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Rapport international: où se situent les principales places financières africaines?

03. Juli 2026 um 14:06

Un centre financier désigne une place urbaine concentrant les principales fonctions financières: intermédiation bancaire, marchés de capitaux, services d’investissement, assurance et sièges régionaux d’institutions financières. À l’échelle internationale, New York et Londres constituent les références structurelles du système financier mondial. Dans son 39 édition publiée le 26 mars 2026, le Global Financial Centres Index met en évidence une recomposition progressive de la hiérarchie mondiale des places financières.

En effet, le Global Financial Centres Index est un classement international bisannuel qui évalue la compétitivité des principales places financières mondiales. Il analyse les villes selon leur capacité à accueillir des activités financières telles que les banques, les investissements et les services financiers liés à la technologie. D’ailleurs, pour cette édition, le classement est dominé par New York, suivie de Londres et Hong Kong. Et du nouveau? Dubaï réalise l’une des progressions les plus marquantes de l’édition et intègre le top 10 mondial, à la 7ème place, devant plusieurs grandes places américaines. 

Par ailleurs, si on parle de l’Afrique, le rapport confirme que le paysage financier est en pleine mutation porté par 2 pôles, à savoir Casablanca et Johannesburg. Les deux villes progressent mais sur des dynamiques différentes.

Casablanca reste le premier centre financier africain et se classe 4e dans la zone Moyen-Orient et Afrique, derrière Dubaï, Abu Dhabi et Doha. La ville enregistre une forte progression dans la FinTech, avec plus de 20 places gagnées dans ce segment. C’est la principale évolution mise en avant par le rapport. La région Moyen-Orient et Afrique affiche une baisse moyenne de 1,23%. Casablanca progresse donc surtout en comparaison avec ses concurrents régionaux, portée par les activités financières digitalisées.

Johannesburg gagne 14 places au classement mondial. Elle fait partie des rares centres financiers de la région à voir sa notation globale augmenter, avec Doha et Koweït City. Le mouvement est plus large que celui de Casablanca, avec une amélioration sur plusieurs indicateurs.

Classement africain du GFCI 

Casablanca (Maroc): 1er en Afrique (49ème mondial). Elle conserve son statut de leader continental et se classe 4ème dans la région globale Moyen-Orient & Afrique.

Maurice (République de Maurice): 2ème en Afrique (50ème mondial). Elle gagne deux places par rapport à l’édition précédente.

Kigali (Rwanda): 3ème en Afrique (72ème mondial). Bien qu’elle occupe le podium africain, elle a reculé de 7 places au niveau mondial.

Johannesburg (Afrique du Sud): 4ème en Afrique (80ème mondial). Elle signe la plus forte progression du continent avec un bond de 14 places au classement mondial.

Le Cap (Afrique du Sud): 5ème en Afrique (96ème mondial). Elle enregistre un recul de 4 places.

Nairobi (Kenya): 6ème en Afrique (114ème mondial). Elle a reculé de 9 places par rapport à la version précédente.

Lagos (Nigeria): 7ème en Afrique (118ème mondial). Elle progresse légèrement d’une place au classement mondial.

Rappelons que le rapport est produit par le Z/Yen Group à Londres et le China Development Institute à Shenzhen. Il s’appuie sur une combinaison de 147 indicateurs issus de sources internationales (Banque mondiale, OCDE, Nations Unies) et sur plus de 34 000 évaluations fournies par environ 5 200 professionnels de la finance à travers le monde.

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Enactus TBS décroche un 4ᵉ sacre consécutif et porte la Tunisie vers la World Cup 2026 au Brésil

03. Juli 2026 um 13:28

Pour la quatrième fois consécutive, Enactus TBS a été sacrée Championne Nationale dans la catégorie Advanced Stage Challenge lors de la 17e édition de la Enactus Tunisia National Exposition, tenue les 1er et 2 juillet à l’hôtel Radisson Blu Convention Center.

Dans la catégorie Early Stage Challenge, c’est Enactus Sup’Com qui a remporté le titre national.

Ces deux victoires ouvrent aux équipes championnes les portes de la Enactus World Cup 2026, qui se tiendra à São Paulo, au Brésil, où elles représenteront la Tunisie avec l’ambition de décrocher un nouveau titre mondial.

Organisée avec le précieux concours de la Konrad-Adenauer-Stiftung, Tunisie Telecom et le Groupe Poulina, la 17ᵉ édition de la Enactus Tunisia National Expo s’est achevée avec succès, confirmant une nouvelle fois son statut de plus grand rendez-vous national dédié à l’entrepreneuriat étudiant à impact. Pendant deux journées riches en échanges, en compétitions et en moments d’inspiration, l’événement a rassemblé plusieurs centaines d’étudiants, d’universitaires, de chefs d’entreprise, de partenaires institutionnels et d’acteurs du secteur privé.

L’événement s’est ouvert par une rencontre-débat de haut niveau autour du thème «L’IA: Opportunité stratégique ou menace émergente?», réunissant des experts reconnus de l’intelligence artificielle, de l’innovation, dont notamment:

– Madame Nozha Boujemaa, PhD Senior AI Advisor, Global VP AI Innovation and Trust Co-Chair of GPAI/OECD

– M. Jihed Othmani, CFO Thunders.ai

Les échanges ont permis d’explorer les profondes mutations induites par l’IA, et de souligner le rôle déterminant que les jeunes leaders auront à jouer dans le développement d’une IA responsable, éthique et au service du développement durable.

La National Expo a également offert de nombreux temps forts consacrés à l’inspiration et au partage d’expérience. Le panel «Enactus Tunisia Success Story: Alumni qui réussissent!» a permis à des alumni Enactus devenus entrepreneurs de partager leurs parcours et de témoigner de l’impact durable de l’expérience au sein d’Enactus sur leur développement personnel et professionnel.

Sabrine Chennaoui, fondatrice de MonSapo, a également livré un témoignage authentique sur son parcours de combattant pour pouvoir lancer et développer sa startup.

