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Huile d’olive : La Tunisie transforme l’excellence en avantage concurrentiel mondial

26. Juni 2026 um 15:27

En décrochant la première place de la compétition internationale des huiles d’olive extra vierges des États-Unis, la Tunisie ajoute une nouvelle distinction à son palmarès. Au-delà du nombre de médailles, cette performance confirme la capacité des producteurs tunisiens à s’imposer face aux grandes références méditerranéennes et à renforcer le positionnement de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

Une première place devant les grandes nations oléicoles

La Tunisie s’est classée première de la United States International Olive Oil Competition (USIOOC), organisée en ligne par le groupe suédois Global International Olive Oil Competitions (GIOOC).

Elle devance ainsi la Grèce et l’Italie, deux pays traditionnellement associés à l’excellence dans le secteur de l’huile d’olive extra vierge.

Les producteurs tunisiens ont remporté 55 médailles, dont 38 médailles d’or et 3 médailles d’argent dans la catégorie qualité. Ils ont également obtenu 10 médailles d’or dans la catégorie santé, 3 médailles d’or pour les huiles aromatisées et une médaille d’argent dans cette dernière catégorie.

Une reconnaissance du savoir-faire des producteurs

Cette édition de la compétition a réuni près de 150 échantillons présentés par des producteurs issus de 14 pays, parmi lesquels l’Espagne, la Grèce, l’Italie, la Turquie, les États-Unis, le Maroc, la France, le Portugal, la Croatie, le Liban, Oman, l’Arabie saoudite, l’Algérie et la Tunisie.

Les huiles ont été évaluées par un jury composé de 12 experts internationaux représentant plusieurs pays producteurs.

Dans son communiqué, le GIOOC estime que ces résultats illustrent l’excellence des huiles d’olive tunisiennes, la richesse des terroirs nationaux ainsi que le savoir-faire des producteurs.

Une vitrine internationale pour la filière tunisienne

Spécialisé dans l’organisation de compétitions internationales consacrées à l’huile d’olive extra vierge, le groupe suédois GIOOC accompagne les producteurs des cinq continents dans leur rayonnement à l’échelle mondiale.

Il organise chaque année quatre compétitions internationales, à Abu Dhabi, en Suisse, à Stockholm et à Miami, offrant ainsi aux producteurs une visibilité sur plusieurs marchés.

La première place obtenue par la Tunisie lors de l’édition américaine vient ainsi renforcer la reconnaissance internationale dont bénéficie l’huile d’olive tunisienne dans les grands concours spécialisés.

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Le paradoxe des dattes tunisiennes : Les exportations progressent, les prix reculent

26. Juni 2026 um 15:11

Les exportations tunisiennes de dattes poursuivent leur progression durant les huit premiers mois de la campagne 2025-2026. Si les quantités expédiées à l’étranger ont augmenté de plus de 5%, la baisse des prix moyens limite la croissance des recettes, qui n’affichent qu’une hausse de 4,8%, selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).

Une hausse des volumes qui ne se traduit pas pleinement dans les recettes

À fin mai 2026, les recettes des exportations de dattes ont atteint 770,7 millions de dinars, en progression de 4,8% par rapport à la même période de la campagne précédente.

Cette évolution repose avant tout sur l’augmentation des volumes exportés. Les expéditions ont atteint 121,5 mille tonnes, contre 115,4 mille tonnes un an auparavant, soit une hausse de 5,3%.

En revanche, cette dynamique a été partiellement neutralisée par le recul des prix. L’Onagri fait état d’une baisse de 7% du prix moyen des dattes durant le huitième mois de la campagne, à 5,96 dinars le kilogramme. Pour la variété Deglet Ennour, qui représente à elle seule 83,3% des exportations, le prix moyen s’est établi à 7,20 dinars le kilogramme.

L’Europe reste le premier débouché, le Maroc premier client

L’Union européenne demeure la principale destination des dattes tunisiennes, avec 47,9% des volumes exportés. Elle est suivie par l’Asie (21%) puis l’Afrique (19,3%).

À l’échelle des pays, le Maroc conserve sa place de premier importateur des dattes tunisiennes, en absorbant 14,1% des volumes exportés. Il devance l’Italie (12,2%) et l’Allemagne (10,4%).

Les dattes biologiques poursuivent leur progression

Le segment des dattes biologiques affiche une évolution plus soutenue. Les exportations ont atteint 7024,2 tonnes, pour une valeur de 71,9 millions de dinars, soit une progression de 28,4% par rapport à la même période de la campagne précédente.

Malgré cette croissance, les dattes biologiques ne représentent encore que 5,8% du volume total des exportations tunisiennes.

Leur prix moyen s’élève à 10,24 dinars le kilogramme, avec des écarts selon les catégories de produits. L’Allemagne reste le premier marché pour cette filière, devant les Pays-Bas et la Belgique.

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Tunisie – Afrique : Le pari de l’investissement au cœur du Tunisia Investment Forum

26. Juni 2026 um 12:43

La Tunisie entend renforcer son positionnement économique sur le continent africain. À l’occasion de la deuxième journée du Tunisia Investment Forum 2026, les autorités ont réaffirmé leur ambition de faire du pays une plateforme d’investissement, de commerce et de production reliant l’Afrique au reste du monde.

