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3100 commandes en 1 heure : La Toyota chinoise qui affole le marché

21. April 2026 um 10:03

Trois mille cent commandes en une heure. Le chiffre impressionne, mais il dit surtout une chose : Toyota a trouvé la bonne formule. Le constructeur affirme avoir enregistré plus de 3100 commandes en Chine pour sa nouvelle berline électrique, la Toyota bZ7, en à peine soixante minutes, selon des données communiquées par sa coentreprise avec le groupe chinois GAC Group. Avec un prix affiché autour de 21.500 dollars, soit près de 65.000 dinars, et jusqu’à 700 km d’autonomie, le modèle change immédiatement les repères du marché.

À ce niveau de prix, l’équation change. Car cette berline, par ses dimensions et son équipement, joue dans une catégorie supérieure. Elle ne se contente pas d’être abordable : elle remet en cause les repères actuels du marché électrique, encore dominé ailleurs par des modèles plus chers.

Une équation prix-prestations qui bouscule le marché

Le succès ne tient pas seulement à la fiche technique. Il tient à ce qu’elle révèle : une capacité à produire des véhicules performants à des coûts très compétitifs. Production locale, chaîne d’approvisionnement optimisée, technologies intégrées… autant de facteurs qui permettent de tirer les prix vers le bas sans sacrifier l’équipement.

Dans ce contexte, la voiture devient moins un produit qu’un signal. Celui d’une industrie qui change de centre de gravité, où la bataille ne se joue plus uniquement sur l’innovation, mais sur le coût et la vitesse d’exécution.

Une voiture globale… mais pas pour tous les marchés

Car cette Toyota est d’abord une voiture chinoise dans sa logique. Produite en Chine, pensée pour ce marché et largement portée par un écosystème local, elle illustre une stratégie claire : s’aligner sur les règles du jeu imposées par la Chine pour rester compétitif.

Reste une question plus proche : ce type de modèle pourrait-il un jour arriver en Tunisie ? Sur le papier, son prix la rend immédiatement plus crédible que beaucoup d’électriques actuelles. Mais entre fiscalité, coûts d’importation, réseau de recharge limité et pouvoir d’achat, le passage au marché tunisien reste loin d’être évident.

Ce lancement ne raconte donc pas seulement le succès d’un modèle. Il montre surtout où se fabrique désormais la voiture électrique compétitive — et rappelle que tous les marchés ne pourront pas suivre au même rythme.

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Tunisie Catering électrifie sa flotte avec des véhicules fabriqués localement

08. April 2026 um 18:13

Tunisie Catering franchit une nouvelle étape dans sa stratégie environnementale. Dans un communiqué, l’entreprise annonce le lancement opérationnel d’une flotte de voitures électriques destinée à ses agents, en partenariat avec Bako Motors. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à réduire l’empreinte carbone tout en maintenant la qualité des services fournis.

Selon la même source, l’introduction de ces véhicules écologiques marque un tournant dans les pratiques logistiques de l’entreprise. Tunisie Catering met ainsi en avant son engagement en faveur d’un modèle plus durable, à travers l’intégration progressive de solutions de mobilité propre au sein de ses activités quotidiennes.

Une dynamique globale de transition énergétique

Ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de transition énergétique, de plus en plus adoptée par les entreprises opérant en Tunisie. L’usage de véhicules électriques permet non seulement de limiter les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de réduire les coûts liés au carburant à moyen et long terme.

Lire aussi : Transition énergétique : L’UE mobilise 35,8 millions d’euros pour les projets solaires en Tunisie

Mais que représente exactement Bako Motors ? Bako Motors est une start-up tuniso-allemande fondée en 2021, spécialisée dans les véhicules électriques solaires pour la micro-mobilité et la livraison urbaine. Basée à Mghira, elle produit des tricycles et petits utilitaires (Bako Bee, B-Van) à partir de 12 000 DT, combinant recharge électrique et panneaux solaires.

Moderniser les opérations

Avec ce partenariat, Tunisie Catering rejoint le cercle des entreprises qui misent sur l’innovation verte pour moderniser leurs opérations. Un signal fort, alors que les enjeux environnementaux occupent une place croissante dans les stratégies économiques, y compris en Tunisie.

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Automobile en Tunisie : La transition énergétique face à la montée du marché parallèle

11. März 2026 um 12:20

Le marché automobile tunisien révèle un paradoxe de plus en plus visible : alors que les autorités encouragent la transition énergétique et l’adoption de véhicules électriques et hybrides, les importations de voitures d’occasion via le marché parallèle continuent de progresser.

Intervenant mercredi sur les ondes de Mosaïque FM, Ibrahim Debbache, président de la Chambre nationale des constructeurs et des concessionnaires automobiles, a indiqué que plus de 90.000 voitures ont été importées en Tunisie en 2025. Sur ce total, 63.000 véhicules ont été introduits via les concessionnaires officiels, tandis qu’une part importante correspond à des voitures d’occasion importées via des circuits parallèles.