L’employabilité des jeunes a aussi occupé une place centrale grâce au Speed Hiring Pitch, qui a créé des opportunités de rencontres entre étudiants et recruteurs de différentes entreprises partenaires

Durant cette édition, les équipes Enactus représentant les universités tunisiennes ont présenté leurs projets entrepreneuriaux devant un jury composé de dirigeants d’entreprise et d’experts. Les différentes phases de compétition, des demi-finales à la grande finale du Early Stage et de l’Advanced Stage Challenge, ont mis en lumière la qualité, la créativité et l’impact des initiatives développées par les étudiants à travers le pays.

La Enactus Tunisia National Expo 2026 a été également marquée par la participation exceptionnelle de M. Ian Aitken, Chairman d’Enactus Global et d’Enactus Canada, Vice Chair, Pembroke Private Wealth Management, témoignant de l’importance grandissante d’Enactus Tunisia au sein du réseau mondial ainsi que de Ghanem Zrelli, acteur tunisien reconnu, venu partager son parcours et sa vision de la réussite.

 

La cérémonie de clôture a par ailleurs été honorée par la présence de plusieurs personnalités diplomatiques, notamment Son Excellence Monsieur Jose Maria Arbilla, ambassadeur de l’Argentine en Tunisie, et Son Excellence Monsieur Alexandre Bilodeau, ambassadeur du Canada en Tunisie.

Palmarès de la Enactus Tunisia National Expo 2026

-Champion Advanced Stage Challenge: Enactus TBS

-Vice-champion Advanced Stage Challenge: Enactus Faculté de Pharmacie Monastir

-Champion Early Stage Challenge: Enactus Supcom

-Innovation Award: Enactus Faculté de Pharmacie Monastir

-Environment Award: Enactus TBS

-Enactus Spirit Award: Enactus Limitl’ESS ISSH Jendouba

-Staff Pick Award: Enactus ESIAT

-Best University Administration Award: Enactus Faculté de Pharmacie Monastir

-Best Project Photo of the year: Enactus IHEC Carthage

-Best Project Tik Tok of the year: Enactus IHEC Carthage.

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Sousse se positionne au cœur de la stratégie africaine de développement du système GNSS

03. Juli 2026 um 12:35

Le tout premier laboratoire et académie du Système mondial de navigation par satellite (GNSS) du continent africain a été inauguré, cette semaine, à Sousse. D’après un récent rapport de Space in Africa relayé par SatelliteProme, cette infrastructure vise à réduire la dépendance de l’Afrique aux technologies étrangères de positionnement, de navigation et de synchronisation.

Cette nouvelle entité est le résultat d’une collaboration entre le Bureau du Programme Conjoint SatNav Africa (SatNav Africa JPO), le Centre de recherches et des technologies des eaux (CRMN) du Technopôle de Sousse, ainsi qu’une multitude de partenaires régionaux et internationaux. L’objectif est de faire de la Tunisie un pôle continental d’excellence pour la formation, l’innovation et la recherche appliquée en matière de GNSS.

Former la prochaine génération de professionnels africains

Ces deux nouvelles structures auront pour rôle de proposer des certifications techniques et des opportunités de recherche aux professionnels du secteur avec la mise en place de formations qui leur sont dédiées.

L’objectif est de développer localement une expertise en systèmes de positionnement, de navigation et de synchronisation (PNT). Des compétences de plus en plus indispensables dans une multitude de secteurs, à l’instar des transports, de l’agriculture, des télécommunications, de la gestion des catastrophes, de l’aviation ou encore des technologies autonomes.

L’événement a rassemblé des représentants d’agences spatiales africaines, d’universités, d’instituts de recherche et d’entreprises technologiques privées, preuve d’une collaboration continentale de plus en plus intense autour des enjeux spatiaux. Des organisations spécialisées dans la navigation par satellite, l’observation de la Terre et les technologies géospatiales ont également participé avec la présence de partenaires technologiques internationaux.

Ce lancement s’inscrit dans une tendance plus large. L’Afrique multiplie, en effet, ses efforts pour bâtir des capacités spatiales souveraines depuis l’inauguration, plus tôt cette année, de l’Agence spatiale africaine (AfSA).

 

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Quatre opérations en quelques semaines, BlueFive Capital change-t-il d’échelle au Moyen-Orient?

03. Juli 2026 um 12:30

BlueFive Capital a annoncé ces dernières semaines une série d’opérations couvrant plusieurs secteurs clés dans le Golfe, allant de la technologie aux infrastructures, en passant par la mobilité et la finance islamique. L’ensemble de ces transactions s’inscrit dans une stratégie de développement progressive dans la région.

Le fonds a mené un tour de table de 250 millions de dollars dans CargoX, une société spécialisée dans les solutions de livraison autonome. L’entreprise développe des véhicules et robots de livraison déjà testés à Abu Dhabi et Dubaï. Cette opération intervient dans un contexte de montée en puissance des technologies logistiques dans les pays du Golfe. CargoX est dirigée par Tomaso Rodriguez, ancien CEO de Talabat.

BlueFive Capital a poursuivi sa stratégie de consolidation avec l’acquisition de LeasePlan Emirates, après celle de Massar Solutions. L’ensemble renforce la présence du fonds dans le leasing automobile aux Émirats arabes unis, un marché en évolution sous l’effet des transformations des usages et des flottes de véhicules.

Le groupe a également finalisé une opération avec Sidra Capital, donnant naissance à BlueFiveSidra, une entité dédiée à la gestion d’actifs conformes à la finance islamique. Cette plateforme couvre plusieurs classes d’actifs, dont les sukuk, l’immobilier et le private equity, avec une orientation vers les marchés du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud-Est.

Enfin, BlueFive Capital a acquis une participation majoritaire dans Gulf Cobla LLC, une entreprise spécialisée dans le dragage et la récupération de terres. Gulf Cobla a participé à plusieurs projets d’infrastructures dans la région, notamment le port de Jebel Ali et l’aéroport de Malé. Cette opération marque l’entrée du fonds dans le segment des infrastructures lourdes.

Dans l’ensemble, ces transactions traduisent une diversification du portefeuille de BlueFive Capital sur plusieurs classes d’actifs et secteurs, avec une présence renforcée dans des segments considérés comme stratégiques dans la région du Golfe.

