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Miel Charab Echifa: ce que Easy Export change pour un petit exportateur

03. Oktober 2026 um 13:04

Mohamed Bekir, ingénieur réseau de formation et directeur commercial de « Miel Charab Echifa », n’avait pas prévu de faire de l’apiculture son activité. Sa passion pour la ruche s’est renforcée durant son projet de fin d’études, alors qu’il effectuait son stage chez Ooredoo. Les premiers revenus tirés du stage lui ont ensuite permis de financer un voyage au Yémen pour participer à un congrès consacré à l’apiculture. “C’est là que l’aventure a commencé”, raconte-t-il à Managers, en marge de l’événement Easy Export.

L’entreprise développe des produits issus de la ruche et s’intéresse notamment à l’apithérapie. Depuis son lancement, elle réalise également des analyses sur ses produits, notamment autour de l’invertase, une enzyme naturellement présente dans le miel. Son activité peut notamment permettre de vérifier si le miel a subi des transformations ou un chauffage susceptible d’altérer ses caractéristiques. Au départ, l’objectif de Mohamed Bekir était avant tout lié à l’apithérapie et à l’utilisation du miel à des fins thérapeutiques. “Notre premier objectif était de traiter les gens avec le miel”, explique-t-il. L’export est ensuite devenu un autre axe de développement. Selon lui, la Tunisie dispose de ressources végétales et de plantes particulières qui peuvent constituer un atout pour différencier les produits tunisiens et renforcer leur compétitivité sur les marchés étrangers.

Easy Export réduit le coût d’entrée

Miel Charab Echifa figure parmi les premières entreprises à avoir participé à Easy Export. Le programme lui a notamment permis d’explorer de nouveaux débouchés en Europe, au Canada et aux États-Unis. Avant cela, l’entreprise avait déjà réalisé certaines opérations à l’étranger à travers des initiatives personnelles, notamment vers le Yémen. Selon Mohamed Bekir, une opération d’envoi peut atteindre environ 100 dinars. La prise en charge de 50 % des frais de transport dans le cadre d’Easy Export constitue ainsi, selon lui, une solution pour réduire le coût des opérations et faciliter l’accès à l’export.

L’expérience fait également ressortir certaines difficultés. Il arrive qu’un colis soit retourné alors que la vente est déjà réalisée et que le client a payé. La cause? Il évoque les taxes que le destinataire peut devoir régler après l’arrivée du colis. Il souhaiterait que ces taxes puissent être payées en amont lorsque cela est possible, afin de limiter les risques de blocage ou de retour.

Pour Mohamed Bekir, ces contraintes montrent que l’accès aux marchés internationaux ne dépend pas seulement de la capacité d’une entreprise à proposer un produit. Les procédures douanières, les règles fiscales, les coûts logistiques et les modalités d’expédition pèsent également dans la décision de se lancer à l’export. Dans ce contexte, la simplification des démarches et la réduction des coûts peuvent aider davantage de petites entreprises tunisiennes à franchir le pas vers les marchés internationaux.

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Le 30 octobre, dernier délai pour candidater au Conseil d’administration d’AeTECH

03. Oktober 2026 um 10:32

AeTECH prolonge d’un mois le délai de dépôt des candidatures aux postes d’administrateurs au sein de son Conseil d’administration. Fixée initialement au 30 septembre 2026, la nouvelle date limite est désormais arrêtée au 30 octobre 2026.

Cette prolongation concerne deux procédures, selon CMF.  La première vise la désignation d’un administrateur représentant les actionnaires minoritaires, pour un mandat couvrant les exercices 2025, 2026 et 2027. La seconde porte sur la désignation de deux administrateurs indépendants.

Le report concerne uniquement le calendrier. Les conditions de candidature et les modalités prévues dans les avis initiaux restent inchangées. Les candidats au poste d’administrateur représentant les actionnaires minoritaires doivent ainsi se référer à l’avis publié le 14 janvier 2026. Pour les administrateurs indépendants, les conditions sont celles de l’avis publié le 9 mars 2026.

