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Ebola : L’OMS alerte sur plus de 900 cas suspects en RDC, la Tunisie renforce ses contrôles sanitaires

25. Mai 2026 um 10:51

Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de plus de 900 cas suspects d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), dont 101 confirmés, les autorités tunisiennes ont décidé de renforcer les mesures de surveillance sanitaire aux frontières. Tunis affirme vouloir prévenir tout risque d’introduction des virus Ebola et Hantavirus à travers un dispositif de contrôle déployé dans les aéroports, ports et postes frontaliers terrestres.

Plus de 900 cas suspects recensés en RDC

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé que plus de 900 cas suspects de fièvre hémorragique Ebola ont été identifiés en République démocratique du Congo, dont 101 cas confirmés.

L’épidémie touche principalement la province de l’Ituri, dans l’est du pays, où près de cinq millions de personnes vivent dans un contexte de conflit armé et d’instabilité sécuritaire.

Selon l’OMS, les déplacements de population, la fuite de certains agents de santé et l’insécurité compliquent fortement les opérations de recherche des contacts et de prise en charge des patients.

Le 16 mai dernier, l’organisation avait classé l’épidémie liée à la souche Bundibugyo en RDC et en Ouganda comme une urgence de santé publique de portée internationale.

Le 22 mai, l’OMS a relevé son niveau d’évaluation du risque à « très élevé » au niveau national, tout en le maintenant à « élevé » à l’échelle régionale et à « faible » au niveau mondial.

La Tunisie active un dispositif de surveillance renforcé

Face à cette situation, les autorités tunisiennes ont annoncé le renforcement des contrôles sanitaires dans les différents points d’entrée du territoire.

Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, le docteur Riadh Dghafous, a indiqué que ce protocole cible principalement les voyageurs provenant de zones ayant enregistré des foyers épidémiques récents.

Le dispositif prévoit notamment la prise de température ainsi que des tests PCR pour certains cas suspects, en particulier en lien avec Ebola.

Des espaces d’isolement sanitaire ont également été aménagés afin de permettre une prise en charge immédiate des personnes présentant des symptômes ou des résultats suspects.

Les autorités tunisiennes assurent toutefois qu’aucune inquiétude particulière n’est signalée à ce stade, tout en insistant sur la nécessité de maintenir un niveau élevé de vigilance.

Les autorités sanitaires tunisiennes ont également évoqué le risque lié au Hantavirus, un virus transmis principalement par les rongeurs et connu depuis plusieurs décennies.

Selon les spécialistes, la transmission entre humains reste rare, mais certaines formes sévères peuvent provoquer des atteintes rénales ou pulmonaires importantes.

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Ebola en RDC : Plus de 80 morts, l’OMS décrète l’urgence

17. Mai 2026 um 10:42

L’Organisation mondiale de la santé a déclaré, dimanche 17 mai 2026, une urgence de santé publique de portée internationale face à l’épidémie d’Ebola qui touche la République démocratique du Congo et l’Ouganda.

Selon l’OMS, 80 décès suspects, 246 cas suspects et 8 cas confirmés en laboratoire avaient été recensés au 16 mai dans la province de l’Ituri, dans l’est de la RDC. L’agence sanitaire de l’Union africaine, Africa CDC, évoque de son côté un bilan de 88 décès vraisemblablement liés au virus sur 336 cas suspects, signe d’une situation encore difficile à évaluer précisément sur le terrain.

L’épidémie est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola. Cette souche complique la riposte sanitaire, car elle ne dispose pas des mêmes vaccins et traitements homologués que la souche Zaïre, plus connue et associée à plusieurs précédentes flambées en RDC.

Des cas signalés hors du foyer initial

Le foyer principal se situe en Ituri, notamment dans des zones où la surveillance sanitaire est rendue difficile par l’insécurité, les déplacements de population et l’accès limité aux structures médicales. Mais des cas ont également été signalés hors de cette province, notamment à Kinshasa, capitale de la RDC, et à Kampala, en Ouganda, chez des personnes ayant voyagé depuis les zones affectées.

C’est cette extension au-delà du foyer initial qui a conduit l’OMS à élever le niveau d’alerte. L’organisation estime que les pays voisins de la RDC sont exposés à un risque élevé de propagation, tout en précisant que la situation ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique.

