Normale Ansicht

Phosphates : Un plan de modernisation de 110 millions d’euros pour relancer la production de la CPG

28. Juli 2026 um 19:11

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi, avec 58 voix pour, 13 voix contre et 9 abstentions, un projet de loi portant approbation de l’accord de garantie, conclu entre la République tunisienne et la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), le 3 novembre 2025 au profit de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG). Ce financement, composé d’un crédit de 110 millions d’euros (l’équivalent de 371 millions de dinars) et d’un don de 7 millions d’euros, vise à moderniser les équipements de la compagnie, renforcer ses capacités de production et améliorer ses performances environnementales.

Un programme pour renouveler les équipements miniers

Le projet prévoit l’acquisition de nouveaux équipements destinés aux activités d’extraction et de transport du phosphate, notamment des engins modernes de forage et des moyens logistiques adaptés aux besoins de la CPG.

Lire aussi : Tunisie : Le phosphate vise 9,4 millions de tonnes en 2035, après une décennie de panne

L’objectif est d’augmenter les capacités opérationnelles de la compagnie et de permettre une reprise durable de la production nationale de phosphate, un secteur stratégique pour l’économie tunisienne.

Un volet environnemental au cœur du projet

Le financement de la BERD prévoit également l’installation d’une unité de filtration à haute pression destinée au traitement et à la réutilisation des eaux usées.

Cette composante environnementale doit permettre de réduire la consommation des ressources hydriques souterraines, d’améliorer la gestion des rejets industriels et d’inscrire l’activité de la CPG dans une démarche conforme aux exigences de la transition verte.

La relance d’un secteur stratégique

Accordé directement à la CPG avec la garantie de l’État tunisien, le crédit sera remboursé sur une période de 10 ans, dont trois années de grâce, tandis que la durée d’exécution du projet est fixée à trois ans.

Lire aussi : Phosphates : Omar Bouzouada prend les commandes de la CPG et du GCT

À travers cet investissement, les autorités ambitionnent de restaurer la compétitivité de la compagnie, d’améliorer sa gouvernance et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs. La reprise du secteur des phosphates devrait également contribuer à accroître les exportations, générer davantage de recettes en devises et soutenir les finances publiques.

Un défi majeur pour retrouver la place historique du phosphate tunisien

La modernisation de la CPG intervient dans un contexte marqué par le recul de la production de phosphate au cours des dernières années. La compagnie, longtemps considérée comme l’un des principaux moteurs économiques du pays, doit désormais relever le défi de la productivité, de la stabilité sociale et de la modernisation industrielle afin de retrouver une place compétitive sur les marchés internationaux.

En juin dernier, un plan d’investissement estimé à près de 2,7 milliards de dinars avait été présenté jeudi devant la Commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts, alors que la CPG et le GCT restent confrontés à des difficultés financières, logistiques et industrielles persistantes. L’objectif est d’autant plus ambitieux que la production moyenne de phosphates de la dernière décennie n’a pas dépassé 3,2 à 3,4 millions de tonnes par an, très loin des niveaux d’avant 2011 lorsque la production atteignait environ 8,2 millions de tonnes par an.

La production de phosphate devrait atteindre environ 4,5 millions de tonnes en 2026. Toutefois, plusieurs contraintes continuent de peser sur l’activité, notamment les difficultés de transport et l’insuffisance des ressources en eau utilisées pour le lavage du phosphate.

Lire aussi :

L’article Phosphates : Un plan de modernisation de 110 millions d’euros pour relancer la production de la CPG est apparu en premier sur webdo.

ARP: près de 750 millions de dinars approuvés pour relancer la CPG et le GCT

23. Juli 2026 um 15:00

Le secteur tunisien des phosphates franchit une nouvelle étape dans son plan de redressement. La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé trois projets de loi autorisant l’État à garantir des financements internationaux destinés à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et au Groupe chimique tunisien (GCT), selon une dépêche de l’agence TAP.

L’opération représente près de 750 millions de dinars. Elle comprend un prêt de 110 millions d’euros accordé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à la CPG, ainsi que deux financements totalisant 120 millions de dollars mobilisés auprès de la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) au profit du GCT.

Pour la CPG, ces ressources serviront à moderniser les installations de production. Le programme prévoit le renouvellement d’une partie du matériel d’extraction, l’installation de nouvelles unités de filtration et la mise à niveau de plusieurs équipements afin d’améliorer les performances industrielles et de réduire les coûts d’exploitation.

Le financement couvre également le projet CAPSA, une unité de traitement des eaux industrielles. Son objectif est de porter le taux de réutilisation des eaux usées de 60 % à plus de 90 %. Dans le bassin minier, où les ressources en eau sont limitées, cette amélioration doit permettre de diminuer la consommation d’eau liée aux activités minières.

Le GCT utilisera, de son côté, les financements de l’ITFC pour acheter du soufre et de l’ammoniac, deux matières premières indispensables à la fabrication des engrais. L’objectif est de sécuriser les approvisionnements, dans un contexte marqué par la volatilité des prix internationaux, et d’assurer la continuité de la production.

Selon le ministère de l’Industrie, ces financements s’inscrivent dans le programme de réforme du secteur des phosphates. Les investissements prévus devraient permettre à la CPG d’augmenter sa capacité d’extraction d’environ 30 % au cours des prochaines années.

Longtemps considéré comme l’un des moteurs des exportations tunisiennes, le secteur des phosphates a vu sa production reculer ces dernières années sous l’effet de difficultés sociales, logistiques et d’un sous-investissement des infrastructures. La remise à niveau des équipements et la sécurisation de l’approvisionnement des unités de transformation constituent donc deux leviers essentiels pour retrouver un rythme de production plus stable.

Après l’approbation de la commission parlementaire, la concrétisation de ces investissements dépendra désormais de leur mise en œuvre sur le terrain et de leur capacité à produire les résultats attendus sur la production et les exportations.

L’article ARP: près de 750 millions de dinars approuvés pour relancer la CPG et le GCT est apparu en premier sur Managers.

❌