Le juge d’instruction chargé des affaires des enfants près le Tribunal de première instance de Tunis 2 a délivré, vendredi 2 octobre, des mandats de dépôt contre l’ensemble des personnes arrêtées dans l’affaire d’agression sexuelle visant une mineure de 16 ans à Mellassine. Les interrogatoires approfondis sont prévus le 7 octobre.
Tous les suspects arrêtés placés en détention
Selon Mosaïque FM, les mandats de dépôt concernent notamment deux jeunes femmes, un infirmier, le frère de l’un des principaux suspects et le propriétaire du domicile où les faits présumés se seraient déroulés. La décision intervient après plusieurs jours d’enquête et de gardes à vue dans cette affaire.
D’autres personnes avaient également été inscrites sur la liste des individus recherchés dans le cadre de l’enquête. Certaines sont soupçonnées d’être impliquées dans les faits faisant l’objet de l’instruction, tandis que des soupçons distincts portent sur des agressions qui auraient visé des agents des forces de l’ordre lors de l’intervention sécuritaire.
Des interrogatoires prévus le 7 octobre
Le juge d’instruction a fixé au 7 octobre la date des interrogatoires approfondis. Les confrontations judiciaires devraient intervenir ultérieurement, en fonction notamment de l’évolution de l’état physique et psychologique de la victime.
L’enquête judiciaire se poursuit donc afin de déterminer précisément le rôle de chacune des personnes impliquées et les circonstances des faits.
Selon des sources citées par Mosaïque FM, les examens médicaux réalisés sur la victime auraient confirmé qu’elle avait subi un viol. Les enquêteurs auraient également saisi un téléphone portable qui aurait pu servir à filmer les faits.
À Tunis, une adolescente, Yakine, est devenue le centre d’une enquête pour agression sexuelle présumée. Autour d’elle, versions contradictoires, arrestations, recherches et rumeurs. Mais derrière le fait divers, une question plus silencieuse apparaît : qu’apprenons-nous réellement à nos enfants lorsqu’il s’agit de leur corps, de leurs limites et du refus de l’autre ?
Manel Albouchi *
Dans une époque saturée d’images et de jugements instantanés, la retenue est déjà une responsabilité.
Depuis quelques jours, l’affaire de Yakine, une jeune fille qui a subi des violences ayant nécessité son hospitalisation, suscite une vive émotion en Tunisie. Une société entière s’est mise à regarder. Les spéculations se sont multipliées, des récits se sont construits sur des informations fragmentaires, et plusieurs se sont improvisés profilers en dressant déjà le profil psychologique de personnes dont la responsabilité n’est pas établie par la justice. Mais, l’enquête sur cette affaire délicate se poursuit et nous ne savons pas encore tout.
Entre indignation et intrusion
Regarder sans posséder. C’est ici qu’il faut tracer une frontière nette entre deux mouvements collectifs.
D’un côté, l’opposition saine : poser des balises, refuser la banalisation de la violence, exiger la vérité et protéger les droits fondamentaux.
De l’autre, l’intrusion destructrice : partager photos, prénoms, vidéos et rumeurs. La victime réelle devient alors un personnage collectif, et son intimité, une conversation nationale.
Cette seconde pente dit quelque chose de notre lien social. Le lynchage médiatique ou virtuel est une pathologie contemporaine : une foule jetée en pâture à l’émotion brute, nourrie par le sensationnalisme, où la justice et la complexité sont étouffées par le vacarme de l’opinion.
Une mineure victime de violences n’est pas un symbole ou le support de nos colères. Les autorités ont appelé à préserver sa vie privée. Même lorsque nous voulons nous indigner, nous devons respecter ses limites et ne pas transformer son drame en spectacle.
Avant la théorie, il y a un corps. Un corps qui peut être blessé, contraint, et dont le propriétaire devrait rester celui qui l’habite.
Le premier non de l’enfant
Toute l’éducation au consentement commence bien avant l’adolescence, dans les gestes ordinaires : entre «Donne un bisou à…» ; et «Tu veux faire un bisou ?» ; «Non.» «D’accord.»
Ces deux scènes minuscules enseignent une double évidence : mon corps m’appartient ; le corps de l’autre lui appartient.
Le premier «non» de l’enfant est rarement confortable ; l’adulte y voit parfois de l’insolence. Pourtant, respecter le refus de l’enfant ne signifie pas abolir l’autorité. La psychologie du développement distingue avec précision le soutien à l’autonomie du contrôle psychologique. Une vaste méta-analyse portant sur 238 études (Bradshaw et al., American Psychologist, 2025) confirme sur plus de 126 000 participants l’association profonde entre le soutien parental à l’autonomie et l’épanouissement des enfants, tandis que le contrôle psychologique se trouve invariablement lié aux indicateurs de mal-être, et ce, à travers toutes les cultures.
Une autorité juste («Je ne peux pas te laisser faire cela, car c’est dangereux») pose les limites nécessaires à la sécurité.
Le contrôle psychologique («Tu n’as pas le droit de vouloir autre chose que moi») étouffe le sujet.
