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Nostalgies : Entre Théâtre municipal, Marché central et Sidi Mahrez

17. September 2026 um 10:43

Devant le Théâtre municipal. Je retrouve un groupe d’amis en bas des marches et nous entrons dans la Bonbonnière par la porte de la rue de Grèce.

Le hasard fait que mon amie Karolin a travaillé au Berliner Ensemble et qu’elle voue une grande admiration à Bertolt Brecht.

Après un tour dans les allées et le foyer du Théâtre, avec le directeur Abbés Libirsou et l’un de ses assistants, on nous montre une affiche miraculeuse.

Elle témoigne du passage du Berliner Ensemble à Tunis, dans notre Théâtre municipal, pour une représentation du Cercle de craie caucasien, l’une des œuvres majeures du grand Brecht.

Mon amie est aux anges et trouve même des ressemblances entre notre théâtre et celui berlinois où a travaillé Brecht. Nous évoquons les grands travaux du dramaturge allemand et j’évoque la fascination qu’il a exercée sur les gens de théâtre dans la Tunisie des années soixante-dix.

Comment oublier que La Noce du Nouveau Théâtre est une libre adaptation de Brecht ?

Comment oublier que Moncef Souissi ou Ezzeddine Madani étaient marqués par l’écriture brechtienne ?

Comment oublier la sacro-sainte distanciation qui fut le principe théatral de toute une époque qui venait de tourner la page Aly Ben Ayed ?

C’est devant le portrait de ce dernier en Caligula que nous terminons notre visite par des considérations sur la langue de notre théâtre et son tiraillement entre le dialecte tunisien et l’arabe littéraire.

Cap sur le Marché central que nous abordons par la halle aux poissons. Les sardines sont souveraines et le merlan fait bonne figure. Sur un des étals des mains expertes décortiquent des chevrettes et à côté, un commerçant nettoie son stand à grande eau.

Un peu plus loin, halle des fruits et légumes, je découvre les premiers annab de l’année. Ponctuels, ils annoncent la saison des jujubes et des azeroles dont les marchands ont commencé à sillonner les rues, leur couffin à la main.

Nous traversons le marché pour nous rendre à Bab Bhar et empruntons la rue de la Kasbah pour explorer les méandres textiles de Tunis puis rallier Dar El Monastiri et la zaouia de Sidi Mahrez. C’est là que nous accomplissons le rituel de la ziara dans un sanctuaire bondé.

Mes amis s’approchent du cénotaphe après avoir ôté leurs chaussures et s’extasient devant la majesté du lieu.

Alors que nous quittions Sidi Mahrez, une dame âgée, voilée dans son sefsari, engage une brève conversation en langue française. Elle me rappelle la génération de ma grand-mère et toutes mes aïeules dispersées dans l’humus des cimetières.

Elle me suggère aussi que les rencontres inattendues dans ces sanctuaires, ne sont jamais fortuites et nourrissent des impressions de déjà-vu et de mystérieuses apparitions.

Avant de quitter Sidi Mahrez, nous nous arrêtons devant Chokri le confiseur qui nous offre du nougat et des bâtonnets de sésame.

Ce geste réveille en moi le souvenir du smat, ces offrandes bénies que les adultes apportaient aux enfants lorsqu’ils visitaient le mausolée d’un saint personnage.

J’ai pour habitude de répéter que mon premier contact avec la spiritualité était un goût exquis de nougat et cette visite ne déroge pas à cette madeleine proustienne puisque la pâte blanche sertie d’amandes me fait basculer quelques instants dans le territoire de l’enfance.

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Mission économique autrichienne : Énergie, tourisme et 22 entreprises

17. September 2026 um 10:02

Double événement diplomatique pour la Tunisie et l’Autriche en ce mois de septembre avec d’une part, la visite officielle du ministre fédéral autrichien de l’économie, de l’énergie et du tourisme et celle d’une importante mission économique.

C’est le 29 septembre 2026 qu’aura lieu la visite du ministre fédéral autrichien de l’Économie, de l’Énergie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer.

Le ministre autrichien sera accompagné par une délégation commerciale de haut niveau placée sous la direction de Jochen Danninger, secrétaire général de la Chambre économique fédérale d’Autriche.

Forte de 22 entreprises autrichiennes, la délégation explorera de opportunités commerciales, consolidera ses partenariats existants et connectera l’innovation autrichienne aux marchés tunisien et aussi algérien.

Plusieurs secteurs sont concernés par cette mission économique : Énergie verte & Hydrogène, énergies renouvelables, infrastructures & coopération industrielle, technologies environnementales.

Le programme comprendra des forums économiques, des rencontres ciblées, des discussions politiques et économiques de haut niveau, des visites d’entreprises et des événements de réseautage – avec pour objectif de transformer ces échanges prometteurs en coopérations concrètes.

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Entre Bab Bhar et l’avenue de France

16. September 2026 um 09:07

Le cœur de Tunis ressemble à un cimetière. Il y a quelques années, j’avais eu la même impression en visitant Hammam-Lif, une ville dont la plupart des repères ont été effacés.

Quelques pas sur l’avenue de France me révèlent le délabrement inouï de cette artère pourtant sillonnée chaque jour par des milliers de touristes. Trottoirs crasseux, rideaux de fer baissés, immeubles en pleine débandade : comment accepter que deux édifices en ruines balisent les deux versants de cette avenue ?

Il y a à peine cinquante ans, elle alignait sur ses deux rives le centre culturel américain, le British Council et le Goethe-Institut. Il y a cinquante ans, Saliba, Tournier, Sakati, Ennajah qui furent parmi les plusieurs grandes librairies de Tunis, se trouvaient toutes ici.

Toutes les images de l’avenue de France m’assaillent. Le Café du Maghreb, le kiosque à journaux d’Ali Ben Yahia, madame Cohen Tannugi respectée par tous les riverains, Raymond Barre allant à pied vers le Chez Nous pour y déjeuner, le Café Carthage sous les arcades, la Javanaise et ses glaces, les tissus multicolores du Prince de Galles, le Magasin général bien sûr et aussi les vespasiennes devant lesquelles se bousculaient les cochers du Tunis d’antan.

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Snapshot : En ruines sur l’avenue de la Liberté

15. September 2026 um 09:02

Malgré son style architectural et son caractère, cet édifice de l’avenue de la Liberté est laissé à l’abandon depuis plusieurs années.

L’immeuble tombe en ruines et perd ses balcons dans l’indifférence des passants qui il est vrai, en ont vu d’autres en matière d’anciennes demeures menaçant de s’effondrer.

Cet immeuble se trouve en face de Bourguiba School. Dans le passé, il avait même hébergé des cours de l’Institut des langues vivantes.

Aujourd’hui, cet immeuble est simplement abandonné à son sort.

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