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Production nationale en recul, dépendance énergétique en hausse : la vulnérabilité de la Tunisie s’aggrave

18. Juni 2026 um 16:33

Production nationale en recul, dépendance énergétique en hausse, déficit commercial qui se creuse et facture pétrolière toujours plus exposée aux tensions géopolitiques : les chiffres révélés par le ministère de l’Industrie confirment que la vulnérabilité énergétique de la Tunisie continue de s’aggraver. Le ministère vient de publier son rapport sur la conjoncture énergétique à fin...

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Tunisie : la production pétrolière recule de 7 %

18. Juni 2026 um 16:22

La production pétrolière nationale de brut s’est établie à 393 kilotonnes à fin avril 2026. Enregistrant par conséquent une baisse de 7 % par rapport à la même période de 2025. C’est ce qu’indique le dernier rapport sur la situation énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM).

Cette contraction de la production de pétrole se reflète également dans le recul du débit moyen quotidien. Il passe de 27 330 barils par jour à fin avril 2025 à 25 390 barils par jour un an plus tard.

De plus, la baisse de la production touche la majorité des champs pétroliers du pays. Les reculs les plus marqués concernent notamment le champ d’Ashtart (-64 %), celui de Zawiya dont la production est désormais nulle (-100 %), ainsi que El Guerbia (-44 %), Franeig/Baqal/El Tarfa (-50 %), Adam (-11 %), El Borma (-3 %) et Halk El Menzel (-2 %).

En parallèle, certains champs ont enregistré une amélioration de leur production, atténuant partiellement la tendance baissière. Il s’agit notamment de Sidi Marzoug (+92 %), Sarsina (+11 %), Chergui (+73 %) et Nawara (+13 %).

Par ailleurs, l’ONEM précise que plusieurs concessions pétrolières, dont Chourok, Dorra, Aneguid Charki, Jnane et Bnefsaj El Janoub, sont à l’arrêt depuis le 23 septembre 2025 en raison de travaux de maintenance. Ce qui contribue également à la baisse globale de la production.

Au final, cette évolution confirme la fragilité persistante de la production pétrolière nationale. Laquelle est fortement dépendante de quelques champs, exposée aux interruptions techniques et aux variations de rendement.

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Énergie : le déficit commercial grimpe à 4,2 milliards de dinars

18. Juni 2026 um 16:19

Le déficit de la balance commerciale énergétique, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exportée, a enregistré, à fin avril 2026, une hausse de 19 % pour se situer à 4222 millions de dinars (MD); contre 3548 MD à fin avril 2025. C’est ce qu’indique le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire National de l’Energie et des Mines (ONEM).

Les exportations des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 41 % accompagnée par une hausse des importations en valeur de 23 %. L’ONEM a rappelé dans ce cadre que les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont très sensibles à trois facteurs. A savoir : les quantités échangées; le taux de change dollar/dinar ($/DT); et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que les produits pétroliers.

En effet, au cours du mois d’avril 2026, les cours du Brent ont augmenté de 52.8 $/bbl par rapport au mois d’avril 2025. Et ce, sous l’effet de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, en particulier du conflit dans la région et des risques pesant sur le transit pétrolier à travers le détroit d’Ormuz, a fait remarquer la même source.

Au cours de la même période, le taux de change du dinar tunisien a enregistré une amélioration de 4 % par rapport au dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.

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La BEI va financer des centrales d’énergies renouvelables en Égypte

18. Juni 2026 um 15:21

La Banque européenne d’investissement (BEI) envisage de financer la construction et l’exploitation de deux centrales éoliennes dans la région de Ras Gharib en Égypte. Et ce, pour Alcazar Energy Partners et pour un montant de 152 millions de dollars.

Selon les informations publiées le 17 juin sur le site web de la BEI, les deux centrales auront chacune une capacité de production de 250 mégawatts. Elles seront également financées par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à hauteur de 200 millions de dollars. Tandis que le coût de construction des deux centrales s’élève à 572 millions de dollars.

