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Empfangen — 31. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

CAN féminine de volley : La Tunisie balaie le Mali et défiera l’Égypte

31. August 2026 um 06:31

La Tunisie s’est qualifiée pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique féminin de volleyball 2026 à Nairobi en surclassant le Mali 3 sets à 0, dimanche 30 août.

Les Tunisiennes ont remporté les trois manches 25-11, 25-15 et surtout 25-4, bouclant leur huitième de finale en seulement 1h03. Elles retrouveront désormais l’Égypte pour une place dans le dernier carré.

42 attaques gagnantes contre 15

Au-delà du score, les statistiques publiées par la Confédération africaine de volleyball (CAVB) témoignent de l’écart entre les deux sélections.

La Tunisie a totalisé 42 points à l’attaque contre 15 pour le Mali, ainsi que 14 contres contre 4 et 7 aces contre un seul pour son adversaire.

Après deux premières manches maîtrisées, la sélection tunisienne a totalement pris le dessus dans le troisième set, remporté 25-4 en seulement 15 minutes.

Abda N. a été la meilleure marqueuse de la rencontre avec 20 points, dont 17 à l’attaque et trois au contre. Jenhani S. a ajouté 13 points, dont quatre contres et quatre aces, tandis que Bouraoui S. a inscrit 10 points.

Campedelli : « Depuis aujourd’hui, notre championnat a commencé »

La sélectionneuse Alessandra Campedelli a surtout vu dans cette victoire un changement d’état d’esprit après une première partie de compétition plus difficile.

« Depuis aujourd’hui, notre championnat a commencé », a-t-elle déclaré à la CAVB.

La technicienne a expliqué que ses joueuses avaient manqué de confiance durant la première phase du tournoi, tout en estimant qu’elles étaient capables de produire un meilleur volleyball.

Le prochain rendez-vous permettra de mesurer cette progression. La Tunisie affrontera l’Égypte en quart de finale dans un duel d’un tout autre niveau.

Campedelli estime que son équipe doit encore progresser sur le plan mental avant cette rencontre, mais se dit convaincue que ses joueuses seront prêtes face aux Égyptiennes.

Après une victoire particulièrement nette contre le Mali, la Tunisie devra désormais confirmer face à l’Égypte pour poursuivre son parcours continental.

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Tunisie : Le FTDES alerte sur un risque pour « la sécurité et la paix sociales »

31. August 2026 um 05:51

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) met en garde contre une aggravation de la crise sociale en Tunisie et estime qu’un nouveau retard dans la réponse aux difficultés économiques et sociales pourrait conduire à une situation menaçant « la sécurité et la paix sociales ».

Dans un communiqué publié dimanche 30 août 2026, le FTDES dresse un constat particulièrement sévère de la situation du pays, qu’il qualifie de « crise globale », allant bien au-delà des seules perturbations dans l’approvisionnement en eau et en électricité.

Le FTDES dénonce ce qu’il qualifie de « déni »

L’organisation évoque les coupures répétées d’eau et d’électricité et les difficultés d’approvisionnement en eau minérale en pleine période de chaleur. Elle cite également la baisse du pouvoir d’achat, le chômage, la précarité économique, la dégradation des services publics et l’aggravation de la crise environnementale.

Le FTDES mentionne également les drames humains en Méditerranée, les restrictions visant, selon lui, les voix critiques ainsi que les conditions carcérales.

Pour l’organisation, ces différentes situations ne constituent pas une succession de crises ponctuelles ou indépendantes, mais traduisent une « crise sociale structurelle étouffante ».

Le Forum fait porter au pouvoir politique la responsabilité de la dégradation de la situation sociale et économique et estime que les réponses apportées ne sont pas à la hauteur de la crise.

Il dénonce également un écart croissant entre la réalité vécue par les citoyens et le discours officiel, considérant que la réponse des autorités reste marquée par le « déni » et le refus d’assumer les responsabilités.