 

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Climatisation: ce que vous devez absolument savoir pour éviter les risques sur la santé

03. Juli 2026 um 11:44

La généralisation de l’usage des climatiseurs en Tunisie, dans les bureaux comme dans les foyers, s’accompagne de risques sanitaires souvent sous-estimés lorsque les appareils sont mal utilisés ou mal entretenus.

L’Agence nationale d’évaluation des risques (ANER), en coordination avec le ministère de la Santé, met en garde contre les effets d’une exposition prolongée à un air conditionné mal réglé. Les autorités sanitaires rappellent que le confort thermique ne doit pas se faire au détriment de la santé.

Selon les recommandations diffusées, une mauvaise utilisation des climatiseurs peut provoquer des irritations des yeux, des voies respiratoires et de la peau. Elle peut également entraîner des maux de tête, de la fatigue et des réactions allergiques. Dans certains environnements fermés, notamment les bureaux, un manque d’entretien des systèmes de climatisation peut favoriser la circulation de bactéries et de virus dans l’air. Les risques sont accentués dans les espaces professionnels où plusieurs personnes partagent un même système de climatisation, ce qui augmente la sensibilité aux variations de température et à la qualité de l’air intérieur.

Les autorités sanitaires insistent sur plusieurs gestes de prévention simples. La température de consigne recommandée se situe entre 26 et 27 degrés. Il est également conseillé d’éviter les écarts brusques entre l’intérieur et l’extérieur afin de réduire les chocs thermiques. Le nettoyage régulier des filtres est essentiel pour limiter l’accumulation de poussières et de micro-organismes. L’aération des espaces fermés, au moins 10 à 15 minutes par jour, est également recommandée pour renouveler l’air intérieur. L’exposition directe et prolongée au flux d’air doit être évitée.

 

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Google ouvre un laboratoire d’IA dans ce pays africain pour accélérer les startups africaines

03. Juli 2026 um 11:00

Google renforce son offensive dans l’intelligence artificielle en Afrique. Le géant américain a annoncé la création de son premier laboratoire d’IA appliquée sur le continent, installé à Accra, au Ghana, avec l’ambition d’accompagner la naissance de startups africaines capables d’atteindre une valorisation supérieure à un milliard de dollars. L’annonce a été faite le 1er juillet lors du premier Google Cloud Summit Africa, organisé à Johannesburg.

Cette initiative s’inscrit dans une nouvelle phase de la stratégie africaine de Google. Le groupe a également indiqué avoir dépassé son objectif d’investir un milliard de dollars en Afrique sur cinq ans, grâce à des investissements dans les infrastructures numériques, le cloud, la connectivité et l’intelligence artificielle.

Baptisé Google Africa Applied AI Lab, le laboratoire sera hébergé au sein de l’AI Community Centre d’Accra. Il réunira des fondateurs de startups venus de tout le continent, des chercheurs de Google ainsi que des investisseurs en capital-risque. Les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un accès anticipé aux derniers modèles d’intelligence artificielle développés par Google afin de transformer leurs idées en produits commercialisables. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 août 2026.

L’objectif affiché est de soutenir une nouvelle génération de startups africaines spécialisées dans l’IA, dans des domaines tels que le travail, la création de contenu, la gestion des connaissances, le divertissement ou encore le développement logiciel. Le programme est porté conjointement par Google AI Futures Fund, Google Research et plusieurs partenaires financiers.

Pourquoi le Ghana?

Le choix d’Accra n’est pas anodin. Google y avait déjà ouvert, en 2019, son premier centre de recherche en intelligence artificielle en Afrique. Les travaux menés sur place portent notamment sur la prévision des inondations, les langues africaines, la santé maternelle ou encore la sécurité alimentaire. En 2025, le groupe y a également inauguré l’AI Community Centre, soutenu par 37 millions de dollars de financements destinés à la recherche, à la formation et au développement des compétences en IA.

Avec ce nouveau laboratoire, Google franchit une étape supplémentaire. Il ne s’agit plus uniquement de produire de la recherche scientifique, mais de convertir ces avancées en entreprises capables de générer de la croissance économique et d’attirer des investissements.

Une concurrence qui s’accélère sur le continent

Le lancement du laboratoire fait partie d’un ensemble de cinq nouvelles initiatives dévoilées par Google lors du sommet de Johannesburg. Parmi elles figurent la création d’un hub de connectivité sous-marine en Afrique du Sud, un programme de formation aux métiers de l’IA, un centre d’innovation numérique à Soweto ainsi qu’un accélérateur destiné à accompagner 15 startups sud-africaines, dans le cadre d’un engagement plus large visant à soutenir 50 startups africaines entre 2024 et 2028.

Cette stratégie intervient alors que la compétition entre les grands groupes technologiques pour le marché africain de l’IA s’intensifie. Si l’Afrique compte encore peu de licornes technologiques, principalement dans la fintech au Nigeria, en Égypte et en Afrique du Sud, Google mise désormais sur l’intelligence artificielle pour faire émerger une nouvelle vague de champions technologiques africains. Reste à savoir si ce pari permettra au continent de développer des entreprises réellement indépendantes ou renforcera sa dépendance aux infrastructures et aux technologies des grandes plateformes américaines.

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Le monde financier se réorganise: qui gagne, qui décroche dans le classement du GFCI?

03. Juli 2026 um 10:38

Le Global Financial Centres Index 39 (GFCI 39), publié le 26 mars 2026, est l’un des principaux indices mondiaux pour l’évaluation de la compétitivité des places financières. Coproduit par le Z/Yen Group à Londres et le China Development Institute (CDI) à Shenzhen, il classe 120 centres financiers. Sa méthodologie rigoureuse combine 147 facteurs instrumentaux provenant d’organismes comme la Banque mondiale ou l’ONU, avec plus de 34 400 évaluations de professionnels de la finance.

En effet, le GFCI 39 ne raconte pas seulement un classement. La finance mondiale n’est plus centrée uniquement sur l’axe Atlantique. L’Asie-Pacifique domine désormais le sommet du classement avec six centres dans le top 10 mondial. 

