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Khaled Maalej: de la Tunisie à la pointe mondiale des puces IA

11. September 2026 um 16:56

Khaled Maalej a commencé à travailler sur les technologies qui font tourner le numérique bien avant que l’intelligence artificielle ne s’impose dans le débat économique.

Son parcours passe par Sagem, la Silicon Valley, puis DiBcom, une entreprise de semi-conducteurs qu’il cofonde en 2000 et qui deviendra un acteur mondial de la télévision numérique mobile. Après la cession de DiBcom en 2012, il repart avec une partie de son équipe sur un nouveau projet. Ce sera VSORA, créée en 2015 autour d’une autre question technologique, celle de l’architecture des processeurs capables d’exécuter les calculs de l’IA. Le fil conducteur est resté le même. Comprendre la technologie, puis trouver le marché capable de la faire vivre. Tout commence en Tunisie. Après son baccalauréat en 1987, Khaled Maalej part en France pour des classes préparatoires, puis l’École polytechnique et Télécom Paris. Il rejoint ensuite Sagem. Au début des années 1990, l’entreprise rachète une startup de la Silicon Valley. Maalej a assuré le lien entre les équipes françaises et américaines. “Cela m’a un peu ouvert les yeux”, raconte-t-il. La Silicon Valley lui montre surtout une autre manière de penser l’innovation. Avec un collègue, il envisage alors de créer une startup européenne dans l’électronique. Le financement ne suit pas. Il poursuit néanmoins son parcours dans l’industrie avant de franchir le pas en 2000.

DiBcom, première aventure

Avec plusieurs associés, il fonde DiBcom. L’entreprise développe des puces destinées à recevoir la télévision numérique sur des terminaux mobiles. À l’époque, regarder la télévision sur un téléphone ou dans une voiture n’a rien d’évident. DiBcom travaille précisément sur cette difficulté technique. La tech trouve des débouchés dans l’automobile, les téléphones portables et les ordinateurs. L’entreprise grandit jusqu’à devenir une référence mondiale dans son domaine. Cette première aventure lui apprend surtout ce qu’il faut pour transformer une technologie en entreprise. Il faut concevoir le produit, trouver les financements, convaincre les clients et gérer les périodes où le modèle économique reste encore à construire. “Une startup, ce n’est pas que des temps de gloire, c’est aussi des temps très durs”, résume-t-il. La vente de DiBcom en 2012 marque une étape. Maalej accompagne encore l’opération pendant environ deux ans. Puis il revient à ce qu’il connaît le mieux, la technologie. En 2015, il cofonde VSORA avec plusieurs anciens membres de son équipe. Le projet change de terrain. Il ne s’agit plus de recevoir des données, mais de repenser la manière dont les machines les traitent. L’entreprise travaille sur de nouvelles architectures de calcul et sur des puces destinées notamment aux applications d’intelligence artificielle. Maalej en est aujourd’hui le cofondateur et CEO. Cette continuité entre les deux entreprises est importante. VSORA n’est pas le résultat d’un virage opportuniste vers l’IA. Elle prolonge une expertise accumulée pendant des années dans les architectures électroniques, le traitement du signal et les semi-conducteurs. Et Maalej n’a pas quitté le terrain technique en devenant dirigeant. “Si le CEO ne comprend pas les technologies dans les détails, ça ne peut pas fonctionner”, affirme-t-il. Chez VSORA, son travail oscille donc entre technologie et entreprise. Il participe aux choix d’architecture, discute avec les investisseurs, réfléchit au positionnement des produits et suit les évolutions du marché. Une fonction qui exige, selon lui, de pouvoir passer rapidement d’un sujet à l’autre.

Pour la Tunisie, pas forcément une usine de puces

Lorsqu’il évoque la Tunisie, Maalej ne défend pas l’idée d’une course à la fabrication des semi-conducteurs. Il connaît les barrières à l’entrée. Concevoir une puce avancée demande déjà des investissements importants avant même qu’un premier produit n’arrive sur le marché. Construire et exploiter une usine de fabrication relève d’une autre échelle encore. “Vous mettez 30 millions de dollars pour voir un premier produit sortir”, explique-t-il. Son raisonnement l’amène donc à déplacer la question. Pour lui, l’enjeu n’est pas de reproduire en Tunisie ce qui existe déjà en Asie ou aux États-Unis. Il est plutôt de déterminer où le pays peut se positionner dans la chaîne de valeur technologique. Cette réflexion dépasse d’ailleurs les seuls semi-conducteurs. Maalej estime que l’Europe elle-même doit trouver son propre modèle d’adoption de l’IA. “L’Europe ne peut pas copier ce que font les États-Unis ni ce que fait la Chine”. Pour la Tunisie, cela signifie notamment réfléchir à l’usage de l’IA dans les entreprises et à la capacité de l’écosystème local à développer des solutions adaptées à ses propres besoins. C’est dans ce cadre qu’il regarde les possibilités de collaboration avec le pays. VSORA cherche aujourd’hui à renforcer ses équipes d’ingénieurs et étudie l’ouverture de centres de conception dans plusieurs pays. La Tunisie figure parmi les options envisagées, avec le Maroc, la Pologne et l’Inde. Le projet tunisien n’est pas encore décidé. Mais le besoin qui le motive est bien réel. “On a beaucoup de postes qui sont ouverts où on n’arrive pas à trouver les ingénieurs”, explique-t-il. Pour la Tunisie, un tel centre ne signifierait pas la création d’une usine de fabrication de puces. Il s’agirait de bureaux d’ingénierie et de conception travaillant avec les équipes de VSORA. C’est précisément sur ce type d’activité que Maalej voit un potentiel pour le pays, à condition de transformer l’expertise scientifique et technique en capacité industrielle et commerciale. Il revient régulièrement en Tunisie et reste en contact avec la diaspora. Cette proximité compte dans sa réflexion sur une éventuelle implantation. “C’est plus simple pour moi de venir en Tunisie que d’aller au Maroc”, dit-il. Son parcours permet ainsi de lire autrement la question du retour de la diaspora. Maalej ne revient pas avec un discours général sur les compétences tunisiennes à l’étranger. Il arrive avec une expérience entrepreneuriale construite sur deux décennies, une première entreprise technologique devenue un acteur mondial, puis une seconde qui travaille aujourd’hui sur les architectures de calcul pour l’IA.

