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Hôpital numérique, un an après :  un bilan satisfaisant

Von: tmps
27. August 2026 um 10:15

«L’Hôpital numérique a permis, durant sa première année de fonctionnement, la réalisation de 120.000 examens d’imagerie médicale à distance dans 26 établissements hospitaliers», a révélé le ministère de la Santé.

Dans un communiqué, le ministère a précisé que ce dispositif a également permis d’assurer 334 consultations et 22 expertises médicales à distance, couvrant sept spécialités médicales et 17 gouvernorats.

Au-delà du nombre d’actes réalisés, le ministère de la Santé a souligné le niveau élevé de satisfaction des bénéficiaires, avec un taux de 92% concernant les consultations médicales à distance. Le communiqué a, en outre, indiqué que seuls 5% des cas pris en charge ont nécessité une hospitalisation.

Par ailleurs, le ministère de la Santé a mis en avant les résultats de la plateforme «Njda.tn», lancée le 12 août 2025. Cette plateforme permet de détecter précocement les infarctus du myocarde et d’alerter instantanément les équipes médicales, favorisant ainsi une intervention rapide, essentielle pour sauver des vies et limiter les complications.

«Depuis son lancement, Njda.tn a permis d’assurer le suivi de plus de 4.000 cas d’infarctus aigu du myocarde», a indiqué le ministère.

En outre, le ministère a affirmé que la première prise en charge à distance d’un accident vasculaire cérébral (AVC) a été réalisée depuis Médenine.

«Le patient a été évalué à distance par une équipe médicale spécialisée et a pu bénéficier du traitement en moins d’une heure», a affirmé le ministère.

Vers un renforcement du partenariat tuniso-allemand

Dans le cadre de la dynamique engagée pour accélérer la transformation numérique du secteur de la santé, le ministère de la Santé entend renforcer ses partenariats internationaux afin de tirer pleinement parti des nouvelles technologies, notamment la télémédecine et l’intelligence artificielle.

À ce sujet, une séance de travail tuniso-allemande consacrée à la santé numérique et à l’intelligence artificielle s’est tenue le 12 août 2026.

Le ministère de la Santé a indiqué que la rencontre a notamment porté sur les projets communs et les perspectives d’élargissement du partenariat, en particulier dans les domaines de la numérisation de la santé, de la télémédecine, de l’intelligence artificielle et de l’innovation.

Par ailleurs, les avancées réalisées dans le cadre de l’Hôpital numérique ont également été évoquées, ainsi qu’un certain nombre de projets visant à rapprocher les services de santé des citoyens, à faciliter leur accès aux soins et à améliorer la qualité de leur prise en charge.

 

27,3 millions d’euros pour moderniser le système de santé et développer la télémédecine

Dans cette perspective, il convient de rappeler que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, en février 2026, un projet de loi portant approbation de la convention de prêt conclue entre la République tunisienne et l’Agence française de développement (AFD), en vue de contribuer au financement du programme de soutien à la santé électronique «E-Santé».

Ce programme bénéficie d’un financement de 27,3 millions d’euros, destiné à accompagner le déploiement de la santé numérique en Tunisie et à accélérer la modernisation du système de santé.

Le programme «E-Santé» ambitionne de moderniser en profondeur le système d’information sanitaire, avec pour objectif d’améliorer la prise en charge des patients et de renforcer la qualité des services proposés par les établissements hospitaliers publics. Plus largement, il s’inscrit dans une dynamique de réforme, de modernisation et de transformation numérique du secteur de la santé.

Concrètement, le programme repose sur trois axes majeurs. Le premier porte sur la modernisation et la sécurisation des systèmes d’information des établissements de santé, avec leur déploiement dans 24 hôpitaux universitaires.

Le deuxième axe concerne le soutien au développement et à la mise en œuvre de cinq initiatives régionales de télémédecine, couvrant le Nord, le Centre et le Sud du pays. Cette composante vise notamment à réduire les disparités régionales en matière d’accès aux soins spécialisés et à rapprocher l’expertise médicale des patients, quelle que soit leur région de résidence.

