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Tunisie | Une « révolution » qui a cannibalisé l’économie

22. Januar 2026 um 09:27

Le 14 janvier 2011, la Tunisie écrivait une page glorieuse de son histoire. Zine el-Abidine Ben Ali fuyait le pays, emportant avec lui des richesses spoliées et le destin pathétique de finir ses jours et d’être enterré en Arabie Saoudite, loin du pays qu’il avait gouverné pendant vingt-trois ans. Ce jour-là, Tunis vibrait d’espérance. Les poètes proclamaient que «le destin répondrait aux aspirations du peuple». Le monde entier applaudissait ce petit pays maghrébin qui osait défier la tyrannie. Quinze ans plus tard, le bilan est d’une brutalité insoutenable : la Tunisie post-2011 a réussi l’exploit de transformer une révolution en catastrophe économique intégrale.

Moktar Lamari *

Comparez la Tunisie de 2011 avec la Serbie de 2000, et vous mesurerez l’abîme qui sépare une vraie transition d’une mascarade. Lorsque Slobodan Milošević est tombé, le nouveau gouvernement serbe a agi avec détermination : rétablissement des relations avec le FMI, réouverture du commerce, stabilisation macroéconomique immédiate. L’inflation a chuté de moitié, la croissance a explosé à 6% par an, les capitaux étrangers sont revenus en masse. Les Serbes ont cru que les règles avaient changé, et l’économie a répondu.

La paix sociale à crédit

La révolution du jasmin, elle, a accouché d’un monstre. Des élections compétitives, certes. Une constitution démocratique, effectivement. Mais l’économie ? Totalement sacrifiée sur l’autel de la lâcheté politique et du clientélisme généralisé. Les gouvernements successifs – qu’ils soient islamistes, laïques, technocrates ou populistes – ont tous adopté la même stratégie suicidaire : acheter la paix sociale à crédit.

La masse salariale du secteur public a explosé, passant de 12% du PIB en 2010 à plus de 15% aujourd’hui. Des dizaines de milliers de postes ont été créés non pas pour améliorer les services publics, mais pour calmer les manifestants.

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), ce syndicat mafieux déguisé en défenseur des travailleurs, a obtenu tout ce qu’elle voulait : augmentations salariales, primes garanties, impunité totale pour ses adhérents. Résultat ? Un État obèse, paralysé, incapable de fournir le moindre service décent malgré une armée de fonctionnaires payés à ne rien faire.

Un suicide économique par consensus

Pendant ce temps, les choix difficiles ont été systématiquement reportés. Les subventions – cette drogue économique qui représente aujourd’hui 6,3% du PIB – n’ont jamais été réformées. Pire : elles ont augmenté. L’essence, le pain, l’électricité, l’eau et même le gaspillage… tout est subventionné. Pas pour aider les pauvres, qui en bénéficient proportionnellement moins, mais pour éviter les émeutes. La Tunisie dépense des milliards de dinars pour subventionner les 4×4 des classes aisées pendant que les hôpitaux publics manquent de gaze. Et depuis peu de médicaments vitaux.

Les entreprises publiques ? Toujours là, toujours aussi inefficaces, toujours aussi corrompues, toujours aussi irrespectueuses du droit citoyen à un service public digne de nom. La Tunisair perd des centaines de millions chaque année. La Steg, la Sonede, la Pharmacie centrale – toutes au bord de la faillite, toutes maintenues en vie par perfusion budgétaire. Et l’économie doit payer la facture, par une sur-fiscalisation honteuse.

Aucun gouvernement n’a osé les privatiser, les restructurer, ou même simplement exiger qu’elles cessent de saigner les finances publiques. Aucune évaluation sérieuse de ces vampires des taxes des contribuables. Pourquoi ? Parce que l’UGTT menace de grève générale au moindre murmure de réforme.

La rigidité du marché du travail ? Intacte. Le Code du travail tunisien, cette relique protectionniste des années 1960, rend le licenciement quasiment impossible. Résultat : les entreprises privées n’embauchent plus, ou embauchent au noir.

