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PLF 2027 : l’investissement et la création de richesses au cœur du projet de loi de finances

Von: tmps
21. Oktober 2026 um 14:39

« Le projet de la Loi de Finances (PLF) pour l’exercice 2027 vise la création de richesses, la dynamisation de l’investissement et le développement de l’économie, contrairement à la loi de finances 2026, qui était axée, surtout, sur la dimension sociale », a indiqué mercredi, le président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Maher Ktari, lors d’une réunion consacrée à l’examen des orientations générales du PLF 2027.

Toutefois, le député a fait état de la présence de certaines dispositions qui ne servent pas l’objectif de la protection de l’industrie tunisienne, réitérant l’impératif de les réviser, compte tenu du rôle primordial de l’industrie dans l’économie nationale.

Par ailleurs, il a souligné la nécessité d’impulser les exportations et de booster les investissements, ce qui est en mesure de renforcer nos réserves en devises et de soutenir la relance économique. La priorité nationale, aujourd’hui, consiste à définir des solutions radicales aux difficultés économiques, afin de parvenir à les surmonter, a-t-il ajouté.

De son côté, le député Issam Chouchane a estimé qu’il est difficile d’examiner le PLF en l’absence d’un document explicatif détaillé, expliquant qu’une telle lacune pourrait ouvrir la porte à des interprétations divergentes du contenu de ses dispositions.

Citant un nombre de mesures importantes, décidées dans le cadre du PLF, notamment celles relatives au soutien des startups et des petites entreprises, le député a estimé que ces dispositions demeurent insuffisantes pour atteindre le taux de croissance escompté en 2027 (3,1%).

A ce propos, Issam Chouchane, n’a pas écarté la possibilité de recourir à l’élaboration d’une Loi de Finances Complémentaire, signalant que ceci demeure tributaire de l’évolution de plusieurs hypothèses économiques, surtout les prix du pétrole et des céréales, l’inflation, le taux de change…, en plus de l’avancement de l’exécution du budget de l’année en cours et de la conformité des hypothèses retenues avec les évolutions économiques réelles, afin d’assurer la cohérence entre les budgets des années 2026 et 2027.

Il est à noter qu’une séance d’audition de la ministre des Finances sera organisée, prochainement, par la Commission des finances et du budget, en vue d’examiner l’avancement de l’exécution du budget de l’État durant les six premiers mois de l’année, ainsi que la pertinence des hypothèses ayant servi à l’élaboration du budget et leur adéquation avec les évolutions politiques et économiques mondiales.

Cette séance sera une occasion, aussi, pour mettre l’accent sur les répercussions éventuelles des évolutions internationales sur les équilibres des finances publiques, notamment les dépenses de subvention et le déficit budgétaire.

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Budget 2027 : des programmes pour renforcer l’inclusion scolaire et lutter contre la violence en milieu éducatif

Von: tmps
20. Oktober 2026 um 18:02

Le document du projet de budget économique pour l’année 2027 comprend un ensemble de programmes et mesures visant à renforcer la justice sociale dans le secteur éducatif à travers la poursuite du développement des mécanismes d’inclusion scolaire, la lutte contre le décrochage et la violence dans les établissements scolaires ainsi que l’amélioration des services et la modernisation de l’administration scolaire.

Concernant l’inclusion scolaire, les orientations prévoient le développement des programmes et des mécanismes d’inclusion notamment, à travers l’élaboration d’un guide intitulé « Les apprenants à besoins spécifiques « , l’amélioration des méthodes pédagogiques, la mise en place d’une plateforme numérique de suivi des élèves inclus et le renforcement de la coordination avec les centres spécialisés.

Dans le cadre de la lutte contre le décrochage scolaire, les programmes portent sur la poursuite du programme de « la deuxième chance » avec la création d’une nouvelle section à Mahdia, le repérage des élèves menacés d’échec scolaire et la mise en oeuvre d’un programme visant à lutter contre ce phénomène.

Le programme « établissements éducatifs plus sécurisés » se poursuivra également dans le cadre des efforts visant la lutte contre la violence en milieu scolaire à travers le renforcement de la plateforme d’écoute et de l’Observatoire « Aïn » et la sécurisation des établissements scolaires.

