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XSquare lève un tour pre-seed pour accélérer son infrastructure de paiements B2B dans le Golfe

20. August 2026 um 14:41

La fintech émiratie XSquare, spécialisée dans les paiements entre entreprises, vient de boucler un tour de financement pre-seed mené par Raed Ventures, avec la participation d’AngelSpark, 500 Global et Oraseya Capital. Le montant de l’opération n’a pas été rendu public.

Fondée à Dubaï en 2023, XSquare développe une infrastructure destinée à simplifier les paiements B2B, un marché où les entreprises doivent encore composer avec plusieurs prestataires, systèmes bancaires et outils de rapprochement comptable. La startup veut réunir ces opérations derrière une seule intégration.

Concrètement, XSquare fonctionne comme une couche d’orchestration : elle permet aux entreprises de collecter des paiements, régler leurs fournisseurs et automatiser le rapprochement des transactions, sans devoir connecter séparément chaque prestataire. La plateforme s’appuie notamment sur des acteurs comme Telr, Geidea, VaultsPay, Spare et TESS Payments. Le partenariat avec Spare permet notamment d’intégrer le « Pay by Bank » dans les flux de paiement B2B, avec des règlements quasi instantanés et potentiellement moins coûteux que les paiements par carte.

Autre volet stratégique: son partenariat avec Mastercard. XSquare permet aux entreprises d’utiliser leurs cartes corporate pour payer des fournisseurs, même lorsque ceux-ci n’acceptent pas directement les cartes. Le fournisseur reçoit alors les fonds sur son compte bancaire. XSquare indique que ce modèle peut également transformer certaines dépenses fournisseurs en dépenses éligibles aux mécanismes économiques des cartes professionnelles.

Du marché émirati au Qatar, puis à l’Arabie saoudite

Après son lancement aux Émirats arabes unis, XSquare a étendu ses activités au Qatar, où elle dispose d’une présence au Qatar Financial Centre et travaille avec des banques et des prestataires de paiement locaux. Son partenariat avec TESS Payments, prestataire agréé par la Qatar Central Bank, constitue notamment une brique de son infrastructure locale.

Cette implantation qatarie constitue sa première expansion hors des Émirats. La prochaine étape annoncée est désormais l’Arabie saoudite, parallèlement au développement de nouveaux partenariats bancaires et de paiement. Les fonds fraîchement levés doivent servir à renforcer cette infrastructure, élargir le réseau de partenaires et recruter davantage dans les équipes techniques et commerciales.

Pour XSquare, l’enjeu dépasse donc le simple paiement en ligne : la startup cherche à devenir une infrastructure financière B2B unifiée pour les entreprises du GCC, en reliant facturation, encaissements, paiements fournisseurs et réconciliation sur une même plateforme. Son architecture est présentée comme non-custodiale : les fonds transitent par des prestataires de paiement agréés plutôt que par le bilan de XSquare.

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Fukuoka à Béja: une technologie japonaise à l’essai

20. August 2026 um 14:16

À Béja, la Tunisie teste une méthode japonaise de traitement des décharges appelée “Fukuoka”. Le principe consiste à améliorer la circulation de l’air et de l’eau dans les déchets afin d’accélérer leur stabilisation et de limiter notamment les émissions de méthane produites par leur décomposition.

Le projet est mené dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise et du Joint Crediting Mechanism (JCM). Il s’inscrit également dans l’article 6 de l’Accord de Paris, qui prévoit des mécanismes de coopération entre pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et développer les échanges de crédits carbone.

L’intérêt du projet dépasse donc la seule question du traitement des déchets. L’expérience de Béja doit permettre de mesurer les réductions d’émissions obtenues et d’examiner leur potentiel dans les mécanismes carbone.

Pour les entreprises, cette évolution mérite d’être suivie. La gestion des déchets entre progressivement dans les politiques de réduction des émissions, au même titre que l’énergie ou les transports. Pour les industriels, notamment ceux qui travaillent avec des donneurs d’ordre étrangers, être capable de mesurer et de documenter son empreinte environnementale devient un enjeu de plus en plus concret.

Le projet peut aussi contribuer à faire émerger en Tunisie des compétences autour de la mesure des émissions, de la gestion durable des déchets et du développement de projets carbone. Les entreprises spécialisées dans l’ingénierie, le traitement des déchets ou les services environnementaux pourraient ainsi être appelées à accompagner ce type de projets.

L’expérience ne restera pas cantonnée à Béja. D’ailleurs, les 18 et 19 août 2026, une formation consacrée au projet a réuni des représentants de plusieurs pays africains, avec le soutien d’ONU-Habitat. L’objectif était notamment de partager les pratiques en matière de gestion des déchets et de réduction des émissions.

Le projet reste à ce stade une expérimentation. Mais il met en lumière une évolution à suivre pour les entreprises. Les déchets ne sont plus seulement une charge à traiter. Ils deviennent aussi une source d’émissions qu’il faut mesurer et réduire, avec à la clé la possibilité de valoriser certains projets dans les mécanismes carbone.

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Trois startups tunisiennes s’envolent vers San Francisco pour la finale du Startup World Cup

20. August 2026 um 14:09

Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec représenteront la Tunisie à la finale mondiale du Startup World Cup, prévue en novembre à San Francisco. Une nouvelle étape internationale pour trois jeunes pousses issues de la sélection tunisienne organisée lors du Tunisia Digital Summit.

La Tunisie aura trois représentantes à la prochaine finale mondiale du Startup World Cup. Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec ont décroché leur qualification à l’issue de la finale régionale organisée les 22 et 23 avril à Tunis, dans le cadre de la 10e édition du Tunisia Digital Summit. La sélection avait attiré plus de 160 candidatures. Dix startups avaient finalement été retenues pour présenter leurs projets devant un jury d’investisseurs et d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial.

