Normale Ansicht

Sans garanties, sans intérêts : le crédit sur l’honneur peut-il tenir ses promesses ?

31. Juli 2026 um 14:00

Le décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026, publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), introduit un nouveau mécanisme des crédits sur l’honneur, prévu depuis la réforme des chèques de 2024 (article 412 ter du Code de commerce).

Le texte fixe trois plafonds selon le profil du bénéficiaire : 25 000 dinars pour les PME et sociétés communautaires, 10 000 dinars pour les porteurs de microprojets, 5 000 dinars pour les particuliers, remboursables sur deux ans au maximum. Fait notable : les banques n’ont pas le choix, elles doivent consacrer au moins 8 % de leurs bénéfices de l’exercice précédent à alimenter ces lignes, et statuer sur chaque dossier en dix jours ouvrables.

L’expert Mohamed Salah Ayari a d’ailleurs tenu à clarifier un point : la simple déclaration sur l’honneur ne suffit pas, un dossier reste nécessaire, et la banque conserve son droit de poursuite en cas d’impayé.

La gratuité, qui pour la payer ?

Le principal point qui pose problème concerne le taux, si ce dernier est nul pour l’emprunteur, quelqu’un doit absorber le coût. L’ancien cadre de la Banque Centrale de Tunisie, Sadok Rouai explique en ce sens que « le coût ne disparaît jamais, il change simplement de payeur ».

L’économiste Aram Belhaj redoute, de son côté, que les banques ne privilégient en pratique les dossiers qui présentent le moins de risques, ce qui viderait le dispositif de sa vocation sociale. Quant à l’enveloppe globale, qui est environ de 120 millions de dinars puisés dans les bénéfices bancaires de 2025, elle lui semble bien en deçà de ce qu’exigerait un tissu économique où les demandeurs potentiels de crédits se comptent par dizaines de milliers.

Un accès au crédit pour le petit entrepreneuriat

Pour les jeunes porteurs de projets et les micro-entreprises historiquement écartés du crédit bancaire faute de garanties suffisantes, ce mécanisme ouvre malgré tout une porte concrète vers un premier financement. Sa réussite dépendra, néanmoins, de la clarté des critères d’octroi entre banques et de l’accompagnement offert aux bénéficiaires pour transformer ce coup de pouce en activité pérenne.

L’article Sans garanties, sans intérêts : le crédit sur l’honneur peut-il tenir ses promesses ? est apparu en premier sur Managers.

La Chine mise davantage sur l’Afrique : 33,5 milliards de dollars d’investissements au premier semestre 2026

31. Juli 2026 um 13:47

Au premier semestre 2026, les investissements chinois réalisés dans le cadre des Nouvelles routes de la soie (BRI) ont atteint 33,5 milliards de dollars sur le continent africain, en hausse de 254 % sur un an, selon le rapport China Belt and Road Initiative (BRI) Investment Report 2026 H1 du Green Finance & Development Center de l’Université Fudan et de l’Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland.

L’Afrique a ainsi concentré 67,24 % des investissements chinois mondiaux liés à la BRI sur les six premiers mois de 2026, confirmant son importance stratégique pour Pékin. Mais cette montée en puissance ne passe plus principalement par les grands chantiers d’infrastructures. Les contrats de construction chinois en Afrique ont reculé de 60,8 %, à 13,49 milliards de dollars, dans un contexte marqué par la baisse des prêts publics chinois et les difficultés d’endettement de plusieurs pays africains.

La Chine privilégie désormais davantage les secteurs stratégiques : énergie, mines, industrie et technologies. L’Éthiopie et l’Égypte figurent parmi les principaux bénéficiaires, avec respectivement 18,9 milliards de dollars et 9,7 milliards de dollars d’engagements chinois au premier semestre 2026.

L’article La Chine mise davantage sur l’Afrique : 33,5 milliards de dollars d’investissements au premier semestre 2026 est apparu en premier sur Managers.

Énergies vertes: la Tunisie affine son vivier de compétences dans l’électricité et l’électronique

31. Juli 2026 um 13:15

Un cursus de perfectionnement dédié aux nouveaux métiers verts, porté par le programme «THAMM Plus» et soutenu conjointement par Berlin et Bruxelles a été entamé cette semaine à Tunis. Au total, 275 compétences tunisiennes des secteurs de l’électricité et de l’électronique sont concernées par ce programme.

Dans un communiqué officiel, l’ambassade d’Allemagne en Tunisie a indiqué que l’objectif est de préparer les participants aux mutations du marché du travail. Au menu, des sessions de spécialisation en énergie solaire photovoltaïque, en calcul de l’empreinte carbone et en efficacité énergétique dans le bâtiment et les services, de quoi ouvrir des perspectives d’emploi aussi bien en Tunisie qu’en Allemagne.

Un montage à plusieurs partenaires

Le programme est piloté par l’Agence allemande de coopération internationale, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, l’organisation suisse de coopération technique, l’Agence tunisienne de formation professionnelle, l’ANETI et la fédération tunisienne de l’électricité et de l’électronique.