De DiBcom à VSORA, le secteur a changé. La logique, elle, est restée la même. Partir d’une technologie complexe, identifier le problème qu’elle peut résoudre et construire autour d’elle une entreprise capable de trouver sa place sur un marché mondial.

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De Sfax à l’ONU: Amel Hamza-Chaffai rejoint les experts mondiaux des océans

11. September 2026 um 08:32

La Pr Amel Hamza-Chaffai, professeure à l’Université de Sfax et spécialiste de l’écotoxicologie marine, a été sélectionnée pour intégrer le Groupe d’experts du quatrième cycle du Processus régulier des Nations unies consacré à l’évaluation mondiale de l’état des océans.

Son mandat s’inscrit dans le quatrième cycle du processus, prévu pour 2026-2030, qui doit notamment aboutir au quatrième World Ocean Assessment. Ce dispositif scientifique de l’ONU vise à établir une évaluation globale de l’état du milieu marin afin d’éclairer les décisions internationales liées aux océans. L’expertise de la scientifique tunisienne porte notamment sur la pollution marine, les effets des contaminants sur les organismes marins et la surveillance de la qualité des écosystèmes. Selon sa fiche officielle auprès des Nations unies, elle compte plus de 95 publications scientifiques évaluées par les pairs et a coordonné 13 projets de recherche nationaux et internationaux.

Cette nomination donne ainsi à l’expertise scientifique tunisienne une place dans l’un des principaux processus internationaux consacrés à l’état et à l’avenir des océans.

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TotalEnergies nomme Emmanuelle Guégan à la tête de Marketing & Services

10. September 2026 um 12:00

TotalEnergies réorganise la direction de sa branche Marketing & Services. Depuis le 1er septembre 2026, Emmanuelle Guégan en prend les commandes et rejoint, à cette occasion, le Comité exécutif du groupe. Elle succède à Bernard Pinatel, qui fait valoir ses droits à la retraite après dix années au sein de cette instance dirigeante.

La nomination marque surtout le retour d’Emmanuelle Guégan dans une branche qu’elle connaît de longue date. Elle avait rejoint Total au sein du réseau français de Marketing & Services en 1993, avant d’évoluer à travers plusieurs fonctions opérationnelles, financières et de ressources humaines. Son parcours l’a ensuite conduite vers la direction financière de la holding. En 2005, elle prend en charge le contrôle de gestion et le reporting de l’Exploration-Production. Trois ans plus tard, elle revient à Marketing & Services comme responsable du contrôle de gestion pour la France.

Elle occupe par la suite plusieurs fonctions de direction, notamment directrice Nouveaux Modèles en 2012, puis directrice Stratégie et Performance RH en 2014. En 2016, elle est nommée directrice des Ressources humaines de la division Afrique, avant de prendre en 2020 la responsabilité des Ressources humaines et de la communication interne de Marketing & Services.

Depuis octobre 2025, Emmanuelle Guégan était secrétaire générale de la branche Exploration-Production, où elle supervisait notamment les fonctions finance, économie, réserves, juridique, conformité, gouvernance, ressources humaines et communication.

Son arrivée au Comité exécutif porte à neuf le nombre de ses membres. Autour de Patrick Pouyanné, président-directeur général, l’instance réunit notamment Aurélien Hamelle pour la Stratégie & Durabilité, Stéphane Michel pour le Gaz, les Renouvelables & l’Électricité, Jean-Pierre Sbraire aux Finances, ainsi que Nicolas Terraz à la tête de l’Exploration-Production.

Dans le même temps, Bernard Pinatel quitte ses fonctions après dix ans au Comité exécutif. Patrick Pouyanné a salué son expérience industrielle et sa contribution au développement des activités de raffinage, de chimie et de marketing du groupe. Bernard Pinatel avait pris la direction de Marketing & Services en septembre 2024, après avoir dirigé la branche Raffinage-Chimie.

Avec cette nomination, TotalEnergies confie donc Marketing & Services à une dirigeante qui connaît déjà les rouages de cette activité et dont le parcours couvre plusieurs fonctions stratégiques du groupe, de la finance aux ressources humaines, en passant par les opérations et l’Exploration-Production.

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Publicités en ligne: Google change la règle du compteur

07. September 2026 um 16:43

Google va changer la façon dont AdSense compte les impressions publicitaires. À partir du 17 février 2027, une bannière ne sera plus comptabilisée dès le début de son téléchargement. Il faudra qu’elle soit effectivement chargée et qu’elle commence à s’afficher à l’écran. Une modification technique, certes, mais qui pourrait faire bouger les chiffres affichés dans les statistiques des éditeurs.

Aujourd’hui, AdSense utilise pour les bannières display la méthode dite “count-on-download” (COD). En clair, l’impression est enregistrée dès que la création publicitaire commence à être téléchargée sur l’appareil de l’utilisateur. Cela peut donc arriver alors que l’annonce n’a pas encore eu le temps d’apparaître réellement.

Imaginons un lecteur qui ouvre un article sur son téléphone et quitte la page presque immédiatement. Si la publicité a commencé à se télécharger entre-temps, elle peut aujourd’hui être comptée comme une impression. Avec la nouvelle méthode, baptisée “begin-to-render” (BTR), elle ne le sera que lorsque la création publicitaire aura été chargée et aura commencé à être rendue sur l’écran.