La Tunisie mise sur son rôle de plateforme régionale

Les travaux du Tunisia Investment Forum (TIF 2026) se sont poursuivis, vendredi, dans la banlieue nord de Tunis avec une séance plénière consacrée au thème « La Tunisie, porte d’entrée vers l’Afrique ».

Prenant la parole lors de cette rencontre, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a estimé que la Tunisie ne devait pas être perçue comme un simple point d’accès au continent africain, mais comme un véritable carrefour d’échanges, d’investissements, de production et de circulation des flux entre l’Afrique et le reste du monde.

Selon lui, cette vision vise à faire de la Tunisie un espace où l’Afrique et l’Europe peuvent coopérer, investir et développer des chaînes de valeur plus intégrées, plus résilientes et plus compétitives.

L’intégration africaine présentée comme un levier de croissance

Le ministre a également souligné que l’Afrique constitue pour la Tunisie un partenaire stratégique plutôt qu’un marché à conquérir. Il a insisté sur le fait que l’intégration économique du continent représente une nécessité stratégique pour son avenir.

Dans cette perspective, il a rappelé que la Tunisie porte plusieurs initiatives structurantes, dont un projet de corridor commercial continental terrestre destiné à faciliter les échanges, rapprocher les marchés et renforcer l’interconnexion économique entre la Tunisie et les pays africains.

Le Tunisia Investment Forum réunit investisseurs et décideurs

Cette séance a réuni plusieurs responsables économiques et représentants d’organisations internationales, parmi lesquels Michele Vollaro, coordinateur et membre du conseil d’administration d’Internationalia, George Elombi, président d’Afreximbank, Mohamed Seck, vice-président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, Youssef Elkordofani, directeur exécutif de l’African Inclusive Markets Excellence Center, ainsi que les présidents du Tunisia Africa Business Council, de la CONECT et des Chambres de commerce mixtes.

Le Tunisia Investment Forum célèbre cette année sa vingt-septième édition. L’événement met l’accent sur le renforcement de l’attractivité économique de la Tunisie à travers des réformes structurelles et des partenariats, notamment avec la Banque africaine de développement.

Quelque 1200 participants issus de plus de trente pays prennent part à cette édition afin d’explorer des opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs, avec pour objectif de conforter la place de la Tunisie comme plateforme stratégique d’investissement à destination du continent africain.

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Tunisie : Sihem Ben Sedrine condamnée à 25 ans de prison

26. Juni 2026 um 09:15

Le tribunal de première instance de Tunis a condamné, dans la nuit de jeudi à vendredi, l’ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine, à une peine totale de 25 ans de prison dans deux affaires distinctes liées aux activités de l’IVD et au dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT). Plusieurs autres prévenus, dont des anciens responsables publics, ont également été condamnés.

Cette décision intervient au lendemain de l’audience consacrée à ces deux dossiers, au cours de laquelle avaient comparu Sihem Ben Sedrine, l’ancien membre de l’IVD Khaled Krichi, ainsi que l’homme d’affaires Slim Chiboub. (Lire aussi : IVD : Ben Sedrine, Chiboub et Krichi auditionnés dans une affaire de corruption financière).

Cinq ans de prison dans le dossier de l’IVD

Dans la première affaire, portant sur des irrégularités présumées ayant entouré la convention de réconciliation arbitrale conclue entre l’IVD et l’homme d’affaires Slim Chiboub, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière a retenu le chef d’accusation d’exploitation par un fonctionnaire public de sa qualité afin de causer un préjudice à l’administration au profit d’un tiers.

Le tribunal a condamné Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi à cinq ans de prison chacun, tandis que Mabrouk Korchid, en état de fuite, a écopé de six ans de prison. Slim Chiboub, poursuivi pour complicité, a également été condamné à cinq ans de prison.

Les quatre condamnés devront en outre s’acquitter solidairement d’une amende et d’un remboursement de 1,776 milliard de dinars, correspondant au préjudice retenu par la justice.

Vingt années supplémentaires dans le dossier de la BFT

La seconde affaire concerne le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT). Les poursuites portaient notamment sur des faits d’abus de fonction, de violation des procédures administratives ainsi que, pour Sihem Ben Sedrine, sur des accusations de faux, d’usage de faux et de détention de documents falsifiés.

Dans ce dossier, la juridiction a prononcé cinq ans de prison contre Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi, tandis que Mabrouk Korchid et Abdelmajid Boudène ont été condamnés à six ans de prison chacun.

Les prévenus ont également été condamnés à rembourser solidairement près de 16,985 millions de dinars, assortis d’une amende d’un montant équivalent.

Enfin, la juridiction a reconnu Sihem Ben Sedrine coupable des faits de falsification, de détention et d’usage de faux documents. Considérant ces infractions comme des crimes connexes au sens de l’article 55 du Code pénal, elle lui a infligé quinze années de prison, portant ainsi la peine totale prononcée dans ces deux dossiers à 25 ans d’emprisonnement.

Ce jugement a été rendu en première instance et demeure susceptible des voies de recours prévues par la législation tunisienne.

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