 Le troisième axe prévoit un renforcement des capacités institutionnelles dans le domaine de la santé électronique, afin d’accompagner durablement la transformation numérique du système de santé et de consolider les acquis du programme.

Nouha MAINSI



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La «culture du jetable» s’empare de notre quotidien

Von: tmps
27. August 2026 um 09:27

Les économistes classiques classifiaient les biens de consommation en biens durables et en biens non durables. En effet, il y avait des produits achetés pour être conservés durant des années et peut-être pour toute la vie (les ustensiles de cuisine fabriqués en cuivre, des nappes, les tapis, les couvre-lits, les rideaux, les bijoux, le vélo, la moto, la voiture…) et d’autres pour la consommation immédiate, tels que les produits alimentaires ou vestimentaires. C’est que dans les ménages traditionnels, on distinguait entre l’indispensable et le superflu et la priorité était toujours donnée aux besoins vitaux, donc nécessaires. Il fut donc un temps où les choses étaient faites pour durer et où l’on jetait très peu. Or, dans la vie moderne, tout semble devenir provisoire, même ce qu’on considérait jadis comme un objet durable et permanent. Aujourd’hui, dans une conjoncture socio-économique stimulant la consommation, presque tous les achats effectués par les ménages sont devenus non durables, donc jetables, à telle enseigne que des sociologues parlent d’une «culture du jetable».

Décidément, les temps changent et les habitudes aussi. Notre société de consommation a favorisé l’industrie des biens de consommation à outrance, donnant naissance à un mode de vie différent où les gens sont devenus de grands consommateurs de produits «jetables» pour les remplacer par d’autres dernier cri, quoique souvent plus chers. Conséquence : la durée de certains produits devient de plus en plus courte, quoiqu’ils soient souvent utiles pour les consommateurs toujours avides de «prêt-à-porter» et de «prêt-à-consommer», eu égard à leur rythme de vie qui devient très accéléré. Et c’est ainsi que chez nous, à l’instar d’autres pays de consommation, les produits jetables sont devenus nécessaires et plus pratiques et rencontrent un très grand succès chez la majorité des consommateurs. Quant aux fabricants de ces produits jetables, ils se frottent les mains en encourageant activement cette tendance, et ce, à grand renfort de publicité. Cette mentalité s’est ancrée partout chez nous depuis des années et c’est devenu comme un fait accompli.

 

Ces produits «jetables» qui nourrissent nos poubelles…

En effet, nos poubelles débordent de produits usés : vaisselle en papier ou en plastique, serviettes, objets de décors, jouets, ballons, bouteilles, gadgets électroniques, voire postes de télévision, ordinateurs, frigidaires, fauteuils et tutti quanti. Côté nourriture, les restes de la veille sont déversés quotidiennement à la poubelle, quand bien même ils pourraient être gardés au congélateur pour être consommés ultérieurement. C’est que les enfants d’aujourd’hui n’aiment pas manger les restes de la veille et préfèrent un sandwich tout prêt ou un repas instantané acheté à l’extérieur du foyer. Des chaises en plastique, des poussettes pour bébés, des ustensiles de cuisine encore fonctionnels, tout se jette après un certain temps d’usage pour être remplacé par d’autres neufs certes, mais pas forcément plus performants ou plus solides. Alors qu’avec un peu d’entretien et de soin, on aurait allongé la durée de vie de ces produits qui vont nourrir nos poubelles et gâcher notre environnement. «Dans le passé, nous a confié un chef de famille, mon père prenait mon cartable chez le cordonnier pour le raccommoder et le même cartable avait servi à mon frère cadet durant plusieurs années. On ne jetait pas les vêtements usés, on les gardait pour la saison suivante. On se contentait de la nourriture préparée à la maison : on ne jetait pas du pain à la poubelle. Aujourd’hui, mon fils peut avoir jusqu’à trois paires de chaussures de sport pendant l’année scolaire et pourtant, elles ne sont pas assez usées pour être jetées. C’est une culture du jetable qui gagne nos enfants, ils n’ont pas la notion du durable. Seuls l’immédiat et le tout prêt comptent pour eux ! On doit, au contraire, leur apprendre à prolonger la durée de vie des biens et des produits qu’ils utilisent en les faisant réparer plutôt que de prendre du neuf».