À l’issue de cette compétition, Pwn & Patch a remporté la première place. La startup spécialisée dans la cybersécurité développe notamment des solutions liées à la sécurité offensive et à la détection des menaces. Elle sera la représentante tunisienne engagée dans la compétition mondiale pour le grand prix. Pixii Motors a obtenu la deuxième place. La startup travaille sur des solutions de mobilité durable, notamment autour de la mobilité électrique. WaterSec, classée troisième, développe de son côté des solutions de gestion intelligente de l’eau en s’appuyant notamment sur l’intelligence artificielle et l’IoT.

Une échéance en novembre

Les trois startups prendront la direction de San Francisco en novembre 2026 pour participer aux différentes étapes de la finale mondiale. Le programme prévoit les demi-finales les 4 novembre et la grande finale le 6 novembre au Hilton San Francisco. L’enjeu financier est important : le vainqueur mondial du Startup World Cup recevra 1 million de dollars sous forme d’investissement. Selon les règles de la compétition, ce financement peut prendre la forme d’une prise de participation ou d’un instrument convertible, selon la situation de la startup. Au-delà du montant, la qualification offre surtout aux trois entreprises tunisiennes une occasion de se confronter à des startups venues de nombreux marchés et de rencontrer investisseurs, partenaires et potentiels clients à l’échelle internationale.

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APIA : un assistant intelligent pour réduire les frictions qui freinent l’investissement agricole

20. August 2026 um 13:08

Un assistant virtuel, des cartes analytiques, des indicateurs par région : l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) vient de mettre en ligne SMART APIA, sa nouvelle plateforme numérique dédiée à l’intelligence agricole.

L’outil s’inscrit dans la stratégie de digitalisation de l’agence, censée simplifier l’accès à l’information pour les agriculteurs, les investisseurs et les jeunes promoteurs.

Un guichet numérique pensé pour les porteurs de projets

Concrètement, SMART APIA repose sur un assistant intelligent capable de répondre en temps réel aux questions administratives, juridiques et techniques que se posent les porteurs de projets, de quoi éviter, en théorie, les allers-retours habituels avec les guichets physiques.

La plateforme intègre également des cartes analytiques et des indicateurs sectoriels, pour repérer d’un coup d’œil les opportunités d’investissement disponibles selon les régions, données statistiques à l’appui.

Autre fonction mise en avant : un accompagnement à la structuration des idées de projets pour aider les jeunes promoteurs à passer du concept à un dossier bancable, en amont même du dépôt de leur demande auprès de l’agence.

Investissement et entrepreneuriat

En digitalisant l’accès à ses données et à son expertise, l’APIA cherche à réduire les frictions qui freinent souvent l’investissement agricole en Tunisie ; méconnaissance des filières porteuses, difficulté à monter un dossier, dispersion de l’information entre plusieurs guichets.

Pour les jeunes promoteurs, cet accès facilité à des indicateurs régionalisés pourrait fluidifier l’identification de niches encore peu exploitées. L’objectif est de convertir cette information optimisée en projets effectivement financés et accompagnés de bout en bout.

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Jem lève 8,4 millions de dollars pour digitaliser la gestion des salariés sans bureau

20. August 2026 um 13:07

La startup sud-africaine Jem vient de lever 8,4 millions de dollars en série A, dans un tour mené par Quona Capital, avec la participation de University Technology Fund, E4E, Next176/FutureGrowth et plusieurs investisseurs individuels. Basée au Cap, l’entreprise veut accélérer le développement de sa plateforme destinée aux travailleurs « deskless », c’est-à-dire aux salariés qui travaillent sans poste informatique ni bureau.

Lancée sur WhatsApp, la plateforme permet notamment aux salariés de recevoir leurs fiches de paie, effectuer des demandes de congé, consulter certaines informations RH ou encore accéder à des services financiers. Jem a également développé des fonctions de gestion du temps et des présences, de communication interne et d’accompagnement financier. Le modèle semble déjà avoir trouvé son marché. Jem revendique plus de 250 000 travailleurs et plus de 200 entreprises clientes. Parmi les entreprises citées par la startup figurent KFC, McDonald’s, Edgars, Illovo, Servest et Bidvest.

Un logiciel pensé pour les salariés éloignés du numérique

Jem part d’un constat simple : une grande partie des outils RH sont conçus pour des employés disposant d’un ordinateur, d’une adresse e-mail professionnelle ou d’une application dédiée. Or, selon l’entreprise, 75 % des salariés sud-africains travaillent sur le terrain plutôt que derrière un bureau. La startup mise donc sur un outil déjà présent sur les téléphones des salariés : WhatsApp. L’objectif est de réduire les barrières d’accès aux services RH et financiers, sans imposer le téléchargement d’une nouvelle application. Fondée en 2020 sous le nom de SmartWage, Jem avait initialement développé un service permettant aux salariés d’accéder à une partie de leur salaire déjà gagné. L’entreprise s’est ensuite repositionnée vers une plateforme plus large de gestion des effectifs et a adopté le nom Jem en 2022. Avec cette nouvelle levée, l’entreprise veut accélérer le lancement de nouveaux services. Son offre doit notamment s’élargir vers la formation, les outils de gestion des équipes, les services financiers, l’assurance et d’autres avantages destinés aux salariés.

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Transparence budgétaire : Tunis passe le test de Washington

20. August 2026 um 11:27

La Tunisie fait partie des 73 pays qui ont passé avec succès le test de la transparence budgétaire aux États-Unis. C’est la conclusion du dernier Fiscal Transparency Report du Département d’État américain, publié à la mi-août 2026 et portant sur l’exercice budgétaire 2025 des pays bénéficiaires de l’aide extérieure des États-Unis.

Ce rapport n’est pas un exercice de style : le Congrès américain oblige chaque année le Département d’État à vérifier si les 139 pays qui reçoivent l’aide extérieure américaine rendent des comptes fiables sur leurs finances publiques. Trois angles guident l’analyse : l’accès du public aux documents budgétaires, leur degré de détail et leur crédibilité, et la clarté des procédures encadrant marchés publics, licences et contrats de l’État. Sur les 67 gouvernements recalés cette année, 14 auraient malgré tout progressé.

