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Circulaire sur les établissements de paiement : la BCT publie une version rectifiée

28. September 2026 um 17:01

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier aujourd’hui, le 28 septembre 2026, une version rectifiée de la circulaire n°2026-10 relative aux règles régissant l’activité et le fonctionnement des établissements de paiement. Le texte avait été publié une première fois sur le site de la BCT le 25 septembre.

La BCT précise que cette nouvelle version française corrige uniquement la numérotation figurant dans deux articles de la circulaire, sans changement de leur contenu ni de leur portée. Cette correction fait suite à un incident survenu lors de la conversion du fichier. La Banque centrale indique ainsi que seule la version française publiée sur son site le 28 septembre 2026 fait foi.

Sur le fond, la circulaire n°2026-10 abroge et remplace la circulaire n°2018-16 du 31 décembre 2018. Elle introduit plusieurs évolutions du cadre applicable aux établissements de paiement, sur la base notamment du retour d’expérience accumulé depuis le démarrage effectif de leur activité en 2021.

La réforme relève les plafonds des comptes de paiement afin de mieux répondre aux besoins des utilisateurs et de favoriser une utilisation accrue des moyens de paiement numériques. Pour les comptes de niveau 1, destinés uniquement aux personnes physiques, le plafond du solde passe de 500 à 1 500 dinars. Pour les comptes de niveau 2, accessibles aux personnes physiques et morales, il passe de 1 000 à 5 000 dinars. Le plafond des comptes de niveau 3 passe, quant à lui, de 5 000 à 20 000 dinars. Les limites de retrait en espèces sont également relevées pour les niveaux 2 et 3. Elles passent respectivement de 500 à 3 000 dinars par jour et de 1 000 à 10 000 dinars par jour. Pour le niveau 1, l’ancienne limite de retrait de 250 dinars par jour est supprimée. La nouvelle circulaire permet également aux établissements de paiement d’émettre des moyens de paiement électroniques adossés aux comptes de paiement ainsi que des cartes co-brandées dans le cadre de partenariats.

L’ouverture à distance des comptes de paiement, déjà prévue par la réglementation précédente, est désormais étendue à l’ensemble des types de comptes. Cette possibilité s’accompagne toutefois d’exigences renforcées en matière d’identification. La BCT prévoit notamment une authentification reposant sur au moins deux facteurs ainsi qu’une vérification de la présence effective du client, à travers une preuve de vie. La reconnaissance faciale, les dispositifs audiovisuels ou d’autres mécanismes équivalents présentant un niveau de fiabilité approprié peuvent notamment être utilisés.

La circulaire apporte aussi des précisions sur les comptes dédiés aux commerçants. Ces comptes sont déplafonnés et destinés exclusivement à recevoir les fonds issus des opérations de paiement effectuées pour le compte de la clientèle, notamment le paiement des factures et les transferts de fonds. Selon la BCT, cette évolution doit favoriser une plus grande intégration des commerçants dans l’écosystème des paiements électroniques, élargir le réseau d’acceptation et promouvoir l’utilisation des moyens de paiement numériques.

La nouvelle circulaire renforce l’encadrement du recours aux agents mandatés par les établissements de paiement. Elle prévoit notamment une plus grande attention à leur sélection, leur suivi, leur formation et leur contrôle. Le texte précise également les conditions de recours aux partenaires commerciaux et techniques. La BCT maintient toutefois un principe central : l’établissement de paiement demeure responsable, à l’égard de ses clients et de la Banque centrale, des activités et services confiés à ces partenaires.

La circulaire consolide par ailleurs les exigences relatives à la gouvernance, à la gestion des risques et au contrôle interne, avec une approche proportionnée à la taille, à la nature des activités et au profil de risque de chaque établissement. Les exigences sont également renforcées en matière de sécurité des systèmes d’information, de protection des données personnelles et de cybersécurité. Le dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent repose notamment sur une approche fondée sur les risques. La BCT renforce aussi les diligences des commissaires aux comptes dans l’évaluation du dispositif de contrôle interne des établissements de paiement.

Une protection renforcée des utilisateurs

La nouvelle réglementation consacre également les principes d’équité et d’information précontractuelle. Les tarifs, commissions et taxes doivent être communiqués de manière transparente avant et après chaque transaction, par voie électronique ou physique.

Les supports de communication doivent par ailleurs être adaptés aux personnes illettrées et aux personnes ayant des besoins spécifiques. Le dispositif dédié au traitement des réclamations de la clientèle, déjà prévu par la réglementation précédente, est maintenu.

La circulaire consacre enfin le principe de séparation entre les fonds des clients et les fonds propres de l’établissement de paiement. Les fonds collectés doivent être déposés, au plus tard le jour ouvrable suivant leur réception, dans un compte global unique auprès d’une banque dépositaire agréée. Ce compte doit conserver en permanence un solde correspondant aux avoirs des clients et des commerçants.

À travers cette refonte, la BCT entend ouvrir de nouvelles perspectives de développement aux établissements de paiement et favoriser le recentrage progressif de leur modèle d’affaires sur les services de paiement numériques. La réforme vise également à contribuer à la réduction de l’usage du cash et à la promotion de l’inclusion financière, tout en maintenant des exigences en matière de sécurité des opérations, de maîtrise des risques et de protection des utilisateurs.

Pour consulter l’intégralité de la circulaire n°2026-10: Lien

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10.000 dinars pour acheter un taxi électrique : l’ANME ouvre les candidatures

28. September 2026 um 16:30

Les chauffeurs de taxi individuel peuvent désormais candidater pour bénéficier d’une subvention de 10.000 dinars destinée à l’acquisition d’un véhicule électrique. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient d’ouvrir les candidatures pour un dispositif limité à 24 taxis électriques à l’échelle nationale.

La mesure s’inscrit dans le cadre du programme visant à accélérer l’adoption de la mobilité électrique en Tunisie, mis en œuvre avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), du Fonds pour l’environnement mondial et du ministère de l’Environnement. La procédure concerne les titulaires d’une autorisation de taxi individuel en cours de validité, exerçant leur activité dans l’un des gouvernorats de la Tunisie. Les candidats doivent être âgés de 31 à 59 ans à la date de dépôt du dossier. Autre condition : être en mesure de financer l’achat du véhicule. Le financement peut passer par une banque ou une société de leasing, avec une accord de principe, ou par des fonds propres.

Les candidats devront notamment fournir le formulaire de candidature signé, une copie de la carte d’identité nationale et du permis de conduire, ainsi que la carte d’exploitation pour les taxis déjà en activité. Le dossier doit également comprendre un bulletin n°3 récent, une facture prévisionnelle du véhicule électrique envisagé et, selon le mode de financement, un accord de principe délivré par une banque ou une société de leasing. Pour les candidats optant pour un financement sur fonds propres, un relevé bancaire est demandé.

24 bénéficiaires au maximum

Le programme prévoit la sélection de 24 titulaires d’autorisation de taxi individuel, après vérification de la conformité des dossiers. La sélection doit respecter une répartition à parts égales entre femmes et hommes. Si le nombre de candidatures conformes est insuffisant pour l’un des deux sexes, les places restantes seront attribuées selon l’ordre d’arrivée des dossiers répondant aux conditions. Les dossiers peuvent être déposés directement au bureau d’ordre central de l’ANME, dans une enveloppe fermée portant la mention « Dossier de candidature pour l’acquisition d’une voiture de taxi individuel électrique – Ne pas ouvrir ». Une version numérique peut également être envoyée à boc@anme.nat.tn.

La date limite de dépôt est fixée au 6 novembre 2026 à 16h00. Le cachet du bureau d’ordre ou l’heure d’envoi du courrier électronique fera foi pour déterminer la date de dépôt.