Pas de fermeture des frontières recommandée

L’OMS appelle les autorités concernées à renforcer l’isolement des cas, le traçage des contacts, les capacités de laboratoire, la prévention dans les établissements de santé et les contrôles sanitaires aux points de passage.

En revanche, elle ne recommande pas de restrictions générales sur les voyages ou le commerce. Selon l’organisation, les fermetures de frontières risqueraient d’encourager des passages informels, plus difficiles à surveiller.

La RDC a déjà connu plusieurs flambées d’Ebola, mais cette nouvelle épidémie est suivie avec une attention particulière en raison de la souche en cause, du nombre élevé de décès suspects et de l’apparition de cas en dehors de l’Ituri.

À ce stade, aucun cas d’Ebola n’est signalé en Tunisie, qui n’avait pas non plus été touchée lors de la grande épidémie Ebola de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest.

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Hantavirus : 3 morts, 8 cas identifiés et des passagers suivis dans 13 pays

11. Mai 2026 um 08:45

Une Française rapatriée du MV Hondius, un navire de croisière d’expédition battant pavillon néerlandais, a été testée positive à l’hantavirus, tandis que 22 cas contacts ont été identifiés en France. Ce nouveau cas s’ajoute à un foyer sanitaire international apparu lors d’une traversée en Atlantique Sud, après le départ du navire d’Argentine début avril.

Selon l’OMS, huit cas ont été signalés dans ce foyer, dont trois décès. Cinq cas étaient confirmés comme hantavirus lors du point de l’OMS du 7 mai, trois autres étant alors considérés comme suspects. L’ECDC a ensuite précisé que les infections étaient liées au virus Andes, une souche d’hantavirus présente en Amérique latine et connue pour pouvoir, dans de rares cas, se transmettre entre humains lors de contacts étroits et prolongés.

Un foyer grave, mais pas une alerte mondiale

Le MV Hondius comptait près de 150 passagers et membres d’équipage, de 23 nationalités différentes. Les premiers cas sont apparus en avril, avec des symptômes respiratoires sévères, parfois accompagnés de fièvre et de troubles digestifs. Trois personnes sont décédées : un couple néerlandais et une ressortissante allemande, selon Reuters.

Les autorités sanitaires appellent toutefois à la prudence dans l’interprétation de cette alerte. L’OMS considère que le risque pour la population générale reste faible, même si l’incubation du virus Andes peut aller jusqu’à six semaines et que de nouveaux cas peuvent encore être détectés parmi les personnes exposées.

Les 13 pays concernés par le suivi

L’OMS indique avoir officiellement informé 12 pays dont des ressortissants avaient débarqué à Sainte-Hélène, dans l’Atlantique Sud : Canada, Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Saint-Kitts-et-Nevis, Singapour, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni et États-Unis. À cette liste s’ajoute l’Afrique du Sud, où les autorités sanitaires suivent les personnes ayant voyagé sur le même vol qu’une passagère symptomatique décédée après son arrivée à Johannesburg.

D’autres pays sont également impliqués dans la gestion du dossier, notamment la France, après le test positif d’une passagère rapatriée, ainsi que l’Espagne, qui a accueilli le navire aux Canaries pour organiser les évacuations. Reuters rapporte que des vols de rapatriement ont été organisés vers le Canada, les Pays-Bas, la Turquie, la France, le Royaume-Uni, l’Irlande et les États-Unis, tandis que certains passagers ont été transférés vers Madrid.

Traçage, quarantaine et rapatriements

L’enjeu n’est donc pas celui d’une propagation mondiale comparable au Covid, mais celui d’un traçage international complexe. Les passagers exposés doivent être testés à leur arrivée, puis orientés vers des hôpitaux, des structures de quarantaine ou un isolement à domicile, selon les règles de chaque pays.

L’OMS a recommandé une quarantaine de 42 jours pour les passagers du navire, en raison de la durée possible d’incubation du virus. L’ECDC, de son côté, a publié des recommandations spécifiques pour les autorités européennes chargées de gérer les passagers, les soignants et les personnels de transport impliqués dans les évacuations. (Reuters)

Pour l’heure, le foyer reste circonscrit au MV Hondius et aux personnes qui ont été directement exposées. Mais la diversité des nationalités à bord explique la mobilisation de plusieurs gouvernements et le suivi sanitaire dans au moins 13 pays.

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