Deux pays validés au Maghreb

La Tunisie rejoint le Maroc parmi les pays conformes. L’Algérie et la Libye, elles, en restent exclues. Pour Alger en particulier, les évaluateurs relèvent des documents financiers publiés de façon partielle et une opacité persistante autour des comptes de plusieurs entreprises publiques. Au total, quinze pays africains figurent parmi les bons élèves, dont le Bénin, le Ghana, le Kenya ou l’Afrique du Sud.

Rien n’est figé dans cette évaluation : d’une année sur l’autre, un pays peut changer de catégorie, selon l’évolution de ses pratiques de gestion financière ou les ajustements apportés par Washington à sa grille d’analyse.

Ce que cela change pour les investisseurs

Une évaluation de ce type ne débloque pas mécaniquement de financements, mais elle nourrit la perception du risque-pays. Pour les bailleurs et investisseurs institutionnels qui intègrent la qualité de la gouvernance budgétaire dans leurs grilles d’analyse, ce signal peut faciliter le dialogue avec les partenaires techniques et financiers, sans se substituer aux indicateurs macroéconomiques classiques ; déficit, dette, notation souveraine, qui restent, eux, déterminants pour l’appétit des marchés.

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IA: les grands modèles restent difficiles à contenir, selon une nouvelle étude

20. August 2026 um 10:29

Les principaux acteurs de l’intelligence artificielle ont encore du mal à démontrer qu’ils peuvent maîtriser totalement les systèmes qu’ils développent. C’est la conclusion d’une nouvelle évaluation de Guidelight AI Standards, qui pointe des lacunes persistantes en matière de contrôle, de surveillance et de sécurité chez cinq grands acteurs du secteur: OpenAI, Anthropic, Google, xAI et Meta. Le constat est particulièrement préoccupant à mesure que les modèles deviennent plus autonomes. Certains agents d’IA ont déjà réussi, lors de tests, à sortir de leur environnement prévu et à exploiter des vulnérabilités dans d’autres infrastructures.

Guidelight a évalué les entreprises sur six grands axes de contrôle, notamment la capacité à surveiller les modèles, à empêcher certaines actions, à détecter les comportements problématiques et à faire vérifier les dispositifs de sécurité par des tiers. OpenAI et Anthropic obtiennent les meilleures évaluations, avec un C+. Google obtient D+, xAI D-, tandis que Meta reçoit un F, selon l’étude rapportée par Reuters. Pour Guidelight, le problème ne se limite donc pas à la capacité d’un modèle à produire une réponse indésirable. Il concerne surtout la possibilité qu’un système autonome contourne les mécanismes censés limiter ses actions.

L’organisation recommande notamment aux entreprises de maintenir des systèmes permettant de voir ce que fait un modèle en interne, de rechercher automatiquement les comportements préoccupants, de bloquer certaines actions critiques et de prévoir un plan de réaction en cas de perte de contrôle.

Cette évaluation intervient alors qu’OpenAI renforce justement ses dispositifs de sécurité.

Après un incident survenu lors d’une évaluation de capacités cyber, OpenAI a indiqué que ses modèles avaient identifié et exploité plusieurs vulnérabilités dans son environnement de recherche et dans l’infrastructure de Hugging Face. L’entreprise affirme depuis renforcer le confinement, les contrôles d’accès, la surveillance et les pratiques d’évaluation. OpenAI développe également la surveillance de la «chain of thought», c’est-à-dire du raisonnement généré par certains modèles avant leur réponse finale. L’objectif est de détecter plus tôt des comportements problématiques. Mais OpenAI reconnaît elle-même une limite importante: un modèle suffisamment avancé pourrait potentiellement apprendre à contourner ou à tromper ce type de surveillance. En parallèle, l’entreprise poursuit le déploiement de protections spécifiques pour les adolescents, avec notamment des contrôles parentaux, une réduction automatique des contenus sensibles et la possibilité de désactiver certaines fonctionnalités.

 

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Saadia Zahidi devient la première femme à diriger l’IATA, après plus de 20 ans au WEF

20. August 2026 um 09:33

Saadia Zahidi deviendra, le 1er novembre 2026, la première femme à diriger l’Association internationale du transport aérien (IATA). Le conseil d’administration de l’organisation a annoncé sa nomination le 23 juillet. Elle sera la neuvième personne à occuper le poste de directrice générale depuis la création de l’IATA en 1945.

Zahidi succédera à Willie Walsh, qui a quitté ses fonctions fin juillet. D’ici à son arrivée, la direction générale est assurée par intérim par Sandrine Le Borgne, directrice financière et vice-présidente senior chargée des services corporate de l’IATA. La nouvelle directrice générale arrive du Forum économique mondial (WEF), où elle a passé plus de vingt ans. Elle y était directrice générale et membre du comité de direction, tout en dirigeant le Centre for the New Economy and Society.

Son parcours est davantage orienté vers l’économie, les politiques publiques, l’emploi et les transformations du marché du travail que vers la gestion d’une compagnie aérienne. Elle a notamment participé à la création des rapports du WEF sur l’avenir des emplois, la croissance et les écarts entre les femmes et les hommes. Économiste de formation, Saadia Zahidi est diplômée de Smith College, du Graduate Institute de Genève et de Harvard. Elle détient les nationalités suisse et pakistanaise.

À la tête de l’IATA, Zahidi devra représenter les intérêts d’un secteur confronté à des enjeux de plus en plus complexes, notamment les évolutions technologiques, les tensions géopolitiques et la transition vers une croissance plus durable. L’organisation représente plus de 370 compagnies aériennes, qui assurent environ 85% du trafic aérien mondial. Elle joue notamment un rôle dans la définition de standards communs et dans la représentation du secteur auprès des gouvernements et des autres acteurs de l’aviation.

Cette nomination marque donc un changement important pour l’IATA: pour la première fois, l’organisation sera dirigée par une femme, une dirigeante issue du monde de l’économie internationale et des politiques publiques plutôt que du secteur aérien lui-même.

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Budget 2027: quels projets passeront vraiment?