Un marché parallèle en expansion

D’après les données présentées par les professionnels du secteur, le phénomène s’est accentué récemment.

Au début de l’année 2026, environ 2.500 voitures ont été importées via le marché parallèle, soit une hausse de 23 % par rapport à janvier 2025.

Dans le même temps, les importations de voitures neuves par les concessionnaires ont reculé de 14 %, avec 3.300 véhicules seulement importés sur la même période.

Cette évolution traduit un déséquilibre croissant entre le marché organisé et les circuits informels. Selon Ibrahim Debbache, pour quatre voitures neuves importées légalement, une voiture d’occasion entre désormais sur le territoire via le marché parallèle.

Un impact direct sur la transition énergétique

Cette situation inquiète les professionnels du secteur automobile, car les véhicules introduits via ces circuits sont généralement âgés de quatre à cinq ans et équipés de moteurs thermiques.

Autrement dit, alors que la Tunisie cherche à réduire la dépendance aux carburants fossiles et à encourager les véhicules électriques et hybrides, l’essor du marché parallèle contribue à renforcer la présence de voitures thermiques sur les routes.

Les concessionnaires estiment que ce phénomène risque de freiner les efforts engagés par l’État pour orienter le marché vers des motorisations plus propres.

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L’hybride pourrait devancer l’électrique

Par ailleurs, les professionnels anticipent une évolution des préférences des consommateurs. Malgré les incitations prévues dans la loi de finances 2026, notamment la réduction des droits de douane sur les véhicules électriques et hybrides, l’adoption des voitures 100 % électriques pourrait rester limitée.

La principale raison avancée est le manque d’infrastructures de recharge à l’échelle nationale, qui continue de susciter des réticences chez de nombreux acheteurs.

Dans ce contexte, les voitures hybrides pourraient gagner du terrain, car elles offrent une solution intermédiaire permettant de combiner motorisation électrique et carburant traditionnel.

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Les concessionnaires appellent à une intervention

Face à cette situation, les professionnels du secteur demandent la tenue d’une réunion urgente avec le ministère du Commerce afin d’examiner les moyens de mieux encadrer le marché automobile.

Ils estiment que la régulation du marché parallèle sera déterminante pour préserver l’équilibre du secteur et accompagner les objectifs de transition énergétique fixés par les autorités.

Le marché automobile tunisien compte aujourd’hui 45 concessionnaires représentant différentes marques, dans un contexte où la demande des consommateurs évolue progressivement, notamment vers les véhicules hybrides.

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Le géant BYD recule en Chine : Geely et les nouveaux rivaux passent à l’offensive

Après plusieurs années d’hyper-croissance, le constructeur chinois BYD, devenu l’un des symboles de la révolution mondiale de la voiture électrique, connaît un début d’année plus difficile sur son propre marché. Les ventes du groupe ont nettement ralenti en Chine au cours des premiers mois de 2026, tandis que plusieurs concurrents locaux accélèrent et grignotent des parts de marché.

Selon les données publiées début mars, BYD a écoulé 190 190 véhicules en février, soit une baisse d’environ 41 % par rapport à février 2025. Sur l’ensemble des deux premiers mois de l’année, le constructeur totalise 400 241 véhicules vendus, ce qui représente un recul d’environ 36 % sur un an.

Ce ralentissement intervient alors que le marché chinois de la voiture électrique, longtemps dominé par BYD, entre dans une phase de concurrence plus intense.

Geely en tête : la concurrence chinoise se durcit

Plusieurs constructeurs locaux profitent du ralentissement du leader pour accélérer leur progression. Le groupe Geely aurait ainsi vendu environ 76 000 véhicules de plus que BYD sur la période janvier-février, une situation qui ne s’était plus produite depuis 2022.

Dans le même temps, d’autres marques affichent des progressions rapides. Les livraisons de Nio et de Zeekr augmentent fortement, tandis que le géant technologique Xiaomi, récemment entré sur le marché automobile, gagne lui aussi du terrain.

Ces évolutions illustrent l’intensité de la bataille industrielle qui se joue désormais en Chine. Après avoir dominé pendant plusieurs années, BYD doit désormais composer avec une nouvelle génération de constructeurs et d’acteurs technologiques décidés à s’imposer dans le secteur de la mobilité électrique.

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Nouvel An lunaire et guerre des prix : un ralentissement conjoncturel

Plusieurs facteurs expliquent la baisse observée en début d’année. La période du Nouvel An lunaire, qui ralentit traditionnellement l’activité commerciale pendant plusieurs semaines, a pesé sur les ventes automobiles.

À cela s’ajoutent la réduction progressive de certaines aides publiques et une concurrence de plus en plus agressive entre constructeurs, alimentée par une véritable guerre des prix sur le marché chinois de l’électrique.

Parallèlement, BYD continue d’accélérer à l’international. Les exportations du constructeur progressent rapidement et représentent désormais une part croissante de ses ventes, signe que la bataille industrielle dépasse désormais largement les frontières chinoises.