Dubaï en mode “game changer”

C’est le fait marquant de ce printemps 2026. Dubaï s’impose à la 7e place mondiale du classement. Une progression nette, presque brutale. Ce n’est pas qu’un symbole. C’est un signal économique. Plus une ville grimpe, plus elle attire les flux financiers, les sièges régionaux et les investisseurs internationaux.

Dans le même mouvement, Chicago et Los Angeles sortent du top 10. Et le message est clair: les équilibres historiques ne sont plus garantis.

L’Asie prend la main (et structure l’avenir)

Pendant que certains reculent, l’Asie-Pacifique consolide sa domination avec 6 centres dans le top 10. Au sommet, Hong Kong reprend l’avantage sur Singapore pour la 3e place mondiale, derrière New York City et Londres. Mais le point clé n’est pas seulement le classement, c’est la nature de la compétition. Les hubs asiatiques dominent désormais sur la FinTech et l’innovation, avec Shenzhen en exemple. Autrement dit, la finance se déplace là où la technologie accélère!

Par ailleurs, l’attractivité financière mondiale s’érode. Pour la première fois depuis longtemps, la note moyenne de presque toutes les régions est en baisse. L’Amérique du Nord enregistre une chute de 1,8% de sa notation moyenne, New York étant la seule ville de la région à ne pas voir sa note baisser. L’Europe de l’Ouest recule de 1,6%, avec seulement Londres et Madrid parvenant à améliorer leur score. L’Amérique latine et les Caraïbes subissent la plus forte baisse, avec un retrait de 2,5%. 

Le GFCI 39, basé sur 147 critères (stabilité, infrastructures, innovation, transparence…) montre que les places qui montent ne gagnent pas seulement des points. Elles captent des flux.

 

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Rachat de la participation dans Land’Or: Poulina entre dans la dernière phase avant une offre ferme

03. Juli 2026 um 09:45

La société Poulina Group Holding (PGH) a annoncé être entrée dans la phase finale de l’audit et de la due diligence menés dans le cadre de son projet d’acquisition de la totalité de la participation détenue par le fonds Maghreb Private Equity Fund IV LLC dans le capital de Land’Or.

Cette mise au point a été publiée à la demande du Conseil du marché financier (CMF), dans le cadre du suivi de cette opération. PGH précise que, si les conclusions de l’audit s’avèrent favorables, elle passera à la deuxième étape du processus, qui consiste à formuler une offre engageante en vue de l’acquisition de cette participation.

 

 

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Enactus TBS remporte le titre de champion national 2026 et représentera la Tunisie à la World Cup de São Paulo

03. Juli 2026 um 09:00

À l’issue de la finale de la National Expo 2026 d’Enactus Tunisie, l’équipe Enactus TBS (Tunis Business School) a été sacrée championne nationale Enactus Tunisie 2026. Elle s’est imposée face à Enactus Pharmacy, vice-championne, et représentera la Tunisie lors de l’Enactus World Cup 2026, prévue en novembre à São Paulo, au Brésil.

La National Exposition d’Enactus Tunisie est la plus importante compétition annuelle d’entrepreneuriat social étudiant du pays. Les équipes issues d’universités et d’établissements d’enseignement supérieur y présentent devant un jury composé de dirigeants d’entreprises et d’experts des projets entrepreneuriaux à impact économique, social et environnemental. L’équipe lauréate décroche le titre de champion national et représente la Tunisie à l’Enactus World Cup, où elle affronte les champions de plus de 30 pays.

Basée à la Tunis Business School, Enactus TBS est l’un des clubs les plus performants du réseau Enactus en Tunisie. Il développe des projets d’entrepreneuriat social visant à répondre à des défis économiques et environnementaux à travers des solutions innovantes, en s’appuyant sur l’entrepreneuriat, l’innovation et le leadership responsable. Le club s’est imposé ces dernières années comme une référence nationale grâce à la qualité et à l’impact de ses projets.

Avec ce nouveau sacre, Enactus TBS représentera une nouvelle fois la Tunisie sur la scène mondiale, lors de l’Enactus World Cup 2026 à São Paulo, où les meilleures équipes universitaires du réseau Enactus présenteront leurs projets devant un jury international.

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De Sfax à l’une des plus anciennes universités d’Europe: la nouvelle nomination de Sarhan Dhouib

03. Juli 2026 um 08:59

Le philosophe tunisien Sarhan Dhouib a été nommé titulaire de la Chaire de Philosophie interculturelle de la religion à l’Université de Vienne. Il prendra ses fonctions en septembre 2026, rejoignant l’une des universités les plus prestigieuses d’Europe et la plus ancienne du monde germanophone, fondée en 1365.

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours d’un universitaire dont les travaux se situent au croisement de la philosophie occidentale et de la pensée arabo-islamique. La chaire qu’il dirigera est dédiée à l’étude des traditions philosophiques et religieuses dans une perspective comparative et interculturelle, un champ de recherche devenu stratégique face aux enjeux contemporains liés au pluralisme, aux droits humains et au dialogue entre les cultures.

Formé à l’Université de Sfax puis à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sarhan Dhouib a obtenu en 2008 son doctorat à l’Université de Brême, avec une thèse consacrée à la philosophie de l’identité du philosophe allemand Friedrich Wilhelm Joseph Schelling. En 2011, il reçoit le Prix Jeunes Chercheurs en philosophie du Goethe-Institut pour ses travaux sur le débat des droits humains dans la philosophie politique arabe contemporaine.

Source: AGYA

Ses recherches portent principalement sur l’idéalisme allemand, la philosophie arabo-islamique, la philosophie politique, la philosophie des droits humains et la philosophie interculturelle. Au fil de sa carrière, il s’est imposé comme l’un des spécialistes des échanges intellectuels entre les traditions philosophiques européennes et arabes.

Au-delà de ses travaux académiques, Sarhan Dhouib s’est distingué par son engagement dans la coopération universitaire internationale. Depuis 2011, il pilote, dans le cadre du programme de partenariat du DAAD (Office allemand d’échanges universitaires), un réseau de dialogue associant des universités d’Algérie, d’Égypte, du Liban, du Maroc et de Tunisie autour des questions de démocratie, de justice, de tolérance et de droits humains. Entre 2013 et 2015, il a également dirigé un groupe germano-arabe de jeunes chercheurs consacré à la responsabilité, à la justice et à la mémoire collective.

