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Gestern — 31. Mai 2026Actualités Tunisie webdo.tn

La Tunisie renforce la surveillance sanitaire dans les aéroports et aux frontières

23. Mai 2026 um 07:09

Le ministère de la Santé a annoncé, vendredi 22 mai 2026, un renforcement de la vigilance sanitaire dans les aéroports, les ports et les postes frontaliers terrestres. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion de coordination consacrée au suivi de l’évolution de certaines situations épidémiologiques dans le monde. Les autorités tunisiennes assurent toutefois que le risque de propagation internationale demeure faible.

Une coordination élargie autour de la prévention sanitaire

La réunion a été présidée par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, en présence de représentants des ministères de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et du Transport, ainsi que de responsables de l’Office de l’aviation civile et des aéroports, de cadres du ministère et de plusieurs experts.

Les discussions ont notamment porté sur les virus Ebola et Hantavirus, mais dans une logique de prévention. Le ministère indique aussi qu’un échange à distance a eu lieu avec le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, afin de faire le point sur les dernières données disponibles.

Des mesures renforcées aux frontières

À l’issue de cette réunion, il a été décidé de renforcer la surveillance sanitaire dans les aéroports, les ports et les postes frontaliers terrestres, avec une attention particulière portée à la sensibilisation des voyageurs, au respect des protocoles préventifs et à la détection précoce.

Pour les Tunisiens comme pour les personnes arrivant en Tunisie, le message se veut donc préventif : il ne s’agit pas d’une alerte sanitaire déclarée, mais d’un renforcement de la vigilance aux points d’entrée du territoire.

Ces derniers jours, le ministère de la Santé avait déjà tenu à rassurer sur l’absence de menace directe pour la Tunisie concernant Ebola, ainsi que sur l’absence de cas de Hantavirus recensés dans le pays.

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Hantavirus : Zéro cas en Tunisie, le ministère tient à rassurer

17. Mai 2026 um 16:04

Le ministère de la Santé a affirmé, ce dimanche 17 mai 2026, qu’aucun cas de hantavirus n’a été détecté en Tunisie. Une précision destinée à rassurer, alors qu’une alerte internationale liée à un navire de croisière suscite des inquiétudes sur les réseaux sociaux.

L’affaire concerne le MV Hondius, parti d’Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril, pour une expédition en Amérique du Sud et dans la région antarctique. Plusieurs passagers ont développé des symptômes respiratoires graves, avant que le navire n’accoste à Tenerife, aux Canaries, le 10 mai.

Selon l’ECDC, douze cas liés à cet épisode étaient recensés au 17 mai : neuf confirmés, deux probables et un inconclusif. L’OMS faisait état, au 13 mai, de onze cas, dont trois décès.

Une alerte limitée

Le virus identifié est le virus Andes, une souche sud-américaine du hantavirus. Elle peut, dans certaines conditions, se transmettre entre humains lors de contacts étroits et prolongés, mais pas facilement dans la vie quotidienne ordinaire.

Les autorités sanitaires internationales suivent donc l’épisode, sans signal, à ce stade, d’une propagation communautaire large.

Pourquoi la Tunisie communique

Pour la Tunisie, aucun cas n’a été enregistré. Le ministère indique renforcer la vigilance sanitaire, notamment aux points d’entrée et au niveau des services spécialisés, afin d’assurer une détection rapide en cas d’évolution.

Cette communication vise aussi à encadrer l’information publique. Depuis la pandémie de Covid-19, les alertes sanitaires internationales peuvent rapidement alimenter des inquiétudes. En confirmant l’absence de cas, le ministère cherche à rassurer sans banaliser.

Dans une déclaration antérieure à la TAP, Riadh Daghfous, directeur général du Centre national de pharmacovigilance, avait déjà estimé qu’il n’y avait pas lieu de craindre une propagation du virus Hanta en Tunisie.

Ce qu’il faut retenir

Le hantavirus n’est pas un virus nouveau. Il se transmet principalement par contact avec les rongeurs, leurs déjections, leur salive ou des surfaces contaminées.

Les premiers symptômes peuvent ressembler à ceux d’une infection saisonnière : fièvre, maux de tête, douleurs abdominales ou musculaires. Dans certains cas, des complications pulmonaires ou rénales peuvent survenir.

Le ministère recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les rongeurs ou leurs déjections et de consulter en cas de fièvre ou de difficultés respiratoires après un retour d’une zone où le virus circule.

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Virus Hanta : La Tunisie se veut rassurante

11. Mai 2026 um 18:33

Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riadh Daghfous, a affirmé lundi 11 mai 2026 que le virus Hanta reste « faiblement transmissible » et n’a pas atteint le stade d’épidémie mondiale, tout en appelant à un suivi attentif des cas récemment signalés à bord d’un navire de croisière néerlandais.