Une conférence nationale consacrée aux nouveaux phénomènes et comportements sera organisée, afin de renforcer la prévention et la lutte contre les comportements pouvant affecter le milieu scolaire.

Par ailleurs, les efforts se poursuivront afin de fournir des repas scolaires à près de 300 000 élèves bénéficiant d’un repas froid et à 4 000 élèves bénéficiant d’un repas chaud. Les cantines scolaires pourront accueillir environ 133 000 élèves, dont 68 000 demi-pensionnaires et 25 000 internes. La capacité des internats scolaires s’élève à 51 100 élèves.

Dans ce cadre, un projet pilote prévoit la préparation de repas sains à partir de produits locaux dans les gouvernorats de Siliana, Kairouan et Nabeul. Ces repas seront préparés à proximité des établissements concernés par des ouvrières agricoles affiliées à des organisations professionnelles agricoles. Il prévoit également la création de fermes pédagogiques durables, le renforcement des actions en faveur de la santé physique et psychologique des élèves et l’amélioration des conditions de vie dans les internats.

Concernant le transport scolaire, les mesures prévoient l’acquisition de 73 nouveaux bus, qui s’ajouteront aux 95 déjà disponibles, ainsi que le renforcement du transport scolaire en milieu rural en collaboration avec les transporteurs sous contrat. Ces actions visent à améliorer les déplacements des élèves et à favoriser l’égalité d’accès à l’éducation.

Les orientations prévoient également la disponibilité des manuels scolaires et des cahiers subventionnés, tout en maintenant leurs prix et leur qualité. Elles incluent également l’amélioration et l’extension des infrastructures scolaires et le développement des pôles éducatifs.

En ce qui concerne la modernisation de l’administration scolaire et l’amélioration de la qualité, les orientations portent sur le développement d’un système d’information intégré permettant un suivi en temps réel, la mise en place d’un système numérique unifié pour l’éducation et l’élaboration d’un référentiel national de qualité.

Elles prévoient également la mise à disposition d’équipements informatiques et le développement des services numériques liés à l’inscription à distance, à la mobilité du personnel et à l’inscription aux services scolaires.

Les mesures comprennent, en outre, le développement d’une plateforme de suivi des projets d’infrastructure scolaire, afin d’améliorer leur suivi, leur gouvernance et l’efficacité de leur gestion.

Par ailleurs, les orientations relatives à l’enseignement supérieur visent à renforcer son rôle en tant que moteur de production des connaissances et de développement du capital humain, des compétences scientifiques et technologiques et de l’innovation, afin d’accroître la compétitivité de l’économie nationale.

Le plan de développement pour la période 2026-2030 vise à mettre en place un enseignement supérieur moderne, fondé sur l’excellence technologique, la qualité et la bonne gouvernance, mise à part le développement de l’enseignement et le renforcement de sa capacité à répondre aux mutations économiques et technologiques.

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Budget 2027 : le gouvernement ambitionne de créer 500 sociétés communautaires

Von: tmps
20. Oktober 2026 um 16:57

Le gouvernement oeuvre à porter à 500 le nombre de sociétés communautaires et d’en financer 250, selon le document du projet de budget économique pour l’année 2027.

Ces objectifs s’inscrivent, selon ce document, dans le cadre des orientations visant à renforcer le réseau des sociétés communautaires et à consolider leur rôle dans la création d’emplois et la promotion de l’initiative collective à travers l’amélioration des conditions de création de ces structures, le renforcement de leur accompagnement et la simplification de leur passage à l’activité effective, à même d’assurer leur pérennité et de favoriser leur participation à la création de richesse.

Selon le même document, ces orientations prévoient l’amélioration de l’accès au financement et aux circuits de commercialisation, le renforcement de la ligne de financement dédiée aux sociétés communautaires, ainsi que la création d’une ligne d’autofinancement mobilisant les ressources du Fonds national de l’emploi.

Elles prévoient aussi la signature d’accords avec les institutions financières et la diversification des sources de financement, afin de mettre en place des mécanismes adaptés aux besoins de ces sociétés.

Les mesures envisagées portent aussi sur l’élaboration d’un programme et d’un guide d’accompagnement administratif, juridique, logistique et financier, destinés à apporter le soutien nécessaire aux bénéficiaires. Elles prévoient, en outre, le développement d’une plateforme numérique dédiée au marketing, afin de faciliter la commercialisation des produits et services des sociétés communautaires.

