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IA, robotique: le Mali veut prendre place dans la course africaine

06. Oktober 2026 um 12:02

Le Mali se dote d’un nouvel outil pour développer ses capacités en intelligence artificielle. Le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali) a été inauguré le 21 septembre à Sirakoro Niaré, dans la commune de Kati, près de Bamako. Le site, qui s’étend sur 150 hectares selon l’Agence malienne de presse et de publicité, doit accueillir des activités de formation et de recherche dans les mathématiques, les sciences de l’ingénieur, l’IA et la robotique.

L’infrastructure ne part pas de zéro. La première pierre avait été posée en 2023 et les activités de formation avaient commencé avant l’inauguration officielle. Le centre dispose notamment de salles techniques et d’un espace dédié aux drones. Les autorités maliennes veulent également y développer des applications dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture, la santé et les mines.

Le choix du Mali intervient alors que l’IA gagne du terrain dans les politiques technologiques africaines. En 2024, l’Union africaine a adopté une stratégie continentale consacrée à l’intelligence artificielle. Le document insiste notamment sur les compétences, les infrastructures, la recherche et la nécessité pour les pays africains de développer leurs propres capacités dans ce domaine.

Sur le plan pratique, les initiatives commencent à se multiplier. L’OCDE recense plusieurs pays africains ayant adopté ou engagé des stratégies nationales en matière d’IA, avec des priorités qui vont de la formation aux infrastructures numériques, en passant par la recherche et l’intégration de l’IA dans les secteurs productifs.

La robotique prend elle aussi une place croissante. En Égypte, une compétition consacrée à l’IA et à la robotique a réuni en 2026 des jeunes venus travailler sur des solutions technologiques répondant à des problématiques africaines. L’initiative est soutenue notamment par l’AUDA-NEPAD. 

À l’échelle mondiale, le rythme est autrement plus soutenu. Les robots humanoïdes quittent progressivement le terrain des démonstrations pour être testés dans des environnements industriels. En septembre, le robot chinois TianGong Ultra a parcouru 100 mètres en 8,64 secondes lors des World Humanoid Robot Games à Pékin, rapporte Reuters. La performance est spectaculaire, mais l’enjeu industriel se situe ailleurs: rendre ces machines suffisamment autonomes et fiables pour accomplir des tâches dans le monde réel.

Pour les économies africaines, la marche à franchir reste importante. Selon le FMI, l’IA pourrait accroître de 0,2 % à 2,1 % la productivité en Afrique subsaharienne au cours de la prochaine décennie, à mesure que progresseront l’accès à l’électricité, à Internet et aux compétences numériques. À son plein potentiel, cette évolution ajouterait près de 0,5 point à la croissance annuelle du PIB, soit environ 4 % cumulés sur dix ans.

C’est précisément sur ce terrain que se joue le pari malien. Avant de parler de robots humanoïdes capables de travailler dans les usines, il faut disposer d’ingénieurs, de chercheurs et de techniciens capables de concevoir, tester et adapter ces technologies. Le CIAR-Mali entend justement constituer ce socle, avec des applications envisagées dans des secteurs aussi différents que l’agriculture, la santé, les mines et la sécurité.

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Mission économique multisectorielle tunisienne en Guinée

05. Oktober 2026 um 12:28

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) conduira, du 6 au 11 octobre 2026, une mission économique multisectorielle en Guinée à laquelle participent 30 chefs d’entreprise tunisiens issus de plusieurs secteurs stratégiques. Le but est de donner une nouvelle impulsion aux relations économiques tuniso-guinéennes en favorisant l’émergence de partenariats concrets, d’opportunités d’investissement et de projets conjoints, dans un contexte marqué par l’accélération des grands programmes de développement de la Guinée.

La délégation tunisienne regroupe des entreprises représentant les secteurs des infrastructures et du BTP, de l’énergie, des industries électrique, pharmaceutique et agroalimentaire, de l’enseignement supérieur, du tourisme, des technologies, de la santé et des services. Son objectif :  mettre en valeur le savoir-faire des entreprises tunisiennes et leur capacité à contribuer à la réalisation de projets complexes et structurants.