La différence peut sembler minime, mais elle touche directement un indicateur central de la publicité en ligne. Une impression ne correspond pas à un clic et ne signifie pas non plus qu’un internaute a nécessairement regardé attentivement une publicité. C’est avant tout une unité de mesure permettant de comptabiliser l’affichage d’une annonce. Dans le modèle actuel, cette mesure intervenait un peu plus tôt dans la chaîne technique.

Avec BTR, Google adopte donc une définition plus exigeante. La méthode est déjà utilisée ou appliquée pour d’autres formats publicitaires, notamment les annonces natives, les applications et la vidéo. Le passage des bannières au même standard doit ainsi harmoniser les méthodes de mesure au sein de l’écosystème publicitaire de Google et avec les pratiques des plateformes côté annonceurs.

Pour les éditeurs de sites, la conséquence la plus visible pourrait être une baisse du nombre d’impressions affichées dans les rapports à partir de février 2027. Attention toutefois à l’interprétation! une baisse de cet indicateur ne signifiera pas nécessairement une baisse du trafic ou du nombre de lecteurs. Certaines impressions qui étaient comptées avec l’ancienne méthode ne le seront simplement plus parce que la publicité n’aura pas atteint le stade du rendu.

Google donne d’ailleurs un moyen aux éditeurs utilisant Ad Manager d’estimer l’écart avant le changement. Ils peuvent comparer leurs impressions actuelles avec les impressions “begin-to-render” dans leurs rapports afin d’avoir une idée de l’impact futur. Google recommande notamment d’utiliser des données historiques à partir du 12 août 2026 pour effectuer cette comparaison.

Autre détail important! Les éditeurs n’ont aucune modification technique particulière à effectuer pour passer à cette nouvelle méthode. Google indique néanmoins que la qualité et la rapidité de chargement des créations publicitaires restent importantes. Le lazy loading et le lazy rendering, par exemple, peuvent influencer le moment où une publicité commence effectivement à être rendue et donc celui où l’impression est comptabilisée.

Ce changement s’inscrit dans une évolution plus large de la mesure publicitaire. Les standards du secteur sont progressivement passés d’une logique où l’on comptait une publicité dès qu’elle était envoyée, puis dès qu’elle commençait à être téléchargée, vers une mesure plus proche de son affichage réel. Le MRC (Media Rating Council) et l’IAB participent à l’élaboration de ces lignes directrices destinées à harmoniser les méthodes de mesure entre éditeurs, plateformes et annonceurs.

Pour les médias financés par la publicité, le changement mérite donc d’être suivi. À partir du 17 février 2027, voir moins d’impressions dans AdSense ne voudra pas forcément dire avoir moins de visiteurs. Il faudra surtout regarder quelle définition de l’impression se cache derrière le chiffre.

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Rose Blanche Group : Yassine Ben Abdallah nommé Directeur général Adjoint

03. September 2026 um 08:33

Yassine Ben Abdallah rejoint Pâtes Warda en tant que directeur général Adjoint. Il a précisé en annonçant sa nomination, qu’il intègre la filiale du Rose Blanche Group avec pour priorité de travailler sur la performance, l’excellence opérationnelle et le développement de l’entreprise.

Cette arrivée intervient dans un groupe agroalimentaire qui occupe une place importante dans la filière céréalière tunisienne. Warda, créée en 1997, commercialise des pâtes, du couscous et des farines et indique disposer d’une capacité de production supérieure à 520 tonnes par jour, avec une présence dans plus de 60 pays.

Le Rose Blanche Group présente de son côté Warda parmi ses principales marques et se positionne sur plusieurs maillons de la chaîne céréalière, de la collecte et de la transformation du blé jusqu’aux produits finis. Le groupe indique avoir produit 1,425 million de tonnes de produits céréaliers en 2023. Pour Yassine Ben Abdallah, cette nomination s’inscrit dans un parcours marqué par des responsabilités de direction dans plusieurs secteurs. Avant de rejoindre Warda, il a notamment dirigé Hamila Stoneware et occupé des fonctions de direction au sein d’Alliance Groupe. Il a également développé une activité de conseil avec Baylencia Consulting, cabinet qu’il a fondé en 2024 autour de la transformation, de l’organisation, du management de transition et du pilotage de la performance.

Son parcours comprend également une expérience dans l’industrie automobile et plusieurs fonctions liées au développement commercial, à la supply chain et au management. En novembre 2025, il avait par ailleurs obtenu le certificat international en finance d’entreprise de HEC Paris, formation qu’il présentait comme un moyen de renforcer ses compétences financières en tant que dirigeant.

Dans son annonce, le nouveau DGA ne détaille pas de plan d’action précis ni de nouveaux investissements. Il fixe toutefois une première feuille de route : prendre le temps de comprendre le métier, la culture et les réalités opérationnelles de Warda avant de contribuer aux prochaines étapes de développement.

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Mayssa Mrabet revient en Tunisie pour diriger Westerwelle Startup Haus Tunis

02. September 2026 um 08:45

Mayssa Mrabet prend les fonctions de country manager de Westerwelle Startup Haus Tunis, après un parcours de près de 20 ans dans le numérique, l’entrepreneuriat et l’accompagnement des startups en Tunisie, en Afrique et dans la région MENA.

Son retour en Tunisie intervient après une expérience récente au Qatar Development Bank (QDB), où elle occupait depuis octobre 2024 le poste d’incubation & acceleration specialist à Doha. Elle rejoint Westerwelle Startup Haus avec un profil construit à la croisée de l’incubation, de l’investissement, du développement de programmes et des partenariats.

Avant le QDB, Mayssa Mrabet a dirigé la communauté d’AfriLabs, l’un des principaux réseaux africains dédiés à l’innovation technologique, puis a occupé le poste de partnerships & business development director chez Njano. Elle a également passé près de quatre ans à la tête de l’incubation chez Afkar Incubator.