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Budget 2027 : une enveloppe de 1 321 millions de dinars prévue pour les investissements dans la santé

Von: tmps
20. Oktober 2026 um 14:34

Les dépenses d’investissement dans le secteur de la santé devraient doubler en 2027, pour atteindre 1 321 millions de dinars, contre 780 millions de dinars en 2026, selon le projet de budget économique pour 2027.

Par ailleurs, les dépenses du Fonds de soutien à la santé publique devraient s’élever à 200 millions de dinars l’année prochaine, contre 100 millions de dinars au cours de cette année.

Ces orientations s’inscrivent dans le cadre de la politique sanitaire au titre de l’année 2027 et de la mise en œuvre du plan de développement pour la période 2026-2030. Ce plan vise à réformer le système de santé, à améliorer la qualité des services de santé publique, à renforcer la prévention et la sécurité sanitaire, ainsi qu’à garantir un accès équitable aux soins.

Les priorités annoncées dans le cadre du projet de budget économique comprennent le renforcement des soins de santé de base et des spécialités médicales, le développement des services de santé numériques, ainsi que l’accélération de l’achèvement des projets en cours, notamment les hôpitaux régionaux et locaux, afin d’améliorer les services de santé et de les rapprocher des citoyens.

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Achats sur les réseaux sociaux : quand le consommateur se retrouve sans recours

Von: tmps
20. Oktober 2026 um 09:22

Les publicités défilent quotidiennement sur Facebook et Instagram, proposant une multitude de produits à des prix souvent attractifs. Articles ménagers, accessoires de cuisine, vêtements, chaussures, produits cosmétiques, gadgets électroniques ou encore objets présentés comme révolutionnaires : les offres se multiplient, accompagnées de vidéos séduisantes et de promesses commerciales parfois difficiles à vérifier. En quelques clics, le consommateur peut passer commande et se faire livrer directement à domicile. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une réalité beaucoup moins rassurante.

En Tunisie, une partie de ce commerce réalisé à travers les réseaux sociaux semble évoluer dans une zone grise où l’identité du vendeur, l’origine des marchandises et les possibilités de réclamation demeurent souvent floues. Lorsque le produit livré ne correspond pas à celui présenté dans la publicité, le consommateur peut rapidement se retrouver face à une impasse.

Des publicités séduisantes, mais des vendeurs parfois insaisissables

Le mécanisme est désormais bien rodé. Une publicité apparaît sur le fil d’actualité d’un internaute, généralement accompagnée d’une démonstration vidéo particulièrement convaincante. Le produit semble pratique, innovant et proposé à un tarif accessible. Il suffit alors de remplir un formulaire, d’envoyer un message privé ou de communiquer son numéro de téléphone pour confirmer la commande. Quelques jours plus tard, un livreur se présente au domicile du client, qui règle généralement le montant demandé à la réception. Une partie de ces marchandises peut provenir de Chine ou d’autres marchés étrangers, sans que leur provenance exacte soit toujours clairement indiquée. Mais le problème ne réside pas nécessairement dans le pays de fabrication. Il concerne avant tout l’absence d’informations fiables sur le vendeur, les caractéristiques réelles du produit et les garanties offertes après l’achat. Les images utilisées dans les publicités peuvent être particulièrement valorisantes, tandis que l’article reçu se révèle parfois de qualité médiocre, différent du modèle présenté ou tout simplement inutilisable. Dans le commerce traditionnel, le consommateur dispose généralement d’un interlocuteur identifiable auquel il peut s’adresser en cas de problème. Dans ces transactions réalisées sur les réseaux sociaux, la situation peut être tout autre. Certaines pages commerciales ne mentionnent ni adresse physique, ni raison sociale, ni numéro d’identification de l’entreprise. Les échanges se limitent parfois à une conversation sur Messenger, WhatsApp ou à un simple appel téléphonique. Une fois la commande livrée et payée, obtenir une réponse peut devenir particulièrement compliqué.

