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Les startuppeuses africaines reçoivent moins de 1% des fonds mobilisés

23. September 2026 um 15:49

Les startups dirigées par des femmes restent en marge du paysage du financement en Afrique. C’est ce qui ressort des chiffres annoncés lors du She Code Africa Summit 2026 tenu à Lagos. Il s’agit d’une organisation visant à rendre les femmes opérant dans la technologie plus visible.

Les femmes entrepreneurs en solo ou en équipes reçoivent moins de 1 % du capital recensé sur les marchés africains. Par contre, leurs homologues masculins accaparent 91 % des ressources. Le gap est énorme.

Pour plusieurs, la réduction de cet écart passe, en partie, par le placement davantage de femmes dans les sociétés d’investissement et les fonds de capital-risque. La réalité montre que cela ne suffit pas. Il faut plutôt placer les femmes dans des positions où les décisions d’investissement sont réellement prises.

Ce manque de financement n’est pas exclusivement la responsabilité de l’écosystème. Les femmes qui ont réussi à passer le cap doivent aussi prendre leurs responsabilités et soutenir d’autres femmes en quête de ressources pour se développer.

En même temps, il faut améliorer la manière d’aller chercher des capitaux. Les femmes doivent maîtriser leurs opérations, développer des relations avec les investisseurs et communiquer clairement à la fois leur proposition de valeur et leur potentiel de croissance. Les bailleurs de fonds cherchent de plus en plus de la rentabilité et sans des perspectives claires de pouvoir dégager des bénéfices dans des délais logiques, il est quasiment impossible de les convaincre.

Enfin, les fonds propres ne sont pas la seule voie. La dette pourra ouvrir plus de pistes pour accéder aux ressources financières et les statistiques montrent qu’elles représentent aujourd’hui le principal levier de financement dans le continent.

Il faudra de longues années pourque cette situation s’améliore. L’accompagnement et l’encadrement des femmes est le seul moyen capable de les aider à concrétiser leurs projets.

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Qui investit en Tunisie?

23. September 2026 um 15:43

Les discussions sur l’investissement en Tunisie, ses défaillances et la nécessité de le stimuler rythment notre quotidien. En revanche, rares sont les occasions où l’on évoque la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF), le concept qui traduit pourtant la réalité tangible de l’investissement.

La FBCF regroupe les actifs corporels (constructions, équipements et machines et actifs biologiques cultivés) et incorporels (R&D, logiciels informatiques et bases de données et dépenses d’exploration minière). Le terme “brute” signifie que le calcul ne déduit pas la consommation de capital fixe.

En 2025, la FBCF a totalisé 26,457 milliards de dinars. Sur la période 2021-2025, la croissance moyenne était de 6,1 %. Bien évidemment, la FBCF est exprimée en valeur nominale. Dans un contexte d’inflation comme le nôtre, une partie de cette hausse ne reflète pas forcément une augmentation du volume physique des investissements, mais simplement la hausse des différentes composantes de cet indicateur.

La dynamique relative observée porte l’empreinte des sociétés non financières, dont les investissements productifs ont progressé de 12,2 % en moyenne sur 2021-2025, totalisant 11 339 milliards de dinars. Ce rebond montre un effort de modernisation des équipements et des capacités industrielles malgré un climat économique complexe.

Le second contributeur à la FBCF n’est autre que les ménages. En d’autres termes, c’est l’investissement dans l’immobilier. Il tend à se stabiliser, avec une croissance moyenne de 1,5 % entre 2021 et 2025. Il est freiné par la contraction du pouvoir d’achat et le coût du crédit.

Pour sa part, l’administration publique subit des contraintes budgétaires sévères qui limitent sa marge de manœuvre pour porter de grands projets d’infrastructures, maintenant l’investissement public sous des seuils optimaux. La FBCF est de l’ordre de 5 769 MTND fin 2025, soit une croissance moyenne 2021-2025 de 3,3 %.

Enfin, les institutions financières affichent des investissements de 592 MTND seulement, soit 2,2 % seulement de la FBCF nationale. Bien que faible, il est normal du moment que leur cœur de métier est l’intermédiation financière.

Reste enfin à préciser que dans sa globalité, la FBCF demeure insuffisante. Elle ne représente que 15,4 % du PIB, alors que des pays comme le Maroc ou l’Ethiopie affichent des niveaux supérieurs à 30 %. C’est pourquoi il est impératif de libéraliser l’initiative économique.

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Banque mondiale: la croissance moyenne de la Tunisie en 2027-2028 serait de 2,1%

23. September 2026 um 15:34

Dans une note sur la Tunisie, intitulé “Le défi de l’eau en Tunisie: de la pénurie à la résilience”, la Banque mondiale a donné ses prévisions pour la croissance de l’économie sur la période 2026-2028.

Pour 2026, la croissance devrait être de l’ordre de 2,3 %, portée par une reprise de l’agriculture et des industries mécaniques et électriques. Initialement attendue à 2,5 %, le conflit au Moyen Orient a pesé sur les perspectives de cette année. Les espoirs provenaient de la production agricole, en particulier l’huile d’olive et les céréales, de l’activité manufacturière accrue, notamment mécanique et électrique. Néanmoins, l’incertitude mondiale risque de freiner la demande extérieure, en particulier en provenance de l’UE, principal marché d’exportation de la Tunisie.

À moyen terme (2027-2028), la croissance économique devrait ralentir pour atteindre une moyenne de 2,1 %. Les principales inquiétudes demeurent la persistance d’un environnement de financement tendu et des obstacles à l’entrée sur le marché. À court terme, la hausse de l’incertitude commerciale, le financement extérieur restreint et l’augmentation continue de la dépendance énergétique pourraient poser des défis à la croissance et à la stabilité macroéconomique. Les perspectives à moyen terme pourraient s’améliorer sensiblement si la Tunisie entreprenait des réformes visant à renforcer les finances publiques, à moderniser les entreprises publiques et à promouvoir une plus grande concurrence.

Le déficit des comptes courants devrait s’établir à 4,1 % du PIB en 2026, à cause d’un déficit commercial plus large, partiellement compensé par la croissance modérée des recettes touristiques. À moyen terme, le déficit devrait légèrement diminuer pour s’établir à 3,1 % du PIB d’ici 2028.

Les investissements directs étrangers devant rester stables et les entrées de portefeuille minimes, les pressions sur le financement extérieur devraient rester élevées. Compte tenu des options de financement extérieur limitées, les autorités pourraient recourir à des emprunts en devises auprès de la Banque centrale.

Des pressions sur les dépenses devraient affecter les finances publiques en 2026. Le déficit budgétaire devrait atteindre 6,0 % du PIB en 2026, contre 5,3 % en 2025, les subventions énergétiques devant augmenter en raison du conflit au Moyen-Orient. À moyen terme, le déficit serait de 4,7 % du PIB d’ici 2028, sous l’effet des efforts visant à contenir la masse salariale et de la baisse des subventions.

La dette publique devrait diminuer légèrement pour atteindre 81,9 % du PIB en 2028, contre 84,2 % pour cette année. En termes nominaux, les besoins bruts de financement devraient atteindre 27,3 milliards de dinars en 2026 et 26,2 milliards en 2027, en raison de la hausse du remboursement de la dette. Le financement du déficit restera difficile, compte tenu de la stratégie visant à limiter l’endettement extérieur. L’accentuation du recours au financement intérieur comporte des risques importants, notamment l’éviction potentielle du crédit au secteur privé, des pressions inflationnistes et des vulnérabilités dans le système bancaire, même si les risques extérieurs sont réduits.

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