«THAMM Plus» prolonge en réalité l’initiative régionale «THAMM», dédiée à la mobilité sécurisée et légale des techniciens tunisiens, marocains et égyptiens vers l’Allemagne, l’Italie et la France.

Le plus pour l’investissement

Ce type de programme met en place, en amont, un vivier de main-d’œuvre qualifiée dans le solaire et l’efficacité énergétique. Pour les investisseurs et entrepreneurs positionnés sur la transition énergétique, la disponibilité de techniciens certifiés permettra d’accélérer l’implantation de projets verts et facilitera le développement de sous-traitants locaux dans ces métiers.

L’article Énergies vertes: la Tunisie affine son vivier de compétences dans l’électricité et l’électronique est apparu en premier sur Managers.

Carburants verts: la stratégie double de la Tunisie pour une filière qui s’ouvre à l’investissement

31. Juli 2026 um 11:58

La Tunisie avance sur deux fronts pour se tailler une place dans la course aux carburants verts: d’un côté, la recherche universitaire éclaire la voie technique; de l’autre, les grands groupes internationaux mettent déjà l’argent sur la table.

Le e-kérosène, un atout de compétitivité

Le professeur Mohamed Sadok Guellouz, chercheur en génie énergétique interrogé par la TAP en marge d’un atelier à Tunis, plaide pour trois chantiers prioritaires: développer les carburants verts, moderniser le réseau électrique et rapprocher davantage laboratoires et industriels.

Il ajoute que d’après une récente étude, la Tunisie pourrait, d’ici 2050, sortir de ses usines un e-kérosène facturé un quart de moins qu’en Europe et un cinquième de moins qu’aux États-Unis, un avantage tarifaire qui pourrait faire des ports et aéroports du pays des escales de choix pour l’aviation et le transport maritime en quête de décarbonation. Autre chantier évoqué: la STEG explorerait la piste d’un barrage-réservoir à Oued El Meleh, dans le gouvernorat de Jendouba, avec une capacité annoncée de 400 à 600 MW pour stocker l’électricité renouvelable sur de longues périodes.

Trois mégaprojets tournés vers l’export

Sur le terrain, la plateforme Attaqa recense trois initiatives d’envergure. Un groupe saoudien s’est engagé sur une capacité annuelle de 600 000 tonnes d’hydrogène vert, quasi entièrement dédiée à l’export. Autre chantier de taille: celui associant TotalEnergies et l’autrichien Verbund, qui doit démarrer en 2030 avec 200 000 tonnes d’hydrogène vert par an avant de viser le million de tonnes; la facture s’annonce lourde, entre 8 milliards d’euros pour le lancement et jusqu’à 40 milliards une fois le projet à pleine puissance. Troisième pilier: l’ammoniac vert, avec une unité prévue dans la zone industrielle de Gabès.

À terme, Tunis vise l’exportation de 6,3 millions de tonnes d’hydrogène vert par an vers l’UE d’ici 2050, via un corridor transitant par l’Italie.

Un terrain accessible pour les investisseurs

Entre recherche appliquée et mégacontrats internationaux, la filière hydrogène offre un terrain encore largement accessible: électrolyse, stockage, infrastructures portuaires ou sous-traitance industrielle sont autant de niches où des acteurs tunisiens, publics comme privés, pourraient se positionner avant que le marché ne se referme.

L’article Carburants verts: la stratégie double de la Tunisie pour une filière qui s’ouvre à l’investissement est apparu en premier sur Managers.

Amazon veut connecter les smartphones depuis l’espace…

31. Juli 2026 um 10:59

Après avoir lancé Amazon Leo pour fournir un accès Internet par satellite, le géant américain veut désormais connecter directement les smartphones et autres appareils mobiles depuis l’orbite basse. Une stratégie qui pourrait changer la manière dont les zones mal couvertes accèdent aux réseaux numériques.

L’entreprise a déposé auprès de la Federal Communications Commission (FCC) une demande pour déployer jusqu’à 5 105 satellites en orbite basse dédiés à un service de connectivité directe aux appareils (Direct-to-Device). Le projet vise à permettre aux utilisateurs de passer des appels, envoyer des messages, accéder à des données ou utiliser des services d’urgence dans des zones privées de couverture mobile classique. Le déploiement de cette nouvelle constellation devrait débuter à partir de 2028.

Cette évolution marque un changement d’échelle pour Amazon Leo. Jusqu’à présent, le réseau était principalement destiné à fournir un accès Internet fixe par satellite aux particuliers, entreprises et territoires éloignés. Avec la connexion directe aux smartphones, Amazon veut s’attaquer à un marché beaucoup plus large : celui de la couverture mobile mondiale.

Le groupe prévoit de s’appuyer sur des partenariats avec des opérateurs télécoms afin d’intégrer son infrastructure spatiale aux réseaux existants. L’objectif n’est pas de remplacer les antennes terrestres, mais de compléter leur couverture dans les régions où le déploiement de réseaux classiques est trop coûteux ou techniquement difficile.