Livraison à domicile : une chaîne de responsabilités difficile à identifier

L’intervention des sociétés de livraison ajoute une difficulté supplémentaire. Ces prestataires assurent l’acheminement des commandes et, dans certains cas, l’encaissement des paiements pour le compte des vendeurs. Pourtant, lorsqu’un client découvre que le produit ne correspond pas à ses attentes ou à la description annoncée, il peut se heurter à un véritable jeu de renvoi des responsabilités. Le livreur explique qu’il n’est chargé que du transport, tandis que le vendeur peut devenir injoignable ou refuser toute réclamation. Cette situation soulève plusieurs interrogations. Qui est réellement responsable lorsque le produit livré est défectueux ou différent de celui commandé ? Comment identifier le vendeur lorsque la transaction ne s’accompagne d’aucune facture ni d’aucun document commercial ? À qui le consommateur peut-il s’adresser lorsque la page ayant diffusé la publicité disparaît, change de nom ou cesse simplement de répondre aux messages ?

Il serait néanmoins inexact d’affirmer que ces transactions échappent à toute réglementation. La Tunisie dispose d’un cadre juridique relatif au commerce électronique et à la protection du consommateur. La loi du 9 août 2000 relative aux échanges et au commerce électroniques prévoit notamment des obligations concernant les informations communiquées au consommateur et les transactions à distance. Le véritable enjeu réside donc dans l’application effective de ces dispositions aux ventes effectuées par l’intermédiaire des réseaux sociaux, particulièrement lorsque les vendeurs opèrent de manière informelle ou demeurent difficiles à identifier. La question du contrôle se pose avec d’autant plus d’acuité que ces publicités peuvent toucher quotidiennement un nombre considérable d’utilisateurs. La facilité avec laquelle une page peut promouvoir un produit, recueillir des commandes et organiser leur livraison contraste parfois avec les difficultés auxquelles se heurte un client souhaitant simplement obtenir un remboursement ou retourner un article non conforme.

Une protection du consommateur à renforcer

La comparaison avec les pratiques européennes met en évidence l’importance d’un encadrement effectif. Au sein de l’Union européenne, les achats à distance effectués auprès de professionnels sont soumis à des obligations d’information, à des garanties légales de conformité et, sauf exceptions, à un droit de rétractation de quatorze jours. Le consommateur dispose ainsi de droits clairement définis lorsqu’il souhaite retourner un produit ou contester une livraison non conforme. Même si des difficultés peuvent également survenir dans leur application, ces mécanismes constituent une protection essentielle. En Tunisie, le développement rapide des ventes sur Facebook et Instagram impose de s’interroger sur l’efficacité des dispositifs de contrôle existants. Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause l’ensemble des commerçants qui utilisent les réseaux sociaux pour développer leurs activités. Beaucoup exercent de manière sérieuse et respectent leurs engagements. Le problème concerne surtout les pratiques opaques qui permettent à certains vendeurs de commercialiser des produits sans offrir aux clients des garanties suffisantes. Une meilleure identification des vendeurs, la délivrance systématique de justificatifs d’achat, la transparence des conditions de retour et la mise en place de procédures de réclamation accessibles apparaissent comme des exigences fondamentales. Le rôle des entreprises de livraison mérite également d’être clarifié, notamment concernant les informations permettant d’identifier leurs clients professionnels et les modalités de traitement des litiges. Sans leur attribuer automatiquement la responsabilité de la qualité des marchandises transportées, il paraît légitime de s’interroger sur leur place dans cette chaîne commerciale.

Au-delà des textes juridiques, c’est aussi la question de la surveillance des pratiques commerciales sur les plateformes numériques qui se pose. Les autorités compétentes disposent-elles de moyens suffisants pour identifier les vendeurs qui multiplient les publicités trompeuses ? Les consommateurs connaissent-ils les démarches à entreprendre pour signaler une transaction litigieuse ? Et surtout, ces démarches permettent-elles réellement d’obtenir réparation lorsque le vendeur refuse de coopérer ? A mesure que les réseaux sociaux deviennent de véritables vitrines commerciales, la protection du consommateur ne peut rester en décalage avec l’évolution des habitudes d’achat. Commander un produit en quelques secondes ne devrait pas signifier renoncer à ses droits. Car derrière chaque publicité séduisante et chaque livraison à domicile, il doit exister une responsabilité clairement identifiable. Faute de quoi le commerce numérique risque de devenir, pour certains vendeurs peu scrupuleux, un espace où il est beaucoup plus facile de vendre que de répondre de ses engagements.