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Santé en Afrique : la Swiss Re Foundation met 1,3 million de dollars sur la table pour les entreprises sociales

28. September 2026 um 16:07

Les entreprises sociales africaines qui développent des solutions pour améliorer l’accès aux soins de santé ont jusqu’au 4 octobre 2026 pour candidater au programme Entrepreneurs for Resilience 2027 (E4R27) de la Swiss Re Foundation. À la clé : 1,3 million de dollars de financement, mais aussi un accompagnement technique et un accès à un réseau de partenaires.

Pour cette 10ᵉ édition, le programme cible les entreprises qui combinent soins de proximité et outils numériques. Le modèle recherché, qualifié de «brick-and-click», associe des points de soins physiques à une couche digitale destinée notamment à faciliter l’accès aux soins primaires pour les populations à faibles revenus ou mal desservies. Le dispositif ne s’adresse pas aux projets encore au stade de l’idée. Les candidats doivent notamment être établis depuis 2023 au plus tard, servir au moins 50.000 personnes et disposer d’un modèle économique reposant sur les revenus générés par leur activité. Au moins 30 % de leur clientèle doit appartenir à des populations à faibles revenus. Les entreprises doivent également opérer dans des pays classés par la Banque mondiale parmi les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Le financement sera attribué progressivement. Entre six et huit entreprises pourront d’abord bénéficier d’un soutien pouvant atteindre 45.000 dollars chacune durant la phase de due diligence. À l’issue de cette étape, trois à quatre finalistes pourront se partager jusqu’à 1 million de dollars sur une période de deux ans. Le programme prévoit également de l’assistance en matière de mesure d’impact, de gestion financière, de levée de fonds et de développement.

La Swiss Re Foundation mène cette édition avec la Digital Connected Care Coalition, AXA EssentiALL, le Sanofi Global Health Unit Impact Fund et la Philips Foundation. L’objectif est de permettre à des entreprises déjà opérationnelles de renforcer leur modèle et d’étendre leur capacité à fournir des soins de santé accessibles dans les communautés mal desservies.

Les candidatures doivent être soumises avant le 4 octobre 2026 à 23h59 CEST. Les entreprises retenues pour la suite du processus seront invitées à déposer un dossier plus détaillé à la fin octobre ou au début novembre.

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Air Sénégal suspend ses PNC sur la ligne Dakar-Paris

28. September 2026 um 14:27

Air Sénégal a suspendu, à titre conservatoire, ses personnels navigants commerciaux (PNC) sénégalais affectés à la liaison Dakar-Paris. La mesure, en vigueur depuis le 17 septembre 2026, intervient après des soupçons de convoyage rémunéré de colis pour le compte de particuliers ou de commerçants.

Selon plusieurs sources de presse sénégalaises, certains membres du personnel auraient transporté des colis contre rémunération, une pratique communément appelée «GP». Certains tarifs auraient atteint jusqu’à 15 euros par kilogramme, soit environ 10.000 francs CFA. Cette pratique serait contraire aux procédures applicables au personnel navigant commercial d’Air Sénégal.

La suspension est présentée comme une mesure conservatoire et non comme une sanction définitive. Air Sénégal doit désormais établir, dans le cadre d’une enquête interne, les responsabilités individuelles des personnes concernées. À ce stade, il n’est donc pas établi que l’ensemble des PNC suspendus aient personnellement participé à ces pratiques. Les accusations rapportées font encore l’objet de vérifications. Pour maintenir la liaison Dakar-Paris, la compagnie s’appuie temporairement sur des PNC de MyWay Airlines, dans le cadre de son dispositif ACMI. Ce type de contrat permet à une compagnie de recourir à un autre opérateur pour fournir notamment l’équipage, l’appareil, la maintenance et l’assurance. Ce recours à MyWay n’est toutefois pas entièrement nouveau pour Air Sénégal. La compagnie utilise déjà un Boeing 777-200ER de l’opérateur géorgien sur la liaison Dakar-Paris depuis janvier 2026.

L’affaire rappelle également un précédent rapporté sur la desserte Dakar-New York, où Air Sénégal aurait déjà été confrontée à des pratiques similaires liées au transport de marchandises. Des sources sénégalaises font état d’une enquête menée en 2023. Pour l’heure, l’enjeu est double pour Air Sénégal: déterminer les éventuelles responsabilités individuelles tout en maintenant la continuité de ses opérations sur l’un de ses principaux axes internationaux. La compagnie n’a pas, dans les sources consultées, publié de communication détaillant officiellement les faits reprochés aux PNC.

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Google mise sur l’IA pour aider les entreprises nigérianes à mieux cibler leurs clients

28. September 2026 um 12:24

Google renforce ses outils publicitaires au Nigeria avec de nouvelles fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle. Intégrées à AI Max for Search, elles doivent permettre aux entreprises de mieux comprendre le parcours des clients et de créer des annonces à partir d’instructions formulées en langage naturel.

Le premier outil rassemble dans un même rapport plusieurs étapes du parcours publicitaire : la recherche effectuée par l’utilisateur, l’annonce affichée et la page de destination visitée après le clic. Les entreprises pourront ainsi mieux identifier les recherches qui génèrent des visites pertinentes et ajuster leurs campagnes. Google introduit également AI Brief, qui permet aux annonceurs de donner des consignes à l’IA en langage courant. Ils peuvent notamment préciser ce qu’ils souhaitent mettre en avant ou éviter dans leurs annonces et obtenir des exemples de contenus avant leur diffusion.

Ces fonctionnalités arrivent à l’approche du Black Friday du 27 novembre et de la période des achats de fin d’année, deux moments importants pour les entreprises qui investissent dans la publicité en ligne. Google prévoit un déploiement progressif de ces outils, notamment au Nigeria, au cours de 2026. L’entreprise indique par ailleurs qu’environ 500.000 annonceurs utilisent AI Max dans le monde. Selon ses données, les entreprises qui l’utilisent enregistrent en moyenne 27 % de conversions supplémentaires à coût comparable. Ce chiffre concerne toutefois l’ensemble des marchés et ne constitue pas une mesure spécifique des performances au Nigeria.

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Congo: le data center national devrait enfin voir le jour avant fin 2026

28. September 2026 um 11:37

Après plusieurs échéances repoussées, le data center national de la République du Congo devrait finalement être inauguré avant la fin de 2026. Lancé en 2024 à Brazzaville, le chantier affiche actuellement un taux d’exécution de 82%, selon l’Agence congolaise d’information. Lors d’une visite effectuée les 22 et 23 septembre, les autorités ont obtenu de l’entreprise chinoise chargée des travaux l’engagement d’achever l’infrastructure d’ici la fin de l’année.

Installé à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, sur l’ancien site de l’Union africaine des postes et télécommunications (UAPT), le futur centre doit devenir l’une des infrastructures centrales de l’écosystème numérique public congolais. Il est destiné à héberger, stocker et traiter les données numériques de l’administration ainsi que les applications utilisées ou développées par les services publics. Le bâtiment compte trois niveaux et un sous-sol, avec notamment des salles de serveurs, de contrôle et de supervision et des espaces techniques consacrés à l’énergie et à la climatisation.

Le projet a accumulé les reports. En septembre 2024, alors que les travaux avaient dépassé 60%, le gouvernement annonçait une livraison avant la fin décembre de la même année. Quelques mois plus tard, fin février 2025, l’avancement dépassait 80% et une inauguration était annoncée pour novembre.

En août 2025, le chantier dépassait cette fois 90%. La Banque africaine de développement et le gouvernement congolais tablaient encore sur une inauguration avant le 28 novembre. Cette échéance n’a finalement pas été respectée. Des difficultés liées au financement ont notamment perturbé la dernière phase du chantier. En octobre 2025, alors que les travaux étaient annoncés à 95%, l’entreprise chinoise Sumec avait menacé de se retirer en raison du retard dans le versement de la quote-part attendue du gouvernement congolais.

Le nouveau calendrier annoncé en septembre 2026 constitue donc une nouvelle échéance, après plusieurs précédentes annonces qui n’ont pas abouti.