Amazon compte également renforcer cette stratégie grâce à l’opération annoncée autour de Globalstar, un opérateur satellite dont l’acquisition pour environ 11,6 milliards de dollars doit encore être finalisée. Cette opération doit permettre au groupe de récupérer des ressources stratégiques, notamment des fréquences utiles pour développer ses services de communication spatiale.

L’Afrique figure parmi les marchés où cette technologie pourrait avoir un impact important. Plusieurs régions du continent restent confrontées à des difficultés de couverture en raison de la distance, du coût des infrastructures ou de la faible densité de population. Pour les opérateurs, les satellites représentent une alternative pour atteindre des zones où installer de la fibre ou multiplier les antennes mobiles reste peu rentable.

Amazon a déjà commencé à poser ses premiers jalons sur le continent. En Afrique du Sud, le groupe travaille avec Herotel pour proposer à partir de 2027 des solutions de connectivité satellitaire destinées notamment aux foyers et aux petites entreprises situés loin des réseaux fixes traditionnels. Amazon collabore également avec des acteurs spécialisés dans les infrastructures mobiles afin d’étendre la couverture cellulaire dans les zones rurales d’Afrique australe.

Mais Amazon arrive sur un terrain déjà disputé. SpaceX développe avec Starlink des services similaires de connexion directe aux smartphones, tandis que des sociétés comme AST SpaceMobile et Lynk Global avancent également sur ce marché. La différence se jouera sur la capacité à déployer rapidement les constellations, obtenir les autorisations nécessaires et convaincre les opérateurs mobiles de s’allier à ces nouveaux réseaux spatiaux.

L’article Amazon veut connecter les smartphones depuis l’espace… est apparu en premier sur Managers.

Avant de payer une amende par SMS, vérifiez ce détail essentiel

31. Juli 2026 um 09:10

Les cybercriminels ciblent de nouveau les utilisateurs tunisiens. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) met en garde contre une campagne de phishing qui se propage par SMS et qui cherche à dérober les informations bancaires des victimes en usurpant l’identité de services liés aux infractions routières.

Selon l’ANCS, les victimes reçoivent des messages provenant de numéros étrangers leur signalant une prétendue contravention impayée. Le SMS invite à cliquer sur un lien présenté comme permettant de consulter ou de régler cette amende. En réalité, ce lien redirige vers un faux site conçu pour récupérer les données bancaires et d’autres informations sensibles.

L’agence rappelle que les plateformes officielles de l’administration tunisienne utilisent exclusivement le nom de domaine .tn. Tout lien renvoyant vers une adresse différente doit donc être considéré avec une grande prudence, en particulier lorsqu’il est reçu par SMS ou provient d’un numéro étranger.

Cette nouvelle campagne s’inscrit dans une tendance mondiale où les cybercriminels exploitent le sentiment d’urgence – ici, la peur d’une sanction routière – pour inciter les internautes à agir rapidement sans vérifier la légitimité du message.

 

L’article Avant de payer une amende par SMS, vérifiez ce détail essentiel est apparu en premier sur Managers.

Transformer les fonds transférés par les TRE en investissements productifs, le pari de la CDC

31. Juli 2026 um 08:45

Néjia Gharbi, directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a affirmé dans la journée du mercredi 29 juillet 2026 qu’il est temps de mettre en place des mécanismes financiers innovants pour canaliser l’épargne des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) vers des projets à impact dans les régions, capables de créer de la valeur et des emplois.

Néjia Gharbi s’exprimait lors des Journées régionales des Tunisiens à l’étranger, organisées par l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE). Pour la DG de la CDC, l’urgence est claire: il faut faire des transferts des fonds de ces derniers, aujourd’hui souvent captés par la consommation courante, un vrai moteur de développement économique.

La CDC se présente comme un investisseur public engagé dans la mobilisation de ressources pour corriger les écarts entre régions; concrètement, cette ambition s’appuie sur le programme «Watani», fruit d’une collaboration avec l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France, qui vise à mieux informer la diaspora et à épauler les projets entrepreneuriaux porteurs d’impact.

Un écosystème à construire

Pour Gharbi, tout se jouera sur la capacité à bâtir un cadre financier accessible à tous les TRE, où ils pourraient trouver des produits d’investissement fiables, bien encadrés et faciles à comprendre, le tout appuyé par une meilleure articulation entre l’État et le secteur privé.

La rencontre de Tunis s’inscrit dans un cycle de quatre séminaires régionaux organisés par l’OTE du 23 juillet au 6 août 2026: après Tataouine (23 juillet) et Tunis (29 juillet), les prochaines étapes sont Bizerte (4 août) et Kairouan (6 août).

Un potentiel d’investissement sous-exploité

Ces initiatives ouvrent une fenêtre pour les entrepreneurs tunisiens: mieux orienter l’épargne de la diaspora vers des mécanismes financiers structurés – fonds dédiés, garanties d’investissement, produits d’épargne ciblés – pourrait donner accès à une source de capital jusque-là largement sous-mobilisée pour financer des projets régionaux, notamment dans les zones où l’accès au financement bancaire classique reste limité.

L’article Transformer les fonds transférés par les TRE en investissements productifs, le pari de la CDC est apparu en premier sur Managers.

❌