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Le Qatar en deuil : mort de l’ancien émir Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani à 74 ans

12. Juli 2026 um 16:24

L’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, est décédé le dimanche 12 juillet 2026 à l’âge de 74 ans. L’annonce a été faite par le Diwan de l’Émir, qui a salué la mémoire de l’une des personnalités les plus marquantes de l’histoire contemporaine du Qatar.

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le Diwan a rendu hommage à celui que les Qataris désignent comme « l’Émir père », implorant la miséricorde divine et soulignant son engagement indéfectible au service de la nation.

L’artisan du Qatar moderne

Parvenu au pouvoir en 1995, Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani a présidé pendant près de deux décennies à une transformation profonde du Qatar. Cette mutation s’est appuyée notamment sur la valorisation des immenses ressources gazières du pays ainsi que sur une ambitieuse politique d’investissements internationaux.

Sous son règne, Doha a progressivement dépassé son statut de petit État du Golfe pour s’affirmer comme un acteur incontournable sur les scènes régionale et internationale. Le lancement de la chaîne Al Jazeera en 1996, l’essor de la diplomatie qatarienne et l’attribution au Qatar de l’organisation de la Coupe du monde de football 2022 ont largement contribué à accroître le rayonnement mondial de l’émirat.

En juin 2013, Cheikh Hamad avait choisi de transmettre volontairement le pouvoir à son fils, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani. Cette abdication, exceptionnelle dans les monarchies héréditaires du Golfe, visait à garantir une transition politique harmonieuse et à assurer la continuité de l’État.

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Nouvelle escalade : plusieurs pays du Golfe repoussent des attaques iraniennes

12. Juli 2026 um 15:58

Dimanche matin, le Qatar, les Émirats, le Koweït, Bahreïn et Oman ont annoncé avoir repoussé une série d’attaques missiles et de drones provenant d’Iran, dans une nouvelle phase d’escalade qui fait suite à des frappes américaines contre des sites iraniens. Bilan provisoire : quelques blessés au Qatar (dont un enfant) et la chute de trois missiles en Jordanie sans victimes. Les autorités appellent au calme, conjuguent vigilance et recours aux canaux officiels d’information.

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Atlanta, entre tradition et immersion : Coca‑Cola et Ocean Voyager

12. Juli 2026 um 15:42

On dit souvent que voyager permet de découvrir de nouvelles civilisations et cultures. Une chose est certaine : les voyages nous aident à mieux connaître l’autre. Après Washington et Saint‑Louis, l’aventure se poursuit  à Atlanta, ville qui a aussi accueilli des matches de la Coupe du monde et où l’on ressent la ferveur du sport et l’ambiance qui l’accompagne.

À peine arrivée, je me suis dirigée vers le World of Coca‑Cola, ce musée dont tout le monde parle. L’endroit m’a fait penser à Disney, même si je n’y ai jamais mis les pieds. Petit retour en arrière : le Coca‑Cola a été inventé en 1886 à Bay City par le pharmacien John Pemberton, qui s’installa ensuite à Atlanta.

À l’origine, il cherchait un remède contre les troubles gastriques et mit au point une formule à base de feuilles de coca et de noix de kola. Sa première version (alcoolisée) fut baptisée « French wine cola », en référence au Bordeaux qu’elle contenait. Devenu malade, Pemberton vendit la recette pour 2 000 dollars et ne connut jamais le succès commercial : la première année, seulement cinq doses furent vendues à Atlanta.

Ce sont ses successeurs qui donnèrent au produit l’essor que l’on connaît, notamment grâce à la publicité, devenue indissociable de l’histoire américaine.
Le musée propose un véritable spectacle. Après des dispositifs interactifs, on pénètre dans une salle circulaire où défilent images et archives. Sur une musique de blockbuster, un coffre‑fort s’ouvre enfin sur la fameuse formule, symbolisant la sacralisation du secret entourant la recette depuis ses débuts. Un homme en costume, à l’allure de garde du corps, semble la surveiller. Ce n’est pas que du show : la recette est effectivement conservée ici. Historiquement, elle était gardée dans un coffre de la SunTrust Bank et seuls deux employés détenaient les codes. Pour les 125 ans de la marque, en décembre 2011, la formule a été transférée au musée, où elle reste précieusement cachée.

En face, l’Aquarium de Géorgie attire lui aussi encore plus de visiteurs : environ 3 millions par an. Pour compléter l’offre touristique du quartier, un centre consacré aux droits civiques sera prochainement édifié, rappelant qu’Atlanta est aussi la ville natale de Martin Luther King.

L’Aquarium de Géorgie offre une expérience immersive avec Ocean Voyager, un tunnel de 30 mètres qui fait évoluer plus de cinquante espèces autour des visiteurs. Cette installation procure une vision continue et rapprochée de la vie marine, difficile à reproduire avec une simple vitre d’observation. On y trouve notamment bélugas, dauphins, et manchots, couvrant une diversité de mammifères marins rare dans la plupart des aquariums.

Le nouvel Explorers Cove ajoute une dimension interactive : deux bassins tactiles permettent de toucher raies et esturgeons, et une station technologique invite les enfants à créer un poisson virtuel qu’ils voient ensuite nager à l’écran. Nous avons assisté au spectacle des dauphins, un moment inoubliable gravé dans la mémoire.

Fin de cette étape américaine, mais l’aventure continue … À suivre dans le prochain carnet de voyage.

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