Ancien membre de l’Arab-German Young Academy of Sciences and Humanities (AGYA) entre 2013 et 2018, il enseignait jusqu’à présent à l’Institut de philosophie de l’Université de Kassel et poursuivait ses recherches comme project fellow à l’Institut de recherche en philosophie de Hanovre.

Avec près de 90 000 étudiants, l’Université de Vienne figure parmi les principaux pôles européens de recherche en sciences humaines. L’arrivée de Sarhan Dhouib à la tête de cette chaire renforce son positionnement dans un domaine où les questions d’interculturalité, de philosophie de la religion et de dialogue entre les traditions intellectuelles occupent une place croissante dans les débats académiques internationaux.

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Vivo Energy finalise l’acquisition de TotalEnergies Marketing Jordan et introduit la marque Engen dans le Royaume

03. Juli 2026 um 08:21

Vivo Energy a le plaisir d’annoncer la finalisation de la transaction portant sur l’acquisition de 100% des actions de TotalEnergies Marketing Jordan.

Vivo Energy, société leader dans la distribution d’énergie en Afrique, qui opère désormais environ 4 200 stations-service à travers 29 marchés, a finalisé aujourd’hui l’acquisition de TotalEnergies Marketing Jordan, y compris son réseau d’environ 180 stations-service et ses activités de carburants commerciaux et de lubrifiants.

Cette acquisition marque l’introduction de la marque Engen en Jordanie. Désormais présente sur 13 marchés de Vivo Energy, Engen est la marque de distribution détenue par Vivo Energy, reconnue pour la qualité de ses produits et de ses services. Elle est également la première marque de carburant en Afrique du Sud où son réseau, fort de plus de 1 000 stations-service, distribue un litre de carburant sur quatre vendu dans le pays. Dans les mois à venir, la marque Engen remplacera progressivement TotalEnergies sur les enseignes des stations-service en Jordanie.

Depuis l’annonce de la transaction en novembre 2025, toutes les parties ont travaillé étroitement à l’obtention des autorisations réglementaires requises et à la réalisation des conditions suspensives, désormais entièrement remplies.

Commentant cette transaction, Stan Mittelman, CEO du Groupe Vivo Energy, a déclaré: “Cette acquisition marque une étape importante pour Vivo Energy qui fait son entrée en Jordanie, premier marché du Groupe en dehors de l’Afrique. La Jordanie bénéficie de fondamentaux solides et est portée par une équipe que nous tenons en haute estime. Vivo Energy et notre marque de distribution Engen, partagent des valeurs africaines de service client et d’engagement envers les communautés, qui, nous en sommes convaincus, trouveront un véritable écho en Jordanie. Nous nous réjouissons de contribuer au développement de ce marché dans les années à venir.”

Adel Saadallah, nouveau Managing Director de Vivo Energy Jordan, a ajouté: “Je suis extrêmement fier d’avoir été nommé pour prendre la direction des activités de Vivo Energy en Jordanie, au moment où nous faisons notre entrée sur ce nouveau marché. Je fais partie de Vivo Energy depuis sa création et ai pu observer de première main comment notre modèle permet de bâtir des entreprises solides et pérennes.”

Le succès de Vivo Energy repose sur des équipes de direction locales autonomes, capables de répondre efficacement aux besoins des clients et des parties prenantes, un modèle que l’entreprise entend également mettre en œuvre en Jordanie.

Saadallah a conclu: “Cette annonce marque un changement d’actionnariat, mais les collaborateurs, les contrats avec les distributeurs et les relations avec les clients demeurent inchangés. Ma priorité sera de travailler aux côtés des équipes en place pour capitaliser sur leurs succès et assurer une transition harmonieuse pour tous. 2026 est une année exceptionnelle pour la Jordanie : le Royaume célèbre les 80 ans de son indépendance et la toute première qualification de l’équipe nationale pour la Coupe du Monde. Nous ferons écho à cette fierté dans nos programmes, en plaçant la Jordanie et les Jordaniens au cœur de nos priorités.”

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Tunisie: l’idée de créer une banque postale refait surface

03. Juli 2026 um 08:18

Au cours d’une séance d’audition des représentants du ministère des Finances devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), l’idée de création d’une banque postale a, de nouveau, été évoquée. D’après les représentants du ministère, il s’agit d’«une option stratégique», qui pourrait être examinée dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre l’exclusion financière.

Les représentants du ministère ont expliqué qu’il est possible de trouver une solution intermédiaire et moins contraignante avec le renforcement de la participation de La Poste tunisienne dans le capital d’une banque.

Une étude poussée des différents aspects réglementaires

En dépit du fait qu’il ne s’agit pas d’une idée nouvelle, les représentants du ministère ont rappelé que cette possibilité nécessite une étude poussée des différents aspects réglementaires, financiers et structurels. Autre point important évoqué par les responsables du ministère des Finances, le large consensus nécessaire entre les différentes parties prenantes pour que ce texte soit adopté.

Lors de cette audition, plusieurs députés se sont prononcés en faveur de la mise en place, au niveau du texte de loi, d’un chapitre spécifique destiné à la banque postale. Le réseau des agences et bureaux de poste qui s’étend sur tout le territoire national est, en ce sens, un atout qu’ils ont qualifié d’ «inexploité». L’intégration de La Poste au système bancaire national permettrait, ainsi, de dynamiser l’épargne à l’échelle locale, de faciliter l’accès au crédit et de réduire les disparités régionales.

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UIB: une nouvelle reconnaissance de l’excellence en “cash management”

03. Juli 2026 um 08:10

L’Union internationale de banques annonce l’obtention d’une nouvelle distinction “Global Finance Treasury & Cash Management Awards 2026” qui vient consacrer l’engagement de la banque en faveur de l’excellence opérationnelle, de l’innovation et de l’accompagnement durable de ses clients.

La banque a été honorée par le prestigieux magazine financier international “Global Finance” à travers l’attribution d’un Award en Cash Management, récompensant la pertinence de son offre, la qualité de ses solutions transactionnelles et sa capacité à répondre aux besoins évolutifs des entreprises. Au-delà de cette distinction, cet Award reflète une ambition constante: être un partenaire financier de référence, en apportant à ses clients des solutions innovantes, sécurisées et créatrices de valeur.