Son parcours comprend aussi une expérience de senior program manager chez Impact Partner, premier fonds d’impact investment en Tunisie et accélérateur de social business représentant Yunus Social Business. Plus tôt, elle a travaillé chez E-Delegation et Edatis, notamment dans le conseil, la gestion de projets web et mobiles et le développement commercial. Diplômée d’un Executive MBA de la South Mediterranean University (SMU), elle est également titulaire d’un diplôme de technicien supérieur en multimédia de l’ISAMM.

À Westerwelle Startup Haus Tunis, son enjeu sera notamment de consolider l’accompagnement proposé aux entrepreneurs et de renforcer les connexions entre startups tunisiennes, investisseurs et écosystèmes régionaux et internationaux. Un positionnement qui s’inscrit dans la continuité de son parcours, marqué par l’accès au financement, le développement des talents, l’internationalisation et la construction de partenariats public-privé. 

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John Ternus devient CEO d’Apple

01. September 2026 um 15:52

Apple change officiellement de CEO. John Ternus prend ce mardi 1er septembre 2026 les commandes du groupe, après quinze ans de règne de Tim Cook. Ce dernier devient président exécutif d’Apple, assurant ainsi une continuité au sommet tout en laissant la direction opérationnelle à son successeur.

À 51 ans, John Ternus arrive avec un profil très différent de celui de Tim Cook. Ingénieur mécanique de formation, il a rejoint Apple en 2001 et dirigeait depuis 2021 les équipes chargées de l’ingénierie matérielle. Il a notamment supervisé le développement de produits comme l’iPhone, l’iPad, le Mac, l’Apple Watch et les AirPods.

Son arrivée intervient surtout à un moment stratégique pour Apple: l’intelligence artificielle est devenue le principal terrain de bataille du secteur technologique. Le groupe cherche à accélérer avec Apple Intelligence et une nouvelle génération de Siri, alors que plusieurs concurrents ont déjà pris une longueur d’avance dans l’IA générative.

Un héritage difficile à égaler

Tim Cook laisse derrière lui une entreprise profondément transformée. Depuis son arrivée en 2011, Apple a vu son chiffre d’affaires passer de 108 milliards à plus de 416 milliards de dollars en 2025. Sa capitalisation boursière, elle, est passée d’environ 350 milliards à 4 000 milliards de dollars, selon les données communiquées par Apple. Mais le prochain chapitre sera différent. Ternus devra préserver la puissance commerciale et opérationnelle construite sous Cook, tout en accélérant l’innovation dans l’IA.

Le calendrier ne lui laisse d’ailleurs pas beaucoup de temps pour s’installer: Apple doit présenter sa prochaine génération d’iPhone dès le 9 septembre, quelques jours après son arrivée officielle à la tête du groupe. Pour Apple, cette succession est donc moins une rupture qu’un changement de priorité: après une longue période dominée par l’excellence opérationnelle, le nouveau CEO devra convaincre que l’entreprise peut reprendre une place de premier plan dans la course à l’intelligence artificielle.

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Après près de 17 ans en Tunisie, Selim Gritli prend la direction de Business France en Libye

01. September 2026 um 14:28

Selim Gritli prend, à compter du 1er septembre 2026, la direction de Business France en Libye. Après près de 17 ans passés au sein de Business France Tunisie, il prend désormais la responsabilité du dispositif français d’appui aux entreprises sur le marché libyen.

Cette nomination prolonge un travail qu’il mène déjà depuis plusieurs années. Depuis janvier 2025, Gritli était chargé du pilotage de la stratégie de réengagement de Business France en Libye, avec pour mission de développer un réseau d’affaires local, de coordonner les actions avec l’ambassade de France et de mettre en place des partenariats sur place. Son arrivée à ce poste intervient donc moins comme un changement de cap que comme la suite logique de son implication croissante sur le marché libyen. Depuis 2023, il multiplie les déplacements entre Tunis, Tripoli, Syrte et Benghazi, au contact des acteurs économiques et institutionnels des deux pays. En 2026, cette présence s’est notamment traduite par l’accompagnement de 19 entreprises françaises au Libya Energy and Economic Summit, organisé à Tripoli en janvier. Selon la Direction générale du Trésor, cette délégation constituait le premier contingent d’entreprises étrangères présent à l’événement, devant les délégations américaine et italienne.

Le parcours de Gritli explique cette évolution. Il rejoint Business France Tunisie en octobre 2009 comme conseiller export spécialisé dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Il travaille alors sur la veille de marché, l’identification d’opportunités et l’accompagnement d’entreprises françaises à l’international. À partir de 2016, il se spécialise dans les secteurs Industries & Cleantech avant de prendre progressivement des responsabilités managériales. En 2022, il dirige les pôles Industries & Cleantech et Agrotech. En 2023, il devient chef du pôle export Tunisie et référent Industries & Cleantech pour l’Afrique du Nord, avec notamment la responsabilité du pilotage commercial et de l’animation des équipes.

Avant Business France, son parcours était déjà orienté vers l’industrie et l’agroalimentaire. Diplômé de l’Institut national agronomique de Tunisie d’un master en ingénierie des industries alimentaires et des boissons, il a travaillé comme ingénieur et responsable de l’unité «brasserie et malterie» à la SFBT. Il a également cofondé une crêperie artisanale à Tunis. Cette expérience mêlant industrie, entrepreneuriat, développement commercial et accompagnement à l’international constitue aujourd’hui le socle de son nouveau rôle.

Sa nomination marque ainsi une nouvelle étape dans un parcours commencé en Tunisie et désormais tourné vers un marché libyen que Business France cherche clairement à placer plus haut dans sa stratégie en Afrique du Nord.

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Adel Hajji, de l’animation à la direction d’un hôtel de luxe, 33 ans de carrière internationale

31. August 2026 um 14:16

À 49 ans, Adel Hajji dirige aujourd’hui un boutique-hôtel de luxe à Majorque. Mais son parcours dans l’hôtellerie a commencé bien plus tôt, à 16 ans, comme animateur saisonnier. Entre ses débuts sur le terrain, ses études en Allemagne et en France et ses expériences avec de grands groupes internationaux, il a construit une carrière fondée sur la mobilité, la formation et des objectifs professionnels précis.