Leila SELMI

 

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40 MD pour reconstituer le cheptel bovin : l’État prend enfin le taureau par les cornes

Von: farhat
18. Oktober 2026 um 09:21

Le projet de loi de finances 2027 prévoit de nouvelles mesures visant à reconstituer le cheptel bovin et à soutenir les petits éleveurs, afin de mettre fin de manière durable aux pénuries de lait et à la contraction critique de l’offre de viandes rouges, qui menacent l’un des piliers de la sécurité alimentaire nationale. Le texte stipule la révision à la hausse des crédits alloués au programme de reconstitution du cheptel lancé en 2025. La disposition figurant à l’article 32 de la loi de Finances de 2025, qui prévoyait l’allocation de 10 millions de dinars au titre de l’année 2025, a été annulée et remplacée par l’affectation de crédits d’un montant d’environ 40 millions de dinars provenant des ressources du Fonds de développement de la compétitivité dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. La mise en œuvre de ce programme s’étendra sur une période de quatre ans, du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2030.

La nouvelle enveloppe a été répartie selon deux axes principaux. Il s’agit, en premier lieu, d’un montant de 35 millions de dinars décaissés sous forme de subventions exceptionnelles pour soutenir l’autofinancement des petits éleveurs de bovins, leur permettant ainsi d’obtenir des prêts bancaires sur les ressources propres des banques afin de financer l’acquisition de génisses gestantes. Selon le nouveau texte, cette acquisition concerne les génisses produites dans des centres agréés par le ministère de l’Agriculture et dédiés à l’élevage de génisses de race pure nées localement ou les génisses gestantes importées conformément aux cahiers des charges établis à cet effet.

Un montant de 5 millions de dinars sera d’autre part décaissé sous forme de subvention exceptionnelle directe pour soutenir les petits éleveurs dans le domaine du financement de l’élevage des génisses gestantes et des vaches primipares de race pure, dans le cadre du même programme de reconstitution et de préservation du cheptel.

Dans le même contexte, l’article 36 du projet de loi de finances 2027 clarifie le champ d’application de l’avantage fiscal relatif à l’alimentation des veaux. La mention du produit «poudre de lait écrémé destinée à l’alimentation des veaux», figurant dans l’article 80 de la loi de Finances pour 2026, a été remplacée par une formulation plus large, à savoir «préparations utilisées pour l’alimentation des animaux».

 

Un déclin estimé entre 20 à 35%

 L’objectif de cette modification est d’élargir la base des produits bénéficiant de l’avantage fiscal pour inclure diverses préparations d’aliments d’allaitement complémentaires pour veaux, contribuant ainsi à la réduction des coûts d’élevage et encourageant les éleveurs à préserver le cheptel.

Le cheptel bovin tunisien connaît depuis plusieurs années un déclin ininterrompu, qui a été à l’origine de pénuries récurrentes de produits laitiers et d’une flambée des prix des viandes rouges. Le cheptel bovin national a subi une contraction estimée entre 20% et 35% depuis 2019, qui trouve en grande partie son origine dans la succession de plusieurs années de sècheresse et de raréfaction des ressources hydriques. Outre ces aléas climatiques, la filière des viandes rouges a subi les contrecoups de l’envolée des coûts des intrants consécutive aux tensions géopolitiques internationales et à la hausse des tarifs du transport maritime. La hausse excessive des prix des aliments pour bétail a fragilisé l’équilibre financier des petites et moyennes exploitations. Criblés de dettes et largement déficitaires, de nombreux éleveurs ont fini par jeter l’éponge et par liquider massivement leurs troupeaux, dont les femelles reproductrices.

Le même réflexe de survie a touché les élevages ovins, causant une chute d’environ 60% de la production des viandes rouges comparativement aux niveaux des années 80 du siècle dernier, selon la Chambre syndicale nationale des bouchers, rattachée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).

Les professionnels de la filière estiment cependant que d’autres mesures doivent être prises pour donner du sang neuf au secteur. Il s’agit notamment de la mise en place d’un recensement national précis et numérisé des cheptels ovin et bovin pour adapter les quotas d’approvisionnement et garantir un ciblage efficace pour les aides de l’État et l’adoption de sanctions plus sévères en ce qui concerne l’abattage précoce des génisses et des agnelles ainsi que l’abattage anarchique hors des structures réglementées, afin de préserver le renouvellement naturel et la base productive des troupeaux.

