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Trump durcit le ton face à l’Iran tout en rouvrant la porte aux négociations

02. März 2026 um 08:32

Le président américain Donald Trump a annoncé que l’offensive militaire contre l’Iran pourrait se poursuivre pendant « quatre à cinq semaines » si nécessaire, tout en affirmant avoir accepté de reprendre des discussions sur le nucléaire avec la nouvelle direction iranienne. Dans plusieurs déclarations accordées au New York Times et au magazine The Atlantic, ainsi que dans une vidéo diffusée sur Truth Social, il a combiné menaces directes, appels au soulèvement interne et ouverture diplomatique. Une séquence qui confirme une stratégie à double détente : pression militaire maximale et canal politique maintenu.

Une offensive appelée à durer

Dans un entretien au New York Times, Donald Trump a indiqué que l’armée américaine était prête à poursuivre ses opérations contre l’Iran « quatre à cinq semaines » si la situation l’exige. Il a assuré que les États-Unis, aux côtés de l’entité sioniste, disposaient des capacités nécessaires pour maintenir le rythme des frappes.

« Nous avons d’énormes quantités de munitions stockées partout dans le monde », a-t-il affirmé, soulignant que la logistique militaire américaine permettait une campagne prolongée.

Trois militaires américains ont déjà été tués depuis le lancement des opérations conjointes israélo-américaines samedi. Le président a reconnu que de nouvelles pertes étaient probables : « Malheureusement, il y en aura probablement d’autres avant la fin. C’est comme ça. »

Dans une vidéo publiée sur Truth Social, il a promis que « l’Amérique vengera ses morts » et portera « le coup le plus sévère aux terroristes qui ont déclaré la guerre contre, fondamentalement, la civilisation ». Il a ajouté que les opérations militaires se poursuivraient « à pleine puissance » jusqu’à l’atteinte des objectifs fixés.

Appel direct aux Gardiens de la Révolution

En parallèle de la pression militaire, Donald Trump a lancé un message sans ambiguïté aux forces iraniennes. Il a appelé les Gardiens de la Révolution et la « police militaire » à « déposer les armes et recevoir une immunité totale ou faire face à une mort certaine ».

Le président américain a également exhorté les « patriotes iraniens en quête de liberté » à saisir l’occasion pour renverser les autorités en place. « Soyez courageux, soyez audacieux, soyez héroïques et reprenez le pouvoir. L’Amérique est avec vous », a-t-il déclaré.

Cette rhétorique marque un soutien explicite à un changement de régime, dans un contexte de frappes ciblant des installations et des bases iraniennes.

Une reprise des négociations nucléaires en préparation

Malgré l’escalade militaire, Donald Trump affirme avoir accepté de reprendre les discussions sur le nucléaire avec la nouvelle direction iranienne. Lors d’un entretien téléphonique avec The Atlantic, il a déclaré : « Ils veulent discuter, et j’ai accepté de discuter. »

Il a toutefois regretté que Téhéran n’ait pas engagé ces discussions plus tôt : « Ils auraient dû proposer ce qui était très pratique et facile à faire plus tôt. Ils ont attendu trop longtemps. »

Interrogé sur la date et les interlocuteurs de ces éventuelles négociations, le président est resté évasif : « Je ne peux pas vous le dire. » Il a également affirmé que plusieurs anciens négociateurs iraniens « ont disparu », certains n’étant « plus en vie », sans donner davantage de précisions.

Qualifiant les frappes israélo-américaines de « grand succès », il a refusé de confirmer ou d’infirmer l’existence de nouvelles menaces iraniennes contre le territoire américain depuis le début de l’offensive.

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Nucléaire iranien : Négociations sous haute tension à Genève, Washington durcit les sanctions

26. Februar 2026 um 08:49

De nouvelles discussions indirectes entre Washington et Téhéran s’ouvrent aujourd’hui à Genève, dans un climat d’escalade militaire et de pressions économiques accrues. À la veille de ce troisième cycle de pourparlers, les États-Unis ont décrété une nouvelle salve de sanctions visant des entités et des pétroliers iraniens. En toile de fond, le président américain brandit la menace d’une frappe limitée tandis que l’Iran affiche un optimisme prudent.

Dialogue fragile sous médiation omanaise

Les délégations américaine et iranienne doivent se retrouver jeudi en Suisse pour tenter d’avancer sur l’épineux dossier du programme nucléaire iranien. Les discussions, indirectes, seront menées sous la médiation du chef de la diplomatie d’Oman.

Côté américain, l’émissaire spécial et proche du président Steve Witkoff participera aux échanges, aux côtés de Jared Kushner, conseiller influent et gendre du président Donald Trump. Ils feront face au ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi.

Ces pourparlers interviennent après deux précédentes sessions organisées depuis la reprise du dialogue début février, une première depuis la guerre de douze jours de juin 2025. Malgré ce canal diplomatique réactivé, les tensions demeurent vives.

Le président iranien Massoud Pezeshkian s’est voulu confiant quant à l’issue des discussions, affichant un optimisme mesuré avant cette nouvelle séquence diplomatique.

Washington frappe au portefeuille

À la veille des négociations, l’administration américaine a annoncé une nouvelle série de sanctions économiques contre Téhéran. Le département du Trésor a placé sur liste noire plusieurs sociétés, douze pétroliers iraniens et quatre ressortissants iraniens.

Selon Washington, ces navires appartiennent à une « flotte fantôme » utilisée pour contourner l’embargo sur les exportations de brut iranien. Les autorités américaines accusent Téhéran d’utiliser ces revenus pour financer la répression interne, soutenir des groupes armés alliés et développer ses capacités militaires.

Cette décision illustre la stratégie américaine de pression maximale, alors même que la diplomatie reste officiellement ouverte.

Menaces militaires et lignes rouges

Le climat reste marqué par une forte tension stratégique. Le président américain a récemment accordé à l’Iran un délai de dix à quinze jours pour parvenir à un accord, évoquant la possibilité d’une frappe ciblée contre la République islamique. Il a également ordonné un renforcement massif de la présence militaire américaine au Moyen-Orient, avec notamment le déploiement de deux porte-avions et de dizaines de milliers de soldats dans la région.

Lors d’un discours récent, Donald Trump a accusé l’Iran de développer des missiles susceptibles de menacer l’Europe et les bases américaines, affirmant que Téhéran poursuivait des ambitions nucléaires « sinistres ».

L’Iran, de son côté, rejette toute volonté de se doter de l’arme atomique et insiste pour que les discussions se limitent strictement à son programme nucléaire civil. Téhéran exige par ailleurs la levée des sanctions qui asphyxient son économie.

Washington, en revanche, souhaite élargir l’éventuel accord au programme balistique iranien ainsi qu’au soutien de la République islamique aux groupes armés dans la région.

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