Le data center s’inscrit dans la composante congolaise du projet Central Africa Backbone (CAB), consacré au développement des infrastructures numériques régionales. Le programme représente un financement total de 66,55 millions d’euros, dont 52,47 millions d’euros apportés par la Banque africaine de développement et 14,5 millions d’euros par l’État congolais. Sur cette enveloppe, environ 13,8 millions d’euros sont destinés à la construction et à l’opérationnalisation du centre de données. Le CAB ne se limite pas au data center. Le programme a également permis de mettre en place plus de 600 kilomètres de fibre optique pour relier le Congo au Cameroun et à la République centrafricaine. Le réseau comprend notamment 341 kilomètres vers le Cameroun et 281 kilomètres vers la République centrafricaine. Le centre de données vient ainsi compléter la connectivité par une capacité locale d’hébergement et de traitement.

L’enjeu dépasse le stockage des données

Pour le Congo, l’intérêt du projet ne réside pas uniquement dans la construction d’un bâtiment équipé de serveurs. La Banque africaine de développement présente cette infrastructure comme un moyen de renforcer la maîtrise nationale des données numériques et la souveraineté numérique du pays. L’objectif est notamment de permettre que les données et certaines applications publiques soient hébergées localement, plutôt que de dépendre exclusivement d’infrastructures situées à l’étranger.

Pour les administrations comme pour les entreprises, cette évolution peut également avoir des implications sur l’écosystème numérique local: disponibilité des services, hébergement des applications, traitement des données et développement de nouveaux services numériques dépendront en partie de la capacité réelle du centre à fonctionner de manière fiable une fois mis en production.

La question de l’alimentation électrique reste d’ailleurs un point technique important dans cette dernière phase. Les informations communiquées lors de la visite de septembre indiquent que les équipes travaillent sur la sécurisation de l’alimentation du centre, notamment à travers l’articulation avec le réseau électrique et des solutions solaires. Le site de Kintélé, où une centrale solaire est développée, a également été visité dans le cadre de la même mission.

Si le calendrier annoncé est cette fois respecté, le Congo disposera donc avant la fin de 2026 d’une infrastructure nationale destinée à devenir un point central de son architecture numérique publique. Mais après plusieurs échéances successives non tenues, la prochaine étape déterminante sera moins l’annonce d’une date que le passage effectif du chantier à l’exploitation.

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Algérie: des entreprises tunisiennes présentent leurs projets d’investissement à l’AAPI

28. September 2026 um 10:18

Plusieurs projets et pistes d’investissement portés par des entreprises tunisiennes ont été présentés à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), à l’occasion d’une rencontre tenue à Alger le 24 septembre. L’agence algérienne a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les investisseurs tunisiens dans leurs démarches et à faciliter leur accès aux opportunités offertes par le marché algérien.

La rencontre, organisée dans le cadre d’une mission économique tunisienne en Algérie, a réuni une délégation de chefs d’entreprise tunisiens et des responsables de l’AAPI. Les échanges ont porté sur les possibilités d’investissement et de partenariat entre opérateurs des deux pays, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Les entreprises tunisiennes présentes ont exposé plusieurs projets et pistes d’investissement. Les discussions ont ensuite porté sur les conditions et possibilités de leur concrétisation en Algérie.

Cette rencontre constituait la dernière étape d’une mission économique organisée par Conect International en partenariat avec la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), avec l’appui de l’ambassade de Tunisie à Alger et du Cepex. Pendant trois jours, les opérateurs économiques tunisiens et algériens ont multiplié les échanges autour des possibilités de coopération, de partenariat et d’investissement. La prochaine étape sera désormais de transformer les contacts établis et les projets présentés en opérations concrètes. Le déjeuner de clôture organisé par l’ambassade de Tunisie à Alger a d’ailleurs été l’occasion de souligner la nécessité de poursuivre les échanges engagés entre les entreprises des deux pays.

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Replit rachète Atta, la startup cofondée par le Tunisien Amine Ben Khalifa

28. September 2026 um 09:10

Replit renforce son offre d’intelligence artificielle avec l’acquisition d’Atta, une startup spécialisée dans l’analyse de données et la visualisation interactive. L’opération, annoncée le 25 septembre 2026, fait également entrer ses deux cofondateurs, Omar Shaik et le Tunisien Amine Ben Khalifa, au sein de Replit.

L’enjeu dépasse le simple ajout d’un outil de graphiques. Avec Atta, Replit veut permettre aux équipes métiers d’interroger directement leurs données, d’identifier ce qui explique une évolution de leurs performances et de transformer rapidement ces constats en actions, sans devoir passer systématiquement par un spécialiste de la donnée ou écrire du SQL.

La première fonctionnalité issue de l’acquisition est déjà disponible dans Replit: les graphiques interactifs directement dans le chat. Concrètement, un utilisateur peut importer un jeu de données ou connecter une source de données, poser une question en langage naturel et demander à Replit d’analyser les résultats. L’outil prend en charge les requêtes et les étapes d’analyse avant de proposer une visualisation adaptée.

Pour une entreprise, cela peut servir à chercher pourquoi le pipeline commercial recule, quels canaux marketing génèrent les meilleurs résultats ou encore quels segments expliquent une baisse de la rétention client. Replit peut notamment produire des graphiques en cascade pour expliquer une variation de revenus ou des cartes thermiques pour faire ressortir certains comportements dans les données. L’objectif est ainsi de réduire les allers-retours entre équipes opérationnelles, analystes et outils de visualisation. La personne qui connaît le problème métier peut directement commencer par poser sa question et explorer les données.

Cette acquisition met aussi en lumière le parcours d’Amine Ben Khalifa, cofondateur et Chief AI Scientist d’Atta. Titulaire d’un PhD en machine learning, il a auparavant travaillé chez Adobe et Apple, selon la présentation publiée par Atta. À ses côtés, Omar Shaik, cofondateur et CEO d’Atta, apporte un profil davantage orienté produit et ingénierie. Il a été l’un des premiers ingénieurs à travailler sur Apple Vision Pro et a également évolué au sein de plusieurs startups en forte croissance. Selon la présentation d’Atta, il travaillait déjà sur des outils de développement utilisant l’IA avant la généralisation du concept de «vibe coding».

Une acquisition qui élargit le terrain de jeu de Replit

Pour Replit, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large: ne plus seulement aider les utilisateurs à construire des applications, mais aussi leur permettre de comprendre les données qui doivent guider ces applications et leurs décisions. La société présente les graphiques intégrés comme une première étape. À terme, elle envisage un environnement où une analyse pourrait devenir une routine récurrente, alimenter une présentation destinée à une direction ou servir de point de départ à la création d’un nouvel outil interne. Cette vision relève toutefois du développement futur annoncé par Replit et ne correspond pas à l’ensemble des fonctionnalités déjà disponibles. L’acquisition intervient quelques mois après une nouvelle étape importante pour Replit. En mars 2026, l’entreprise avait annoncé une levée de 400 millions de dollars pour une valorisation de 9 milliards de dollars, renforçant ses moyens pour développer sa plateforme d’IA. Avec Atta, Replit ajoute donc une nouvelle brique à son écosystème: faire passer l’utilisateur de la question à l’analyse des données, puis potentiellement à l’action, dans un même environnement. 

 

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Au Ghana, Hyphine veut mettre fin au chaos des retours clients des créatifs

26. September 2026 um 12:55

Entre un premier livrable et sa validation finale, les projets créatifs peuvent rapidement se perdre dans les e-mails, les messages WhatsApp, les captures d’écran et les différentes versions de fichiers. C’est précisément sur cette étape que veut agir Hyphine, une jeune pousse ghanéenne qui centralise les retours, les modifications et les validations de contenus créatifs sur une même plateforme.