La BEI envisage aussi de financer le projet de centrale solaire de Dendera, mis en œuvre par la société norvégienne Scatec.

Auparavant, l’Autorité des énergies nouvelles et renouvelables et la Société égyptienne de transport d’électricité avaient signé avec la société « Alcazar » des accords d’investissement, d’exploitation et d’achat d’électricité pour la centrale éolienne de Jabal Al-Zayt de 580 MW située dans la région de la mer Rouge en Égypte.

L’accord prévoit qu’Alcazar Company investisse dans le parc éolien de Jabal Al-Zayt, situé en mer Rouge, et en assure l’exploitation et la gestion par le biais d’une société de projet créée conformément à la législation égyptienne. Le montant de l’investissement s’élève à 420 millions de dollars, financés par des sources externes dans le cadre d’une politique d’attraction des investissements étrangers. L’accord stipule également que le partenaire étranger assumera la responsabilité de l’exploitation, de la gestion technique et de la maintenance du parc. Tout en garantissant la continuité de son exploitation selon les normes les plus exigeantes afin d’optimiser la rentabilité des actifs.

Enfin, l’accord stipule la mise en œuvre de travaux de remplacement, de rénovation et d’amélioration de l’efficacité afin d’accroître la capacité de production. Avec un engagement à maintenir la capacité installée du projet à un minimum de 580 mégawatts pendant toute la durée du contrat. Et ce, à condition que la Société égyptienne de transport d’électricité obtienne l’énergie produite pendant les années contractuelles.

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Pétrole : l’AIE craint une surabondance

18. Juni 2026 um 10:54

La crise d’approvisionnement en pétrole provoquée par la guerre en Iran a réduit la demande mondiale de pétrole brut, mais un règlement permanent du conflit pourrait entraîner une augmentation significative de l’offre et provoquer un important excédent de pétrole, craint l’AIE.

Dans son dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier, l’AIE (Agence internationale de l’énergie) a revu à la baisse ses prévisions de demande pour 2026, de 1,1 million de barils par jour (bpj) par rapport à l’année précédente. Cela représente 700 000 bpj de moins que l’estimation du mois dernier. L’offre mondiale, en revanche, a chuté à 94,5 millions de barils par jour en mai, soit une baisse de 600 000 barils par jour par rapport au mois précédent. La production s’est ainsi établie à 13,6 millions de barils par jour.

L’AIE prévoit désormais une baisse de l’offre mondiale de 3,9 millions de barils par jour (mb/j) en 2026 par rapport à l’année précédente, pour atteindre 102,4 mb/j, avant un net rebond à 110,3 mb/j l’année suivante.

« Excédent important »

L’AIE a toutefois noté que l’offre devrait augmenter d’environ 8 millions de barils par jour, pour atteindre environ 110 millions de barils par jour, dépassant largement une reprise de la demande mondiale de 2 millions de barils par jour, à 105,3 millions de barils par jour en 2027…

Par ailleurs, les prix du pétrole ont chuté à leur plus bas niveau en trois mois avant la signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran à Genève vendredi 19 juin. Alors que trois pétroliers iraniens transportant près de 5 millions de barils de brut ont réussi à franchir le blocus naval américain du détroit d’Ormuz. « Si l’accord est respecté, les exportations et la production du Golfe se redresseront progressivement, notamment parce que les exportations de pétrole iranien pourront redémarrer pleinement une fois l’embargo américain levé », selon l’AIE.

Le lissage de l’offre pourrait prendre des mois

Le rapport souligne que les expéditions via le détroit d’Ormuz ont fortement augmenté au début du mois, soutenues par les transferts de pétrole de navire à navire dans le golfe d’Oman. Ce qui a contribué à faire passer les flux totaux d’un niveau minimal de 9,6 mb/j en mai à environ 12 mb/j.

L’Agence internationale de l’énergie a toutefois averti qu’un rétablissement complet pourrait ne pas être immédiat. « Il faudra déminer les principales routes maritimes et les chaînes d’approvisionnement auront besoin de temps pour se normaliser », a ajouté l’AIE.

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