Les dossiers doivent être déposés auprès du siège d’AeTECH, situé à la Z.I. Ariana Aéroport, 03 Rue des Métiers, Charguia II, 2035 Tunis Carthage, au plus tard le 30 octobre 2026.

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Tunisie: lancement d’un nouveau projet pour rapprocher entreprises, startups et chercheurs autour de la durabilité

03. Oktober 2026 um 09:55

Comment les entreprises tunisiennes avancent-elles aujourd’hui sur les questions de durabilité? Quels sont leurs besoins et surtout les difficultés qu’elles rencontrent dans leurs secteurs respectifs? Le projet national “Smart Sustainable Infrastructures” veut apporter des éléments de réponse à ces questions en allant directement à la rencontre des entreprises et des acteurs locaux.

Lancé le 2 octobre 2026 à Startup Village à Tunis, ce projet s’inscrit dans le programme “CréAfrique 2.0” et se poursuivra jusqu’en avril 2027. Il prévoit notamment de travailler avec plus de 100 entreprises tunisiennes afin d’évaluer leur niveau de maturité en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), mais aussi de mieux comprendre leurs besoins.

Le travail ne se limitera pas au Grand Tunis. Une caravane RSE doit se rendre dans 12 villes, à savoir Bizerte, Tunis, Sousse, Mahdia, Sfax, Djerba, Gabès, Tozeur, Sidi Bouzid, Kairouan, Le Kef et Béja. L’objectif? Est d’échanger avec les acteurs économiques locaux et d’identifier les difficultés liées à la durabilité selon les régions et les secteurs.

Selon Fatma Attia, cheffe du projet, cette démarche doit permettre de rapprocher les entreprises de ceux qui peuvent apporter des réponses à leurs problématiques, notamment les chercheurs, les experts, les universités et les porteurs de projets. Elle souligne que les besoins ne sont pas les mêmes d’un secteur à l’autre. Les problématiques rencontrées dans le textile peuvent ainsi différer de celles des entreprises spécialisées dans les composants automobiles.

En effet, le projet prévoit également la création de “l’UGC Innovation Lab”. Entreprises, startups, chercheurs, experts et étudiants pourront y travailler sur les problématiques identifiées sur le terrain. Les solutions proposées pourront ensuite être testées sous forme de prototypes avant leur éventuelle mise en application.

Par ailleurs, pour les startups et les porteurs de projets, le dispositif prévoit l’accompagnement de 15 projets. Le programme cible également 500 jeunes et porteurs de projets et prévoit la mobilisation de 100 experts et chercheurs. Les sujets abordés couvriront notamment l’employabilité, la formation, l’innovation, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat. D’ailleurs, le volet consacré aux entreprises doit aussi permettre d’établir un état des lieux des pratiques RSE. Les informations recueillies serviront à identifier les pratiques existantes, mais aussi les besoins et les difficultés encore rencontrées par les entreprises. Un guide national des bonnes pratiques en matière de RSE et de durabilité doit ensuite être élaboré.

En outre, la recherche scientifique fait partie du programme. Sur ce, un espace de recherche participative sera mis en place avec le Centre d’études et de recherches économiques et sociales (CERES). Le projet prévoit la publication de 10 articles scientifiques à partir notamment des données collectées au cours des différentes étapes.

Trois rendez-vous sont déjà inscrits au calendrier. Après le lancement du 2 octobre, un “Hackathon 2.0” est prévu les 30 et 31 janvier 2027. Le projet prendra fin avec le forum “Innovation for Smart Sustainable Infrastructures”, programmé les 20 et 21 avril 2027.

Notons qu’à travers ce programme, les entreprises seront donc sollicitées à deux niveaux. Elles pourront faire connaître les difficultés auxquelles elles sont confrontées en matière de durabilité et participer aux travaux avec les chercheurs, experts et startups. Les porteurs de solutions pourront, de leur côté, confronter leurs idées aux besoins exprimés par les entreprises et aux réalités des différents secteurs économiques tunisiens.

Rappelons que CréAfrique 2.0 en est à sa deuxième édition. Le programme est porté par Flow UP Consulting, en partenariat avec le UN Global Compact Network Tunisia.

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