Le chômage des jeunes – le grief initial qui a déclenché la révolution – stagne autour de 40% dans certaines régions. Les diplômés universitaires attendent des années un emploi public qui ne viendra jamais, pendant que le secteur privé étouffe sous les contraintes réglementaires. Leurs diplômes ne valent plus rien, tellement l’UGTT a bourré le système éducatif par les moins compétents.

La corruption viscérale

Et la corruption ? Ah, la corruption ! Le régime de Ben Ali était une kleptocratie familiale organisée. Au moins avait-elle une certaine efficacité : tu payais la famille Trabelsi, et ton business fonctionnait.

Depuis 2011, la corruption s’est démocratisée. Elle est devenue diffuse, décentralisée, tentaculaire. Chaque parti politique, chaque administration, chaque niveau de gouvernement a développé ses propres réseaux de prédation.

En 2018, la confiance dans le gouvernement avait chuté de moitié par rapport à 2011. Les investisseurs ont compris que la «nouvelle Tunisie» n’était que l’ancienne en pire : plus instable, plus corrompue, plus paralysée.

Les IDE se sont effondrés. En 2010, malgré la dictature, la Tunisie attirait 1,5 milliard de dollars d’investissements étrangers. En 2023, après treize ans de «démocratie», ce chiffre peinait à atteindre 800 millions.

Les investisseurs ont vu de nouvelles politiques s’empiler sur l’ancienne économie sans rien changer au fond. Pire encore : ils ont vu l’instabilité politique détruire la seule chose que Ben Ali offrait – la prévisibilité. Sous la dictature, on savait à quoi s’attendre.

Depuis 2011, personne ne sait rien. Les gouvernements tombent tous les dix mois. Les politiques changent au gré des coalitions et humeurs de leur patron. Les promesses ne valent rien.

Du chaos démocratique au chaos autoritaire

Puis vint Kaïs Saïed. Élu triomphalement en 2019 avec 73% des voix, porté par le ras-le-bol généralisé envers la classe politique. Le 25 juillet 2021, il suspend le parlement, concentre tous les pouvoirs, promet de «nettoyer» le système. Les Tunisiens fatigués applaudissent. Enfin, quelqu’un va agir !

Quatre ans plus tard, le verdict est sans appel : Saïed a encore plus enfoncé le sens du travail et du mérite. Une catastrophe intégrale véhiculée par encore moins de compréhension des principes fondamentaux de l’économie. On détruit les institutions démocratiques sans rien construire à la place. On écarte les partis politiques sans proposer d’alternative. On dissout le parlement sans améliorer la gouvernance. On concentre tous les pouvoirs pour… ne rien faire, comme réforme structurante, courageuse et conçues à l’aune des résultats.

Ou plutôt si : on a aggravé la situation. On a rejeté l’accord avec le FMI, ce qui aurait au moins apporté 1,9 milliard de dollars et imposé des réformes structurelles. Et pour quel argument ?

La «souveraineté nationale» et le refus des «diktats néolibéraux». Noble posture. Sauf qu’il n’a aucun plan B.

La dette publique atteint 81% du PIB. Le service de la dette engloutit 14% du PIB – de l’argent qui ne va ni dans l’éducation, ni dans la santé, ni dans les infrastructures. Les réserves en devises fondent à vue d’œil. Les pénuries de produits de base se multiplient.

Pendant ce temps, l’État donne des discours surréalistes sur les « complots étrangers » et les « traîtres à la nation ». Il arrête des opposants politiques. Il musèle les médias. Il persécute les migrants subsahariens dans des raids racistes dignes des heures les plus sombres.

Et l’économie ? Elle continue de sombrer dans l’indifférence la plus totale.

Le naufrage en chiffres

Les chiffres sont implacables. Catastrophiques. La croissance moyenne post-2011 ? Misérable 1,5% par an, contre 4-5% sous Ben Ali. Le chômage ? Passé de 13% en 2010 à plus de 16% aujourd’hui, et toujours autour de 40% pour les jeunes diplômés. L’inflation ? Chroniquement supérieure à 7-8% ces dernières années, atteignant 10% en 2023. Les salaires réels ? En baisse constante depuis quinze ans. La paupérisation ronge les classes moyennes, alors que les affaires proposèrent pour les plus aisés à Tunis et sa banlieue nord.