Intervenant sur la radio tunisienne, le responsable a expliqué que ce virus se transmet principalement par les rongeurs, notamment à travers l’inhalation de poussières contaminées par leurs excréments, le contact avec des surfaces souillées ou encore la consommation d’aliments contaminés.

La transmission entre humains demeure extrêmement rare

Selon lui, la transmission entre humains demeure extrêmement rare, ce qui réduit le risque d’une propagation massive comparable à celle d’autres virus respiratoires.

Hantavirus provoque des symptômes proches d’une grippe sévère, tels qu’une forte fièvre, des maux de tête et des douleurs articulaires. Toutefois, les complications peuvent devenir graves avec des atteintes respiratoires aiguës et des insuffisances rénales susceptibles d’entraîner le décès des patients dans les cas les plus sévères.

Lire aussi : Hantavirus : 3 morts, 8 cas identifiés et des passagers suivis dans 13 pays

Riadh Daghfous a également insisté sur la nécessité de réaliser des analyses génétiques sur les cas détectés à bord du navire de croisière afin d’identifier précisément la souche virale en circulation.

Le virus est endémique dans plusieurs pays

De son côté, Mahjoub Aouni, professeur de virologie à la faculté de médecine de Monastir, a rappelé que le virus est endémique dans plusieurs pays, notamment en Asie, particulièrement en Chine et en Corée où il a été identifié pour la première fois dans la région du fleuve Hantaan dans les années 1980.

Le spécialiste a précisé que la période d’incubation varie entre une semaine et huit semaines et que plusieurs variantes du virus existent. Il a également indiqué qu’une transmission d’humain à humain n’a été observée que dans des cas très limités liés à une souche spécifique portée par une espèce particulière de rongeurs.

Cette mise au point intervient après un incident sanitaire signalé le 5 mai à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius. Trois passagers sont décédés et trois autres ont été placés dans un état critique après une suspicion de propagation du virus Hanta à bord du bâtiment, qui transportait environ 150 personnes au large des côtes du Cap-Vert, dans l’océan Atlantique.

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Hantavirus : 3 morts, 8 cas identifiés et des passagers suivis dans 13 pays

11. Mai 2026 um 08:45

Une Française rapatriée du MV Hondius, un navire de croisière d’expédition battant pavillon néerlandais, a été testée positive à l’hantavirus, tandis que 22 cas contacts ont été identifiés en France. Ce nouveau cas s’ajoute à un foyer sanitaire international apparu lors d’une traversée en Atlantique Sud, après le départ du navire d’Argentine début avril.

Selon l’OMS, huit cas ont été signalés dans ce foyer, dont trois décès. Cinq cas étaient confirmés comme hantavirus lors du point de l’OMS du 7 mai, trois autres étant alors considérés comme suspects. L’ECDC a ensuite précisé que les infections étaient liées au virus Andes, une souche d’hantavirus présente en Amérique latine et connue pour pouvoir, dans de rares cas, se transmettre entre humains lors de contacts étroits et prolongés.

Un foyer grave, mais pas une alerte mondiale

Le MV Hondius comptait près de 150 passagers et membres d’équipage, de 23 nationalités différentes. Les premiers cas sont apparus en avril, avec des symptômes respiratoires sévères, parfois accompagnés de fièvre et de troubles digestifs. Trois personnes sont décédées : un couple néerlandais et une ressortissante allemande, selon Reuters.

Les autorités sanitaires appellent toutefois à la prudence dans l’interprétation de cette alerte. L’OMS considère que le risque pour la population générale reste faible, même si l’incubation du virus Andes peut aller jusqu’à six semaines et que de nouveaux cas peuvent encore être détectés parmi les personnes exposées.

Les 13 pays concernés par le suivi

L’OMS indique avoir officiellement informé 12 pays dont des ressortissants avaient débarqué à Sainte-Hélène, dans l’Atlantique Sud : Canada, Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Saint-Kitts-et-Nevis, Singapour, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni et États-Unis. À cette liste s’ajoute l’Afrique du Sud, où les autorités sanitaires suivent les personnes ayant voyagé sur le même vol qu’une passagère symptomatique décédée après son arrivée à Johannesburg.

D’autres pays sont également impliqués dans la gestion du dossier, notamment la France, après le test positif d’une passagère rapatriée, ainsi que l’Espagne, qui a accueilli le navire aux Canaries pour organiser les évacuations. Reuters rapporte que des vols de rapatriement ont été organisés vers le Canada, les Pays-Bas, la Turquie, la France, le Royaume-Uni, l’Irlande et les États-Unis, tandis que certains passagers ont été transférés vers Madrid.