 

L’environnement menacé

Les sacs en plastique, pourtant interdits à cause de leur nocivité, sont de plus en plus utilisés pour contenir nos achats ou servir d’emballage à nos produits alimentaires. Il est de plus en plus rare de voir dans nos marchés des clients portant les traditionnels filets à provisions ou des couffins en paille ou en alfa, ces matières naturelles, durables et non nuisibles. Tout le monde se sert de sachets plastiques dont on se débarrasse dès qu’ils sont vidés de leur contenu. Les sacs en plastique qui jonchent nos rues et nos trottoirs donnent un spectacle désolant, sachant que la dégradation d’un sac de plastique jeté dans la nature dure jusqu’à 400 ans ! Des milliers d’articles sont jetés à la poubelle ou dans la nature aussitôt qu’ils sont utilisés ou épuisés : rasoirs, appareils photos, briquets, livres scolaires ou parascolaires, parapluies… On avait pourtant l’habitude d’utiliser un briquet qu’on rechargeait avec du butane. Idem pour les rasoirs traditionnels dont seules les lames étaient remplacées, ce qui aidait énormément à protéger l’environnement et diminuer les dépenses. Les cahiers parascolaires, qu’on vend actuellement chez les libraires, une fois utilisés par un enfant, ne seront plus utiles pour son frère ou sa sœur, qui auront besoin d’autres cahiers encore vierges… Les produits jetables sont bien utiles pour gagner du temps et faciliter la vie ; mais le revers de la médaille, c’est que ces articles jetés sont une énorme source de pollution. Des milliers de briquets, de rasoirs, d’assiettes en papier ou en plastique, de sacs d’emballage et d’autres items encore utilisables vont aux ordures chaque jour en aggravant les problèmes environnementaux. Ces produits à usage unique, pas forcément plus pratiques que ceux qui sont réutilisables ou rechargeables, sont généralement deux à cinq fois plus nocifs pour l’environnement.

 

Question de goût et de bon sens

Cette «culture du jetable» fait naître chez nous la facilité d’usage : au lieu d’utiliser de la vaisselle en porcelaine ou en verre lors de nos cérémonies (fêtes d’anniversaire, réceptions…) qui demande à être lavée et essuyée avant d’être rangée, on préfèrerait la vaisselle en papier ou en plastique dont il est plus facile de se débarrasser après usage. Ces produits jetables se consomment en grandes quantités et finissent rapidement en déchets déversés à la poubelle. L’usage à outrance de ces produits jetables peut influer sur le goût et le bon sens de nos enfants, a fait remarquer une dame interrogée sur ce sujet, donner à boire à un invité dans un gobelet en plastique ou à manger dans une assiette en papier, pour éviter de faire la vaisselle et gagner du temps, c’est un signe de mauvais goût et surtout, une mauvaise leçon à donner à nos enfants à qui, en principe, nous devons inculquer les bonnes manières et les règles du bon usage des choses. Lors des cérémonies, la plupart du temps, tout est fait en «jetable» : le décor et la consommation. De même, des familles utilisent des assiettes jetables tous les jours pour éviter de faire la vaisselle, trouvant plus pratique de les jeter à la poubelle, histoire de gagner du temps. Et là, c’est plutôt une question de paresse et de manque de respect envers l’environnement.

Hechmi KHALLADI 



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Rentrée scolaire : le plus dur commence pour le CSEE 

Von: tmps
27. August 2026 um 08:27

Par Kamel ZAIEM

 

Avec les dernières plaintes de la Fédération de l’enseignement secondaire, on peut dire que le travail de terrain commence, déjà, pour le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement et que le Chef de l’Etat, Kaïs Saïed, avait raison d’accélérer la mise en place d’une telle structure qui aura à résoudre, sans se substituer au ministère de l’Education, de tels problèmes sans attendre, à chaque fois, le début de l’année scolaire pour agir.