La Tunisie de 2026 est objectivement plus pauvre, plus endettée, plus désespérée qu’en 2010. Le PIB par habitant en termes réels a à peine progressé d’un iota.

Des centaines de milliers de Tunisiens – souvent les plus qualifiés – ont fui le pays. Les boat people se noient par centaines en Méditerranée chaque année, fuyant ce paradis démocratique que le monde entier leur envie.

L’ancre institutionnel, ce chaînon manquant

Le problème fondamental ? L’absence totale de crédibilité institutionnelle. Une rupture politique ne produit des résultats économiques que si elle établit un point d’ancrage clair : qui décide, selon quelles règles, et pour combien de temps.

La Tunisie post-2011 n’a jamais fourni cette clarté. Gouvernements éphémères (une quinzaine de premiers ministres et plus de 750 ministres), coalitions fragiles, constitution réécrite, institutions détruites puis reconstruites puis détruites de nouveau.

Aucun investisseur sensé ne peut miser sur un pays où les règles du jeu – notamment fiscales – changent tous les dix-huit mois. Aucune entreprise ne peut planifier quand elle ne sait pas si le gouvernement tiendra encore l’année prochaine. Aucun citoyen ne peut investir dans l’avenir quand cet avenir est illisible.

L’économie de la rupture est une question de crédibilité. La Tunisie post-2011 a détruit méthodiquement toute crédibilité. Chaque gouvernement a promis des réformes avant de capituler face à l’UGTT. Chaque coalition a juré de réduire la dépense publique avant d’augmenter les salaires pour acheter la paix sociale. Chaque président a proclamé la guerre à la corruption tout en laissant prospérer les réseaux clientélistes.

Le verdict final

La révolution tunisienne n’a pas échoué par accident. Elle a été consciemment sabotée par une classe politique incapable, lâche et corrompue.

Des islamistes d’Ennahdha aux laïcs de Nidaa Tounes, des technocrates aux populistes, tous ont préféré leur survie politique immédiate à l’intérêt national à long terme. Tous ont refusé les choix difficiles. Tous ont bradé l’avenir pour acheter le présent.

Et les Tunisiens ? Ils paient cash. Quinze ans après avoir renversé un dictateur, ils sont plus pauvres, plus désespérés, plus impuissants. Le destin devait répondre à leurs aspirations. Il leur a craché au visage.

La révolution tunisienne restera dans l’histoire comme la preuve éclatante qu’un changement de régime sans transformation économique structurelle ne produit qu’une chose : le chaos stérile.

La Tunisie post-2011 est un cimetière d’espoirs, un monument à l’incompétence collective, une démonstration grandeur nature que la démocratie sans responsabilité économique mène droit à l’abîme. Le jasmin est mort. Il ne reste que les épines du cactus (el hindi) qui entouraient le Jasmin… de l’espoir !

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : Economics for Tunisia.

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Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !

11. Januar 2026 um 09:48

La Tunisie entame sa seizième année depuis son entrée chaotique et douloureuse dans une nouvelle ère politique, en décembre 2010/janvier 2011, hâtivement mise sous le signe de la liberté de la justice et de la dignité. Elle entame la nouvelle année dans une ambiance confuse, tendue et pleine d’incertitude.

Raouf Chatty

Cette ambiance marquée par le désenchantement et la fatigue se nourrit des frustrations d’un peuple dont les espoirs et les attentes ont été déçus tout au long de ces années et qui lutte dur pour affronter les difficultés de son quotidien. 

Cette atmosphère pourrait se muer, à court terme et sous le poids des contraintes économiques et de la fatigue psychique de la population, en une véritable révolution sociale qui sapera la stabilité du pays, aggravera ses difficultés intérieures, le fragilisera davantage, l’exposera à des dangers réels et hypothéquera son avenir pour des décennies encore.

