravive les inquiétudes

Cette montée de tension survient après qu’un cargo battant pavillon singapourien a été touché jeudi 25 juin lors de sa traversée du détroit. Selon l’armateur Evergreen, le navire a subi des dommages au niveau de la passerelle mais a pu poursuivre sa route sans victime parmi l’équipage.  L’incident a conduit l’Organisation maritime internationale (OMI) à suspendre temporairement son programme d’évacuation des centaines de navires restés bloqués dans le Golfe depuis le début de la guerre, le 28 février dernier. L’agence onusienne souhaite obtenir de nouvelles garanties de sécurité avant de reprendre ses opérations…

Les marchés restent prudents

Malgré ces tensions, les marchés pétroliers ont poursuivi leur détente. Les cours du brut ont reculé, les opérateurs estimant que les exportations énergétiques du Golfe reprennent progressivement. Le géant saoudien Saudi Aramco a ainsi relancé ses chargements de pétrole à Ras Tanura, le plus grand terminal pétrolier du monde, après près de quatre mois d’interruption.

Les expéditions d’engrais, elles aussi fortement perturbées par le conflit, recommencent à quitter la région. Toutefois, les analystes estiment qu’un retour à la normale reste éloigné en raison des risques sécuritaires persistants, des infrastructures endommagées et de centaines de navires encore immobilisés…

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Frappes américaines, représailles iraniennes… le détroit d’Ormuz s’embrase

11. Juni 2026 um 08:30

L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran a franchi un nouveau seuil mercredi 10 juin, après une série de frappes américaines contre des positions iraniennes et une riposte de Téhéran visant plusieurs installations militaires américaines au Moyen-Orient.

La crise s’est aggravée après la destruction d’un hélicoptère d’attaque Apache américain dans la région du détroit d’Ormuz. Le président américain Donald Trump a accusé l’Iran d’être responsable de l’incident et a ordonné des frappes de représailles contre des infrastructures militaires iraniennes. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les opérations ont ciblé des sites de défense aérienne, des radars et des installations militaires stratégiques.

En réaction, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir lancé des missiles et des drones contre des bases américaines situées en Jordanie ainsi que dans plusieurs pays du Golfe. Des responsables militaires de la région ont indiqué que la plupart des projectiles avaient été interceptés et qu’aucune perte majeure n’avait été signalée.

Cette flambée de violence menace directement les efforts diplomatiques engagés depuis plusieurs semaines pour préserver le cessez-le-feu conclu en avril. Washington accuse Téhéran de retarder les négociations, tandis que les autorités iraniennes dénoncent des violations répétées de la trêve par les États-Unis.

La tension est particulièrement forte autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole. Dans un geste sans précédent, le haut commandement militaire iranien a annoncé la fermeture du détroit à la navigation internationale, menaçant de tirer sur tout navire tentant de le franchir.

Les prix du pétrole ont bondi ce jeudi

Les prix du pétrole ont bondi jeudi 10 juin après que Téhéran a déclaré la fermeture du point de passage énergétique crucial, le détroit d’Ormuz, suite aux nouvelles frappes lancées par les États-Unis contre l’Iran et aux promesses de Trump de lancer encore plus d’attaques si aucun accord de paix n’est conclu. Le prix du Brent a progressé ce matin de 1,48 $, soit 1,59 %, à 94,58 $ le baril, tandis que le WTI américain a grimpé de 1,71 $, soit 1,90 %, à 91,74 $.

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