Fondée en 2026 par Salih Abdulrahman, designer et professionnel de la création, Hyphine développe un outil destiné aux freelances, équipes créatives et agences. La startup est enregistrée au Ghana, à Accra, et se présente comme une solution de collaboration visuelle et de gestion des processus de validation.

Le principe est volontairement simple : le créatif téléverse un design, un PDF, une image ou un autre contenu, puis transmet au client un lien unique. Celui-ci peut consulter le document sans créer de compte, commenter directement le contenu, annoter une zone précise ou demander une modification. Les différentes versions restent regroupées avec les commentaires correspondants, ce qui permet de retrouver plus facilement les changements effectués et le statut du projet.

Du commentaire dispersé au retour exploitable

Pour les agences et les équipes qui travaillent sur plusieurs projets simultanément, Hyphine va au-delà du simple partage de fichiers. La plateforme permet de créer des espaces de travail, d’inviter des collaborateurs, d’attribuer des retours et de suivre les validations. Les agences disposent également de tableaux de suivi, de plusieurs espaces dédiés à leurs clients et de portails personnalisables avec leur identité visuelle.

Cette orientation répond à un problème très concret dans les métiers créatifs : le coût des allers-retours. Dans une interview accordée à Disrupt Africa, Salih Abdulrahman explique que le problème ne se situe pas nécessairement dans la production du design, mais dans ce qui vient après : comprendre les retours, retrouver la bonne version, effectuer les corrections et obtenir une validation claire.

Hyphine ajoute une couche d’intelligence artificielle à ce processus. Son assistant peut regrouper des commentaires similaires, transformer des retours en actions à effectuer, produire des synthèses et identifier certains problèmes liés notamment à la lisibilité ou à l’alignement visuel. L’objectif est de passer d’un ensemble de commentaires parfois dispersés à une liste de corrections plus directement exploitable par l’équipe.

La startup affiche sur son site un taux de “Traction and Approval” de 80 % ainsi que des cycles de révision annoncés comme pouvant être jusqu’à dix fois plus rapides. Ces deux données sont toutefois des indicateurs publiés par Hyphine elle-même et le site ne détaille pas la méthode de calcul ni l’échantillon utilisé. Elles doivent donc être considérées comme des données déclaratives de la jeune pousse.

Hyphine fonctionne selon un modèle comprenant une formule gratuite et des offres payantes. Les limites de taille des fichiers évoluent selon les formules : la version gratuite autorise des fichiers allant jusqu’à 100 Mo, tandis que les offres Freelancer et Team montent jusqu’à 2 Go et l’offre Agency jusqu’à 10 Go par fichier.

La plateforme annonce par ailleurs des intégrations avec Figma, Slack, Adobe Creative Cloud, Frame.io et Notion. Pour son offre destinée aux agences, elle prévoit également des connexions avec Zapier et des configurations d’API personnalisées. Pour l’instant, Hyphine reste une startup en phase de développement. Elle indique être « bootstrapped », c’est-à-dire développée sans financement externe annoncé, et affirme vouloir construire son activité depuis le Ghana tout en ciblant progressivement les freelances, studios et agences africains travaillant avec des clients locaux comme internationaux.

Son pari porte ainsi sur un maillon souvent peu visible de l’économie créative : non pas la création elle-même, mais tout ce qui se passe entre le moment où un travail est envoyé au client et celui où celui-ci donne finalement son feu vert.

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Hamdi Mbarek, de Tunis au Conseil scientifique de l’OMS : un chercheur tunisien en mouvement

26. September 2026 um 12:06

 

De Tunis, puis Paris, Tokyo, Amsterdam et Doha, Hamdi Mbarek a construit son parcours au gré des laboratoires, des découvertes et des collaborations internationales. Aujourd’hui directeur de la recherche et de l’analyse des données au Qatar Precision Health Institute (QPHI), le chercheur tunisien vient d’intégrer le Conseil scientifique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui compte 21 scientifiques et experts chargés d’apporter des conseils au directeur général sur les grandes questions scientifiques et les avancées technologiques susceptibles d’influencer la santé mondiale.

 

 

Son histoire commence en Tunisie. Il grandit entre Gabès, Sfax et Sousse avant de rejoindre Tunis pour poursuivre ses études universitaires. Il se spécialise progressivement en biotechnologie, puis s’oriente vers la génétique et la biologie moléculaire. La France constitue ensuite une première grande étape. Il y effectue son doctorat en biologie moléculaire et cellulaire à l’Université d’Évry-Val-d’Essonne, avant de poursuivre ses recherches à l’étranger. Son parcours postdoctoral le conduit notamment à l’Université de Tokyo, où il travaille sur la génomique des maladies complexes, puis aux Pays-Bas, à la Vrije Universiteit Amsterdam, autour de la génétique des maladies psychiatriques et des addictions. Ces différentes étapes sont également documentées par le Qatar Precision Health Institute. Entre-temps, une expérience au Japon lui laisse une autre leçon : celle de la comparaison des environnements de travail et de recherche. Il y découvre, dit-il, « un autre monde, une autre société et un autre pays », mais aussi des méthodes et des standards professionnels qui vont nourrir la suite de son parcours. Il ne cherche pourtant pas à construire sa carrière selon un itinéraire prédéfini. Paris, Tokyo, Amsterdam, puis Doha : chaque destination devient une nouvelle étape d’apprentissage.

La génétique des jumeaux comme terrain de recherche

À Amsterdam, Hamdi Mbarek s’intéresse notamment à la génétique des jumeaux. Il rejoint les travaux du Netherlands Twin Register et participe à des recherches internationales visant à comprendre les mécanismes biologiques associés à la naissance de jumeaux dizygotes, c’est-à-dire les « faux jumeaux ». Une étape importante intervient en 2016. Une étude publiée dans The American Journal of Human Genetics, à laquelle il participe, identifie deux variants génétiques associés à la naissance spontanée de jumeaux dizygotes et à certains mécanismes liés à la fertilité féminine. L’étude s’appuie sur des données de près de 15 000 femmes et a été répliquée sur une autre cohorte. Cette publication va donner une visibilité internationale à ses travaux. Le Qatar Foundation souligne que cette recherche a été citée dans les médias de plus de 40 pays et sélectionnée parmi les travaux considérés comme particulièrement marquants en génétique par la revue américaine sur la période 2015-2016. Mais pour le chercheur, l’enjeu dépasse la découverte de quelques variants. Comprendre les mécanismes biologiques qui se cachent derrière un phénomène permet, à terme, de mieux comprendre certains processus liés à la fertilité et à la santé humaine.

Du génome à la médecine de précision

En 2019, nouveau changement de décor : Doha. Hamdi Mbarek rejoint alors le Qatar Genome Program, avant de participer au développement du Qatar Precision Health Institute. Il en est aujourd’hui le directeur de la recherche et de l’analyse des données. Son travail s’élargit. La génétique reste au cœur de ses recherches, mais elle se combine désormais avec la génomique des populations, les données de santé, les approches multi-omiques et la médecine de précision.

L’un des enjeux qui l’intéresse particulièrement est celui de la représentativité des populations dans la recherche génétique. Pendant longtemps, explique-t-il, une grande partie des données génétiques disponibles provenait de populations européennes. Les populations arabes et nord-africaines restent, à plusieurs égards, moins représentées dans les grandes bases de données génomiques. Malgré les années passées à l’étranger, la Tunisie reste présente dans son parcours. Hamdi Mbarek dit avoir conservé un réseau de chercheurs tunisiens et suivre les évolutions de la recherche dans le pays.

Son approche n’est toutefois pas de revenir nécessairement en Tunisie pour y exercer de manière classique. Il préfère parler de collaboration : projets communs, échanges scientifiques et accompagnement de jeunes chercheurs.