Il est donc urgent pour le pouvoir politique de prendre aujourd’hui la mesure des menaces intérieures et de prendre les mesures appropriées pour remédier à cette situation explosive, desserrer l’étau politique, décrisper l’ambiance et épargner à la nation des débordements prévisibles.

La situation actuelle est d’autant plus grave que la Tunisie se meut dans un environnement régional précaire et trouble.

Cette ambiance marquée par le désenchantement et la fatigue…
… se nourrit des frustrations d’un peuple dont les attentes ont été déçus.

Des retards dans tous les domaines

Les Tunisiens en veulent aux nombreux gouvernements qui se sont succédé et au microcosme politique, économique, syndical, médiatique et intellectuel qui avait occupé les devants de la scène depuis 2012. Ils leur imputent la responsabilité des déboires, des retards enregistrés dans tous les domaines et de la situation difficile dans laquelle le pays se débat depuis de nombreuses années.

Leurs critiques concernent notamment la décennie dominée par les islamistes et leur gestion calamiteuse des affaires publiques qui a débouché sur une faillite généralisée, laissant le pays pratiquement à genou. Cette faillite a atteint son paroxysme avec le décès de vingt-deux mille Tunisiens de l’épidémie coronavirus.  

Héritiers d’un bilan catastrophique, les six gouvernements qui ont géré le pays au cours des six dernières années sous la conduite du président de la république Kaïs Saïed n’ont pas réussi, eux non plus, à redresser la situation. En l’absence de vision, de stratégie, de planification, ils se sont contentés de parer au plus pressé, naviguant le plus souvent à vue, pour répondre aux revendications d’une population impatiente et désespérée.

Ces six gouvernements n’ont pas réussi non plus à mettre en œuvre les politiques sociales et socialisantes du chef de l’Etat, qui accapare tous les pouvoirs depuis la proclamation de l’état d’exception en juillet 2021. Et c’est vers lui qu’une partie du peuple se tourne naturellement aujourd’hui. Car elle approuve son attachement à la souveraineté nationale, sa volonté proclamée d’améliorer le quotidien des plus démunis et son combat contre la corruption et la mauvaise gestion sanctionné par des poursuites judiciaires contre des hauts responsables et d’hommes d’affaires.

Cependant, les partisans de Saïed attendent de lui des réponses concrètes à leurs attentes en matière de démocratie politique, de justice sociale et de sécurité globale, y compris économique. Ils veulent vivre dans un pays stable, réellement souverain et invulnérable, un pays réaliste, pragmatique et ambitieux, qui rompt avec les idéologies éculées et impose le respect dans son environnement maghrébin, arabe, africain et euroméditerranéen.

Les Tunisiens déplorent l’aggravation de la pauvreté, du chômage, de la bureaucratie, du laxisme, du laisser-aller, de la cupidité et du népotisme, qui sont censés faire partie du passé. Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et se plaignent de la dégradation du niveau de l’enseignement, de la vétusté de l’école publique, de la situation calamiteuse dans les hôpitaux, les transports publics, les médias…

Ils déplorent surtout l’hégémonie du tout argent, la prédominance des intérêts privés et du corporatisme, le creusement des disparités sociales, l’effondrement de la classe moyenne, la hausse de la criminalité et de l’insécurité…

Marche de protestation samedi 10 janvier 2026 à Tunis.
Les marches de protestation se poursuivent et se ressemblent.

Vers un Pacte de salut national 

Le pays a aujourd’hui besoin de sérénité et de concorde nationale. Or, l’État est le seul en mesure de favoriser l’adoption d’un Pacte de salut national engageant le pouvoir politique et les forces démocratiques et laïques autour des questions prioritaires impliquant le présent et l’avenir de la nation.

Ce Pacte identifiera les grandes réformes à adopter dans les domaines politique, judiciaire, administratif, économique, financier, fiscal, social, sanitaire, agricole, commercial, éducatif… sur la base d’un diagnostic objectif de la situation globale du pays, tenant compte de son potentiel global tout comme de son environnement régional.