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Enquête: pourquoi les entreprises allemandes continuent-elles de miser sur la Tunisie?

02. Juli 2026 um 16:02

Les entreprises allemandes implantées en Tunisie restent confiantes dans le potentiel du pays.

C’est le principal enseignement de l’enquête annuelle sur le climat des affaires présentée par la Chambre Tuniso-Allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie). Malgré un contexte international incertain, la majorité des investisseurs prévoient de maintenir, voire d’accroître leurs investissements en 2027.

Les résultats montrent que 82% des entreprises interrogées envisagent de conserver ou d’augmenter leurs investissements. Dans le même temps, 44% prévoient de recruter davantage, signe d’une stratégie de développement qui s’inscrit dans la durée.

La Tunisie passe du “low cost” au “best cost”

Le principal changement mis en avant par l’enquête concerne les critères d’attractivité du pays. Pour la première fois, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée devient le premier facteur d’implantation, devant le coût de production et la proximité avec l’Europe.

Lors de la présentation de l’étude, plusieurs entreprises ont souligné que le site tunisien figure aujourd’hui parmi les meilleurs au sein de leurs groupes internationaux. Cette évolution traduit un changement de modèle. A dire vrai, la Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination compétitive en termes de coûts, mais comme une plateforme offrant des compétences techniques et industrielles à forte valeur ajoutée.

Cette montée en gamme se reflète également dans la nature des investissements. Plusieurs groupes allemands développent désormais des centres de recherche et développement (R&D) en Tunisie, tandis que chaque entreprise dispose d’un centre d’excellence, chargé de développer des expertises spécifiques pour l’ensemble du groupe.

Une activité en progression

L’année 2025 a confirmé cette dynamique. Près de 67% des entreprises ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires par rapport à 2024, tandis que plus d’une entreprise sur deux a renforcé ses effectifs.

Par ailleurs, pour 2027, 92% des répondants anticipent une activité bonne ou satisfaisante. Par ailleurs, 71% estiment que la situation économique tunisienne restera stable ou connaîtra une amélioration.

Une porte d’entrée vers l’Afrique

Au-delà du marché tunisien, les investisseurs voient également le pays comme une base de développement régional. Selon l’enquête, 79% des entreprises considèrent la Tunisie comme un futur hub pour leurs activités en Afrique.

Cette perception confirme le positionnement croissant du pays comme plateforme industrielle et logistique reliant les marchés européens et africains.

En filigrane, l’enquête 2026 de l’AHK Tunisie montre que la compétitivité du pays repose désormais moins sur le coût du travail que sur la qualité de ses compétences, son expertise industrielle et sa capacité à accueillir des projets technologiques à forte valeur ajoutée. C’est cette évolution qui nourrit aujourd’hui la confiance des investisseurs allemands.

 

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Après une panne électrique, la Bourse de Tunis réactive l’ensemble de ses services

02. Juli 2026 um 15:28

La Bourse de Tunis a annoncé, jeudi, le retour à la normale de l’ensemble de ses activités, après avoir finalisé les travaux de remise en service de son centre informatique principal, perturbé par une panne d’origine électrique survenue le 28 juin dernier.

L’institution précise également que son site internet est de nouveau entièrement opérationnel. Les données de marché, les communiqués et les autres services en ligne sont à nouveau accessibles, d’après communiqué.

De son côté, le Conseil du Marché Financier (CMF) indique que les équipes techniques sont intervenues dès la détection de l’incident afin de rétablir les systèmes dans les meilleurs délais.

Le régulateur ajoute qu’une enquête technique est toujours en cours pour identifier l’origine exacte de la panne. L’objectif est de tirer les enseignements nécessaires et, si besoin, de renforcer les dispositifs de sécurité et de résilience des infrastructures informatiques.

En attendant le retour complet du centre principal, la BVMT a activé son Plan de Continuité d’Activité (PCA) en basculant les opérations vers son site de secours les 29 et 30 juin ainsi que le 1er juillet. Cette solution a permis d’assurer la continuité des échanges sans interruption.

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Avant de miser sur l’IA, les entreprises doivent devenir « data first », selon le CEO de Medianet

02. Juli 2026 um 15:02

L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans tous les secteurs d’activité. Pourtant, pour de nombreuses entreprises, la priorité n’est pas encore d’adopter les derniers outils d’IA, mais de construire des bases solides autour de leurs données. C’est le principal message défendu par Iheb Beji, CEO de Medianet, qui estime que la compétitivité des entreprises dépendra désormais de leur capacité à collecter, structurer et exploiter leurs données avant même d’intégrer l’intelligence artificielle.

Pour le dirigeant, beaucoup d’organisations abordent encore leur transformation numérique par le mauvais angle. Elles investissent dans de nouveaux logiciels ou cherchent à intégrer des solutions d’IA sans disposer de données fiables ni d’une véritable stratégie. « Une entreprise doit d’abord devenir data first avant de devenir AI first », résume-t-il.

Selon lui, cette approche consiste à placer la donnée au cœur de toutes les décisions de l’entreprise. Chaque activité génère des informations précieuses : les ventes, les visiteurs, les clients, les performances commerciales, la consommation énergétique ou encore les ressources humaines. Ces données doivent être collectées, organisées et analysées afin de guider les décisions stratégiques.

Pour illustrer cette démarche, Medianet a développé des tableaux de bord qui permettent notamment de suivre le nombre de visiteurs accueillis dans ses locaux, leur profil, leur motif de visite ou encore la consommation énergétique des bâtiments. L’analyse de ces données a permis d’identifier des pistes d’optimisation parfois inattendues. L’entreprise a, par exemple, évalué l’impact de la température des bureaux sur le confort des collaborateurs et sur la facture énergétique. Une simple augmentation d’un degré des climatiseurs peut représenter plusieurs milliers de dinars d’économies par an, tout en restant compatible avec les standards internationaux de confort au travail.

La donnée est également utilisée pour améliorer la prise de décision dans les ressources humaines. En analysant les préférences des collaborateurs, l’entreprise adapte certains paramètres de son environnement de travail afin d’améliorer le bien-être et, à terme, la productivité.