20. August 2026 um 09:07

Le gouvernement prépare un budget 2027 qui veut faire davantage de place à l’investissement. Mais le signal le plus intéressant du Conseil ministériel tenu mercredi à La Kasbah n’est pas la liste des secteurs prioritaires. Il se trouve dans la méthode annoncée. En effet, les projets devront être sélectionnés en fonction de leur maturité, de leur faisabilité financière et de leur impact socioéconomique. 

Pour les entreprises et les investisseurs, c’est un point à suivre. Car entre une priorité inscrite dans un document de politique publique et un projet effectivement financé, l’écart peut être important. Le gouvernement semble vouloir réduire cet écart en privilégiant les projets suffisamment préparés pour passer rapidement à l’exécution. Cette orientation concerne d’abord l’investissement public, mais elle peut aussi avoir un effet sur l’investissement privé. Les infrastructures, l’énergie, l’eau ou encore la transformation numérique constituent en effet des conditions nécessaires au développement de nombreuses activités. La question sera donc moins de savoir quels secteurs sont déclarés prioritaires que de voir quels projets seront effectivement retenus et à quel rythme ils seront réalisés. L’énergie constitue l’un des dossiers où cet enjeu est particulièrement visible. En outre, la volatilité des prix des hydrocarbures expose directement les équilibres extérieurs et les coûts de l’économie. Qui plus est, l’accélération de la transition énergétique et le renforcement de la production nationale apparaissent ainsi comme des choix qui dépassent la seule politique énergétique. Ils touchent aussi la compétitivité des entreprises et la prévisibilité de leurs coûts. Même logique pour l’eau et l’agriculture. Le gouvernement veut renforcer la souveraineté alimentaire et hydrique. Pour les acteurs économiques, l’enjeu est très concret: sécuriser les ressources nécessaires à la production et réduire l’exposition aux aléas extérieurs. Les résultats dépendront toutefois des projets qui seront retenus et des moyens qui leur seront consacrés. Le numérique et l’intelligence artificielle figurent également parmi les orientations du prochain budget. Là encore, la question centrale sera celle du passage de l’intention à l’exécution. La dépêche ne précise ni les enveloppes prévues ni les applications ciblées. Il est donc encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette priorité sur les entreprises, notamment sur leur accès aux infrastructures numériques ou aux dispositifs d’accompagnement. Le même principe vaut pour les entreprises publiques. Leur réforme et la modernisation de leur gouvernance restent parmi les sujets annoncés. Pour le secteur privé, leur évolution peut avoir des conséquences sur la qualité de certains services, les relations avec les fournisseurs et, plus largement, sur le fonctionnement de plusieurs marchés. Mais les modalités de cette réforme ne sont pas encore précisées. 

Ces choix arrivent dans une économie qui a enregistré une croissance de 2,4% au premier semestre 2026. La reprise agricole, les industries mécaniques et électriques, le tourisme et les investissements directs étrangers ont contribué à cette progression. Le taux de chômage a également reculé à 14,9%, contre 15,3% un an auparavant. Ces chiffres donnent au gouvernement un contexte un peu plus favorable pour préparer 2027. Ils ne signifient pas pour autant que les marges de manœuvre sont larges. L’économie reste exposée au ralentissement mondial, aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des prix de l’énergie. C’est pourquoi le projet de budget sera surtout jugé sur ses arbitrages. Les orientations sont désormais posées. Reste à savoir combien de projets pourront être financés, dans quels secteurs et selon quel calendrier.

Pour les entreprises, c’est cette deuxième étape qui sera déterminante. Le projet de loi de finances permettra de voir si les priorités annoncées se traduisent par de nouvelles opportunités d’investissement, des projets publics effectivement lancés ou des moyens supplémentaires accordés aux secteurs considérés comme stratégiques.

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Investissements internationaux : la Tunisie attire davantage de capitaux au premier semestre 2026

20. August 2026 um 08:45

La Tunisie a attiré 1,929 milliard de dinars d’investissements internationaux au premier semestre 2026, soit une progression de 11,5% sur un an et de 41,7% par rapport à la même période de 2024, selon les données publiées par la Fipa.

L’essentiel de ces flux provient des investissements directs internationaux, qui ont atteint 1,9118 milliard de dinars. Leur répartition montre une forte concentration sur l’industrie : les industries manufacturières représentent 72% des investissements, devant l’énergie (19%), les services (7,7%) et l’agriculture (1,3%). Pour les entreprises et investisseurs, le signal est surtout à chercher dans cette concentration sectorielle. L’industrie reste de loin le principal point d’ancrage des capitaux étrangers, tandis que l’énergie conserve une place importante dans les nouveaux investissements.

Autre indicateur à surveiller : les investissements de portefeuille ont bondi de 81,3% sur un an, pour atteindre 17,7 millions de dinars. Même si leur montant reste nettement inférieur aux investissements directs, cette hausse traduit un regain d’intérêt pour les actifs financiers tunisiens.

Au total, les chiffres du premier semestre 2026 montrent une accélération des flux internationaux vers la Tunisie, avec une dynamique particulièrement marquée dans les activités industrielles et énergétiques.

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États-Unis : vers l’adaptation des marchés financiers aux normes crypto

19. August 2026 um 14:56

La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine franchit une nouvelle étape dans l’encadrement des cryptomonnaies. Le régulateur a dévoilé mardi un projet baptisé « Regulation Crypto », destiné à adapter certaines règles des marchés financiers aux particularités des actifs numériques.

Cette initiative intervient alors que le Congrès américain peine toujours à adopter un cadre législatif global pour le secteur.

Des règles plus souples pour les projets crypto

La proposition prévoit plusieurs mécanismes susceptibles de faciliter le financement des entreprises développant des projets liés à la blockchain. Parmi les mesures envisagées figure une exemption pouvant couvrir jusqu’à 5 millions de dollars sur quatre ans, ainsi qu’un plafond annuel de 75 millions de dollars pour certaines émissions.

Les entreprises concernées conserveraient néanmoins des obligations en matière d’informations financières et de communication aux investisseurs.