Originaire de Siliana, il travaille aujourd’hui en Espagne, après avoir exercé en Tunisie, au Portugal, en Allemagne et dans plusieurs destinations touristiques internationales. Il a commencé comme animateur saisonnier. Ce premier contact avec le secteur lui fait rapidement comprendre qu’il souhaite en faire une carrière. À 19 ans, il part en Allemagne pour poursuivre ses études, puis complète sa formation en France. En 2000, il obtient un diplôme en management hôtelier international. La maîtrise de six langues devient ensuite un véritable levier professionnel. Il rejoint le groupe RIU et commence sa carrière internationale aux Canaries et à Madère dans les relations clients.

Son parcours se poursuit avec le groupe TUI, avec lequel il participe notamment au déploiement du concept Sensimar en Tunisie et au Portugal. Cette expérience lui permet de travailler sur le positionnement des établissements, l’expérience client et le management d’équipes internationales. À Majorque, il prend ensuite la direction du TUI Blue Rocador, qu’il dirigera pendant sept ans. Il y développe une expertise particulière dans le rebranding hôtelier, la transformation de l’expérience client et la gestion d’équipes multiculturelles. Aujourd’hui, il est directeur général d’un boutique-hôtel de luxe situé à proximité de parcours de golf réputés à Majorque.

Une carrière construite autour d’objectifs

Son évolution professionnelle repose aussi sur une méthode personnelle: se fixer des objectifs à chaque étape. Devenir directeur adjoint à 30 ans, directeur général à 40 ans puis diriger un établissement cinq étoiles avant 50 ans: ces objectifs ont structuré son parcours. À l’approche de ses 50 ans, un nouveau cap se dessine désormais: accéder à une fonction de directeur régional et superviser plusieurs établissements.

Même installé en Espagne, Adel Hajji garde un intérêt particulier pour le tourisme tunisien. Son expérience internationale lui donne un regard comparatif sur les modèles touristiques et leurs limites. Il estime notamment que la Tunisie doit progressivement réduire sa dépendance au modèle «all-inclusive», afin d’augmenter la valeur générée par chaque visiteur et de mieux faire profiter les territoires de l’activité touristique. Pour lui, le patrimoine constitue également un levier encore insuffisamment exploité. El Jem, Djerba et d’autres sites historiques pourraient davantage être intégrés dans les parcours proposés aux visiteurs. La montée en gamme passe aussi, selon lui, par des fondamentaux: renforcer la formation professionnelle, améliorer la qualité du service et accorder davantage d’attention à la propreté.

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Saadia Zahidi devient la première femme à diriger l’IATA, après plus de 20 ans au WEF

20. August 2026 um 09:33

Saadia Zahidi deviendra, le 1er novembre 2026, la première femme à diriger l’Association internationale du transport aérien (IATA). Le conseil d’administration de l’organisation a annoncé sa nomination le 23 juillet. Elle sera la neuvième personne à occuper le poste de directrice générale depuis la création de l’IATA en 1945.

Zahidi succédera à Willie Walsh, qui a quitté ses fonctions fin juillet. D’ici à son arrivée, la direction générale est assurée par intérim par Sandrine Le Borgne, directrice financière et vice-présidente senior chargée des services corporate de l’IATA. La nouvelle directrice générale arrive du Forum économique mondial (WEF), où elle a passé plus de vingt ans. Elle y était directrice générale et membre du comité de direction, tout en dirigeant le Centre for the New Economy and Society.

Son parcours est davantage orienté vers l’économie, les politiques publiques, l’emploi et les transformations du marché du travail que vers la gestion d’une compagnie aérienne. Elle a notamment participé à la création des rapports du WEF sur l’avenir des emplois, la croissance et les écarts entre les femmes et les hommes. Économiste de formation, Saadia Zahidi est diplômée de Smith College, du Graduate Institute de Genève et de Harvard. Elle détient les nationalités suisse et pakistanaise.

À la tête de l’IATA, Zahidi devra représenter les intérêts d’un secteur confronté à des enjeux de plus en plus complexes, notamment les évolutions technologiques, les tensions géopolitiques et la transition vers une croissance plus durable. L’organisation représente plus de 370 compagnies aériennes, qui assurent environ 85% du trafic aérien mondial. Elle joue notamment un rôle dans la définition de standards communs et dans la représentation du secteur auprès des gouvernements et des autres acteurs de l’aviation.

Cette nomination marque donc un changement important pour l’IATA: pour la première fois, l’organisation sera dirigée par une femme, une dirigeante issue du monde de l’économie internationale et des politiques publiques plutôt que du secteur aérien lui-même.

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Dalia Elleuch Sallem entre dans la course au TOYP 2026 de la JCI

19. August 2026 um 12:48

La chercheuse tunisienne Dalia Elleuch Sallem fait partie des candidats au programme Ten Outstanding Young Persons (TOYP) 2026 de la Junior Chamber International (JCI). Elle est présentée par la JCI Sousse dans la catégorie « Academic Leadership and/or Accomplishment », qui distingue les parcours et réalisations académiques remarquables.

La chercheuse a elle-même annoncé le début de cette nouvelle étape sur LinkedIn. Il ne s’agit toutefois pas encore d’une victoire : sa candidature s’inscrit dans le processus de sélection du TOYP, un programme international qui met en avant de jeunes profils ayant un impact dans leur domaine.

Créé en 1983, le TOYP distingue chaque année des jeunes de moins de 40 ans dans plusieurs domaines, allant de l’entrepreneuriat et de l’innovation scientifique au leadership académique, à l’action humanitaire ou encore à l’innovation médicale. À l’échelle internationale, dix lauréats sont finalement retenus parmi les candidatures reçues.

