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Une chute record des exportations pétrolières du Golfe 

03. April 2026 um 10:33

Les exportations de pétrole des pays du Golfe ont enregistré une chute historique de 49 % en mars par rapport à février 2026, sur fond de guerre persistante au Moyen-Orient. La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures, a fortement réduit les flux transitant par cette route essentielle.

La majorité des grands exportateurs de la région ont été durement touchés. Cinq pays du Moyen-Orient, dont l’Irak, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont vu leurs exportations maritimes de brut reculer nettement. À contre-courant, seul le sultanat d’Oman a enregistré une progression de ses ventes.

Selon les données de l’Energy Research Unit, basée à Washington, les exportations totales de pétrole du Golfe (hors Iran) ont été quasiment divisées par deux, tombant à 8,44 millions de barils par jour en mars, contre 16,58 millions en février.

Malgré son contrôle stratégique du détroit d’Ormuz, l’Iran n’a pas échappé à ce trend baissier. Ses exportations ont reculé, même si la hausse des prix du pétrole, au-delà de 100 dollars le baril, a permis à Téhéran de compenser en partie la baisse des volumes…

Des baisses généralisées, l’Irak particulièrement touché

L’Irak apparaît comme le pays le plus affecté, avec une chute spectaculaire de 83,3 %, ses exportations tombant à 561 000 barils par jour, soit une baisse de 2,8 millions par rapport au mois précédent.

Dans ce contexte, Bagdad a décidé de recourir à une solution exceptionnelle : relancer les exportations de pétrole par voie terrestre via la Syrie. Cette option, abandonnée depuis des décennies, vise à compenser la paralysie du détroit d’Ormuz et à garantir des recettes indispensables au budget de l’État. Les flux devraient reprendre progressivement, avec un transport assuré par camions citernes.

L’Arabie saoudite et les Émirats amortissent le choc

L’Arabie saoudite a vu ses exportations reculer de 38,6 % en mars, à 4,388 millions de barils par jour, soit une baisse de 2,76 millions de barils. De leur côté, les Émirats arabes unis ont enregistré un repli de 37 %, à 2,132 millions de barils par jour.

Pour limiter l’impact de la crise, Riyad s’est appuyé sur l’oléoduc Est-ouest, qui permet de contourner le détroit d’Ormuz et fonctionne actuellement à pleine capacité, soit environ 7 millions de barils par jour. Les Émirats ont, quant à eux, renforcé leur utilisation de l’oléoduc Habshan-Fujairah, réduisant partiellement leur dépendance à la voie maritime.

Koweït et Qatar en forte baisse, Oman fait exception

Le Koweït et le Qatar ont également subi de lourdes pertes. Les exportations koweïtiennes ont chuté de 76,4 %, à 280 000 barils par jour. Tandis que celles du Qatar ont reculé de 77,7 %, à 135 000 barils par jour.

À l’inverse, Oman se distingue comme le seul pays de la région à avoir augmenté ses exportations, en hausse de 6 % à 940 000 barils par jour. Cette résilience s’explique par sa position géographique : ses ports, situés sur la mer d’Arabie, échappent au passage par le détroit d’Ormuz.

L’Iran également affecté

Les exportations iraniennes ont elles aussi diminué en mars, atteignant environ 1,79 million de barils par jour, soit une baisse de 16,6 % par rapport à février.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz montre des signes timides de reprise, mais reste inférieur de 95 % à ses niveaux d’avant-guerre, illustrant l’ampleur des perturbations.

Une crise aux implications géopolitiques majeures

La fermeture du détroit d’Ormuz, l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial, suscite de vives interrogations quant à ses responsabilités et à ses conséquences à long terme.

Selon l’économiste de l’énergie, Anas Al-Hajji, attribuer la responsabilité de cette fermeture dépend largement de la lecture stratégique du conflit. Les intérêts de l’Iran et des États-Unis pouvant se croiser, la situation reste particulièrement complexe.

L’expert souligne que les implications seraient radicalement différentes selon l’origine de la fermeture : une initiative américaine pourrait traduire une stratégie globale de recomposition de l’ordre mondial. Tandis qu’une action iranienne mettrait en lumière les limites de la stratégie de sécurité des États-Unis dans la région.

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