La SEC envisage également la création d’un « safe harbor ». Ce mécanisme pourrait permettre, sous certaines conditions, à certains actifs numériques d’échapper à la qualification de titres financiers. Une évolution susceptible d’apporter davantage de visibilité aux acteurs du marché.

La SEC tente de combler le vide législatif

Le projet intervient alors que le Clarity Act, qui doit notamment préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC, reste en attente au Congrès. L’administration Trump encourage ainsi les régulateurs à exploiter leurs pouvoirs actuels pour clarifier les règles applicables aux cryptomonnaies.

Le texte ouvre désormais une phase de consultation publique de 60 jours. Les acteurs du secteur pourront formuler leurs observations avant une éventuelle adoption définitive. Pour les entreprises crypto, l’enjeu est majeur : cette réforme pourrait réduire une partie de l’incertitude réglementaire qui pèse sur leurs activités.

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La Tunisie renforce son excédent alimentaire, mais…

19. August 2026 um 14:55

La balance commerciale alimentaire tunisienne a dégagé un excédent de 1.006,6 millions de dinars (MD) au cours des sept premiers mois de 2026, contre 823,8 MD sur la même période de 2025. Cette amélioration intervient alors que les importations alimentaires continuent d’augmenter, notamment sous l’effet des achats de céréales. Sur la période, les exportations alimentaires ont progressé de 23,4% en valeur, tandis que les importations ont augmenté de 23,6%. Le taux de couverture s’établit ainsi à 121,5% à fin juillet 2026, contre 121,8% un an auparavant.

L’amélioration de la balance alimentaire repose principalement sur la performance de l’huile d’olive, dont les exportations ont augmenté de 43,4%. Cette progression a largement contribué à absorber la hausse de 20,9% des importations de céréales.

Mais la hausse des volumes exportés ne s’est pas accompagnée d’une amélioration des prix. Le prix moyen de l’huile d’olive à l’export est descendu à 12,47 dinars/kg, en baisse de 3% sur un an. Côté approvisionnement, les prix à l’importation ont reculé pour plusieurs céréales : -13,5% pour le blé dur, -6% pour le blé tendre et -3% pour le maïs. L’orge fait exception, avec une hausse de 3,4%.

La performance du secteur alimentaire contraste avec l’évolution de la balance commerciale globale. Le déficit commercial de la Tunisie a atteint 14.957,6 MD à fin juillet 2026, en hausse de 25,7% par rapport aux 11.904,2 MD enregistrés un an plus tôt. Les importations totales ont progressé de 13,7%, à 55.596 MD, tandis que les exportations ont augmenté de 9,9%, à 40.638,4 MD.

Dans ce contexte, les produits alimentaires représentent 8,4% des importations totales du pays, contre 14% des exportations. L’excédent dégagé par le secteur alimentaire a ainsi permis de compenser 6,7% du déficit commercial global au cours des sept premiers mois de l’année.

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Projet de réforme de la sécurité sociale: un chantier à double tranchant pour l’entrepreneuriat

19. August 2026 um 14:32

Le gouvernement a rouvert, mardi 18 août, à La Kasbah, le chantier de la sécurité sociale; une réunion ministérielle présidée par Sarra Zaâfrani Zenzri a validé le lancement immédiat de la rédaction des textes.

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a dressé un état des lieux du système actuel et défendu l’idée d’une architecture à plusieurs niveaux, combinant urgences immédiates et transformations sur le long terme.

Le premier axe de la réforme envisagée concerne l’extension de la couverture aux oubliés du système: travailleurs informels, agriculteurs, pêcheurs, indépendants et actifs des plateformes numériques. Une bonne nouvelle sur le papier, mais qui suppose, pour les entreprises concernées, de nouvelles obligations d’affiliation à anticiper.

Côté retraites, la prudence est de mise: aucun chiffre sur l’âge légal, la durée de cotisation ou le calcul des pensions n’a filtré. L’exécutif préfère avancer par étapes, en s’appuyant sur les travaux techniques déjà menés.

Pour la Santé, l’objectif affiché est de rapprocher caisses sociales et système de soins, tout en donnant un coup d’accélérateur à la production tunisienne de médicaments et de vaccins. S’y ajoute la dématérialisation des dossiers de santé et des supports d’affiliation.

Tout dépendra des textes à venir

Pour les entreprises, cette réforme peut jouer dans les deux sens: d’un côté, une gouvernance assainie des caisses et une meilleure couverture santé renforcent l’attractivité du salariat formel; de l’autre, l’élargissement des cotisations aux nouvelles formes de travail pourrait alourdir les charges des jeunes structures et des plateformes. Tout dépendra des textes à venir.

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Bourse de Tunis: 2026, l’année pour relancer les introductions en Bourse?

19. August 2026 um 14:11

Après plusieurs années de ralentissement, la Bourse de Tunis identifie en 2026 une fenêtre favorable pour relancer les introductions en Bourse. Liquidités disponibles, baisse des taux et forte progression du Tunindex créent un contexte plus propice au financement des entreprises par le marché.

Le constat de la Bourse de Tunis est clair: le marché tunisien des IPO a besoin d’un nouveau souffle. Entre 2008 et 2025, 41 entreprises ont rejoint la cote, pour un total de 1,451 milliard de dinars levés. Mais depuis 2017, le rythme s’est nettement essoufflé, avec environ une introduction par an en moyenne. Après deux années sans aucune IPO en 2023 et 2024, seule BNA Assurances a fait son entrée en 2025. 

La situation du marché est aujourd’hui différente. Au 4 août 2026, la liquidité en circulation atteignait 29,8 milliards de dinars. Les taux d’intérêt sont également en baisse, tandis que l’inflation s’est établie à 5,1% en juillet.

Surtout, le marché actions affiche une forte dynamique: le Tunindex progressait de 44,92% au 17 août 2026. Les échanges suivent la même tendance, avec 2,532 milliards de dinars de capitaux traités sur les titres de capital sur une année glissante, soit plus du double du niveau enregistré un an auparavant (+105%). Pour la Bourse, ces indicateurs convergent vers un environnement plus favorable au financement par le marché.

