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Le président Saïed réaffirme que la récupération des fonds publics ne se prescrit pas

Von: tmps
06. August 2026 um 10:18

Le président de la République Kaïs Saïed, a appelé mercredi à accélérer l’examen des dossiers de réconciliation pénale, lors d’un entretien au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès.

Le chef de l’État a passé en revue l’activité de la commission et les dossiers qui lui ont été soumis, rappelant avoir proposé dès 2012 le principe de la réconciliation pénale, avant, selon lui, la conclusion de « marchés suspects » menés, dans la plupart des cas, à l’abri des regards.

Le président Saïed a insisté sur la nécessité d’accélérer le traitement des dossiers, loin des « méandres des procédures » qui, selon lui, sont utilisés par certains non pas pour parvenir à des solutions équitables, mais pour prolonger les affaires ou exercer un « chantage déguisé ».

Il a également affirmé que le droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien « ne se prescrit pas », dénonçant l’influence persistante de « vestiges de l’ancien système » au sein de plusieurs institutions.

Le président de la République a enfin souligné que l’objectif de l’État n’était ni de se venger des personnes concernées ni de les maintenir en prison ou en fuite à l’étranger, mais de recouvrer les fonds et les droits légitimes du peuple tunisien, estimant que « ni la fuite ni les financements provenant de cercles connus ne permettront d’échapper à cette responsabilité ».

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L’action, vecteur agissant de la parole publique : Kaïs Saïed redéfinit la mission des médias nationaux

Von: tmps
06. August 2026 um 08:26

Par Ahmed NEMLAGHI

À chaque étape importante de la vie institutionnelle du pays, la question des médias revient au premier plan. Non seulement parce qu’ils constituent le principal vecteur d’information des citoyens, mais parce qu’ils participent également à la formation de l’opinion publique, à l’accompagnement des réformes et au renforcement du lien entre l’État et la société. La réunion tenue lundi au palais de Carthage entre le Président de la République, Kaïs Saïed, et les responsables des principaux médias nationaux s’inscrit précisément dans cette réflexion plus globale sur la place de l’information publique dans une période de profondes mutations institutionnelles.

Autour du Chef de l’État étaient réunis les responsables de la Télévision tunisienne, de la Radio tunisienne, de l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), de la Société Nouvelle d’Impression, de Presse et d’Édition (La Presse) ainsi que de Dar Assabah. Au-delà de son aspect protocolaire, cette rencontre revêt une portée particulière puisqu’elle intervient dans un contexte où les autorités poursuivent plusieurs chantiers de réforme touchant aussi bien à l’organisation de l’État qu’à la modernisation des services publics, à la numérisation de l’administration ou encore au renforcement de l’État social.

Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed a rappelé que les médias nationaux occupent une place essentielle dans cette phase de l’histoire de la Tunisie. Selon le communiqué de la Présidence de la République, il les a appelés à être «une voix libre exprimant la parole courageuse» et à développer un discours responsable, fidèle aux faits et orienté vers l’intérêt supérieur du pays.

Cette déclaration résume une conception particulière du rôle des médias publics. Dans la vision exprimée par le Président de la République, ceux-ci ne sont pas uniquement des instruments de diffusion de l’information institutionnelle. Ils constituent également un service public appelé à accompagner les grandes politiques nationales, à informer les citoyens avec responsabilité et à contribuer au renforcement de la cohésion nationale.

Dans toutes les démocraties modernes, les médias publics occupent une place spécifique.

Leur vocation première consiste à garantir à l’ensemble des citoyens une information fiable, pluraliste et accessible, indépendamment des contraintes commerciales qui peuvent peser sur les médias privés. Cette mission dépasse largement la simple couverture de l’actualité quotidienne.

Elle englobe l’explication des réformes, la vulgarisation des politiques publiques, la diffusion de la culture, la promotion de la citoyenneté ainsi que la sensibilisation aux grands enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

C’est précisément cette dimension que le Président de la République semble avoir voulu mettre en avant lors de cette rencontre. À travers ses propos, il invite les médias nationaux à jouer pleinement leur rôle de service public en privilégiant les préoccupations concrètes des citoyens plutôt que les polémiques stériles. Dans cette perspective, l’information devient un outil de compréhension et non un simple espace de confrontation. Elle permet aux citoyens de mieux saisir les enjeux des réformes engagées tout en offrant aux institutions un retour permanent sur les attentes exprimées dans les différentes régions du pays.