Pour réunir les conditions nécessaires pour son décollage global, la Tunisie doit surtout croire en son potentiel, s’affranchir des démons du «révolutionnisme» paralysant et stérilisant, combattre la culture de l’anarchie et du laisser-aller, réhabiliter l’autorité de la loi et de l’Etat, cultiver les valeurs de l’intégrité, du travail, de la discipline et de la rigueur et engager le peuple sur la voie de la confiance, de la production et de la productivité au travail.

Sans la réhabilitation de ces valeurs, le pays ne pourra pas décoller ni reprendre sa place dans son espace géopolitique.

Ces remèdes exigent cependant organisation, pragmatisme, courage et volonté de la part de toutes les parties pour changer positivement la situation et sauver la Tunisie d’un bond dans le vide qui hypothèquera durablement son avenir et empêchera son décollage pour des décennies.

* Ancien ambassadeur.

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Tunesien – Die verratene Revolution

Von: maghreb
26. Dezember 2025 um 12:11

Ein Dokumentarbericht von ARTE TV: Wie der deutsch-französische Sender den Zerfall der tunesischen Demokratie unter Präsident Kais Saied beschreibt. Paris – Was Ende 2010 mit der Jasminrevolution in Tunesien als hoffnungsvoller Aufbruch begann, hat sich unter Präsident Kais Saied in eine neue Form der Autokratie verwandelt. Die Dokumentation zeichnet den beklemmenden Weg eines Mannes nach, […]

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17 décembre : La Révolution tunisienne à l’épreuve du temps

17. Dezember 2025 um 08:14

La Tunisie commémore ce mercredi 17 décembre 2025 le quinzième anniversaire du déclenchement de la révolution, dont l’étincelle est partie de Sidi Bouzid le 17 décembre 2010. Cet événement fondateur a marqué une rupture majeure dans l’histoire contemporaine du pays, ouvrant la voie à une séquence de contestations populaires qui aboutira, moins d’un mois plus tard, à la chute du régime en place le 14 janvier 2011.

À l’origine, la révolution tunisienne portait les revendications de dignité, de justice sociale et de liberté, dans un contexte de marginalisation régionale, de chômage élevé et de restrictions sévères des libertés publiques. Le mouvement, d’abord localisé, s’est rapidement propagé à l’ensemble du territoire, révélant une colère sociale profonde et transversale.

Quinze ans plus tard, ce 17 décembre conserve une forte charge symbolique. Il demeure associé à l’idée de souveraineté populaire et à l’espoir d’un État plus juste, même si le parcours post-révolutionnaire a été jalonné de crises politiques, économiques et institutionnelles. Cependant, les transformations engagées depuis 2011 ont profondément remodelé le paysage politique et social, sans pour autant répondre à toutes les attentes exprimées lors du soulèvement.

Mémoire collective

À l’occasion de cette commémoration, le président de la République, Kaïs Saïed, a annoncé mardi une mesure de grâce présidentielle. Celle-ci prévoit la libération de 2 014 détenus, ainsi que l’octroi de la liberté conditionnelle à 674 autres prisonniers. Une décision présentée comme un geste à forte portée symbolique, intervenant dans un contexte national marqué par des débats persistants autour des libertés, de la justice et de la réconciliation avec les idéaux de la révolution.

Entre mémoire collective et interrogations sur l’avenir, la date du 17 décembre continue ainsi de cristalliser les tensions et les aspirations d’une société tunisienne toujours en quête d’équilibre et de perspectives durables.

Lire aussi : 17 décembre : Quels préparatifs à Sidi Bouzid ?

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La Tunisie célèbre le 15e anniversaire du déclenchement de la Révolution

Von: walid
16. Dezember 2025 um 15:42
La Tunisie célèbre le 15e anniversaire du déclenchement de la Révolution

La Tunisie célèbre mercredi 17 décembre le 15e anniversaire du déclenchement de la révolution, un tournant majeur de l’histoire contemporaine du pays. Cet évènement fondateur a ouvert la voie à de profondes mutations politiques et sociales dont les effets continuent de se faire sentir aujourd’hui. C’est le 17 décembre 2010 que la révolution a pris […]

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Fête de la Révolution : Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2014 détenus

16. Dezember 2025 um 08:49

A l’occasion de la Fête de la Révolution du 17 décembre, le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle en faveur de 2014 détenus. La décision a été annoncée aujourd’hui dans un communiqué officiel de la présidence de la République. Elle s’inscrit dans le cadre des mesures traditionnelles prises lors des grandes commémorations nationales.

