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Empfangen — 18. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Kaïs Saïed propose une sensibilisation antidrogue en début de cours et des clubs culturels

18. August 2026 um 06:30

À l’occasion de la Journée du savoir, célébrée lundi 17 août 2026 au palais de Carthage, Kaïs Saïed a développé une vision de l’école qui dépasse la réforme des programmes et des conditions matérielles d’apprentissage. Le président de la République a notamment proposé de sensibiliser régulièrement les élèves aux dangers des drogues et d’ouvrir davantage les établissements aux activités culturelles.

Quelques minutes consacrées aux dangers des drogues

Dans son discours prononcé lors de la cérémonie, Kaïs Saïed est revenu sur ce qu’il présente comme une « guerre contre les drogues ». Il a évoqué la possibilité de consacrer quelques minutes au début des cours pour informer les élèves des risques qui menacent la jeunesse.

Le chef de l’État a ainsi avancé une piste destinée à renforcer la prévention contre les drogues en milieu scolaire. Sans entrer dans les modalités de sa mise en œuvre, il a suggéré que ces moments de sensibilisation permettent d’informer les élèves sur les substances en circulation et leurs conséquences sanitaires et sociales.

Il a également appelé les médias nationaux à diffuser des contenus consacrés aux dangers des différentes drogues circulant dans la société tunisienne. Selon lui, ceux qui auraient cherché à « faire exploser l’État » auraient également voulu « faire exploser la société ».

Cinéma, théâtre et activités artistiques à l’école

Cette prévention s’inscrit dans une conception plus large de l’établissement scolaire. Kaïs Saïed estime que celui-ci ne doit pas se limiter à la transmission des cours et à l’acquisition des connaissances.

Il a plaidé pour la création de clubs culturels consacrés notamment au cinéma, au théâtre et aux différentes formes d’expression artistique. Ces activités devraient, selon lui, contribuer à l’acquisition des connaissances, à l’élévation du goût et à la consolidation de l’esprit national.

Le président a aussi évoqué les arts de la calligraphie et regretté que certains élèves et étudiants remplacent désormais des lettres arabes par des chiffres ou des symboles dans leurs échanges numériques.

Une réforme éloignée des calculs politiques

Kaïs Saïed a parallèlement rappelé le lancement des travaux du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, présenté comme une institution constitutionnelle appelée à préparer la réforme du secteur.

Cette réforme devra, selon lui, reposer sur des critères objectifs, répondre aux choix des Tunisiens et rester à l’écart des « tiraillements politiques ». Il a également critiqué certaines réformes antérieures qui n’auraient pas été « innocentes » et rejeté toute orientation éducative imposée depuis l’étranger.

« Notre enseignement, nous le choisissons comme le choisit le peuple tunisien », a-t-il affirmé, en défendant un système national, démocratique et accessible à tous sur un pied d’égalité.

Transport, santé et architecture scolaire

Le chef de l’État a enfin insisté sur les conditions concrètes de la réussite : transport, santé, accompagnement social, orientation, fournitures scolaires et entretien des établissements.

Il a aussi abordé l’architecture des écoles, en citant l’aération, l’éclairage et la nécessité de prévoir des espaces adaptés aux activités culturelles. La Présidence a, de son côté, indiqué que Kaïs Saïed avait demandé aux membres du Conseil supérieur de travailler intensivement à l’élaboration d’un enseignement « national et démocratique » issu de la volonté du peuple tunisien.

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Empfangen — 17. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Métro de Sfax : La BAD prépare le montage PPP, pas encore les travaux

17. August 2026 um 13:36

Onze ans après la création de la Société du métro léger de Sfax, le projet reste suspendu à son financement. La Banque africaine de développement (BAD) a clôturé, le 17 août 2026, un appel à consultants pour actualiser les études de la ligne T1 et préparer son montage en partenariat public-privé. La mission doit s’étendre jusqu’en août 2027 : aucun lancement des travaux n’est donc annoncé à ce stade.

Une année supplémentaire d’études

Selon l’appel à manifestation d’intérêt publié par la BAD, le cabinet retenu devra actualiser les études techniques et financières de la première tranche de la ligne T1.

La fiche détaillée de la mission mise en ligne sur la plateforme de recrutement de la BAD fixe la période d’intervention du 15 octobre 2026 au 14 août 2027, pour une durée comprise entre dix et douze mois.

Le consultant devra réexaminer les prévisions de fréquentation et mesurer la rentabilité économique de la ligne. L’étude portera également sur la soutenabilité budgétaire du projet, afin de déterminer la forme de partenariat public-privé et le montage financier les plus adaptés.

Le mandat ne concerne donc pas la construction des infrastructures. Il doit préparer le cadre financier, juridique et contractuel avant la sélection du partenaire privé.

Le cabinet sera notamment chargé d’établir le calendrier de l’appel d’offres international, de définir les critères de préqualification et de participer à la rédaction des projets de contrats. Il préparera également le règlement du dialogue compétitif avec les candidats.

Le partage des risques reste à définir

D’après la BAD, le recours au PPP avait été approuvé par l’Instance générale de partenariat public-privé en novembre 2021, puis par le ministère des Finances en juin 2022. Plus de quatre ans après ces validations, ses modalités concrètes restent cependant à arrêter.