Durant quatre jours, la délégation participera à un programme combinant rencontres institutionnelles de haut niveau, réunions B2B et B2G et rencontres ciblées «door-to-door» avec des entreprises et décideurs guinéens.

Une journée sera notamment consacrée à des rencontres B2B à Conakry, afin de favoriser la mise en relation directe entre entreprises tunisiennes et guinéennes, d’identifier des complémentarités et de faire émerger des opportunités de coopération et de partenariat.

Simandou 2040 et perspectives de coopération

Cette mission intervient dans un contexte économique particulièrement important pour la Guinée, marqué par la dynamique Simandou 2040 et par l’ambition du pays d’accélérer son développement économique, industriel et infrastructurel.

Les besoins qui en découlent ouvrent des perspectives dans de nombreux domaines : infrastructures, énergie, eau et assainissement, industrie et transformation locale, habitat, technologies, santé, ingénierie et services spécialisés.

Pour les entreprises tunisiennes, cette nouvelle dynamique constitue une opportunité de valoriser leur expertise, nouer des alliances avec des partenaires guinéens et se positionner sur des projets à forte valeur ajoutée, dans une logique de partenariat durable et de transfert de savoir-faire. 

L’un des temps forts de la mission : l’organisation d’un workshop par le consortium Tunisien Tucad consacré à la structuration et au financement des projets en partenariat public-privé (PPP). Il réunira acteurs publics, entreprises, experts et partenaires autour des conditions nécessaires pour transformer les projets prioritaires en projets structurés, finançables et réalisables.

Les échanges porteront notamment sur les modèles de PPP, les mécanismes de financement, les garanties, la mobilisation des investisseurs et des partenaires techniques, ainsi que sur les possibilités d’implication du secteur privé tunisien dans les projets de développement guinéens.

Une participation active à Focia 2026 

La mission sera également marquée par la participation de la délégation tunisienne à la 3ᵉ édition du Forum pour la croissance inclusive en Afrique (Focia 2026), qui se tiendra le 10 octobre au Noom Hotel Conakry. Ce sera une nouvelle occasion de présenter les compétences tunisiennes, d’élargir les réseaux de partenariat et d’échanger avec les acteurs publics et privés autour des enjeux de transformation locale, d’industrialisation et de création de valeur en Afrique.

À travers cette mission, le TABC entend aller au-delà d’une démarche classique de prospection commerciale. L’ambition est de faire évoluer les relations économiques tuniso-guinéennes vers une approche fondée sur le partenariat, l’investissement, la co-construction, le co-développement et la réalisation conjointe de projets, en encourageant notamment les alliances entre entreprises tunisiennes et guinéennes. Il s’agit de construire une présence tunisienne plus structurée et durable en Guinée et de contribuer à l’émergence de partenariats économiques africains créateurs de valeur, d’investissement et de développement partagé.

Il est à rappeler que, malgré le louable activisme du TABC et des institutions publiques de promotion économique, les exportations tunisiennes vers le continent africain ne représentent «que» 10 % des échanges globaux du pays (soit près de 6,5 à 6,8 milliards de dinars), tandis que la part spécifique vers l’Afrique subsaharienne se limite à environ 3 % (1,6 milliard de dinars). Souhaitons bon vent au TABC qui ambitionne de doubler les exportations nationales vers le continent pour atteindre 13 milliards de dinars d’ici 2030.

I. B.

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Cacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’IvoireCacaoCacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’Ivoire

02. Oktober 2026 um 16:15

Le Ghana démarre sa campagne cacaoyère 2026/2027 avec un prix producteur de 42 400 cedis par tonne, soit environ 3,65 dollars le kilogramme. En Côte d’Ivoire, le prix minimum garanti est fixé à 1 200 FCFA/kg. Il s’agit d’un écart entre les deux principaux producteurs mondiaux de cacao.