Mais disposer de données ne suffit pas. Encore faut-il les préparer avant de les exploiter. Le CEO de Medianet compare ce processus à celui d’une chaîne de production. Les données passent d’abord par un premier niveau brut, qu’il qualifie de « Bronze ». Elles sont ensuite nettoyées, enrichies et structurées pour atteindre le niveau « Silver », avant d’être consolidées dans une version « Gold », seule réellement exploitable pour la prise de décision ou l’entraînement de modèles d’intelligence artificielle.

Cette phase de préparation est souvent négligée alors qu’elle représente une condition essentielle à la réussite de tout projet d’IA.

Autre idée reçue que le dirigeant remet en question : la transformation digitale ne peut pas être confiée à une seule personne. De nombreuses entreprises créent aujourd’hui un poste de responsable de la transformation numérique, pensant résoudre ainsi le problème. Selon lui, cette approche constitue l’une des principales causes d’échec.

La transformation digitale n’est pas un projet porté par un département, mais un changement qui concerne l’ensemble de l’organisation. Chaque direction doit partager les mêmes objectifs, contribuer à la qualité des données et adapter ses méthodes de travail. Isoler cette responsabilité sur une seule personne crée au contraire des résistances internes et ralentit l’adoption des nouveaux processus.

Ces résistances représentent d’ailleurs, selon lui, le principal obstacle à la transformation des entreprises. Cette transformation nécessite également du temps. Les entreprises espèrent souvent obtenir un retour sur investissement rapide après l’achat d’une solution numérique. Or, selon Iheb Beji, construire une véritable culture de la donnée demande plusieurs années. Les premiers résultats opérationnels peuvent apparaître relativement vite grâce à certains cas d’usage, mais une transformation profonde nécessite généralement deux à trois ans pour produire tout son potentiel.

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Une étape historique pour la Chambre de commerce tuniso-belgo-luxembourgeoise (CCTBL)

02. Juli 2026 um 14:29
La Chambre de commerce tuniso-belgo-luxembourgeoise (CCTBL) annonce que, lors de sa réunion du 27 juin 2026, la Belgian-Luxembourg Chambers of Commerce Abroad (BLCCA), Fédération des chambres de commerce belges à l’étranger, a officiellement approuvé son accréditation.
Cette reconnaissance fait de la CCTBL la troisième Chambre de commerce africaine accréditée, après celles d’Afrique du Sud et du Maroc. Elle vient récompenser les efforts déployés depuis la création de la Chambre ainsi que l’engagement de ses membres, partenaires et institutions qui ont contribué à cette réussite.
Cette accréditation constitue une étape majeure dans le développement des relations économiques, commerciales et d’investissement entre la Tunisie, la Belgique et le Luxembourg. Elle permettra à la CCTBL de renforcer son rôle de plateforme de coopération au service des entreprises et des investisseurs des trois pays avec un accès à un nombre important de partenaires potentiels.
La CCTBL remercie chaleureusement l’ensemble de ses membres, partenaires ainsi que les autorités belges, luxembourgeoises et tunisiennes pour leur confiance et leur soutien, et réaffirme son engagement à promouvoir des partenariats durables et des échanges économiques toujours plus dynamiques.

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Investissement international: la Tunisie stagne, le Maroc inarrêtable!

02. Juli 2026 um 14:03

La Tunisie a perdu sept places dans la toute récente mise à jour du Global Investment Risk and Resilience Index, la référence internationale quant aux capacités des États à offrir aux investisseurs un environnement d’investissement stable, sûr et résilient.

Ce classement se fait en fonction de 13 indicateurs issus de près de trois mille données évaluant le degré d’exposition des États aux risques majeurs freinant l’investissement. Sur les treize indicateurs en question, cinq sont destinés à l’évaluation du niveau de risque. Il peut s’agir, en ce sens, de risques institutionnels, climatiques, économiques ou géopolitiques qui peuvent être liés à la qualité des réglementations internes, à la volatilité des devises ou à l’inflation.

Une performance qui laisse à désirer

Le classement de la Tunisie au 118 rang mondial illustre sa performance qui laisse à désirer en matière d’investissement international. Son score global de 52,5 sur 100 n’a certes pas bougé, mais lors de la précédente mise à jour du classement, elle était 111e.

La Tunisie stagne et ce sont les autres qui avancent. Pire encore, un examen plus détaillé de la performance tunisienne permet de pointer du doigt ses principales défaillances, ou plutôt les risques relevés qui repoussent le plus les investisseurs internationaux, et c’est le risque juridique et réglementaire qui sort du lot. En d’autres termes, ce classement illustre un fait, en matière d’investissement: les lois et réglementations de la Tunisie sont à l’origine de l’indifférence des investisseurs internationaux quant aux possibilités qu’elle peut leur offrir.

Loin devant la Tunisie, Maurice, 57e à l’échelle internationale, est en pole position des pays africains, il devance le Botswana, 58e, et le Maroc, 70e, qui gagne au passage 28 positions et ferme la marche du trio africain de tête.

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Une interconnexion électrique de 770 millions d’euros entre l’Italie et la Tunisie entre en phase décisive

02. Juli 2026 um 13:47

Un contrat d’environ 770 millions d’euros vient d’être attribué à Hitachi Energy pour construire les stations de conversion du projet Elmed, la première interconnexion électrique directe entre la Tunisie et l’Italie. Cette étape marque un tournant: le processus d’approvisionnement est désormais bouclé pour ce câble sous-marin stratégique reliant l’Europe et l’Afrique du Nord.

Le projet est porté conjointement par Terna, gestionnaire du réseau électrique italien dirigé par Pasqualino Monti, et par la STEG. Il s’agit d’une infrastructure HVDC (courant continu haute tension) de nouvelle génération, pensée pour transporter jusqu’à 600 MW sur environ 220 km, dont une grande partie sous la Méditerranée, à des profondeurs pouvant atteindre 800 mètres dans le détroit de Sicile.