 

Un nouveau rôle à l’OMS

Sa nomination au Conseil scientifique de l’OMS constitue une nouvelle étape dans ce parcours. Annoncée en août 2026, elle place Hamdi Mbarek parmi les 21 scientifiques et experts sélectionnés par l’organisation. Le Conseil conseille le directeur général de l’OMS sur les enjeux scientifiques prioritaires, les nouvelles technologies et les évolutions susceptibles d’avoir un impact sur la santé mondiale. Pour lui, cette nomination est moins une arrivée qu’un nouveau point de départ. Son expertise se situe précisément à la croisée de plusieurs domaines appelés à transformer la santé : génomique, médecine de précision, données de santé, intelligence artificielle et analyse à grande échelle. Son parcours raconte finalement quelque chose de plus large que celui d’un scientifique tunisien ayant réussi à l’étranger. Il raconte une génération de chercheurs pour qui les frontières entre laboratoires, pays et disciplines sont devenues beaucoup plus poreuses.

De Gabès à Doha, en passant par Paris, Tokyo et Amsterdam, Hamdi Mbarek a changé plusieurs fois de pays, de laboratoire et de sujet de recherche. Mais une constante demeure : comprendre comment la science peut mieux prendre en compte la diversité des populations et transformer les données en connaissances utiles à la santé.

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Nouvelle circulaire de la BCT : voici ce qui change pour les établissements de paiement

26. September 2026 um 10:35

La Banque centrale de Tunisie (BCT) revoit en profondeur les règles applicables aux établissements de paiement. Publiée le 25 septembre 2026, la circulaire n°2026-10 précise les conditions d’exercice de leur activité, les plafonds des comptes de paiement, les règles applicables aux commerçants, les partenariats, la cybersécurité ainsi que les obligations de contrôle et de reporting. Elle remplace la circulaire n°2018-16 et entrera en vigueur trois mois après sa publication.

Des comptes plafonnés jusqu’à 20 000 dinars

La nouvelle circulaire autorise les établissements de paiement à proposer plusieurs services, notamment l’ouverture de comptes de paiement en dinars de niveaux 1, 2 et 3, les dépôts et retraits en espèces, les prélèvements, les transferts électroniques de fonds, les transferts par remise d’espèces ainsi que les paiements à distance ou de proximité. Ils peuvent également émettre des moyens de paiement électroniques, commercialiser des moyens de monnaie électronique prépayés émis par les banques ou l’Office national des postes et recevoir des fonds provenant de l’étranger. Le change manuel peut également être exercé à titre accessoire.

Ces services sont exclusivement réalisés en dinar tunisien et sur le territoire tunisien. Les transferts de fonds par remise d’espèces sont plafonnés à 3 000 dinars par opération. La mise à disposition de fonds provenant de l’étranger est, elle, limitée à la contre valeur de 20 000 dinars par opération et doit être justifiée. La BCT distingue trois niveaux de comptes de paiement. Le compte de niveau 1 est réservé aux personnes physiques et son solde ne peut dépasser 1 500 dinars. Le niveau 2 est accessible aux personnes physiques et morales, avec un solde maximum de 5 000 dinars et des retraits en espèces limités à 3 000 dinars par jour. Le niveau 3 est également accessible aux personnes physiques et morales, avec un solde maximum de 20 000 dinars et des retraits en espèces plafonnés à 10 000 dinars par jour. Le niveau du compte détermine aussi les informations que l’établissement doit recueillir sur son titulaire. Pour une entreprise, le dossier peut notamment comprendre la dénomination, le siège, la forme juridique, les personnes habilitées à faire fonctionner le compte, un extrait récent du Registre national des entreprises, l’identification des bénéficiaires effectifs ainsi que des éléments permettant d’apprécier sa situation financière.

La circulaire précise par ailleurs qu’une même personne physique ou morale ne peut détenir qu’un seul compte de paiement client auprès d’un même établissement. Ces comptes ne peuvent pas être alimentés par des crédits ou des avances et ne peuvent jamais présenter un solde débiteur.

Ouverture à distance et compte commerçant

L’ouverture d’un compte pourra également se faire à distance. Les établissements de paiement peuvent recourir à un procédé technologique d’identification à condition que le niveau de vérification soit au moins équivalent à celui d’une identification réalisée en présence physique du client. Le dispositif doit notamment permettre de vérifier les documents d’identité et la présence effective du client, par exemple au moyen d’une preuve de vie. Une authentification à au moins deux facteurs est également exigée. Les données personnelles doivent être protégées et leur traitement doit reposer sur le consentement explicite du client.

Avant son déploiement, le dispositif doit faire l’objet de tests en environnement de préproduction, de tests d’intrusion et d’audits de sécurité réalisés par des organismes indépendants homologués par l’Agence nationale de cybersécurité. Un audit périodique doit ensuite être réalisé au moins tous les deux ans, ainsi qu’en cas de changement réglementaire ou de modification technologique susceptible d’affecter la sécurité du dispositif. Pour les commerçants, la circulaire introduit par ailleurs un compte spécifique destiné à recevoir les flux issus des paiements électroniques acceptés. Ce compte peut être utilisé pour les paiements de proximité ou à distance, notamment via téléphone mobile. Il n’est pas soumis aux plafonds applicables aux comptes de niveaux 1 à 3.

Son fonctionnement est toutefois encadré. Le compte commerçant ne peut être alimenté que par les flux provenant des transactions de paiement acceptées par le commerçant. Une convention doit également être conclue entre l’établissement de paiement et le commerçant afin de définir notamment les modalités de fonctionnement et de clôture du compte.

Les fonds des clients et les partenariats sous contrôle

La BCT impose une séparation stricte entre les fonds appartenant aux clients et aux commerçants et les ressources propres de l’établissement de paiement.

Ces fonds doivent être déposés sur un compte global unique ouvert auprès d’une banque habilitée à recevoir des dépôts, au plus tard le jour ouvrable suivant leur réception. Le solde de ce compte doit correspondre à la somme des soldes de l’ensemble des comptes clients et commerçants. Il ne peut pas être utilisé pour financer les besoins d’exploitation de l’établissement. La circulaire encadre également les partenariats commerciaux et techniques conclus avec des entreprises disposant notamment de réseaux de distribution, de compétences spécialisées ou d’infrastructures technologiques. Ces partenariats sont soumis à l’autorisation préalable de la BCT.

Le dossier présenté à la Banque centrale doit notamment détailler l’identité du partenaire, son actionnariat, sa gouvernance, ses capacités techniques et financières, le modèle économique du partenariat, les services concernés et les objectifs recherchés. Un plan d’affaires sur trois ans, une cartographie des risques et les mesures prévues pour les maîtriser doivent également être fournis. Les dispositifs relatifs à la protection des données, à la sécurité, au contrôle, à la continuité d’activité et à la fin du partenariat doivent aussi être précisés.

Cybersécurité et reporting : des obligations renforcées

Sur le volet informatique, les établissements de paiement devront soumettre leurs systèmes à un audit annuel de sécurité réalisé par un cabinet indépendant certifié par l’Agence nationale de cybersécurité. Une copie du rapport doit être transmise à la BCT. Ils doivent également tester la résistance de leurs systèmes aux attaques et disposer d’un plan de continuité d’activité. Toute attaque, intrusion ou perturbation susceptible d’affecter le fonctionnement des systèmes d’information doit être signalée immédiatement à la BCT et à l’Agence nationale de cybersécurité.

Le reporting est lui aussi davantage encadré. Les indicateurs commerciaux et l’état des opérations par canal doivent être transmis chaque mois, dans un délai maximum de 15 jours après la fin de la période concernée. Les situations comptables et certaines informations relatives aux agences sont transmises chaque trimestre. D’autres données concernant notamment la gouvernance, le contrôle interne, la cybersécurité et les réclamations sont communiquées annuellement, avec des délais pouvant aller jusqu’à 45 jours. La BCT exige également que le rapport des commissaires aux comptes lui soit communiqué au moins un mois avant l’assemblée générale. Ce rapport doit notamment porter sur le cantonnement des fonds des clients, le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la gestion des risques opérationnels et le traitement des réclamations.