Le nouveau prix ghanéen, entré en vigueur le 25 septembre, correspond à 71,18 % de la valeur brute FOB du cacao. Une réforme adoptée en 2026 garantit désormais aux producteurs ghanéens une part minimale de 70 % de cette valeur. Le mécanisme a déjà été mis à l’épreuve. Pour la campagne 2025/2026, le prix avait été fixé à 51 660 cedis la tonne, puis relevé à 58 000 cedis avant d’être ramené à 41 392 cedis en février 2026, sous l’effet de la baisse des cours internationaux. En Côte d’Ivoire, la campagne principale a commencé le 1er septembre avec un prix de 1 200 FCFA/kg. Les autorités ont notamment justifié ce niveau par le recul des cours mondiaux et la nécessité de préserver l’équilibre financier de la filière.

La différence de rémunération pose aussi la question de la circulation informelle du cacao entre les deux pays. Des achats de fèves ivoiriennes introduites clandestinement au Ghana ont déjà été signalés en 2026, certains acheteurs ghanéens cherchant à profiter du différentiel de prix.

Si l’écart se maintient, cette incitation pourrait continuer à peser sur les volumes officiellement commercialisés en Côte d’Ivoire. Son ampleur dépendra toutefois de l’évolution des cours internationaux et du renforcement des contrôles aux frontières. Les deux pays misent également sur la traçabilité pour mieux contrôler les circuits. Le Ghana affirme avoir déployé son système national dans les zones productrices, tandis que la Côte d’Ivoire a rendu son système national de traçabilité et la carte du producteur obligatoires depuis le début de la campagne 2026/2027.

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Moussem d’Assilah : une petite ville marocaine au cœur des grands débats

02. Oktober 2026 um 11:47
Du 2 au 18 octobre, Assilah accueille la session d’automne de la 47e édition de son Moussem culturel international. Dans cette cité de la côte atlantique, artistes, écrivains, chercheurs et diplomates se retrouvent autour de l’Afrique, du monde arabe et…

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À Marrakech, la photographie marocaine regarde le monde

01. Oktober 2026 um 12:00
Du 7 au 10 octobre, les Rencontres de la Photographie de Marrakech célèbrent deux siècles d’images. Mais leur 6e édition regarde surtout vers le présent : des échanges entre Maroc et Chine au travail critique sur l’Orient, jusqu’aux photographes de…

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Quand le Maghreb entre dans le scénario du cinéma français

30. September 2026 um 11:30
Longtemps cantonnés aux marges des récits, les héritages maghrébins ont progressivement gagné le centre du cinéma français. Du 30 octobre 2026 au 21 mars 2027, le Palais de la Porte Dorée retrace plus de six décennies de films, de carrières…

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Chiffre de la semaine : une aide européenne de 710 millions d’euros pour l’Afrique

30. September 2026 um 09:50
L’Union européenne va débloquer une enveloppe de 710 millions d’euros cette semaine pour aider tous ceux qui sont touchés par les catastrophes naturelles ou les conflits, principalement en Afrique.   C’est ce qu’a annoncé le week-end dernier la présidente de…

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Ibrahim Mahama : quand le Ghana pousse les portes de la Fondation Cartier

29. September 2026 um 10:50
À partir du 22 octobre, l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama investit le nouveau bâtiment parisien de la Fondation Cartier. Avec neuf artistes et collectifs associés, il transforme l’exposition en espace de mémoire, de transmission et de réflexion sur les futurs africains.…

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Fondation Mohammed VI : les mémorisateurs du Coran à Fès

28. September 2026 um 12:23
Des récitantes et récitants du Niger, du Nigeria, du Mali, de Somalie, de Mauritanie, de Tanzanie, de Maurice, de Côte d’Ivoire, du Liberia, de Gambie, de Guinée-Bissau et du Rwanda ont remporté les finales de la 7e édition du concours…

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De Casablanca à Rabat, une nouvelle génération s’empare de la danse