La prochaine étude devra notamment préciser la répartition des coûts et des risques entre l’État tunisien et le partenaire privé. Les documents publiés ne permettent pas encore de connaître la contribution financière attendue de chaque partie ni le niveau d’engagement définitif de la BAD dans le financement des infrastructures.

Le gouvernement tunisien a obtenu un don du Fonds de développement urbain et municipal, géré par la BAD, pour couvrir les études techniques et financières. Ce financement concerne ainsi la préparation du projet, et non l’exécution du chantier.

Des déclarations contradictoires en 2025

La question du financement avait provoqué une séquence confuse en mars 2025. Comme Webdo l’avait alors rapporté, le ministre des Transports, Rachid Amri, avait annoncé devant le Parlement que la BAD s’était retirée du projet en invoquant de nouvelles conditions.

Dès le lendemain, le ministère avait affirmé que la banque maintenait son engagement et poursuivait sa coordination avec les autorités tunisiennes, selon un communiqué également relayé par Webdo.

Le nouvel appel à consultants confirme aujourd’hui la continuité de cet accompagnement. Il ne constitue toutefois pas une décision de financer directement les travaux.

Lire aussi: Tunisie : Le ministère du transport rassure sur l’avenir du métro léger de Sfax (mars 2025)

Une attente majeure pour Sfax

Le gouvernorat de Sfax comptait exactement 1 047 468 habitants à la fin de 2024, selon le dernier recensement général de la population publié par l’Institut national de la statistique.

Le projet doit desservir plus précisément l’agglomération du Grand Sfax, dont sept communes regroupent plus de 500 000 habitants d’après la BAD. Dans ce périmètre, près des deux tiers des déplacements motorisés sont effectués en voiture particulière ou en taxi, contre environ 21 % en transport collectif.

Le réseau projeté comprend deux lignes de tramway et trois lignes de bus à haut niveau de service, sur près de 70 kilomètres. Sa première tranche porte sur une section de la ligne T1 reliant le centre-ville à Chihiya sur environ 13,5 kilomètres.

La date du chantier reste inconnue. Avant le premier coup de pioche, il faudra achever les études, valider le montage financier, lancer l’appel d’offres international et contractualiser avec le partenaire privé. Au regard du calendrier publié par la BAD, ces conditions ne devraient pas être réunies avant l’été 2027.

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Prison de Mornag : Décès inexpliqué d’un ancien militaire italien détenu en Tunisie

17. August 2026 um 10:31

Un ressortissant italien de 78 ans, ancien sous-officier de l’armée ayant également exercé dans le renseignement, a été retrouvé mort dans sa cellule à la prison de Mornag. L’information, révélée par le quotidien italien La Nuova Sardegna et reprise en Tunisie par Mosaïque FM, n’a encore fait l’objet d’aucune explication officielle sur les causes du décès.

Antonino Urru, originaire d’Oristano, en Sardaigne, a été retrouvé sans vie vendredi 14 août 2026 dans sa cellule. Son décès aurait été confirmé dans les milieux diplomatiques, selon la presse italienne.

Aucune communication des autorités tunisiennes ou italiennes n’avait toutefois précisé, lundi matin, les circonstances exactes de sa mort. Aucun résultat d’examen médico-légal n’a également été rendu public.

Arrêté en vertu d’un mandat international

Ancien maréchal de l’armée italienne, Antonino Urru aurait exercé certaines fonctions au sein des services de renseignement pendant sa carrière militaire. Cet élément biographique n’apparaît toutefois pas lié aux raisons de son arrestation en Tunisie.

L’homme avait été interpellé une dizaine de jours avant son décès en exécution d’un mandat d’arrêt international délivré par la justice italienne. Installé depuis plusieurs années en Tunisie, il faisait l’objet d’une condamnation définitive dans une affaire de fraude fiscale.

Selon La Nuova Sardegna, la procédure portait sur des opérations immobilières et un montage de sociétés destiné à dissimuler certains mouvements financiers. Le montant de l’évasion fiscale contestée avait été évalué à environ 815.000 euros.

Son nom avait également été cité dans d’autres procédures relatives à des projets immobiliers à Oristano. Dans l’une de ces affaires portant sur de présumées infractions urbanistiques, il avait cependant été acquitté en 2014, le tribunal ayant conclu que les faits reprochés n’étaient pas constitués.

Une extradition qui n’aura pas lieu

Après son arrestation, Antonino Urru avait été placé en détention à la prison de Mornag dans l’attente de la suite de la procédure et d’une possible remise aux autorités italiennes. Son décès est intervenu quelques jours seulement après son incarcération.

À ce stade, aucun élément public ne permet d’établir s’il est mort de causes naturelles, à la suite d’un problème de santé ou dans d’autres circonstances. Aucune trace de violence n’a été officiellement signalée, mais les autorités n’ont pas davantage communiqué sur les premières constatations médicales.

La clarification des causes de sa mort dépend désormais des examens médico-légaux et des éventuelles investigations ordonnées en Tunisie. En l’absence de conclusions officielles, le caractère inexpliqué du décès ne permet pas, à lui seul, de retenir l’hypothèse d’un acte criminel.

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