Agences : 15 jours pour la BCT, 45 jours pour les clients

La nouvelle réglementation encadre enfin le réseau physique des établissements de paiement. Toute ouverture, fermeture ou opération de transfert d’une agence doit être déclarée à la BCT au moins 15 jours ouvrables à l’avance.

En cas de fermeture ou de transfert, les clients doivent être informés individuellement et via le site internet de l’établissement au moins 45 jours à l’avance. Les agences doivent par ailleurs être facilement accessibles et leur superficie ne peut être inférieure à 20 m².

Avec cette circulaire, la BCT remplace donc le cadre réglementaire de 2018 par un dispositif plus détaillé couvrant l’ensemble du fonctionnement des établissements de paiement. Les principales évolutions concernent les plafonds des comptes, l’identification des clients, l’ouverture à distance, les comptes commerçants, la protection des fonds, les partenariats, la cybersécurité, le réseau d’agences et les obligations de reporting. Le nouveau dispositif sera applicable trois mois après sa publication.

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À 27 ans, elle sortait de cure. 15 ans plus tard, sa marque était vendue 800 millions de dollars

26. September 2026 um 09:39

 

 

À 27 ans, Tamara Mellon ne ressemble pas vraiment à une future entrepreneure à succès. Elle vient de quitter British Vogue après des problèmes liés à la drogue et à l’alcool et passe six semaines en cure de désintoxication. Sa carrière dans la mode semble alors prendre un virage inattendu.

 

 

 

 

Mais c’est justement en sortant de ce cadre qu’elle va trouver ce dans quoi elle peut créer le plus de valeur. Quelques années auparavant, son travail de rédactrice accessoires chez Vogue lui avait permis d’observer de près les créateurs et les tendances. Parmi eux, un nom retient particulièrement son attention : Jimmy Choo, un chausseur malaisien installé dans un petit atelier de l’Est londonien. Choo possède déjà une clientèle prestigieuse, dont la princesse Diana. Mais son activité reste artisanale et sa capacité de production limitée. Mellon voit ce que le créateur ne semble pas encore exploiter pleinement : il existe un écart considérable entre la valeur perçue de ses chaussures et la taille de son entreprise.

C’est là que son regard de journaliste de mode devient un regard d’entrepreneure. Elle ne cherche pas simplement à vendre davantage de chaussures. Elle imagine de transformer le savoir-faire d’un artisan en marque internationale de luxe. Pour financer son idée, elle se tourne vers son père, Tommy Yeardye, homme d’affaires ayant notamment participé au développement de Vidal Sassoon. Il lui avance 150 000 livres pour lancer le projet. En 1996, Jimmy Choo Ltd voit officiellement le jour. Mellon comprend rapidement qu’il faut changer d’échelle : plutôt que de rester limitée à la production artisanale londonienne, elle fait fabriquer les collections en Italie et développe un modèle capable d’alimenter un réseau international. Elle s’occupe alors de presque tout. Vente en boutique, commandes, relations avec les fournisseurs… L’entreprise est encore suffisamment petite pour que la fondatrice puisse passer d’une tâche à l’autre dans la même journée.

Mais son véritable apport se situe ailleurs.

Mellon comprend que dans le luxe, fabriquer un bon produit ne suffit pas. Il faut construire autour de lui une histoire, une visibilité et une envie. Elle se tourne vers Hollywood et les tapis rouges. Les chaussures Jimmy Choo commencent à apparaître aux pieds des célébrités. Puis Sex and the City leur offre une vitrine mondiale en les intégrant régulièrement à l’univers de Carrie Bradshaw. Le produit devient alors un phénomène culturel. En quelques années, Jimmy Choo sort du cercle des initiés de la mode pour devenir un nom associé au luxe, aux célébrités et au glamour. Selon les chiffres rapportés par Mellon, l’entreprise compte environ 450 points de vente en 2000 et génère déjà plusieurs millions de livres de bénéfices.

L’histoire connaît pourtant un nouveau tournant lorsque Jimmy Choo quitte l’entreprise qui porte son nom en 2001. Mellon poursuit néanmoins le développement de la marque. Dix ans plus tard, le résultat change complètement d’échelle. En 2011, Labelux rachète Jimmy Choo pour environ 500 à 525,5 millions de livres, soit autour de 800 millions de dollars selon le taux de conversion de l’époque. Tamara Mellon quitte ensuite l’entreprise. Mais la leçon entrepreneuriale de son parcours ne se résume pas au montant de la transaction. Ce qui frappe dans son histoire, c’est d’abord sa capacité à identifier un potentiel qui existait déjà, mais qui n’était pas encore exploité à sa juste mesure. Mellon n’était pas la créatrice des chaussures. Elle n’était pas non plus l’artisane qui les fabriquait. Sa valeur ajoutée était ailleurs : elle savait voir le marché, comprendre le désir du consommateur, construire une marque et transformer un savoir-faire en entreprise scalable. Autrement dit, elle a trouvé sa place en comprenant non seulement ce qu’elle savait faire, mais surtout où son intervention pouvait avoir le plus d’impact. Son parcours pose ainsi une question très actuelle aux entrepreneurs comme aux salariés : faut-il toujours s’accrocher à la trajectoire que l’on avait imaginée au départ ?

Parfois, non.

Quitter un environnement dans lequel on ne fonctionne plus peut être vécu comme un échec. Mais cela peut aussi être l’occasion de découvrir une autre manière de créer de la valeur. Dans le cas de Mellon, son départ de Vogue n’a pas immédiatement produit une success-story. Il a précédé une période difficile. Mais c’est ensuite, en changeant de position, qu’elle a pu mobiliser autrement ce qu’elle avait appris dans la mode. Elle n’a pas simplement changé de métier. Elle a changé la manière dont elle utilisait ses compétences.

Et c’est peut-être là le point le plus intéressant de son histoire pour un entrepreneur : trouver sa voie ne signifie pas nécessairement repartir de zéro. Il peut s’agir de prendre ce que l’on sait déjà faire — observer, comprendre, créer du réseau, anticiper les tendances — et de le déplacer vers l’endroit où cela produit davantage de valeur. Les 150 000 livres prêtées par son père ont contribué à lancer l’aventure. Mais le véritable actif de Tamara Mellon était probablement ailleurs : sa capacité à voir une entreprise là où d’autres voyaient encore seulement un atelier.

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Raya Holding prépare une acquisition de 60 millions de dollars dans les data centers

25. September 2026 um 16:38

Raya Holding veut accélérer dans les infrastructures numériques. Le groupe égyptien a approuvé, sous conditions, un financement pouvant atteindre 60 millions de dollars pour soutenir l’acquisition de 100 % des droits de propriété d’une installation de data center en Égypte.

La décision a été prise par le conseil d’administration de Raya Holding lors de sa réunion du 23 septembre 2026. Le financement passera par une augmentation de capital de Raya Data Center Services, souscrite par Raya Information Technology, filiale détenue à 100 % par Raya Holding. Le montant maximal est fixé à 60 millions de dollars, soit environ 3 milliards de livres égyptiennes à titre indicatif.

Les fonds ne pourront être utilisés que pour financer la partie en capital du prix d’acquisition de l’actif ciblé. L’augmentation de capital pourra être réalisée en une ou plusieurs tranches, en dollars, en livres égyptiennes ou dans les deux devises, en fonction des besoins de la transaction. Le taux de change appliqué sera celui retenu par la banque au moment de chaque paiement.

La transaction n’est toutefois pas encore finalisée. L’autorisation donnée par Raya Holding reste conditionnée à la conclusion effective de l’acquisition, à la signature des accords définitifs ainsi qu’à l’obtention des différentes autorisations et à la satisfaction des conditions juridiques et réglementaires requises. Si l’opération n’aboutit pas, l’augmentation de capital et le financement ne deviendront pas effectifs.

