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L’Espagne vise le cap des 100 millions de touristes en 2026

07. Juli 2026 um 10:49

Portée par une demande toujours soutenue pour les destinations méditerranéennes, l’Espagne pourrait franchir en 2026 le seuil inédit de 100 millions de visiteurs internationaux. Un record qui confirme le rôle stratégique du tourisme dans la croissance de la quatrième économie de la zone euro, mais qui ravive également le débat sur le surtourisme et la pression exercée sur les territoires les plus fréquentés.

L’Espagne se prépare à franchir un nouveau cap dans son histoire touristique. Selon les prévisions présentées le 6 juillet par le ministre du Tourisme, Jordi Hereu, le pays pourrait accueillir près de 100 millions de visiteurs étrangers en 2026, contre 96,8 millions en 2025, établissant un nouveau record mondial pour la deuxième destination touristique de la planète après la France.

Les autorités espagnoles tablent sur une saison estivale particulièrement dynamique. Entre juin et septembre, près de 43 millions de touristes internationaux sont attendus, soit une progression de 6 % sur un an. Les recettes touristiques devraient atteindre 64 milliards d’euros durant cette seule période, en hausse d’environ 10 %, illustrant la montée en gamme des dépenses des visiteurs.

Au-delà de la vigueur de la demande européenne, plusieurs facteurs internationaux contribuent à cette dynamique. Les tensions persistantes au Moyen-Orient ont conduit une partie des voyageurs à privilégier des destinations méditerranéennes jugées plus accessibles et plus prévisibles, parmi lesquelles l’Espagne figure en première ligne.

Une croissance qui pose de nouveaux défis

Cette performance économique s’accompagne toutefois d’effets collatéraux. Depuis plusieurs années, Barcelone, les Baléares, les Canaries ou encore Malaga connaissent une multiplication des manifestations contre le tourisme de masse. Les habitants dénoncent la hausse des loyers, la saturation des infrastructures urbaines, la pression sur les ressources hydriques et la transformation des centres historiques en espaces essentiellement touristiques.

Face à ces critiques, Madrid entend favoriser une meilleure répartition géographique des visiteurs. Les régions rurales et l’intérieur du pays devraient notamment bénéficier de l’engouement suscité par l’éclipse solaire totale prévue au mois d’août, plusieurs hébergements affichant déjà complet dans les zones concernées.

Un modèle observé dans toute la Méditerranée

L’expérience espagnole est suivie de près par les autres destinations méditerranéennes, dont la Tunisie, le Maroc, la Grèce ou encore la Croatie. Toutes cherchent désormais à concilier croissance des arrivées, augmentation des dépenses par visiteur et limitation des effets du surtourisme.

Pour les économies du Maghreb, l’évolution du marché espagnol constitue un indicateur précieux : elle confirme que la concurrence ne porte plus uniquement sur les volumes de touristes, mais également sur la qualité des infrastructures, la diversification de l’offre et la capacité à attirer des visiteurs à plus forte valeur ajoutée.

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Mondial 2026 : L’Espagne et la Belgique en quarts après deux victoires aux scénarios différents

07. Juli 2026 um 08:34

L’Espagne et la Belgique ont validé leur billet pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 au terme de deux huitièmes de finale disputés. La Roja a arraché sa qualification face au Portugal grâce à un but dans le temps additionnel, tandis que les Diables rouges ont dominé les États-Unis, coorganisateurs du tournoi.

L’Espagne fait céder le Portugal au bout du suspense

L’Espagne a décroché son billet pour les quarts de finale en s’imposant sur le fil face au Portugal (1-0), lundi à Arlington (Texas), grâce à une réalisation de Mikel Merino dans le temps additionnel.

Entré en jeu en cours de rencontre, Merino a offert la victoire à la Roja à la 91e minute. Le milieu espagnol a conclu une passe en profondeur de Ferran Torres, lui aussi remplaçant, après une accélération qui a pris de vitesse la défense portugaise.

Championne d’Europe en titre, l’Espagne poursuit ainsi son parcours dans le Mondial 2026 et prolonge sa série de matches sans encaisser le moindre but.

Cette élimination pourrait également marquer la fin de la carrière internationale de Cristiano Ronaldo, dont l’avenir avec la sélection portugaise reste incertain.

La Belgique écarte les États-Unis avec autorité

Quelques heures plus tard, la Belgique s’est imposée 4-1 face aux États-Unis à Seattle. Les Américains alignaient Folarin Balogun, finalement autorisé à jouer après le report par la FIFA de sa suspension automatique consécutive à un carton rouge. Malgré cette décision, les coorganisateurs n’ont pas résisté à l’efficacité offensive belge.

Charles De Ketelaere a rapidement ouvert le score dès la 9e minute avant que Malik Tillman n’égalise à la 31e. Deux minutes plus tard, De Ketelaere redonnait toutefois l’avantage aux Diables rouges avec un doublé.

En seconde période, Hans Vanaken a aggravé le score à la 57e minute après une erreur du gardien américain Matt Freese. Entré en jeu, Romelu Lukaku a définitivement scellé le sort de la rencontre dans le temps additionnel (90e+3).

Cette défaite met un terme au parcours des États-Unis, qui espéraient atteindre les quarts de finale d’une Coupe du monde pour la première fois depuis l’édition 2002. Les deux autres pays hôtes, le Canada et le Mexique, avaient déjà quitté la compétition en huitièmes de finale, battus respectivement par le Maroc (3-0) et l’Angleterre (3-2).

Le quart de finale entre l’Espagne et la Belgique se disputera vendredi à Los Angeles. Le vainqueur décrochera son billet pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026.

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