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Tunisie : l’offensive chinoise commence déjà à redessiner le marché

Cette stratégie d’expansion et de prix agressifs n’est pas sans conséquences sur d’autres marchés, y compris en Afrique du Nord. En Tunisie, l’arrivée progressive de modèles chinois plus compétitifs commence déjà à modifier certains équilibres du secteur automobile.

Sur Webdo, plusieurs articles ont récemment mis en lumière cette dynamique. Nous évoquions notamment l’offensive de BYD avec un modèle électrique proposé autour de 51 000 dinars, ou encore l’hybride affichée à 115 990 dinars, des tarifs susceptibles de bouleverser les repères du marché.

Dans le même temps, l’arrivée de ces nouveaux acteurs pousse certains concessionnaires traditionnels à réagir, y compris dans le segment premium, signe que la compétition automobile mondiale commence à produire ses effets jusque sur le marché tunisien.

Le ralentissement actuel de BYD ne signifie donc pas un retournement de tendance. Il marque plutôt l’entrée du marché chinois de la voiture électrique dans une nouvelle phase : celle d’une concurrence accrue entre plusieurs géants industriels qui se disputent désormais le leadership mondial.

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Voitures électriques : Cap sur 50 mille véhicules et 5 mille bornes à l’horizon 2030

24. Februar 2026 um 18:55

Le gouvernement tunisien enclenche une nouvelle phase de sa transition énergétique en misant résolument sur la mobilité électrique. Objectif affiché : atteindre 50 mille véhicules électriques en circulation d’ici 2030. Pour y parvenir, un dispositif fiscal et financier inédit entre en vigueur dès 2026, accompagné d’un vaste plan de déploiement d’infrastructures de recharge sur l’ensemble du territoire.

Un choc fiscal pour réduire le coût d’acquisition

Dans une communication publiée par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), les autorités détaillent un ensemble de mesures intégrées dans la loi de finances 2026, visant à rendre les véhicules électriques et hybrides rechargeables réellement compétitifs face aux modèles thermiques.

Premier levier : l’exonération totale des droits de douane et de la taxe de consommation à l’importation. À cela s’ajoute une réduction spectaculaire de la TVA, ramenée de 19% à 7%. Une baisse destinée à combler l’écart de prix à l’achat, principal frein à la démocratisation de ces véhicules.

Les avantages ne s’arrêtent pas à l’acquisition. Les propriétaires bénéficieront également d’une réduction de 50% sur les droits d’immatriculation (carte grise) et sur la vignette annuelle, allégeant ainsi le coût d’usage sur la durée.

Une prime directe et un soutien au crédit

Au-delà des incitations fiscales, le programme national de promotion de la mobilité électrique, entré en vigueur début 2026, introduit un mécanisme de soutien financier direct via le Fonds de transition énergétique (FTE).

Une prime de 10 mille dinars est accordée pour l’achat de tout véhicule électrique neuf destiné aux entreprises publiques, aux collectivités locales et aux professionnels. Une phase pilote cible en priorité les propriétaires de taxis individuels, secteur stratégique dans le paysage urbain.

Parallèlement, des facilités de financement sont prévues : l’État prend en charge une partie des marges d’intérêt appliquées aux crédits bancaires contractés pour l’achat d’un véhicule électrique. Une mesure qui vise à réduire le coût global du prêt et à encourager l’investissement des ménages comme des professionnels.

5 mille bornes pour accompagner la transition

La montée en puissance du parc électrique s’accompagne d’un plan d’infrastructures ambitieux : 5 mille bornes de recharge seront installées à travers le pays d’ici 2030. Ce maillage territorial est présenté comme une condition essentielle à l’adoption massive de la mobilité électrique, en garantissant accessibilité et autonomie aux usagers.

Derrière ces annonces, un impératif structurel : le secteur des transports pèse lourd dans le bilan énergétique national. Selon l’ANME, il représente environ 30% de la consommation finale d’énergie et plus d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en Tunisie.

En visant 50 mille véhicules électriques à l’horizon 2030, les autorités entendent ainsi réduire la dépendance aux carburants fossiles, maîtriser la facture énergétique et accélérer la décarbonation du parc automobile tunisien.

Malgré une croissance récente du nombre de voitures électriques sur les routes tunisiennes – passant d’environ 250 en 2024 à quelque 570 à la fin du premier semestre 2025 – le parc demeure marginal. Seuls quelques centaines de véhicules électriques ont été vendus jusqu’à fin octobre 2025, sur un marché où des dizaines de milliers de voitures neuves continuent d’être importées et immatriculées chaque année.

Le nombre de véhicules électriques vendus a plus que doublé, mais il reste encore très limité alors que l’ambition affichée par les autorités est d’atteindre 125.000 voitures électriques et 12.000 bornes de recharge publiques à l’horizon 2035, selon Abdelhamid Gannouni, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur des transports à l’ANME, et responsable du projet de mobilité électrique en Tunisie.

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