La parole ne suffit plus

L’une des phrases les plus commentées de cette réunion demeure sans doute celle par laquelle Kaïs Saïed affirme que «le dernier mot ne sera pas un communiqué. Ce sera un acte». Au-delà de sa portée symbolique, cette formule traduit une idée qui revient régulièrement dans les interventions du Chef de l’État : les institutions sont appelées à être jugées moins sur leurs déclarations que sur leur capacité à produire des résultats tangibles. Cette approche repose sur une distinction claire entre communication et action. La communication institutionnelle demeure nécessaire. Elle informe, explique, éclaire les décisions publiques et favorise la transparence. Mais elle ne saurait constituer une finalité. Elle doit accompagner une action concrète, susceptible d’améliorer effectivement les conditions de vie des citoyens. Cette philosophie irrigue bon nombre de réformes entreprises ces dernières années.

Qu’il s’agisse de la réforme du droit du travail, du renforcement de la protection sociale, de la numérisation des services administratifs, de la modernisation des procédures ou du développement régional, les autorités présentent ces chantiers comme devant produire des effets mesurables sur la vie quotidienne des Tunisiens.

Dans cette logique, les médias publics apparaissent comme des partenaires institutionnels chargés non seulement d’informer, mais également d’expliquer les objectifs poursuivis, de rendre compte de leur mise en œuvre et de relayer les attentes exprimées par les citoyens.

L’information ne circule pas dans un seul sens. Si les médias rendent compte des décisions des pouvoirs publics, ils constituent également un canal privilégié par lequel remontent les difficultés rencontrées sur le terrain. Cette fonction apparaît d’autant plus importante que Kaïs Saïed multiplie, depuis plusieurs années, les déplacements inopinés dans les différentes régions du pays. Ces visites témoignent d’une volonté affichée de confronter les rapports administratifs aux réalités vécues par les citoyens. Dans cette démarche, les médias publics peuvent jouer un rôle complémentaire. Par leurs reportages, leurs enquêtes et leurs émissions de proximité, ils mettent en lumière les attentes de la population, les difficultés liées aux services publics, les problèmes environnementaux, les besoins en infrastructures ou encore les préoccupations économiques des différentes régions.

Ils deviennent ainsi des intermédiaires entre les citoyens et les institutions. Cette fonction de médiation contribue à enrichir la décision publique. Elle permet également de mieux identifier les priorités et d’assurer un suivi des réponses apportées par les administrations. Loin de se limiter à la diffusion des communiqués officiels, les médias participent alors à une dynamique de gouvernance fondée sur l’écoute du terrain.

Une communication au service de la cohésion sociale

Le Président de la République a également appelé les médias à intensifier les campagnes de sensibilisation contre plusieurs fléaux sociaux, notamment le trafic de stupéfiants.

Cet aspect rappelle que les médias publics remplissent aussi une mission d’intérêt général en matière de prévention. La lutte contre les addictions, la violence, la délinquance, les accidents de la route ou encore la dégradation de l’environnement nécessite une mobilisation de l’ensemble des institutions.

Par leur capacité de diffusion, la radio, la télévision et les agences de presse disposent d’un levier important pour sensibiliser les citoyens, promouvoir les comportements responsables et renforcer la culture civique. Cette dimension éducative du service public de l’information constitue l’un des fondements historiques des médias nationaux. Elle demeure pleinement d’actualité dans une société confrontée aux profondes mutations induites par les réseaux sociaux, la circulation instantanée de l’information et la prolifération des contenus non vérifiés.

L’évolution des technologies de l’information a profondément transformé le paysage médiatique. L’apparition des réseaux sociaux, des plateformes numériques et des nouveaux modes de diffusion a démultiplié la circulation de l’information. Mais cette rapidité s’accompagne également d’un risque grandissant, celui de la désinformation, de la manipulation et de la propagation de rumeurs susceptibles de fragiliser la cohésion sociale. Dans ce contexte, les médias nationaux se voient confier une responsabilité particulière. Leur crédibilité repose avant tout sur leur capacité à vérifier les faits, à hiérarchiser l’information et à distinguer clairement les données objectives des commentaires ou des interprétations. Cette exigence rejoint les propos du Président de la République lorsqu’il appelle les médias à développer «une parole courageuse» fondée sur la vérité. Une telle conception ne signifie pas que les médias doivent renoncer à leur esprit critique. Bien au contraire, leur mission consiste à éclairer le débat public par une information exacte, documentée et équilibrée, permettant au citoyen de comprendre les enjeux qui concernent son quotidien. L’information devient alors un véritable service rendu à la collectivité. Elle participe à la consolidation de la confiance dans les institutions, non par le silence ou l’occultation des difficultés, mais par leur exposition rigoureuse, accompagnée d’une mise en perspective des solutions envisagées.

Une administration appelée à rendre des comptes

Au fil de ses interventions publiques, Kaïs Saïed insiste régulièrement sur un principe qui irrigue l’ensemble de son approche institutionnelle : chaque responsable public doit assumer pleinement les missions qui lui sont confiées. Cette exigence concerne naturellement les administrations, les établissements publics, les collectivités locales, mais également l’ensemble des structures appelées à assurer un service au citoyen.