Dans les faits, deux stations de conversion seront construites: l’une à Partanna en Sicile, l’autre à Mlaabi (région de Menzel Temime) en Tunisie. Elles seront réalisées avec la participation de D’Agostino Costruzioni Generali SpA côté italien et Orascom Construction SAE côté tunisien, notamment pour les travaux de génie civil et les installations techniques.

Au-delà de l’infrastructure, Elmed s’inscrit dans une stratégie beaucoup plus large: renforcer les échanges énergétiques euro-méditerranéens et accélérer l’intégration des réseaux électriques. Le projet est présenté comme un levier clé pour faciliter l’absorption des énergies renouvelables et sécuriser les approvisionnements dans un contexte de transition énergétique mondiale.

Financièrement, le chantier global de l’interconnexion est estimé à 1,42 milliard d’euros, dont 307 millions d’euros financés par la Commission européenne via le mécanisme pour l’interconnexion en Europe, géré par CINEA. C’est une première: l’Union européenne finance ici une infrastructure reliant directement un État membre à un pays tiers. Le projet bénéficie aussi du soutien d’institutions comme la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la KfW, renforçant son poids géopolitique autant qu’énergétique.

 

 

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Export vers l’Afrique: normes, information et financement, les trois défis des entrepreneures

02. Juli 2026 um 12:36

«Toutes les entreprises ne sont pas prêtes à exporter. Aller sur un marché sans préparation peut même mettre une entreprise en danger». C’est le principal avertissement lancé par Naila Abbas, experte en facilitation de l’accès aux marchés à l’UNIDO, lors d’un panel consacré au commerce numérique, à l’accès aux marchés de la Zlecaf et à la préparation des entreprises dirigées par des femmes à l’export, organisé dans le cadre de la 7e COMFWB Regional Trade Fair and Business Conference à Tunis.

Pour l’experte de l’ONUDI, l’ouverture du marché africain représente une opportunité considérable. La Zlecaf constitue «la plus grande zone de libre-échange au monde», avec plus d’un milliard de consommateurs et un PIB combiné de 2 500 milliards de dollars. Pourtant, de nombreuses PME, en particulier celles dirigées par des femmes, peinent encore à tirer parti de ce potentiel.

Selon elle, les obstacles ne sont pas différents de ceux rencontrés par les hommes, mais ils pèsent davantage sur les entreprises féminines, généralement de plus petite taille et disposant de ressources plus limitées. La première étape consiste donc à s’assurer que l’entreprise est réellement prête à exporter. Cela passe notamment par la conformité des produits aux normes sanitaires et de qualité, l’obtention des certifications exigées, la mise en place de systèmes de traçabilité ainsi qu’une capacité de production suffisante pour répondre à une commande internationale.

«Trouver un acheteur ne suffit pas. Il faut aussi être capable de produire les volumes demandés et disposer du financement nécessaire pour honorer les commandes», a souligné Naila Abbas, évoquant le cas d’une entrepreneure incapable de répondre à un important contrat faute de capacité de production.

L’experte a également insisté sur le manque d’information dont souffrent encore les entreprises africaines. Des consultations menées auprès de plus de 120 associations de femmes entrepreneures ont montré qu’il est parfois plus simple de commercer avec l’Europe ou la Chine qu’avec un pays africain voisin, faute d’informations fiables sur les marchés du continent. Pour y remédier, elle recommande de s’appuyer sur les outils numériques, les plateformes d’intelligence de marché de l’International Trade Centre (ITC) ainsi que sur l’intelligence artificielle afin d’identifier les marchés porteurs, comprendre les réglementations locales et préparer une stratégie d’exportation.

Au-delà de l’information, la formation reste un enjeu majeur. Les entrepreneures doivent maîtriser les mécanismes de fixation des prix à l’export, les Incoterms, les coûts logistiques, les assurances ou encore les procédures douanières avant de se lancer sur un marché étranger. L’accès au financement progresse toutefois, selon Naila Abbas. Elle a indiqué que plusieurs bailleurs internationaux financent désormais directement les PME à travers des appels à projets offrant des subventions comprises entre 10 000 et 200 000 euros. Ces financements permettent d’investir dans les équipements, d’améliorer la qualité des produits ou encore de financer la prospection commerciale. Grâce à cet accompagnement, une dizaine d’entreprises accompagnées par l’ONUDI sont désormais prêtes à exporter vers la Côte d’Ivoire, notamment dans les secteurs des cosmétiques, des huiles essentielles et des épices.

De son côté, Jihene Bouzguine, CEO de JOWA, femme entrepreneure, a partagé son expérience d’entrepreneure en identifiant quatre principaux obstacles à l’export: le financement, les aspects juridiques, les ressources humaines et l’accès à l’information. «Ce qui fait la différence entre deux entrepreneurs, c’est la capacité à trouver l’information», a-t-elle estimé. Elle a rappelé que de nombreux programmes internationaux financent les voyages de prospection, les formations ou les démarches d’internationalisation, mais que beaucoup d’entreprises ignorent encore leur existence.

L’entrepreneure a également insisté sur la nécessité de sécuriser les transactions internationales en maîtrisant les réglementations propres à chaque pays, en formalisant les contrats et en vérifiant la fiabilité des partenaires commerciaux avec l’appui d’organismes spécialisés tels que les agences de promotion des exportations ou les représentations diplomatiques.

Pour Fanja Razakaboana, COMFWB Chapter Madagascar, la digitalisation constitue désormais un levier indispensable pour accéder aux marchés africains, même si la fracture numérique demeure une réalité dans plusieurs pays. Elle a plaidé pour un accompagnement renforcé des entreprises dans leur transformation numérique et leur mise en conformité réglementaire, tout en citant l’exemple de Madagascar, qui a récemment lancé un portail numérique permettant aux entreprises d’accéder aux informations sur les procédures d’importation, d’exportation, les taxes et les réglementations commerciales.

Enfin, la représentante malgache a souligné que les réseaux régionaux comme le COMFWB constituent un atout majeur pour les entrepreneures africaines. «Seule, une femme entrepreneure ne peut pas lever toutes les barrières. En mutualisant nos efforts au sein de réseaux régionaux, nous pouvons accéder plus rapidement aux marchés et partager les informations dont nous avons toutes besoin», a-t-elle conclu.

 
 

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