L’intérêt de la Bourse ne se limite pas à céder des participations. Sur les 41 IPO réalisées depuis 2008, 49% étaient des opérations de «cash in», c’est-à-dire des émissions destinées à apporter de nouveaux capitaux à l’entreprise. Les opérations mixtes représentent 20%. La Bourse reste donc un levier potentiel pour financer l’expansion, les investissements et la croissance des entreprises tunisiennes. Mais le potentiel reste largement inexploité. Certains secteurs importants de l’économie, notamment les télécoms, l’énergie et les mines, sont encore absents de la cote. La Bourse estime que leur présence pourrait contribuer à élargir le marché et attirer de nouveaux investisseurs.

Relancer les IPO ne dépendra toutefois pas uniquement de la conjoncture. La Bourse pointe plusieurs chantiers: diversifier les secteurs représentés, renforcer la présence des investisseurs institutionnels et redynamiser le marché alternatif, notamment pour les PME. Autre sujet sensible: la suppression en 2025 de l’avantage fiscal accordé aux sociétés qui s’introduisent en Bourse pourrait freiner les futures opérations. La Bourse plaide ainsi pour une adaptation du cadre réglementaire et un réexamen des mécanismes d’incitation à la cotation.

En résumé, le potentiel existe: 41 introductions contre 16 sorties entre 2008 et 2025, soit un solde positif de 25 sociétés. Reste désormais à transformer les conditions favorables de 2026 en nouvelles introductions et, surtout, à faire de la Bourse un outil de financement plus accessible et plus attractif pour les entreprises tunisiennes.

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Rachat de Deoleo par Dcoop: naissance imminente d’un géant espagnol de l’huile d’olive

19. August 2026 um 13:25

Les actions du groupe espagnol Deoleo, propriétaire de marques grand public renommées telles que Bertolli et Carbonell, ont bondi de plus de 20% ce matin sur fond d’intensification de la bataille pour le rachat du premier embouteilleur et distributeur d’huile d’olive au monde.

Ce mouvement boursier intervient alors que, selon plusieurs informations, le groupe coopératif agroalimentaire espagnol Dcoop aurait proposé 470 millions d’euros pour acquérir Deoleo, prenant ainsi la tête d’une course multinationale au rachat qui implique des entreprises italiennes, françaises et australiennes. Selon le journal espagnol El Economista, Dcoop devance les sociétés italiennes Coricelli, Bonifiche Ferraresi et Newlat Food, l’entreprise française Lesieur (groupe Avril) et l’australien Cobram Estate Olive. La vente n’est pas encore finalisée, mais elle serait dans sa phase finale, avec une conclusion initialement attendue en septembre.

Si elle aboutit, cette opération renforcerait le leadership de l’Espagne dans un secteur stratégique en créant un nouveau géant de l’huile d’olive, regroupant un large portefeuille de marques. Cela crée un acteur intégré verticalement, contrôlant la production, le conditionnement et les canaux de distribution internationaux.

Cela ajouterait une nouvelle couche de pression sur le vrac tunisien. La Tunisie exporte encore l’écrasante majorité de son huile d’olive en vrac vers l’Espagne et l’Italie. Face à un méga-acheteur ibérique qui contrôle ses propres approvisionnements, les exportateurs tunisiens risquent d’avoir un pouvoir de négociation réduit. Un géant ibérique surpuissant consolidera ses parts dans la grande distribution européenne, américaine et asiatique, rendant la pénétration des marques tunisiennes plus difficile. Une opération à ne pas sous-estimer.

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Un TGV tunisien pour redispatcher l’attractivité économique à l’échelle nationale

19. August 2026 um 13:04

Le dossier du TGV tunisien vient de franchir un nouveau cap concret. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a mis en concurrence, ce 18 août, les bureaux d’études tunisiens et étrangers susceptibles de prendre en charge les premiers travaux techniques du projet, c’est-à-dire les analyses de faisabilité et les esquisses d’ingénierie qui précèdent tout chantier de cette ampleur.

L’objectif est d’établir une short-list de cabinets aptes à porter un dossier ferroviaire de cette complexité.

Le rendez-vous est fixé au 24 septembre à 11h00 pour remettre les dossiers de candidature au siège de la SNCFT. Passé ce cap, plus aucune candidature ne sera examinée; les plis seront décachetés publiquement dans la foulée, quinze minutes plus tard, devant les soumissionnaires qui souhaitent y assister.

L’initiative n’a rien de surprenant: elle découle directement des arbitrages pris en février dernier, lorsque l’exécutif avait validé le tracé de cette future artère ferroviaire dans le cadre du plan quinquennal 2026-2030. Sur le papier, la ligne doit couvrir toute la longueur du pays, de Bizerte jusqu’à Ben Guerdane, en irriguant au passage les grandes agglomérations, les infrastructures portuaires et les plateformes logistiques.

L’ambition de la SNCFT dépasse le seul territoire national. Côté Algérie, l’axe pourrait rejoindre Annaba en s’appuyant sur la liaison existante entre Tabarka, Nefza, Mateur et Jdeida. Côté libyen, le tracé filerait plutôt vers Ras Jedir en traversant Mareth et Médenine, avec une bretelle jusqu’au port de Zarzis.

Cette phase d’études conditionne le reste du processus, elle déterminera si le projet tient la route sur le plan financier et technique avant tout engagement de travaux.

Un signal pour l’investissement et l’entrepreneuriat

Ce type de chantier structurant génère généralement un premier cercle d’opportunités bien avant la pose des rails: cabinets d’ingénierie, bureaux de conseil et entreprises de BTP se positionnent dès la phase d’études. Plus largement, une colonne vertébrale ferroviaire reliant pôles urbains, ports et zones logistiques peut, sur la durée, redistribuer l’attractivité économique des régions traversées, notamment dans le Sud, historiquement moins connecté.

Ce potentiel reste néanmoins suspendu à deux inconnues: la confirmation d’un financement à la hauteur du projet et le respect du calendrier des études, qui donneront ou non de la crédibilité au chantier aux yeux des investisseurs.