 

On s’y attendait un peu et ce qui s’est passé, à trois semaines de la rentrée scolaire, était prévisible. En effet, le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Mohamed Safi, a dénoncé l’exclusion de la partie syndicale par le ministère de l’Éducation des préparatifs de la prochaine rentrée scolaire, estimant que «le ministère conduit cette rentrée vers une impasse», selon ses termes.

Mohamed Safi a indiqué que le manque potentiel d’enseignants et de personnel éducatif ne concerne pas uniquement les enseignants, mais l’ensemble des corps éducatifs, notamment le primaire, le secondaire, les surveillants et le personnel administratif.

Il a rappelé que le dernier chiffre communiqué par le ministère de l’Éducation, lorsqu’il était encore en concertation avec les structures syndicales, faisait état d’un déficit de 5.000 agents.

«Même en l’absence de chiffres sur le déficit potentiel pour la prochaine rentrée, plusieurs indicateurs confirment l’existence de ce manque», a-t-il affirmé. Il a notamment cité la surcharge des classes, avec plus de 40 élèves par classe dans certains cas, ainsi que la possibilité de voir des enseignants affectés à plusieurs établissements et l’augmentation du nombre d’heures de travail.

A vrai dire, une telle situation, si elle est confirmée, ne peut pas aider à développer la qualité de l’enseignement, aussi bien pour le primaire que pour le secondaire, et des solutions doivent être trouvées pour permettre une année scolaire réussie et enrichissante.

 

Pour le ministère, tout va bien…

Face à ces déclarations peu rassurantes, nous avons attendu la réponse du ministère de tutelle et sa réaction n’a pas trop tardé. Lors d’une intervention médiatique, le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, avait assuré que les préparatifs de l’année scolaire 2026-2027 avançaient à un rythme soutenu afin de garantir une rentrée régulière, sans postes vacants dans les corps éducatifs, avec des infrastructures prêtes et des manuels scolaires disponibles dans les délais.

Le ministre avait souligné que le dossier des ressources humaines faisait l’objet d’une attention particulière, affirmant la volonté de couvrir l’ensemble des besoins en personnel enseignant, administratif et d’encadrement.

Le gouvernement travaille également depuis plusieurs mois à finaliser les préparatifs nécessaires afin d’éviter tout déficit susceptible d’affecter le déroulement normal des cours ou la qualité de l’enseignement, selon le ministère.

Il faut également rappeler que la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé vendredi 14 août un Conseil ministériel restreint consacré aux préparatifs de la rentrée scolaire, universitaire et de la formation professionnelle 2026-2027.

La réunion a porté notamment sur la préparation des différents secteurs concernés et sur les mesures à prendre pour assurer une rentrée réussie. La Cheffe du gouvernement a appelé à réduire la surcharge des classes, améliorer la répartition des élèves et renforcer les extensions et créations d’établissements nécessaires, afin d’améliorer les conditions d’enseignement et de parvenir à un meilleur équilibre entre les établissements éducatifs.

 

Eviter les problèmes de l’année passée

Certes, il est bon de constater que la Cheffe du gouvernement, en anticipant l’organisation d’une telle réunion, a bien fait pour éloigner d’éventuelles mauvaises surprises, mais il faut également rappeler que de tels problèmes  étaient d’actualité il y a exactement une année, aussi bien pour l’enseignement secondaire que pour celui du primaire.

L’année passée, le constat était peu rassurant, un mois après la rentrée. Plusieurs écoles primaires des différentes régions du pays enregistraient un manque d’enseignants, soulevant l’indignation des parents d’élèves. Les postes vacants se comptaient par milliers, selon le syndicat de l’enseignement primaire (près de 10 mille !) alors que la commission tripartite (UGTT-ministère de l’Education et l’Institut Arabe des Droits de l’Homme) chargée du dialogue sur la réforme du système éducatif n’a pas encore tranché sur la question de la sixième année.