Dans son communiqué, la présidence de la République précise que le chef de l’État a décidé d’accorder une grâce présidentielle à 2014 personnes incarcérées. Cette mesure relève des prérogatives constitutionnelles du président en matière de réduction de peines.

Libération conditionnelle pour 674 autres détenus

Le communiqué indique également que le président de la République a ordonné l’octroi de la libération conditionnelle à 674 autres détenus. Cette mesure vient s’ajouter à la grâce présidentielle accordée à 2014 personnes, sans préciser les modalités d’application ni les délais de mise en œuvre.

La présidence souligne que cette décision intervient à l’occasion de la célébration de la Fête de la Révolution, commémorée le 17 décembre, date marquant le déclenchement du soulèvement populaire de 2010.

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Fête de la Révolution : Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2014 détenus

Von: walid
16. Dezember 2025 um 08:07
Fête de la Révolution : Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2014 détenus

Le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle en faveur de 2014 détenus. Il a également ordonné d’accorder la libération conditionnelle à 674 autres détenus. Cette grâce présidentielle survient à l’occasion de la célébration de la fête de la révolution du 17 décembre, annonce un communiqué de la présidence de la […]

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17 décembre : Quels préparatifs à Sidi Bouzid ?

15. Dezember 2025 um 20:12

Quinze ans après l’embrasement de la première étincelle de la Révolution de la liberté et de la dignité, Sidi Bouzid se replonge dans sa mémoire collective. À partir du 16 décembre, le gouvernorat vit au rythme d’un programme commémoratif dense, mêlant culture, réflexion, sport et animation, déployé dans les places publiques, les maisons de jeunes et de culture, ainsi que dans les établissements scolaires et universitaires.

Placée sous le slogan « 17 décembre… la voix de la liberté », la nouvelle édition du Festival international du 17 décembre 2010 ambitionne de rappeler la portée symbolique de cette date fondatrice tout en ouvrant des espaces de débat sur ses prolongements politiques, économiques et sociaux. Les festivités démarrent le 16 décembre par l’animation de la place du martyr Mohamed Bouazizi, lieu emblématique de la révolution.

La journée du 17 décembre sera marquée par des moments hautement symboliques, avec la levée des couleurs et le tir de 17 coups de feu en hommage à l’événement. Le programme prévoit également un concert engagé sur la place Bouazizi assuré par la troupe des Amis de Cheikh Imam de Tajerouine, une édition spéciale « 17 décembre » du tournoi de basket-ball, ainsi qu’un concert du rappeur Sanfara au théâtre de plein air de Sidi Bouzid.

Le volet économique et artistique se poursuit le 18 décembre avec l’organisation d’un colloque consacré aux projets bloqués dans la région, au complexe de la jeunesse 17 décembre. La même journée sera ponctuée par un concert international de l’artiste algérien Bilal Takschini et par plusieurs activités culturelles dans des écoles primaires.

Le 19 décembre, une conférence intellectuelle intitulée « La révolution entre rêves et réalisations » réunira chercheurs et acteurs de la société civile au complexe de la jeunesse. La soirée se clôturera par un spectacle de l’artiste Ghazi Ayadi au théâtre de plein air, parallèlement à des animations dans les établissements éducatifs, les centres de l’enfance, la maison de retraite et les institutions universitaires, sans oublier le tournoi de football « Coupe du 17 décembre ».