Un avertissement sur un « dérapage social »

Le communiqué critique également l’absence de communication gouvernementale effective avec les citoyens ainsi que le rétrécissement de l’espace civique et ce que le FTDES considère comme une criminalisation de la protestation.

Dans ce contexte, l’organisation avertit que la poursuite du déni et l’absence de réponses sérieuses pourraient pousser le pays vers un « dangereux dérapage social », sur fond d’accumulation des pressions et de montée des tensions.

Le FTDES appelle à prendre des mesures urgentes pour garantir un approvisionnement régulier en eau et en électricité et mettre fin aux perturbations récurrentes.

Il réclame également une intervention pour protéger le pouvoir d’achat, limiter la hausse du coût de la vie et garantir la disponibilité des produits de base, notamment à l’approche de la rentrée scolaire et de ses charges supplémentaires pour les familles.

Le Forum appelle par ailleurs au respect des libertés et à la reprise d’un dialogue entre les autorités, la société civile, les organisations sociales et les citoyens concernés afin de rechercher des solutions à la crise.

La TAP a également fait état dimanche soir des appels du FTDES à des mesures urgentes concernant l’eau, l’électricité et le pouvoir d’achat. L’agence rapporte également l’avertissement du Forum selon lequel un retard supplémentaire dans la réponse aux préoccupations sociales et économiques croissantes pourrait conduire à une situation menaçant la sécurité et la paix sociales.

La responsabilité renvoyée aux institutions de l’État

Dans la conclusion de son communiqué, le FTDES estime que la responsabilité de l’initiative et d’une réponse urgente incombe aujourd’hui aux institutions de l’État, « à leur tête la présidence de la République ».

Cet avertissement intervient alors que les difficultés d’accès à certains services essentiels ont alimenté les mouvements sociaux ces dernières semaines.

En juillet, l’Observatoire social tunisien, relevant du FTDES, avait recensé 1 101 mouvements de protestation, soit le niveau le plus élevé enregistré pour un mois de juillet depuis le début de la série comparative en 2016. Les problèmes liés à l’eau et les coupures d’électricité avaient représenté 678 mouvements, soit 61,6 % du total.

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Session extraordinaire : 61 députés signent, la pétition bientôt déposée à l’ARP

31. August 2026 um 05:31

Le nombre de députés réclamant une session parlementaire extraordinaire continue d’augmenter. Ils sont désormais 61 à avoir signé la pétition, contre 56 samedi, tandis que son dépôt officiel à l’Assemblée des représentants du peuple est annoncé pour ce lundi 31 août ou mardi 1er septembre.

Le député Mohamed Ali, l’un des initiateurs de la démarche, a annoncé dimanche sur Diwan FM que cinq nouveaux élus avaient rejoint l’initiative et que la liste des signataires restait ouverte.

La pétition devrait être déposée au bureau d’ordre de l’ARP lundi ou mardi, a-t-il précisé. Cette étape sera déterminante : à ce stade, les signatures sont réunies, mais la demande n’a pas encore été officiellement enregistrée et aucune session extraordinaire n’a été convoquée.

Les signataires veulent consacrer cette session à la situation sociale, économique et aux services publics, dans un contexte marqué notamment par les coupures d’eau et d’électricité, la hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement en certains produits.

Ils évoquent plus largement une dégradation des services essentiels et souhaitent interpeller le gouvernement sur la gestion de ces crises.

De 56 à 61 députés

Samedi, la TAP avait fait état de 56 députés signataires. Selon les données du site officiel de l’ARP citées par l’agence, 152 députés sont actuellement en exercice.

L’article 71 de la Constitution prévoit que, durant les vacances parlementaires, l’Assemblée peut se réunir en session extraordinaire à la demande du président de la République ou du tiers de ses membres, pour examiner un ordre du jour déterminé.

Avec désormais 61 signataires, l’initiative dépasse plus largement ce seuil numérique.

Mohamed Ali estime qu’il n’y a « aucun motif » pour ne pas donner suite à la demande une fois celle-ci déposée. Il justifie l’initiative par ce qu’il décrit comme des crises aiguës et multiples traversées par le pays.