Un nouveau chapitre après plusieurs distinctions internationales

Cette candidature arrive après une série de reconnaissances qui ont marqué le parcours récent de Dalia Elleuch Sallem.

En mars 2026, la chercheuse avait reçu le Rising Star Award du consortium international DISCOURSE, spécialisé dans l’étude de la pensée, du langage et de la communication dans la psychose. Ses travaux portent notamment sur les liens entre langage, cerveau et troubles psychiatriques ou neurologiques, avec des applications potentielles dans l’évaluation clinique, le diagnostic précoce et les stratégies thérapeutiques.

Deux mois plus tard, elle avait également été distinguée à Washington D.C. par un Fellowship Award lors de la Tau Global Conference 2026. La récompense, attribuée par l’Alzheimer’s Association, la Rainwater Charitable Foundation et CurePSP, mettait en avant ses contributions à la recherche sur les maladies neurodégénératives.

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Elle ne vient pas de l’IA, mais Google DeepMind lui confie son avenir…

18. August 2026 um 14:38

Lila Ibrahim n’est ni chercheuse en intelligence artificielle ni ingénieure spécialisée dans les modèles d’IA. Pourtant, Google DeepMind lui a confié un poste inédit : Chief AI Readiness Officer. Son parcours révèle une autre façon d’accéder aux plus hauts niveaux du secteur technologique.

Le paradoxe est frappant : Lila Ibrahim dirige aujourd’hui une fonction stratégique consacrée à la préparation du monde à l’intelligence artificielle, alors qu’elle n’a pas de formation formelle en IA. Lorsqu’elle rejoint DeepMind en 2018, elle arrive d’ailleurs avec un profil davantage orienté vers les opérations, la stratégie et le management que vers la recherche.

En 2026, Google DeepMind crée pour elle le poste de Chief AI Readiness Officer. Sa mission dépasse le développement technologique : elle travaille avec les gouvernements, les responsables politiques et les acteurs de l’éducation pour les aider à se préparer aux effets de systèmes d’IA de plus en plus performants. Le parcours d’Ibrahim commence loin des laboratoires de la Silicon Valley. À 14 ans, elle passe ses étés dans les champs de maïs de l’Indiana, où elle effectue un travail agricole pénible payé un peu plus d’un dollar de l’heure. Elle grandit dans une famille immigrée aux moyens modestes, avec des parents qui construisent leur carrière aux États-Unis.

Mais son premier avantage professionnel ne sera pas une expertise technique en IA. Ce sera sa capacité de travail. Cette discipline la conduit jusqu’à Purdue University, où elle étudie l’ingénierie électrique. Elle travaille même dans un laboratoire sur l’ADN de drosophiles alors qu’elle est encore au lycée. Son parcours universitaire la mène ensuite vers Intel.

Ibrahim passe près de deux décennies chez Intel, dans des fonctions techniques, commerciales et managériales. Elle finit par devenir Chief of Staff du CEO Craig Barrett, au moment où elle doit notamment gérer des responsabilités considérables tout en élevant des jumelles. Après Intel, elle passe par le capital-risque puis rejoint Coursera, où elle occupe plusieurs fonctions dirigeantes. Le fil conducteur n’est donc pas l’intelligence artificielle. C’est la capacité à comprendre la technologie et à faire fonctionner les organisations qui l’utilisent.

C’est précisément ce profil qui intéresse DeepMind lorsqu’elle rejoint le laboratoire en 2018 comme première Chief Operating Officer. À ce moment-là, elle n’est pas une spécialiste de la recherche en IA. Son rôle consiste plutôt à construire et structurer l’organisation autour de ses scientifiques et de ses ambitions technologiques.

Le nouveau poste d’Ibrahim traduit une évolution importante dans les besoins des entreprises technologiques. À mesure que l’IA sort des laboratoires pour entrer dans les entreprises, les écoles et les administrations, la question n’est plus seulement de savoir comment construire les meilleurs modèles. Il faut aussi savoir comment préparer les organisations à leur utilisation et à leurs conséquences., C’est précisément sur ce terrain que son expérience devient pertinente. Google DeepMind la charge notamment de travailler sur les enjeux liés à la préparation des institutions et de la société à des IA plus puissantes. Google l’identifie désormais officiellement comme Chief AI Readiness Officer dans ses travaux consacrés à l’impact de l’IA sur l’éducation.

 

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Mohamed Essafi prend la direction générale adjointe de DAAM

17. August 2026 um 09:20

Mohamed Essafi est nommé directeur général adjoint de DAAM (ancien CFE-Tunisie) à compter du 1er juillet 2026. Il élargit ainsi son périmètre de responsabilités au sein de l’institution de microfinance, avec un mandat centré notamment sur la stratégie, le développement, la transformation et la performance.

L’annonce a été faite par Mohamed Essafi lui-même sur LinkedIn. Après plus de trois années chez DAAM, dont la majeure partie consacrée au pilotage de l’activité commerciale et du crédit, il accède désormais à une fonction de direction générale. Son nouveau poste vient compléter son expérience dans le développement d’activités, la gestion financière et le pilotage de la performance.

Avant de rejoindre DAAM en janvier 2023 comme Sales Manager, Mohamed Essafi a construit l’essentiel de sa carrière dans la finance et le management.

Il a notamment passé près de six ans chez Citibank Tunisie, où il a occupé des fonctions liées à la trésorerie, au cash management et au suivi du risque crédit. Il a ensuite rejoint Shell Tunisie comme Treasury Manager, avant de prendre la responsabilité financière de TAV Tunisie puis de Tibah Airports Operation Company en Arabie saoudite. Son parcours comprend également une expérience entrepreneuriale. Entre 2016 et 2022, il a fondé et dirigé SIM Trade, une entreprise spécialisée dans la distribution en gros de montures optiques, lunettes de soleil et équipements destinés au secteur de l’optique. Il a également été General Manager de Bricorama Tunisie entre 2014 et 2016.