De son côté, l’Association culturelle du 17 décembre à Sidi Bouzid propose une série de rencontres axées sur la réalité socio-économique de la région. Une première conférence, prévue le 16 décembre, s’intitule « Sidi Bouzid à travers les chiffres : les indicateurs de développement humain révèlent la réalité ». Une seconde, programmée le 17 décembre, portera sur « Sidi Bouzid, de l’étincelle de la révolution aux enjeux du développement ». Ces rendez-vous seront accompagnés d’activités ludiques pour enfants et d’une exposition culturelle consacrée au patrimoine archéologique régional, organisée sur la place de la Terre à Sidi Bouzid.

Journées théâtrales à Sidi Bouzid

À Meknassi, la maison de la culture et le complexe de l’enfance ont élaboré un programme spécifique sous le slogan « Par un comportement citoyen, je protège ma patrie ». Il comprend une animation populaire, un hommage au drapeau national en collaboration avec les scouts tunisiens, une exposition photographique sur la révolution du 17 décembre 2010, ainsi que des ateliers d’écriture, de dessin, de fresques murales et de photographie, en plus de démonstrations sportives et de prestations musicales.

À Sidi Ali Ben Aoun, le complexe culturel et l’association de ses amis organisent les 16 et 17 décembre la cinquième édition de la manifestation de calligraphie arabe et de mosaïque « Tajalliyat Al Athar ». L’événement propose des expositions de calligraphie, de calligraphie dorée et de mosaïques, ainsi que des ateliers de gravure, de polissage et d’écriture artistique.

Par ailleurs, l’initiative « Hiver des journées théâtrales à Sidi Bouzid », lancée par le complexe culturel Abou Bakr Al Gammoudi, a démarré le 14 décembre et se poursuit jusqu’au 19 du mois. À Bir El Hafey, le complexe culturel Abdelkader Ben Haj Nasr organise, le 18 décembre, le Festival du mouvement révolutionnaire, avec au programme une exposition documentaire sur la révolution, des activités scoutes, des ateliers d’arts plastiques, d’artisanat, de théâtre de marionnettes et de culture numérique.

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Kaïs Saïed : « La Révolution continue… »

06. Dezember 2025 um 09:24

En hommage au leader syndical Farhat Hached, le président Kaïs Saïed s’est rendu au mausolée du martyr avant d’enchaîner une série de visites et de déclarations à Tunis. Entre mémoire nationale, avertissements politiques et échanges directs avec les citoyens, le chef de l’État a livré une journée marquée par le rappel de la lutte, de la justice et des institutions.

Hommage à Farhat Hached

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu vendredi matin au mausolée de Farhat Hached pour commémorer le 73ᵉ anniversaire de son assassinat. Il y a récité la Fatiha, en présence des membres de la famille du martyr.

Le chef de l’État a étendu cet hommage à l’ensemble des militants ayant contribué à la naissance du syndicalisme tunisien.

Message politique à la Kasbah

À l’issue de la visite, Kaïs Saïed s’est rendu au palais du gouvernement à la Kasbah pour une réunion avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri.

Il y a affirmé que  » la Révolution continue  et qu’il n’est pas question de porter atteinte aux institutions de l’État ». Le président a mis en garde contre toute tentative de pression ou d’influence, déclarant que la Tunisie « ne cédera ni aux lobbies ni à ceux qui servent leurs intérêts au sein de l’administration ».

Saïed a martelé que nul n’est au-dessus de la loi, quel que soit son rang, estimant que la force de l’État réside précisément dans ses lois et ses institutions.

Rencontre avec les citoyens au centre-ville

Le président a ensuite parcouru plusieurs sites et édifices historiques dans la rue de la Mosquée Zitouna et ses rues adjacentes, au cœur de la médina de Tunis. Il s’est intéressé à l’état du patrimoine architectural et à la conservation de sites anciens, avant de poursuivre sa visite dans le centre-ville.

En se rendant sur les grandes artères de Tunis, Saïed a échangé avec de nombreux citoyens venus lui faire part de leurs préoccupations quotidiennes.

Selon une vidéo publiée par la présidence, il a assuré que les efforts se poursuivaient « sans relâche » pour répondre aux attentes sociales dans les délais les plus courts, réaffirmant sa volonté d’être à l’écoute directe de la population.

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