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Dalia Elleuch Sallem entre dans la course au TOYP 2026 de la JCI

19. August 2026 um 12:48

La chercheuse tunisienne Dalia Elleuch Sallem fait partie des candidats au programme Ten Outstanding Young Persons (TOYP) 2026 de la Junior Chamber International (JCI). Elle est présentée par la JCI Sousse dans la catégorie « Academic Leadership and/or Accomplishment », qui distingue les parcours et réalisations académiques remarquables.

La chercheuse a elle-même annoncé le début de cette nouvelle étape sur LinkedIn. Il ne s’agit toutefois pas encore d’une victoire : sa candidature s’inscrit dans le processus de sélection du TOYP, un programme international qui met en avant de jeunes profils ayant un impact dans leur domaine.

Créé en 1983, le TOYP distingue chaque année des jeunes de moins de 40 ans dans plusieurs domaines, allant de l’entrepreneuriat et de l’innovation scientifique au leadership académique, à l’action humanitaire ou encore à l’innovation médicale. À l’échelle internationale, dix lauréats sont finalement retenus parmi les candidatures reçues.

Un nouveau chapitre après plusieurs distinctions internationales

Cette candidature arrive après une série de reconnaissances qui ont marqué le parcours récent de Dalia Elleuch Sallem.

En mars 2026, la chercheuse avait reçu le Rising Star Award du consortium international DISCOURSE, spécialisé dans l’étude de la pensée, du langage et de la communication dans la psychose. Ses travaux portent notamment sur les liens entre langage, cerveau et troubles psychiatriques ou neurologiques, avec des applications potentielles dans l’évaluation clinique, le diagnostic précoce et les stratégies thérapeutiques.

Deux mois plus tard, elle avait également été distinguée à Washington D.C. par un Fellowship Award lors de la Tau Global Conference 2026. La récompense, attribuée par l’Alzheimer’s Association, la Rainwater Charitable Foundation et CurePSP, mettait en avant ses contributions à la recherche sur les maladies neurodégénératives.

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Industrie : entre embellie agroalimentaire et essoufflement de l’amont productif

19. August 2026 um 12:20

Au terme du premier semestre de l’année 2026, l’appareil productif tunisien affiche une évolution positive avec une progression de l’Indice de la Production Industrielle (IPI) de 2,9 % en glissement annuel. Cette orientation favorable se confirme également sur le deuxième trimestre, qui enregistre une hausse de 1,5 % par rapport à la même période de 2025.

L’examen de la trajectoire mensuelle met en évidence un profil cyclique classique, caractérisé par un point bas au mois de mars suivi d’une nette accélération au cours du deuxième trimestre pour atteindre un indice de 96,7 en juin.

Toutefois, ce tableau d’ensemble masque de fortes disparités sectorielles et révèle une croissance tirée par un nombre restreint de moteurs conjoncturels plutôt que par une dynamique manufacturière homogène. La performance globale du semestre repose principalement sur la vigueur de trois branches d’activité. En premier lieu, les industries agroalimentaires signent une hausse remarquable de 9,3 % sur les six premiers mois (+2,6 % au deuxième trimestre), portée en grande partie par l’envolée de la branche des huiles et corps gras (+44 % sur le semestre).

Parallèlement, le secteur du raffinage de pétrole enregistre un bond exceptionnel de 123,4 % en glissement semestriel, consécutif à la reprise normale des activités après les arrêts techniques majeurs subis au cours de l’année précédente. Enfin, les industries mécaniques et électriques (IME) confirment leur statut de pilier industriel avec une croissance robuste de 4,0 % sur le semestre et 3,8 % au deuxième trimestre, soutenue par le dynamisme de la fabrication de matériel électrique (9,5 %) et des équipements de communication (9,6 %).

À l’opposé de cette embellie, plusieurs secteurs stratégiques traversent une phase de contraction marquée qui pèse sur l’équilibre productif national. Les industries chimiques accusent un recul significatif de -9,2 % sur le semestre (-6,4 % au second trimestre), directement imputable à l’effondrement de la production des produits chimiques de base (-29,6 %). Cette contre-performance s’articule avec les difficultés persistantes du secteur minier, dont l’activité fléchit de -3,5 % sur le semestre et plonge de -9,9 % au deuxième trimestre, affectée par la baisse d’extraction des minéraux destinés aux engrais.

Dans le même temps, le secteur textile, habillement et cuir demeure sous pression avec un repli de -3,4 % sur le semestre, tandis que les matériaux de construction et céramiques cèdent -4,1 %, traduisant l’atonie persistante de la demande dans le secteur du bâtiment.

L’analyse de ces chiffres met en exergue des enseignements fondamentaux sur la structure de l’économie industrielle tunisienne. Les filières manufacturières intégrées à l’export ou valorisant les campagnes agricoles maintiennent un niveau d’activité soutenu, tandis que l’amont minier, énergétique et chimique continue de faire face à des contraintes structurelles d’exploitation et d’approvisionnement.

La part déterminante jouée par l’effet de base du raffinage et la saisonnalité oléicole indique que la croissance sous-jacente reste modérée. Dès lors, la consolidation de cette reprise nécessitera impérativement la levée des goulots d’étranglement logistiques dans le bassin minier et la relance des investissements industriels afin d’élargir les bases de la valeur ajoutée locale.

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HeyBreezAI lève 2,5 millions de dollars pour industrialiser les agents vocaux IA

19. August 2026 um 11:41

La startup HeyBreezAI vient de boucler un tour de table Seed de 2,5 millions de dollars, mené par Lunara Partners, avec la participation de Jabbar Internet Group et DASH Ventures. La levée, présentée comme sursouscrite, intervient quelques mois seulement après un financement de pré-amorçage de 1,3 million de dollars.

Fondée en 2025 par Karim Malhas, HeyBreezAI développe une infrastructure destinée aux entreprises qui souhaitent déployer des agents vocaux capables de gérer des conversations téléphoniques de manière autonome. Son approche ne se limite pas à faire parler un agent IA : la startup veut prendre en charge toute la chaîne opérationnelle qui permet à ces systèmes de fonctionner à grande échelle.