Dans cette perspective, les médias nationaux peuvent jouer un rôle de suivi particulièrement utile. Ils ne se limitent pas à annoncer les décisions ou les projets, ils peuvent également accompagner leur mise en œuvre, informer sur leur état d’avancement, recueillir les réactions des citoyens et donner la parole aux différents acteurs concernés. Une telle démarche contribue à instaurer une culture de l’évaluation de l’action publique. Les politiques publiques ne sont plus appréciées uniquement à travers les textes qui les instituent, mais aussi au regard de leurs effets concrets sur la vie quotidienne. Cette approche rejoint l’idée, exprimée par le Chef de l’État, selon laquelle les institutions doivent être jugées à l’aune des résultats qu’elles produisent.

L’une des caractéristiques des interventions présidentielles réside dans la place accordée au citoyen.

Qu’il s’agisse de ses visites de terrain, de ses rencontres avec les habitants des différentes régions ou de ses échanges avec les responsables administratifs, Kaïs Saïed rappelle régulièrement que l’action publique trouve sa légitimité dans sa capacité à répondre aux préoccupations de la population.

Dans cette logique, les médias nationaux apparaissent comme un trait d’union entre les citoyens et les institutions.

Ils permettent d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain, de porter les attentes des populations à la connaissance des décideurs et d’assurer un suivi des réponses apportées.

Cette fonction de proximité est d’autant plus importante que les disparités régionales demeurent l’un des principaux défis du développement. Les médias de service public disposent d’un réseau couvrant l’ensemble du territoire national. Ils sont donc en mesure de refléter la diversité des réalités locales et de contribuer à une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des différentes régions. Cette mission rejoint la conception d’un État social dans lequel l’action publique est appelée à bénéficier à tous les citoyens, quels que soient leur région, leur situation économique ou leur environnement social.

 

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Réconciliation pénale : Saied réclame des résultats et met en garde contre les retards

06. August 2026 um 07:03

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mercredi 5 août au palais de Carthage le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès, afin d’examiner l’état d’avancement des travaux de la commission et les dossiers déposés par les personnes ayant choisi de s’engager dans cette procédure.

À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’accélérer l’examen des dossiers, dénonçant les « méandres des procédures » qui, selon lui, sont parfois utilisés pour retarder les affaires ou exercer des formes de pression. Il a également réaffirmé que le droit de l’État à récupérer les fonds publics « ne se prescrit pas » et que les personnes ayant contribué à entraver ce processus devront également rendre des comptes.

Kaïs Saïed a, en outre, assuré que la démarche de l’État ne vise pas à se venger des personnes concernées ni à les maintenir en prison ou en fuite à l’étranger, mais à récupérer les fonds qu’il considère comme appartenant au peuple tunisien.

Un dossier lancé pour récupérer les fonds détournés

Le dossier de la réconciliation pénale constitue l’un des projets emblématiques défendus par Kaïs Saïed depuis plusieurs années. Le président a rappelé, lors de cette rencontre, avoir proposé cette idée dès 2012, bien avant son arrivée au pouvoir.

Le mécanisme a été concrétisé par le décret-loi n°13 de 2022, qui a créé la Commission nationale de réconciliation pénale. Son principe consiste à permettre aux hommes d’affaires ou aux personnes soupçonnées d’avoir obtenu des avantages indus ou bénéficié de fonds publics de conclure un accord avec l’État. En contrepartie, ces personnes doivent restituer les montants concernés ou contribuer au financement de projets de développement dans les régions défavorisées.

Lire aussi : Réconciliation pénale : Kaïs Saïed installe la nouvelle commission et réaffirme sa ligne

L’objectif affiché est double : récupérer rapidement les fonds que l’État estime avoir perdus et orienter ces ressources vers des investissements créateurs d’emplois, tout en évitant des procédures judiciaires longues et complexes.

Les propositions défendues par Kaïs Saïed

Depuis qu’il porte ce projet, Kaïs Saïed affirme que la réconciliation pénale doit reposer sur la restitution des fonds considérés comme indûment acquis au profit de l’État. Selon cette approche, les personnes concernées pourraient éviter des sanctions judiciaires classiques en procédant à une compensation financière ou en participant à la réalisation de projets de développement.

Le président insiste également sur le fait que les sommes récupérées doivent bénéficier directement aux régions défavorisées à travers des projets économiques et sociaux. Il présente ainsi la réconciliation pénale non pas comme une amnistie générale, mais comme un mécanisme permettant de réparer un préjudice financier subi par la collectivité tout en favorisant le développement régional.

Toutefois, la mise en œuvre du dispositif a progressé plus lentement que prévu, avec un nombre limité d’accords conclus depuis sa création. Une situation qui explique les appels répétés du chef de l’État à accélérer l’étude des dossiers et à dépasser les obstacles administratifs et judiciaires qui, selon lui, ralentissent le processus.

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