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Algérie: lancement d’une usine de pièces plastiques automobiles pour réduire la dépendance aux importations

05. Mai 2026 um 11:16
Source: APS

Le marché algérien de l’industrie automobile fait face à une dépendance aux importations de pièces et accessoires plastiques, ce qui alourdit la facture nationale et limite le développement d’une véritable chaîne de valeur locale. Pour répondre à ce besoin et renforcer le taux d’intégration industrielle, les autorités ont procédé, lors d’une visite de travail effectuée par le Premier ministre Sifi Ghrieb, au lancement d’une usine de production appelée “General Plastic Injection (GPI)”.

Au fil de ses propos, il ressort que les actifs de l’ancienne société Plastic Algeria Components (PAC) servent de base au lancement de la future usine General Plastic Injection (GPI). Il s’agit d’une reconversion d’anciens actifs privés en projet industriel public visant à soutenir l’économie locale. L’État algérien a en effet récupéré ces biens “après la confiscation de l’entreprise à la suite d’une affaire de corruption”, comme le cite l’agence ecofin. Ils ont ensuite été transférés à la holding publique Algeria Chemical Specialities (ACS) afin d’être réutilisés dans un nouveau projet industriel.

D’une superficie de 107 000 m², cette future usine est implantée dans la wilaya de Tissemsilt, dans la commune de Khemisti, au niveau de la zone de Sidi Mansour. Elle est destinée à l’injection plastique et à la fabrication de pièces et accessoires destinés aux véhicules “ intégrant les technologies les plus avancées”,  d’après les propos relayés par l’Algérie Presse Service.

Ce projet industriel constitue un investissement qualitatif destiné à remplacer une partie des importations par une production locale. Les autorités misent sur cette unité pour soutenir la structuration d’une filière automobile nationale plus intégrée. Selon les informations communiquées, l’entrée en production est prévue en septembre 2026. A dire vrai, l’usine “produira différents accessoires plastiques destinés à l’industrie automobile intégrant les technologies les plus avancées”, ce qui permettra d’améliorer la compétitivité du tissu industriel national. Le projet participe également à la valorisation des compétences locales à travers la localisation du savoir-faire industriel et le développement des infrastructures de production.

Au-delà de son impact économique, cette unité devrait générer des opportunités d’emploi directes et indirectes au profit des jeunes de la région, notamment dans les métiers d’ingénierie, de technique et d’exploitation industrielle. Elle s’inscrit par ailleurs dans le cadre des engagements du président de la République Abdelmadjid Tebboune relatifs à la récupération et à la relance des biens confisqués par des décisions de justice définitives, selon ladite source.

Il sied de rappeler que, généralement, le gouvernement algérien mise sur une politique industrielle basée sur l’intégration locale. Il accorde plusieurs avantages aux constructeurs, notamment des exonérations fiscales et des facilités d’accès au foncier industriel. En contrepartie, les investisseurs doivent augmenter progressivement le contenu local des véhicules, avec un minimum de 10 % au début de la production, puis jusqu’à 40 % après cinq ans. Cette approche vise à développer une véritable chaîne de sous-traitance locale et à réduire la dépendance aux importations. Et pour finir, le pays compte mettre, bientôt, un référentiel national d’intégration dans l’industrie des voitures, autobus et motocycles.

 
 
 

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Tabarka-Aïn Draham attire les agences de voyages algériennes à l’approche de l’été

04. Mai 2026 um 15:47

La zone touristique de Tabarka-Aïn Draham attire de plus en plus l’attention du marché algérien. Cette semaine, environ 60 agents de voyages venus d’Algérie ont effectué une visite dans la région afin de découvrir de près l’offre touristique et d’échanger avec les professionnels locaux du secteur hôtelier, d’après les propos rapportées par l’agence TAP.

Ces rencontres ont permis aux opérateurs des deux pays de discuter de futures collaborations, notamment pour la saison estivale 2026. L’objectif est d’intégrer les établissements hôteliers de la région dans les programmes de commercialisation destinés à la clientèle algérienne.

Selon le délégué régional du tourisme à Tabarka, Issa Marouani, ces échanges visent à renforcer la présence de la destination Tabarka-Aïn Draham sur le marché algérien. Il a rappelé que les touristes algériens constituent déjà la principale clientèle de la région.

Les discussions en cours portent sur la mise en place d’accords spécifiques entre agences de voyages et hôteliers, afin de mieux organiser les flux touristiques attendus pour l’été prochain.

Les chiffres confirment cette dynamique. En avril dernier, 92 460 touristes algériens ont franchi les postes frontaliers de Meloula, Babouche et Jlaiel. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 74 000 visiteurs enregistrés durant la même période en 2025.

Selon la même source, le poste frontalier de Meloula reste le principal point d’entrée, avec plus de 54 000 arrivées à lui seul.

Sur les quatre premiers mois de l’année 2026, la région a accueilli environ 316 762 touristes algériens, contre 278 600 un an plus tôt, soit une progression de plus de 13 %.

Il va sans dire que cette croissance s’explique par plusieurs facteurs, notamment la proximité géographique avec l’Algérie, la richesse naturelle de la région et la diversité de l’offre touristique. Ces atouts continuent de renforcer l’attractivité de Tabarka-Aïn Draham et stimulent également l’intérêt des investisseurs locaux et étrangers dans le secteur.

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