Dans son nouveau rôle, Mohamed Essafi indique vouloir contribuer au développement et aux ambitions futures de DAAM, avec un périmètre désormais plus large que celui de la seule activité commerciale. L’enjeu est particulièrement stratégique pour DAAM, qui se positionne sur le financement et l’accompagnement des micro et petits entrepreneurs en Tunisie. L’institution compte actuellement 18 agences à travers le pays et fait de l’accès aux services financiers et du développement de l’entrepreneuriat une partie centrale de sa mission. 

Diplômé de l’Institut supérieur de gestion (ISG) de Tunis, où il a obtenu un Bachelor of Science en Business Management and Marketing entre 1993 et 1997, il dispose ainsi de près de trois décennies d’expérience professionnelle dans des secteurs allant de la banque et de l’énergie à l’aérien, au commerce et à la microfinance.

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Meriem Zine, de l’audit au leadership de la microfinance tunisienne

13. August 2026 um 13:15

À la tête d’Advans Tunisie, Meriem Zine incarne un parcours construit à la croisée de la finance, de l’investissement et du management. Nommée directrice générale d’Advans Tunisie en 2021, elle est devenue la première femme à diriger l’institution de microfinance. 

Son parcours professionnel s’est construit sur plus de 18 ans d’expérience. Après quatre années passées dans l’audit chez Ernst & Young, elle rejoint le secteur du Private Equity, avant d’intégrer GAT Assurances en 2010. Elle y gravit plusieurs échelons, jusqu’à devenir directrice générale de GAT Vie. Elle poursuit ensuite son parcours dans l’écosystème entrepreneurial tunisien en prenant la direction des investissements du Fonds Anava au sein de Smart Capital.

À Advans, son rôle dépasse la seule gestion d’une institution financière. L’enjeu est aussi de faciliter l’accès au financement pour les micro-entrepreneurs et de contribuer à l’inclusion financière. Advans Tunisie compte aujourd’hui parmi ses priorités l’accompagnement des entrepreneurs, la finance responsable et l’autonomisation économique, notamment des femmes.

Ce parcours prend une résonance particulière en ce 13 août. En devenant la première femme à prendre les commandes d’Advans Tunisie, Meriem Zine a aussi contribué à faire évoluer l’image du leadership féminin dans un secteur longtemps associé aux parcours masculins. La Journée nationale de la femme est ainsi l’occasion de rappeler que la place des femmes dans l’économie tunisienne ne se limite plus à leur participation: elles occupent aussi les lieux où se prennent les décisions.

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Hazar Chebbi, une ascension interne jusqu’à la direction de Pluxee Tunisie

13. August 2026 um 12:06

Chez Pluxee Tunisie, Hazar Chebbi représente un visage du leadership féminin: celui d’une dirigeante qui a construit son ascension au sein même de l’entreprise. Nommée directrice générale en octobre 2025, elle dirige aujourd’hui la filiale tunisienne du groupe Pluxee.

Diplômée de l’IHEC Carthage, Hazar Chebbi s’est spécialisée au fil de sa carrière dans le marketing, les produits et l’expérience client. Avant d’accéder à la direction générale, elle occupait le poste de directrice Marketing, Produits et Expérience Client de Pluxee Tunisie. L’entreprise souligne son rôle dans le développement de nouvelles offres et dans le repositionnement de l’expérience client au cœur de la stratégie.

Son profil illustre une évolution du métier de dirigeant: aujourd’hui, la performance ne se résume plus aux résultats commerciaux. Hazar Chebbi met également en avant les questions d’inclusion, de bien-être au travail, de transmission et de diversité. 

En ce 13 août, Journée nationale de la femme tunisienne, son parcours rappelle que l’accès des femmes aux postes de décision passe aussi par la capacité des organisations à identifier, développer et promouvoir leurs talents féminins.

 

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Avant les CEO, il y avait les reines : les femmes qui ont marqué l’histoire du leadership en Tunisie

13. August 2026 um 10:09

Une reine qui fonde une cité. Une mécène qui transforme sa fortune en œuvre sociale. Une militante qui organise les femmes dans le mouvement national. Une médecin qui ouvre aux Tunisiennes un champ encore presque exclusivement masculin. Une parlementaire qui entre dans l’un des premiers espaces politiques réservés aux hommes. L’histoire tunisienne compte plusieurs femmes dont le rôle ne se résume pas à avoir été « les premières ». Elles ont déplacé les limites de ce qu’une femme pouvait faire à leur époque.

Le 13 août, Fête nationale de la femme tunisienne, offre précisément l’occasion de revenir sur ces trajectoires. Non pour dresser un panthéon de figures féminines, mais pour mesurer, à travers ce qu’elles ont construit ou changé, la profondeur d’une histoire du leadership féminin qui précède largement l’entreprise moderne.

Alors, qui fut la première femme leader de l’histoire tunisienne ? La question n’a pas de réponse unique. Tout dépend de ce que l’on entend par leadership et de la période considérée. Mais plusieurs femmes ont laissé une empreinte suffisamment forte pour que leur influence dépasse leur époque.

La première figure à laquelle on pense est Elyssa, connue sous le nom de Didon. Son histoire est indissociable de celle de Carthage, même si son existence et le récit de sa fondation appartiennent à une tradition mêlant sources antiques, histoire et légende.

Dans les récits transmis par les auteurs antiques, cette princesse de Tyr quitte la Phénicie et arrive en Afrique du Nord avec ses compagnons. Elle fonde Carthage et en devient la reine.  Ce qui a traversé les siècles n’est pas seulement le nom d’une reine. C’est celui d’une fondatrice. Une femme placée au centre d’un récit de migration, de négociation et de création d’une nouvelle cité.

Plus de deux millénaires plus tard, une autre femme laisse une empreinte d’une nature très différente.

