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STEG : Entre 7,3 milliards de dettes et 6 milliards de factures non réglées

27. Juni 2026 um 18:30

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) s’enfonce dans une équation financière de plus en plus complexe. Endettée à hauteur de 7,356 milliards de dinars au 23 juin 2026, l’entreprise publique fait face en parallèle à 6,061 milliards de dinars d’impayés accumulés auprès de ses clients, qu’ils soient publics ou privés.

Ces chiffres ont été dévoilés lors d’une séance d’audition devant la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple, consacrée à l’examen de deux projets de loi portant sur l’approbation de garanties de l’État au profit de la Steg.

Deux financements internationaux

Deux financements internationaux sont en jeu : un prêt de 384,8 millions d’euros, soit environ 1,269 milliard de dinars, accordé par World Bank, ainsi qu’un second financement de 30 millions de dollars via le Fonds pour les technologies propres.

Une dépendance coûteuse au gaz

Au cœur des difficultés de la Steg, un modèle énergétique encore largement dépendant du gaz naturel. Plus de 95 % de l’électricité produite en Tunisie repose encore sur cette ressource, tandis que les hydrocarbures représentent à eux seuls 72 % du coût de production de l’électricité et 89 % de celui du gaz.

Le déséquilibre entre prix de vente et coût réel de production continue d’alourdir la situation. En 2025, le prix moyen de vente de l’électricité n’a pas dépassé 290,7 millimes par kilowattheure, alors que son coût réel s’élevait à 456,3 millimes. Même constat pour le gaz naturel, vendu à 647,4 dinars la tonne équivalent pétrole, pour un coût de production estimé à 1.497,7 dinars.

Une réforme sous pression

Selon les responsables de la Steg, cette situation résulte d’un cumul de facteurs : tarifs insuffisants pour couvrir les coûts, retards dans le versement des compensations publiques, hausse de l’endettement, pertes énergétiques importantes et impact des fluctuations des cours du pétrole ainsi que du dinar.

Le contrat-programme signé entre l’État et la Steg pour la période 2024-2028 vise justement à rétablir les équilibres financiers de l’entreprise. Parmi les objectifs affichés figure une réduction de 23 % du coût d’approvisionnement énergétique, une baisse de plus de deux milliards de dinars des charges de compensation publique, ainsi qu’une amélioration du résultat net de près de trois milliards de dinars.

Le pari des renouvelables

La transition énergétique apparaît désormais comme l’un des principaux leviers de redressement. La Steg ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 27 % de la production électrique d’ici 2028, puis à 35 % à l’horizon 2030.

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Dans cette optique, 500 mégawatts de projets renouvelables devraient entrer en exploitation, tandis que des contrats supplémentaires pour 1.000 mégawatts sont en préparation. Déjà, 262 mégawatts ont été injectés dans le réseau entre 2025 et 2026.

Mais un autre défi reste majeur : les pertes sur le réseau, évaluées à 19,7 %, dont une part importante est attribuée aux vols d’électricité et aux raccordements illégaux.

Au Parlement, plusieurs députés ont soulevé la question de la soutenabilité de nouveaux emprunts, alors que la Steg demeure l’un des piliers de la sécurité énergétique nationale. Une équation délicate : financer la transition tout en colmatant une situation financière de plus en plus fragile.

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Locations estivales : Hammamet, Kélibia, Mahdia… jusqu’à 400 dinars la nuitée pour un appartement !

27. Juni 2026 um 18:12

La saison estivale est à peine lancée que la ruée vers la location des maisons de vacances bat déjà son plein en Tunisie. Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, les groupes spécialisés et les publications sponsorisées se multiplient à un rythme effréné, annonçant l’ouverture officielle du « bal » des locations estivales.

À Hammamet, Mahdia, Kélibia ou encore El Haouaria dans le gouvernorat de Nabeul, les annonces se comptent par centaines, avec des tarifs qui donnent parfois le vertige. Pour une simple nuitée, certains propriétaires n’hésitent plus à afficher des prix atteignant, voire dépassant, les 400 dinars pour un S2 ou S3, pour les villas avec piscine les prix dépassent les mille dinars la nuitée.

Quid des prix ?

Une rapide estimation du marché montre une flambée généralisée des prix. À Hammamet, les appartements standards se louent entre 180 et 300 dinars la nuit, tandis que les villas peuvent grimper entre 500 et 1 500 dinars selon l’emplacement et les prestations. À Kélibia, très prisée pour ses plages, les prix oscillent entre 150 et 350 dinars pour les logements moyens. À Mahdia, la moyenne varie entre 120 et 250 dinars, mais certaines maisons en front de mer dépassent les 400 dinars. Quant à El Haouaria, devenue une destination montante, les tarifs se situent généralement entre 100 et 300 dinars.

Lire aussi : Été 2025 : Les prix estimés des villas, maisons et appartements à louer en Tunisie

Cette frénésie estivale confirme l’ampleur économique de ce secteur informel ou semi-structuré, qui draine chaque année des sommes considérables, souvent en dehors de tout circuit fiscal clair. Entre acomptes, réservations anticipées et locations de courte durée, des millions de dinars circulent durant les trois mois d’été.

Pourtant, malgré cette dynamique financière impressionnante, aucune intervention notable de l’État ne semble encadrer le secteur. Ni plafonnement des prix, ni mécanismes renforcés de contrôle fiscal, ni véritable régulation pour protéger les consommateurs face aux abus ou aux arnaques.

Un marché devenu inaccessible !

Dans ce contexte, de nombreux Tunisiens se retrouvent pris au piège d’un marché devenu inaccessible pour une large frange de la classe moyenne. Entre inflation générale, baisse du pouvoir d’achat et explosion des tarifs touristiques locaux, partir quelques jours au bord de la mer relève de plus en plus du luxe.

Au final, dans cette course estivale où l’offre et la demande dictent leurs lois sans garde-fous, le Tunisien semble être le premier à en payer le prix.

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Sousse : Deux personnes arrêtées et une tonne de poisson saisie

27. Juni 2026 um 17:58

En pleine saison estivale, période marquée par une hausse de la consommation de produits de la mer, les autorités appellent à une vigilance accrue après une importante saisie opérée à Sousse.

Les unités de la sûreté nationale de Sousse ont découvert, dans la nuit de vendredi à samedi, un dépôt anarchique contenant environ 80 kilogrammes de poissons avariés et impropres à la consommation. Une intervention qui remet sur la table la question du contrôle sanitaire des aliments, particulièrement sensible en été avec les fortes chaleurs.

Arrestation de deux individus

L’opération a également conduit à l’arrestation de deux individus, dont le propriétaire d’une usine de fabrication de glace alimentaire dans la région. Les investigations ont révélé que ce dernier stockait illégalement près de 989 kilogrammes de poissons congelés, sans respecter les procédures ni les normes en vigueur.

Lire aussi : Tunisie : Plus de 7300 infractions économiques relevées en un mois

Selon les premiers éléments de l’enquête, la marchandise devait être conservée dans le but d’être réintroduite sur le marché via des circuits parallèles, dans une logique de spéculation et hors des filières de distribution légales.

Les services de l’Instance nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires ainsi que la direction régionale du commerce ont procédé à la saisie de l’ensemble des quantités.

Inquiétudes autour des risques d’intoxication

Cette affaire relance les inquiétudes autour des risques d’intoxication alimentaire durant l’été, une période où les produits périssables nécessitent une chaîne de froid rigoureuse et des contrôles renforcés. Les consommateurs sont ainsi appelés à redoubler de prudence, notamment en vérifiant l’origine des produits, leurs conditions de conservation et leur fraîcheur avant achat.

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