On se rappelle même les appels des parents d’élèves de différentes écoles du Grand Tunis qui dénonçaient le manque d’enseignants qui perdurait depuis presque un mois, surtout pour les classes de la sixième année.

De même, dans plusieurs écoles, les emplois du temps n’étaient pas encore définitifs et changeaient d’une semaine à l’autre alors que le changement des enseignants et de leurs exigences en matière de fournitures scolaires était aussi monnaie courante, selon les élèves.

C’est dire que la persistance de ces problèmes n’a plus sa raison d’être puisque la réunion présidée par la Cheffe du gouvernement aurait touché à tous ces détails pour tout remettre en place avant les trois coups de la rentrée scolaire.

 

Que peut faire le CSEE ?

Le communiqué de la Fédération de l’enseignement secondaire et la réponse du ministère de l’Education confirment que le problème doit être réglé, logiquement, entre ces deux structures, sans avoir besoin d’autres intermédiaires. Or, lorsqu’il s’agit de postes vacants d’enseignants, de classes chargées ou de programmes remodelés au gré d’un enseignant ou d’un autre, l’avis du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement serait très utile, surtout pour définir, de manière générale, certaines règles sans entrer dans les détails. Il sert également à être un partenaire très utile en matière de consultation et de concertation pour débloquer certaines situations complexes entre le ministère de tutelle et les syndicats de l’enseignement.

C’est ce qui nous ramène à certaines interrogations posées par des experts en la matière qui se demandaient si le Conseil va superviser la réforme à venir par l’intermédiaire de ses commissions spécialisées et de ses séances plénières, ou s’il va se contenter de donner son avis sur les résultats du travail d’autres parties au sein des ministères concernés ou des organismes politiques, syndicaux, académiques ou autres.

La présence du CSEE dans les divers points de discorde entre les autres parties concernées vient d’ailleurs d’être rappelée par certains parlementaires qui ont discuté d’un projet de loi portant sur la réduction du temps scolaire pour le cycle primaire. Un projet qui a été officiellement présenté et qui s’inscrit dans une vision globale de développement des ressources humaines en Tunisie, d’où l’importance de la participation des hautes instances. 

Lors de la même réunion, un autre député a assuré qu’une nouvelle vision est en cours d’élaboration, ajoutant que l’allègement des contenus pédagogiques constitue également une priorité du Conseil supérieur de l’éducation et de l’Enseignement. 

Aujourd’hui, en matière d’enseignement, la Tunisie ne doit plus se heurter à de telles difficultés. Avec la présence de hautes compétences au ministère et la contribution du CSEE, le moment est venu pour passer la vitesse supérieure. Toutefois, ce qui a été révélé par le syndicat de l’enseignement secondaire concernant la non-implication des syndicats dans les préparatifs de la prochaine rentrée scolaire est assez inquiétant car le ministère doit impliquer toutes les parties prenantes pour pouvoir prendre les décisions qui s’imposent et qui ne posent de problèmes à aucune des parties, et pour assurer des relations solides de partenariat afin d’éviter les tensions et les éventuelles mauvaises surprises, d’autant plus que la concertation a toujours été un outil précieux pour garantir les meilleures conditions de réussite pour l’année scolaire.

Et si certains pensent que les problèmes relevés par le syndicat ne dépassent pas le cadre des consultations entre la partie syndicale et le ministère, nous estimons que l’intervention du CSEE, surtout lorsque le dialogue se trouve bloqué, est à apprécier pour débloquer la situation, sans que le Conseil se substitue à aucune des parties en présence. Et c’est pour cette raison que nous pensons que le rôle du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, tel que préconisé par le Chef de l’Etat, ne se limite pas au travail académique et doit toucher à tout ce qui met en place un enseignement de haut niveau dans des conditions satisfaisantes pour toutes les parties concernées.

 

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