Reste toutefois à distinguer le seuil permettant de demander une session extraordinaire de sa convocation effective.

Une session, mais avec quelle portée ?

La démarche ne vise pas seulement à réunir l’Assemblée. Les députés souhaitent également interpeller l’exécutif sur les causes de la dégradation des services essentiels et la répétition des crises.

Ils proposent d’entendre les responsables concernés, de présenter les données disponibles à l’opinion publique, mais aussi d’examiner les responsabilités politiques et administratives ainsi que les mesures urgentes susceptibles d’être prises.

Obtenir la réunion de l’Assemblée et peser sur l’action gouvernementale constituent toutefois deux questions différentes.

La Constitution de 2022 organise les rapports entre les institutions autour d’un exécutif dans lequel le président de la République occupe une place centrale. Son article 100 dispose que le chef du gouvernement et les ministres mettent en œuvre la politique générale de l’État conformément aux orientations et aux choix définis par le président de la République.

Dans ce cadre, une éventuelle session extraordinaire permettrait surtout aux députés d’interroger publiquement les membres du gouvernement sur les coupures d’eau et d’électricité, les prix, la situation sanitaire ou encore les difficultés d’approvisionnement.

La prochaine étape sera donc moins le nombre de signatures que le dépôt effectif de la pétition à l’ARP et la suite institutionnelle qui lui sera réservée.

Pour l’heure, 61 députés ont signé. La session extraordinaire, elle, n’est pas encore convoquée.

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Siliana : Des vents à plus de 100 km/h ravivent l’incendie de Djebel Boulemane

31. August 2026 um 05:13

L’incendie de Djebel Boulemane, dans la zone de Mzata relevant de la délégation de Bargou, à Siliana, a repris dimanche soir, quelques heures seulement après avoir été totalement maîtrisé. De violentes rafales de vent ont réactivé plusieurs foyers et favorisé une nouvelle extension des flammes.

Selon un responsable de la direction régionale des forêts de Siliana, cité par la TAP, la vitesse du vent a dépassé les 100 km/h, compliquant fortement les opérations sur un terrain déjà difficile d’accès.

Les vents ont également transporté des cendres issues de l’incendie jusqu’aux limites du gouvernorat de Kairouan, selon la même source. (Voir la vidéo en bas de l’article)

Des renforts demandés aux gouvernorats voisins

Face à cette reprise, des renforts ont été demandés aux gouvernorats voisins. Des véhicules des services forestiers et de la Protection civile doivent ainsi rejoindre les équipes déjà mobilisées afin de tenter de contenir la nouvelle progression du feu.

Cette reprise intervient alors que l’incendie avait été totalement maîtrisé aux premières heures de dimanche 30 août. Les agents des forêts et de la Protection civile avaient ensuite entamé et achevé les opérations de refroidissement des zones touchées.

Les fortes rafales ont cependant favorisé la réactivation de foyers résiduels, illustrant la difficulté à sécuriser définitivement ce type d’incendie lorsque les conditions météorologiques restent défavorables.

Le feu de Djebel Boulemane s’était initialement déclaré jeudi 27 août. La présence de plusieurs foyers dispersés et le relief accidenté avaient dès le départ compliqué l’accès des équipes d’intervention à certaines parties du massif.

Deux avions militaires déjà mobilisés

L’ampleur des opérations avait nécessité l’intervention de deux avions militaires pour soutenir les équipes au sol.

D’importants moyens humains et matériels ont également été engagés, avec notamment cinq camions relevant des services forestiers de Siliana, un engin de terrassement ainsi que six véhicules de la Protection civile, selon les informations rapportées par la TAP.

Aucun nouveau bilan officiel de la superficie parcourue par les flammes n’était encore disponible dimanche soir. L’extension provoquée par la reprise de l’incendie pourrait conduire les autorités à réévaluer les dégâts une fois le feu de nouveau maîtrisé.

La situation de Djebel Boulemane est distincte des incendies enregistrés ces derniers jours dans le gouvernorat de Jendouba.

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