Traçage, quarantaine et rapatriements

L’enjeu n’est donc pas celui d’une propagation mondiale comparable au Covid, mais celui d’un traçage international complexe. Les passagers exposés doivent être testés à leur arrivée, puis orientés vers des hôpitaux, des structures de quarantaine ou un isolement à domicile, selon les règles de chaque pays.

L’OMS a recommandé une quarantaine de 42 jours pour les passagers du navire, en raison de la durée possible d’incubation du virus. L’ECDC, de son côté, a publié des recommandations spécifiques pour les autorités européennes chargées de gérer les passagers, les soignants et les personnels de transport impliqués dans les évacuations. (Reuters)

Pour l’heure, le foyer reste circonscrit au MV Hondius et aux personnes qui ont été directement exposées. Mais la diversité des nationalités à bord explique la mobilisation de plusieurs gouvernements et le suivi sanitaire dans au moins 13 pays.

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Hantavirus : Une alerte sérieuse, pas un scénario Covid

08. Mai 2026 um 09:54

L’alerte sanitaire liée au navire de croisière MV Hondius a ravivé, ces derniers jours, le souvenir des grandes crises pandémiques. Les données disponibles et les avis médicaux appellent pourtant à une lecture nuancée : le foyer est réel, il nécessite une surveillance internationale, mais il n’est pas comparable au Covid-19.

Intervenant ce vendredi 8 mai sur Express FM, la professeure hospitalo-universitaire en maladies infectieuses à la faculté de médecine de Tunis, Rim Abdelmalek, a appelé à traiter le sujet avec rationalité, sans minimisation ni dramatisation. Le hantavirus n’est pas un virus nouveau, et il ne présente pas les caractéristiques d’un agent pandémique.

Ce que l’on sait du foyer

Selon l’OMS, sept cas avaient été recensés au 4 mai à bord ou en lien avec le MV Hondius, dont deux confirmés en laboratoire, cinq cas suspects et trois décès. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies faisait état, au 6 mai, du même bilan provisoire, en soulignant qu’il s’agissait d’un incident encore évolutif.

Depuis, plusieurs suivis internationaux évoquent huit cas rapportés, dont trois décès. Des opérations de traçage ont été engagées après le débarquement de passagers lors d’une escale à Sainte-Hélène, avant la confirmation du foyer. Le navire, parti d’Ushuaia le 1er avril 2026, se dirige vers Tenerife, dans les îles Canaries, où des mesures sanitaires spécifiques sont prévues.

Un virus connu, à transmission limitée

Rim Abdelmalek a rappelé que les hantavirus sont connus depuis plusieurs décennies. La contamination humaine se fait généralement par inhalation de particules contaminées par les urines, les excréments ou la salive de rongeurs infectés.

Le virus identifié dans ce foyer est le virus Andes, une forme particulière d’hantavirus pouvant, dans de rares circonstances, se transmettre d’homme à homme. Mais cette transmission reste rare et nécessite généralement un contact étroit et prolongé, ce qui le distingue fondamentalement des virus respiratoires à forte diffusion communautaire.

L’hypothèse d’une contamination avant l’embarquement est étudiée par les autorités sanitaires, notamment autour du parcours du couple néerlandais considéré comme central dans le foyer. Mais l’origine exacte de l’exposition reste encore à confirmer.

Des formes graves possibles, mais ciblées

La maladie peut être grave et potentiellement mortelle. Les symptômes peuvent inclure fièvre, troubles gastro-intestinaux et, dans les cas sévères, pneumonie, détresse respiratoire aiguë ou état de choc.

Les personnes âgées ou souffrant de pathologies chroniques sont plus exposées aux complications. Il n’existe pas, à ce stade, de traitement antiviral spécifique largement disponible. La prise en charge repose principalement sur un traitement de soutien, adapté à l’état du patient.

Vigilance, pas panique

Le message de l’OMS est sans ambiguïté. Maria Van Kerkhove, directrice du département Prévention et préparation aux épidémies et pandémies, a clairement écarté le scénario d’une pandémie. « Ce n’est pas le Covid. Ce n’est pas la grippe », a-t-elle déclaré, en rappelant qu’il s’agit d’un foyer limité lié à un navire.

Dans le suivi du Monde, elle est également citée affirmant qu’il ne s’agit ni du début d’une épidémie, ni du début d’une pandémie. L’OMS estime que le foyer devrait rester limité si les mesures de santé publique sont appliquées et si les pays concernés coopèrent.

Ce cadrage rejoint celui de Rim Abdelmalek : le hantavirus est un virus connu, surveillé, qui peut être grave, mais dont le profil de transmission est très éloigné de celui des agents pandémiques. L’alerte du MV Hondius justifie de la vigilance, pas de la panique.

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