Un secteur stratégique pour Raya

Cette opération prolongerait les investissements déjà engagés par le groupe dans les infrastructures numériques. Raya Data Center Services est active dans les data centers, le cloud et les services managés. Le groupe avait notamment annoncé un partenariat avec Africa50, qui avait investi 15 millions de dollars aux côtés de 10 millions de dollars apportés par Raya Information Technology, pour développer les capacités de son activité de data centers et un nouveau centre de données certifié Tier III en Égypte.

L’enjeu dépasse donc cette seule acquisition : pour Raya Holding, les data centers constituent désormais l’un des axes de développement de ses activités technologiques. Dans ses résultats du premier semestre 2026, le groupe avait enregistré 33,8 milliards de livres égyptiennes de revenus, en hausse de 22 % sur un an, tandis que ses activités technologiques continuaient de bénéficier de la demande liée aux infrastructures numériques.

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Pleine lune : est-elle vraiment responsable de vos nuits difficiles, de votre fatigue et de votre « bad mood » ?

25. September 2026 um 15:27

Une nuit agitée, un réveil difficile, une irritabilité inhabituelle… Et si la pleine lune y était pour quelque chose ? La croyance est ancienne et largement répandue. Pourtant, les recherches scientifiques dressent un tableau beaucoup plus nuancé : la pleine lune n’a pas été démontrée comme une cause directe de sautes d’humeur, de crises psychologiques ou de comportements inhabituels. En revanche, plusieurs travaux ont observé des variations du sommeil autour de certaines phases lunaires.

C’est probablement là que se trouve le véritable sujet. Car lorsqu’une nuit est moins réparatrice, ses effets peuvent se prolonger dans la journée : fatigue, baisse de vigilance, irritabilité et moindre capacité à réguler ses émotions.

Le sommeil : le principal lien observé

Une étude publiée dans Current Biology en 2013 avait trouvé, dans des conditions de laboratoire contrôlées, qu’autour de la pleine lune, l’activité cérébrale associée au sommeil profond diminuait de 30 %. Les participants mettaient également environ cinq minutes de plus à s’endormir et dormaient en moyenne 20 minutes de moins. Les chercheurs avaient aussi observé une baisse de la mélatonine, une hormone impliquée dans la régulation du sommeil.

Mais cette conclusion n’est pas devenue un consensus scientifique. Une étude beaucoup plus importante, portant sur 2 125 personnes, n’a trouvé aucune différence statistiquement significative de durée ou de qualité du sommeil entre les différentes phases de la lune.

Autrement dit, les résultats ne sont pas suffisamment homogènes pour affirmer que la pleine lune fait systématiquement moins bien dormir tout le monde.

D’autres travaux apportent néanmoins des éléments intéressants. Une étude publiée en 2021 dans Science Advances, basée sur des données recueillies dans plusieurs environnements, a constaté que les participants avaient tendance à s’endormir plus tard et à dormir moins longtemps dans les jours précédant la pleine lune, lorsque la lumière lunaire est disponible en début de nuit. L’analyse incluait notamment 463 étudiants américains et plusieurs populations vivant en Argentine.

Et cette impression d’avoir « moins d’énergie » ?

C’est ici qu’il faut distinguer perception et mécanisme biologique démontré.

Il n’existe pas de preuve robuste permettant d’affirmer que la pleine lune « vide l’énergie » ou augmente directement la fatigue. En revanche, une nuit plus courte ou plus fragmentée peut bel et bien modifier l’état émotionnel et les capacités cognitives le lendemain. Une vaste méta-analyse publiée en 2024 dans Psychological Bulletin a synthétisé 154 études expérimentales et 1 338 estimations d’effets, représentant 5 717 participants. Elle conclut que les différentes formes de privation de sommeil réduisent notamment les émotions positives et augmentent certains symptômes d’anxiété.

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Tunisie : la BCT veut passer de la résilience à la création de richesse

25. September 2026 um 12:12

La Tunisie doit désormais accélérer le passage à l’investissement et à la création de richesse. C’est le message porté par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, lors d’une rencontre avec des responsables de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC).

Le gouverneur estime que le pays a jusqu’ici démontré sa capacité à absorber les chocs climatiques et géopolitiques. Mais cette résilience ne suffit plus. « Il est temps de passer d’une logique de résilience à une logique de création de richesse », a-t-il déclaré. Pour concrétiser ce changement de cap, la BCT met notamment l’accent sur l’accélération des projets et des investissements. Deux secteurs sont particulièrement cités : le phosphate et les énergies renouvelables.

Fethi Nouri a également appelé à relancer l’investissement privé, tout en rappelant les efforts consacrés à la préservation de la stabilité du taux de change et des réserves en devises. Pour la BCT, l’enjeu est désormais de transformer la stabilité macroéconomique en davantage d’activité économique et d’investissement.

La Banque mondiale et l’IFC veulent renforcer leur intervention

La Banque mondiale a confirmé son intérêt pour des solutions concrètes en matière d’infrastructures et de développement du secteur privé. Son directeur pays pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, a décrit le partenariat avec la Tunisie comme reposant sur trois éléments : les projets, les résultats et la recherche de solutions opérationnelles. De son côté, Ary Naim, directeur de l’IFC pour l’Afrique, a annoncé l’ambition d’augmenter significativement les financements destinés à la Tunisie. L’institution prévoit notamment de renforcer ses investissements dans les infrastructures et son soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes. Concrètement, l’IFC entend mobiliser des instruments de financement pour aider les entreprises tunisiennes à accéder davantage aux capitaux et à se développer à l’international. Un enjeu directement lié à la capacité du secteur privé à prendre le relais dans la création de valeur et d’emplois.

 

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Au Maroc, Noor Ouarzazate transforme le désert en laboratoire géant de l’énergie solaire

25. September 2026 um 11:16

Au sud-est du Maroc, le complexe solaire Noor Ouarzazate s’étend sur environ 3 000 hectares et affiche une capacité installée de 580 MW. Mis en service progressivement entre 2016 et 2018, il réunit quatre centrales et plusieurs technologies solaires, dont le solaire thermodynamique à concentration (CSP) et le photovoltaïque.

Présenté comme l’un des plus grands complexes solaires au monde, Noor Ouarzazate repose sur trois centrales CSP — Noor I, II et III — et une centrale photovoltaïque, Noor IV. Les trois premières concentrent le rayonnement solaire à l’aide de miroirs pour produire de la chaleur, puis de la vapeur destinée à entraîner une turbine. Noor IV, d’une puissance de 72 MW, fonctionne quant à elle avec des panneaux photovoltaïques équipés d’un système de suivi du soleil.

La particularité de Noor réside surtout dans le stockage thermique associé aux centrales CSP. Noor I dispose notamment d’une capacité de stockage de trois heures. Noor III, équipée d’une tour solaire de 243 mètres, utilise des sels fondus capables de conserver la chaleur afin de continuer à produire de l’électricité après le coucher du soleil. Les températures peuvent atteindre environ 565 °C.

Cette architecture permet donc de rendre une partie de la production solaire « pilotable » et de mieux répondre aux besoins du réseau lorsque la production photovoltaïque diminue en fin de journée. Il serait toutefois inexact de présenter l’ensemble du complexe comme une installation produisant de manière continue 24 heures sur 24 : Noor IV, notamment, est une centrale photovoltaïque sans stockage thermique.

Le projet constitue aussi un cas intéressant pour les entreprises et les investisseurs : son développement s’est appuyé sur des partenariats public-privé et sur le financement de plusieurs institutions internationales, dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’AFD et la Banque européenne d’investissement. L’objectif dépassait donc la seule production d’électricité : il s’agissait aussi de réduire la dépendance du Maroc aux énergies fossiles et de développer une filière industrielle autour des énergies renouvelables.