Walid KHEFIFI

 

 

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PLF 2027 : les projets de loi de finances et du budget économique transmis à la commission compétente

Von: tmps
17. Oktober 2026 um 09:10

La Commission Régionale de Prévention et de Lutte contre les Catastrophes s’est réunie vendredi, au siège du gouvernorat de Tunis, pour examiner la situation de la gare routière de Bab Alioua et de ses environs ainsi que celle de plusieurs édifices religieux du gouvernorat dont l’état présente un danger pour les fidèles.

Lors de cette réunion, présidée par le gouverneur de Tunis Imed Boukhris, un exposé a été donné sur les dégâts causés par les pluies du 10 septembre 2026 à la gare routière de Bab Alioua, selon un communiqué de la municipalité de Tunis.

La réunion a été l’occasion de faire le point sur la mise en œuvre des recommandations formulées lors de réunion tenue le 11 septembre écoulée, notamment en ce qui concerne l’avancement des travaux entrepris dans le but d’éviter que de tels incidents.

S’agissant des édifices religieux, les participants ont examiné l’état de plusieurs lieux de culte, notamment la mosquée El Jedid, située à Sabaghine, la mosquée Sidi Mahrez et une mosquée à El Menzah.

À l’issue de la réunion, il a été recommandé de rédiger des fiches descriptives détaillées sur l’état des mosquées concernées et le coût estimatif des travaux d’aménagement et d’entretien, en fonction du degré de risque.

Une commission technique regroupant l’ensemble des parties concernées sera formée afin d’examiner chaque dossier au cas par cas, d’entamer les travaux de restauration et d’effectuer les réparations nécessaires dans les meilleurs délais.

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PLF 2027 : un dispositif de financement envisagé pour les étudiants et stagiaires porteurs de projets

Von: tmps
16. Oktober 2026 um 12:38

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 propose, dans le chapitre consacré à l’accompagnement des petites entreprises durant leur phase de démarrage et en vertu de son article 16, la création d’une ligne de financement d’un montant de 5 millions de dinars, prélevée sur les ressources du Fonds national de l’emploi (FNE).

Cette ligne sera destinée à l’octroi de prêts à des conditions préférentielles aux étudiants diplômés et aux diplômés des centres de formation professionnelle ayant le statut d’ « étudiant entrepreneur » ou de « stagiaire entrepreneur » et porteurs d’idées de projets.

L’objectif étant de financer la création de projets dans différents secteurs d’activité économique durant la période allant du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2028, afin d’encourager les étudiants et les stagiaires entrepreneurs à créer leurs propres projets.

La gestion de cette ligne de financement sera confiée à la Banque tunisienne de solidarité (BTS), dans le cadre d’une convention conclue à cet effet avec les ministères chargés des Finances et de l’Emploi, qui fixera les conditions et les modalités de gestion de cette ligne de financement.

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Tunis Forum : la géopolitique de l’énergie au cœur de la 9e édition, le 22 octobre

Von: tmps
16. Oktober 2026 um 11:51

L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) organisera, le 22 octobre courant, la neuvième édition du Tunis Forum sur le thème « La Tunisie dans la géopolitique de l’énergie ».

Ce forum sera l’occasion d’analyser les mutations du paysage énergétique mondial, leurs implications pour la Tunisie ainsi que les enjeux et perspectives qui en découlent pour son positionnement énergétique et économique, indique l’IACE.

Le forum vise à établir un diagnostic du rapport de force énergétique régional et analyser les marges de manœuvre dont dispose encore la Tunisie, analyser les évolutions des stratégies de l’Algérie, de l’Union européenne et des principaux acteurs régionaux afin d’identifier leurs implications pour la Tunisie.

Il permettra également d’évaluer les opportunités réelles de développement autour des énergies renouvelables, des infrastructures énergétiques, des interconnexions et des nouvelles filières industrielles et d’identifier les priorités stratégiques et les décisions à engager à court et moyen terme pour renforcer la sécurité énergétique et la souveraineté économique du pays.

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