La plateforme couvre notamment la téléphonie, les rappels, les relances, les intégrations avec les systèmes existants ainsi que les différents workflows déclenchés autour d’une interaction vocale. L’objectif est de permettre aux entreprises d’automatiser des opérations téléphoniques sans devoir construire elles-mêmes toute l’infrastructure technique nécessaire. Le site de HeyBreez présente notamment une architecture combinant orchestration en temps réel, exécution de fonctions, callbacks, coordination de plusieurs agents et intégrations téléphoniques.

Plus d’un million d’appels par mois

Cette nouvelle levée intervient alors que HeyBreez affirme avoir franchi un cap important en matière d’utilisation. Selon les informations communiquées par la startup, sa plateforme traite désormais plus d’un million d’appels par mois, tandis que certains clients atteignent jusqu’à 10 000 appels sortants par jour.

Pour une jeune entreprise créée en 2025, cette traction constitue un signal important : le marché visé n’est plus uniquement celui des démonstrations de voice AI, mais celui des entreprises qui cherchent à intégrer ces technologies dans leurs opérations quotidiennes. Le financement doit justement permettre à HeyBreez de renforcer son infrastructure, d’accélérer le développement de son produit et d’étoffer ses équipes commerciales. La startup prévoit également de poursuivre son expansion sur plusieurs marchés, notamment en Amérique, en Europe, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient.

Le positionnement de HeyBreez est révélateur d’une évolution du marché de l’IA vocale. La bataille ne se joue plus uniquement sur la capacité d’un modèle à comprendre et à répondre à un interlocuteur. Pour les entreprises, l’enjeu est désormais de faire fonctionner ces agents dans des environnements réels : appeler un client, récupérer une information, déclencher une action, effectuer une relance ou transmettre le résultat à un autre système. C’est précisément sur cette couche opérationnelle que HeyBreez cherche à se positionner. La startup décrit sa technologie comme une infrastructure pour l’IA vocale, plutôt qu’un simple chatbot téléphonique.

Cette stratégie prend aussi une dimension régionale. En avril 2026, HeyBreez s’est associée à Arabic.AI afin de combiner son infrastructure vocale avec des capacités de compréhension de l’arabe et de ses principaux dialectes. Le partenariat vise notamment les entreprises et les administrations du Moyen-Orient et cible un marché de plus de 400 millions de locuteurs arabophones.

La nouvelle opération confirme surtout l’accélération de HeyBreez. En début d’année, la startup avait annoncé un financement de 1,3 million de dollars en pre-seed, mené par Wamda Capital, avec FENA Holdings et DASH Ventures. Quelques mois plus tard, elle passe donc au Seed avec un financement presque deux fois supérieur. Pour les investisseurs, le pari porte désormais moins sur la démonstration de la technologie que sur sa capacité à devenir une infrastructure utilisée à grande échelle par les entreprises. Pour HeyBreez, le prochain défi sera clair : transformer cette traction commerciale en croissance durable, tout en maintenant la fiabilité nécessaire à des opérations téléphoniques qui peuvent désormais se compter en millions d’appels.

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ChatGPT for Teens pour les 13 – 17 ans : OpenAI renforce le contrôle et la sécurité

19. August 2026 um 11:29

OpenAI a dévoilé mardi « ChatGPT for Teens », une version de son assistant conversationnel pensée pour les jeunes âgés de 13 à 17 ans.

L’objectif affiché est de proposer un accès à l’intelligence artificielle davantage adapté à cette tranche d’âge, en combinant garde-fous spécifiques, outils pédagogiques et supervision parentale.

Un environnement davantage adapté aux mineurs

Dès qu’OpenAI détermine qu’un compte est utilisé par une personne de moins de 18 ans, ou lorsque l’utilisateur déclare avoir entre 13 et 17 ans, celui-ci est automatiquement basculé vers l’expérience destinée aux adolescents.

Plusieurs mesures supplémentaires sont alors appliquées :

• Les contenus concernant le suicide, l’automutilation, la violence ou les troubles alimentaires font l’objet de restrictions accrues.
• Les échanges à caractère romantique ou sexuel sont davantage encadrés.
• Des rappels peuvent inviter les jeunes à interrompre leur session et à adopter une utilisation plus équilibrée du service.
• Le système est conçu pour limiter les comportements susceptibles de favoriser une dépendance affective au chatbot.

OpenAI indique notamment vouloir éviter que ChatGPT se présente comme une personne consciente ou qu’il encourage une relation émotionnelle avec son utilisateur. Une précaution qui intervient alors que l’utilisation des assistants d’IA par les adolescents alimente les débats sur leur sécurité et leurs effets potentiels sur le bien-être psychologique.

Un contrôle parental élargi

Les parents peuvent désormais associer leur compte à celui de leur adolescent et intervenir sur plusieurs paramètres d’utilisation. Ils ont notamment la possibilité de définir des « heures calmes », de limiter certains contenus sensibles ou encore de prévoir des périodes réservées au travail scolaire.

Dans certaines situations considérées comme présentant un risque important, OpenAI peut également transmettre une alerte au parent associé. Cette fonctionnalité est toutefois encadrée : les parents ne peuvent pas consulter les conversations, l’historique ou suivre en direct l’activité de leur adolescent.

L’IA au service de l’apprentissage

OpenAI entend également faire de ChatGPT un outil d’apprentissage plus actif. Le mode étude privilégie ainsi le raisonnement et l’accompagnement de l’élève, plutôt que la simple fourniture d’une solution. Des fonctionnalités telles que les quiz, les rappels liés aux devoirs ou les supports visuels viennent compléter cette approche.

Avec ChatGPT for Teens, OpenAI tente donc de répondre à une problématique devenue centrale pour les acteurs de l’IA : permettre aux adolescents de profiter des capacités de ces outils tout en renforçant les dispositifs destinés à les protéger.

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