Le complexe montre également les limites techniques du modèle. Noor III a été arrêtée en février 2024 après une fuite dans un réservoir de sels fondus et n’a repris son activité qu’en avril 2025. En 2026, un nouveau réservoir de stockage est encore au cœur d’un programme destiné à renforcer la fiabilité de l’installation.

Au-delà de son image de « cité solaire » au milieu du désert, Noor Ouarzazate est surtout un démonstrateur à grande échelle : celui d’un modèle énergétique combinant production solaire, stockage thermique, infrastructures de réseau et financement public-privé. 

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AKSA Composites investit 5 millions de dollars en Tunisie

25. September 2026 um 10:03

La Tunisie accueille un nouvel acteur dans l’industrie aéronautique. La société turque AKSA Composites, spécialisée dans les matériaux composites avancés, a signé le 24 septembre 2026 un accord de bail industriel avec l’Ecopark de Borj Cédria, pour un investissement annoncé d’environ 5 millions de dollars.

Cette implantation constitue la première présence d’AKSA Composites en Afrique et la première implantation en Tunisie d’un acteur aéronautique turc, selon la FIPA-Tunisia. La société est une filiale du groupe turc Akkök. Le projet intervient dans un secteur où la Tunisie cherche à renforcer ses activités à plus forte valeur ajoutée. AKSA Composites travaille notamment sur les matériaux composites utilisés dans l’aéronautique et d’autres applications industrielles avancées.

Au-delà du montant investi, l’enjeu porte aussi sur les capacités industrielles qui pourront être développées localement: transfert de technologies, montée en compétences et intégration de fournisseurs tunisiens dans les chaînes de valeur internationales. Le projet n’est pas né avec la signature de septembre. Les premiers échanges entre AKSA Composites et l’écosystème aéronautique tunisien remontent au Hamburg Aviation Forum de 2025. Le GITAS indique que les discussions se sont poursuivies avec l’accompagnement de la FIPA-Tunisia avant d’aboutir à cette implantation.

En juillet 2026, la FIPA avait déjà annoncé que l’entreprise prévoyait de lancer prochainement ses activités à Borj Cédria. La signature du bail marque donc le passage d’un projet en préparation à une nouvelle étape industrielle concrète.

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Ce pays africain veut faire baisser les prix des billets d’avion

25. September 2026 um 08:40

Le gouvernement ghanéen met la pression sur les compagnies aériennes pour qu’elles réduisent leurs tarifs. Après la suppression des droits et taxes sur les pièces détachées importées par les compagnies aériennes domestiques, le ministre des Transports, Joseph Bukari Nikpe, a appelé les transporteurs à faire bénéficier les voyageurs de cette baisse des coûts.

La mesure vise à alléger les charges de maintenance des appareils. Mais elle intervient dans un marché où le prix du transport aérien reste fortement influencé par le carburant, les redevances aéroportuaires, les coûts de personnel et la disponibilité des avions.

Cette réforme fiscale intervient également alors que le Ghana fait face à des critiques concernant l’introduction, depuis avril 2026, de nouvelles contributions destinées au financement des infrastructures aéroportuaires. La CEDEAO estime que certaines de ces charges ne sont pas conformes à la dynamique régionale visant à réduire le coût du transport aérien. Celle-ci prévoit notamment une baisse de 25 % des redevances passagers et de sûreté.

D’autres pays ouest-africains prennent également des mesures pour réduire les coûts du secteur. La Côte d’Ivoire a appliqué la réduction de 25 % prévue par la CEDEAO pour les vols intra-régionaux. Au Togo, les frais d’installation d’une compagnie aérienne ont été ramenés d’environ 215 millions à 3,5 millions de FCFA.

Au-delà de la baisse des billets, l’enjeu est donc aussi celui de la compétitivité du marché : réduire les coûts d’exploitation et les barrières à l’entrée pour permettre aux compagnies d’augmenter leur offre et, potentiellement, de renforcer la concurrence.

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Burkina Faso, Mali et Niger accélèrent leur intégration numérique

24. September 2026 um 17:11

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger veulent franchir une nouvelle étape dans leur coopération numérique. Les régulateurs des télécommunications des trois pays doivent signer, le 25 septembre 2026 à Ouagadougou, une convention prévoyant la création du Conseil des Régulateurs du Sahel (CRS), destiné à coordonner leurs actions au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Le futur conseil servira de cadre permanent d’échange entre l’ARCEP Burkina Faso, l’AMRTP du Mali et l’ARCEP Niger. Leur coopération portera notamment sur l’itinérance communautaire, la cybersécurité, la protection des consommateurs et la gestion des fréquences. Les trois autorités prévoient également de faciliter la reconnaissance mutuelle des équipements homologués, de coordonner le développement des infrastructures et de mieux encadrer les activités postales transfrontalières. Elles souhaitent aussi coordonner l’introduction des technologies émergentes et rapprocher leurs positions dans les instances internationales.

Cette démarche s’inscrit dans une coopération numérique déjà engagée. En avril 2025, les autorités de protection des données personnelles des trois pays avaient créé un cadre commun pour harmoniser leurs pratiques, partager leurs expériences et renforcer la gouvernance des données.

Pour les opérateurs et entreprises numériques présents dans plusieurs pays de l’AES, l’enjeu est concret : une coordination accrue des règles pourrait faciliter le déploiement des équipements et services numériques, tout en réduisant certaines divergences réglementaires entre les trois marchés.

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Financements climatiques : la Tunisie veut accélérer les projets agricoles, hydriques et maritimes

24. September 2026 um 16:01

La Tunisie veut mieux capter les financements internationaux dédiés au climat pour financer des projets capables de réduire la vulnérabilité de l’agriculture, des ressources en eau et des activités maritimes face aux effets du changement climatique.

Cette orientation était au cœur d’une séance de travail tenue le 23 septembre 2026 sous la présidence du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes du Fonds vert pour le climat (GCF) et du Fonds de réponse aux pertes et préjudices (FRLD), ainsi que sur les conditions d’accès à leurs financements.

L’enjeu est désormais de passer de l’identification des besoins à la constitution d’un portefeuille de projets suffisamment préparés pour être financés. Le ministère prévoit ainsi de sélectionner et de hiérarchiser des projets selon leur priorité, leur niveau de préparation et leur conformité aux critères des fonds internationaux.

Transformer les besoins en projets finançables

Les secteurs concernés sont directement exposés aux effets du dérèglement climatique : hausse des températures, baisse des précipitations, sécheresses, vagues de chaleur et inondations. Ces phénomènes accentuent la pression sur les ressources en eau et l’irrigation, les terres agricoles, les parcours et l’élevage, mais également sur les forêts, les écosystèmes marins, la pêche et l’aquaculture.

Dans ce contexte, les financements recherchés doivent soutenir des projets concrets d’adaptation, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de prévention ou de réponse aux pertes et dommages climatiques.

Le ministère insiste également sur la nécessité de fonder les projets sur des données scientifiques et des études techniques. L’objectif est notamment de mieux transformer les résultats de la recherche en projets opérationnels, avec des objectifs, des coûts et des modalités de mise en œuvre suffisamment définis pour répondre aux exigences des bailleurs.

Un rôle important est attribué à l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), présentée comme une structure nationale accréditée auprès du Fonds vert pour le climat. Elle doit contribuer à la mobilisation des financements et accompagner les structures publiques ainsi que les porteurs d’idées dans la préparation de projets répondant aux critères des mécanismes internationaux.

La prochaine étape consiste à élaborer une portefeuille national de projets de financement climatique. Celui-ci devra notamment intégrer des notes conceptuelles et classer les projets en fonction de leur urgence, de leur maturité et de leur capacité à obtenir un financement.

Le ministère souhaite aussi renforcer les projets consacrés à la pêche maritime et à l’aquaculture, secteurs jugés particulièrement exposés aux changements climatiques. Parallèlement, il appelle à améliorer les systèmes de données, d’évaluation et d’analyse des pertes et dommages afin de disposer d’une base plus solide pour orienter les investissements.

 

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