24. September 2026 um 11:43
Du 7 au 14 octobre, les Rencontres chorégraphiques de Casablanca reviennent pour une 12e édition qui s’étend jusqu’à Rabat. Une vingtaine de spectacles venus de 15 pays investiront six lieux dans les deux villes, avec une place centrale accordée aux…

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À Marrakech, le court métrage se cherche de nouveaux chemins

23. September 2026 um 11:23
Du 25 au 30 septembre, la 6e édition du Marrakech Short Film Festival réunit des films venus des cinq continents. Malte est le pays à l’honneur, tandis que la compétition marocaine met en lumière une nouvelle génération de cinéastes. En…

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Chiffre de la semaine : les Etats-Unis ont expulsé plus de 25 000 étrangers

23. September 2026 um 09:08
Le gouvernement US a passé des accords secrets avec 35 pays pour qu’ils accueillent des personnes n’ayant aucun lien avec eux. C’est ce que révèle une enquête journalistique mondiale. Depuis que Donald Trump est revenu à la Maison Blanche en…

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Edito. L’IApocalypse, mythe ou réalité ?

22. September 2026 um 14:57
Une chose est sûre : le développement de l’IA ne connaîtra pas de ralentissement malgré tout le brouhaha déclenché à la suite des confidences alarmistes de cet ancien ingénieur de Google DeepMind qui a récemment mis en garde contre les…

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Air France : Lionel Rault, DG ANSCO, Sadri Essid directeur Tunisie

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Air France annonce la nomination de Lionel Rault au poste de Directeur Général Air France-KLM pour la région Afrique du Nord, Sahel et Côte Ouest (ANSCO), à compter du 1er août 2026.

Fort de 27 années d’expérience au sein d’Air France, Lionel Rault occupait jusqu’à présent les fonctions de Directeur Général pour la région Caraïbes. Au cours de son parcours, Lionel Rault a exercé plusieurs responsabilités opérationnelles et managériales, notamment dans les escales de Paris-Charles de Gaulle et de Paris-Orly ainsi qu’à la Direction des escales France.

Après avoir occupé le poste de Chef d’escale à Toulouse, Lionel Rault a poursuivi son parcours en tant que Directeur d’Air France en Martinique, puis Directeur régional pour la Polynésie française avant de rejoindre la Direction Générale Caraïbes.

Dans ses nouvelles fonctions, Lionel Rault aura pour mission de poursuivre le développement des activités d’Air France dans l’ensemble des pays couverts par la région ANSCO, tout en accompagnant la montée en gamme de l’expérience client.

Il succédera à Nadia Azalé, appelée à exercer de nouvelles fonctions au sein du Groupe.

Lionel Rault :
« Je suis honoré et ravi de rejoindre la Direction Générale Afrique du Nord, Sahel et Côte Ouest. J’aurais à cœur de poursuivre le travail de Nadia afin de renforcer notre compétitivité et de défendre les intérêts des pays de la zone au service de nos clients. J’ai hâte de rejoindre nos équipes au professionnalisme reconnu, de tisser des relations fortes avec les autorités des différents pays et de renforcer nos liens avec l’ensemble de nos clients et partenaires. »

Nadia Azalé :
« Alors que je clôture mon expatriation dans la région Afrique Nord Sahel et Ouest, je souhaite remercier sincèrement les marchés, les équipes et nos partenaires pour leur engagement dans les réussites accomplies ensemble. Je quitte cette région avec émotion et fierté pour prendre mes nouvelles fonctions de Vice-Président France et DOM-TOM, avec une grande confiance dans l’avenir et dans la capacité des équipes à poursuivre cette belle dynamique. »

Par cette nomination, Air France réaffirme sa volonté de poursuivre son développement sur les marchés de la région ANSCO et de renforcer durablement sa proximité avec ses clients et partenaires.

Air France annonce également la nomination de Sadri Essid en tant que Directeur d’Air France Tunisie, où il succède à Olivier Dubus qui occupera le poste de Directeur Commercial de la Délégation régionale ANSCO. Sadri Essid occupait précédemment le poste de Directeur des ventes directes Maroc.

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