Aziza Othmana, princesse de la dynastie mouradite au XVIIe siècle, est restée dans la mémoire tunisienne pour l’importance de son action sociale. Elle consacre une partie de son patrimoine à des œuvres d’aide et à des institutions destinées notamment aux personnes vulnérables. Le CREDIF documente son action et les biens qu’elle a consacrés à ces œuvres. Son nom n’est surtout pas resté uniquement dans les livres d’histoire. Il est encore associé à l’un des établissements hospitaliers les plus connus de Tunis. Son parcours rappelle une autre dimension du leadership : la capacité à transformer un patrimoine privé en impact collectif.

Dans le vocabulaire d’aujourd’hui, on parlerait volontiers d’investissement à impact ou de philanthropie. Ces termes n’existaient évidemment pas à son époque. Mais l’idée est là : les ressources dont elle disposait ont été utilisées pour produire un effet durable sur la société.

Au XXe siècle, le combat change de terrain.

Bchira Ben Mrad comprend que la participation des femmes à la vie publique ne peut pas rester marginale. En 1936, elle fonde l’Union musulmane des femmes de Tunisie, première organisation féminine tunisienne de cette nature, et cherche à donner aux femmes un rôle actif dans le mouvement national. 

Son action ne se limite pas à créer une association. Elle mobilise des femmes autour d’actions concrètes et participe à l’effort nationaliste, notamment à travers des campagnes de collecte de fonds. Ce qui mérite d’être retenu, près de neuf décennies plus tard, est moins le titre de « pionnière » que la méthode : organiser, fédérer et donner à un groupe jusqu’alors peu visible un espace pour agir. Le leadership prend ici une dimension collective. Il ne s’agit plus seulement d’exercer un pouvoir, mais de créer les conditions pour que d’autres femmes puissent en exercer un à leur tour.

Avec Radhia Haddad, le leadership féminin entre plus directement dans les institutions.

Engagée dans le mouvement national, elle participe à la création de l’Union nationale des femmes de Tunisie après l’indépendance. En 1959, elle devient députée de Tunis et compte parmi les premières femmes parlementaires en Afrique et dans le monde arabe. Elle préside également l’UNFT.  Son parcours intervient dans une période où la Tunisie redéfinit profondément le statut juridique et social des femmes. Le Code du statut personnel de 1956 marque notamment une rupture majeure dans le droit tunisien de la famille. Radhia Haddad incarne alors une étape supplémentaire : la femme n’est plus seulement mobilisée dans la société civile ; elle entre dans l’espace où se fabriquent les décisions publiques.

Puis vient Tawhida Ben Cheikh.

En 1928, elle devient la première bachelière musulmane de Tunisie. En 1936, elle obtient son diplôme de médecine à Paris et devient la première femme médecin de Tunisie et l’une des premières femmes médecins du monde arabe et du Maghreb. Elle aurait pu se contenter d’une réussite individuelle. Elle fait l’inverse.

De retour en Tunisie, elle ouvre son cabinet, se spécialise en gynécologie et prend progressivement des responsabilités hospitalières. Elle contribue ensuite au développement du planning familial et milite en faveur de l’accès à la contraception et à l’avortement. Elle dirige notamment des services de maternité à Charles-Nicolle et à l’hôpital Aziza-Othmana. Son influence dépasse donc largement le fait d’avoir été « la première femme médecin ». Elle a contribué à changer la manière dont la médecine prenait en charge les femmes et dont les femmes pouvaient décider de leur santé reproductive.

C’est précisément ce qui transforme une réussite personnelle en leadership : l’effet produit au-delà de soi.

2026 

Cette histoire ne s’arrête évidemment pas avec les pionnières du XXe siècle.

En 2026, les Tunisiennes sont présentes dans des univers professionnels qui auraient été difficilement imaginables quelques générations auparavant. Elles sont CEO, dirigeantes, ingénieures, médecins, chercheuses, pilotes, entrepreneures, responsables d’équipes, cadres dans l’industrie et la finance, spécialistes de la technologie et fondatrices de startups. Elles travaillent aussi dans des métiers physiquement exigeants et naturellement très masculins. Elles sont présentes dans les ateliers, les usines, les laboratoires, les chantiers, les exploitations agricoles et les secteurs techniques.

Cette diversité compte. Elle se mesure aussi dans l’emploi créé, les entreprises développées, les compétences transmises, les produits conçus, les marchés conquis et les innovations mises sur le marché.

Le programme Femmes Entrepreneures de Tunisie (FET), créé par Managers en 2015, en donne chaque année une illustration concrète. Le concours a précisément été créé pour valoriser et accompagner les femmes entrepreneures à travers le pays et favoriser leur accès aux marchés tunisien et africain. 

De Didon aux entrepreneures de 2026

Il serait tentant de chercher une continuité parfaite entre Didon et les CEO tunisiennes de 2026. Elle n’existe pas.

Les sociétés, les droits, les économies et les rapports de pouvoir ont profondément changé.

Mais il existe une continuité plus intéressante : celle des femmes qui repoussent le périmètre de ce qu’elles peuvent faire.

Fondatrice de Carthage dans un récit antique, mécène dans la Tunisie ottomane, militante pendant le mouvement national, parlementaire après l’indépendance, médecin et pionnière de la santé reproductive, puis entrepreneure, ingénieure, dirigeante ou scientifique aujourd’hui : les formes du leadership ont changé, mais l’enjeu reste celui de l’accès à la décision et de la capacité à produire du changement.

Le 13 août peut donc être l’occasion de regarder le leadership féminin tunisien autrement.

Pas comme une faveur accordée aux femmes.
Pas comme une simple question de représentation.
Et encore moins comme une célébration annuelle sans lendemain.

Comme une histoire de valeur créée.

Car c’est probablement là que se trouve le meilleur trait d’union entre les pionnières d’hier et les entrepreneures d’aujourd’hui : elles ne se sont pas contentées d’occuper une place. Elles ont changé ce qu’il était possible d’y faire.

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