Le deuxième non
Il existe un apprentissage symétrique, tout aussi difficile : apprendre à recevoir le non de l’autre.
«Je ne veux pas.» Cette phrase peut produire de la déception, de la frustration, parfois de la colère. Mais elle ne constitue pas nécessairement une injustice. L’autre peut ne pas vouloir, ne pas aimer ce que j’aime, refuser mon invitation, interrompre une relation ou ne pas répondre à mon désir. Et je peux souffrir de ce refus sans avoir pour autant un droit sur celui qui me refuse.
Le désir ne crée pas un droit. La frustration ne crée pas une dette chez l’autre. Le refus de l’autre n’est pas automatiquement une attaque contre moi. Mon désir n’est pas ton désir. Ma colère n’est pas ton obligation. Mon corps n’est pas ton territoire, ton corps n’est pas le mien. Je peux t’aimer et accepter ton refus. Tu peux m’aimer et refuser quelque chose.
Cette séparation n’est pas une rupture du lien : elle en est la condition. Car si l’autre doit vouloir ce que je veux pour rester proche de moi, il n’est jamais véritablement autre : il devient une extension de mon désir.
Lorsqu’un enfant apprend de manière répétée à renoncer à ses propres limites (parce que sa colère est systématiquement invalidée ou son refus qualifié d’insolence), il risque d’intégrer que la volonté du plus fort l’emporte toujours.
Bien entendu, cela ne désigne en rien une fatalité et ne jette le discrédit ni sur les familles ni sur les victimes. Sur le plan clinique, ces contextes de confiscation précoce constituent toutefois un terrain propice où certaines difficultés risquent de se déployer au fil des âges.
A l’adolescence : la vulnérabilité face aux emprises. Faute d’avoir pu expérimenter la valeur de son «non» dans un cadre sécurisant, le jeune adulte en devenir peut se retrouver plus désarmé face aux pressions extérieures, s’exposant plus facilement à des influences ou à des dynamiques d’emprise.
En couple : les tourments de la dépendance affective. Plus tard, l’adulte risque de s’oublier dans ses relations amoureuses par peur panique du rejet. Par un mouvement symétrique, l’absence d’exposition au «non» de l’autre rend parfois la frustration intolérable, faisant basculer la relation entre angoisse fusionnelle et besoin de contrôle.
Au travail : l’épuisement et le faux-self. Cette incapacité à poser des limites peut mener à une suradaptation chronique. L’adulte endosse alors un «faux-self », ce masque social et protecteur façonné pour plaire et répondre aux attentes de la performance, au risque de s’épuiser, voire de glisser vers le burn-out par peur de l’exclusion.
Dans la relation parentale : l’enfant comme extension. C’est parfois là que la boucle se boucle. Un parent lui-même carencé dans son histoire personnelle peut tisser un lien fusionnel où l’enfant est inconsciemment perçu comme une extension de soi. Le moindre «non» de l’enfant est alors vécu non comme une saine étape d’individuation, mais comme une menace existentielle.
Du foyer à la société
Ce qui se tisse dans l’intimité du foyer résonne inévitablement au-delà de ses murs. Une éducation qui confisque la nuance et le refus cultive insensiblement un terreau de docilité, où l’obéissance finit par l’emporter sur l’esprit critique. Le pli pris face à l’injonction absolue («parce que je l’ai dit») prépare le terrain à d’autres formes de soumission face au dogme ou à l’arbitraire.
De même, à plus grande échelle, les structures pyramidales ou les climats sous tension partagent parfois cette même allergie à la contradiction : lorsque le désaccord est reçu non comme un dialogue, mais comme une insubordination, c’est toute la vitalité démocratique qui s’étiole. L’intolérance au «non» (qu’elle s’exerce à l’échelle d’une maison ou dans les rouages du pouvoir obéit toujours à la même grammaire de l’emprise.
Qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?
L’enjeu éducatif n’est ni de supprimer l’autorité ni de fabriquer des enfants qui disent non à tout, mais de construire une relation où l’enfant comprend que son non compte, que celui de l’autre compte aussi, et qu’il peut être frustré sans être victime d’une injustice.
C’est là que l’autonomie rencontre l’empathie. Alors, la véritable question que nous laisse l’affaire de Yakine n’est pas seulement «comment en sommes-nous arrivés là ?», mais plus profondément : qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?
Car un enfant à qui l’on apprend que son non a une valeur comprend aussi que celui de l’autre compte. Et la culture du consentement commence exactement là : dans la façon dont un adulte, face à un enfant qui refuse, sait répondre simplement : «D’accord. J’ai entendu.»
Une femme de 22 ans a été arrêtée hier, dans le cadre de l’affaire de la séquestration et du viol de l’adolescente à El Mellassine (à Tunis).
C’est ce qu’affirme une source informée citée par Mosaïque FM, en ajoutant que la suspecte a été placée en garde à vue sur ordre du Ministère public, portant à plusieurs le nombre de suspects retenus dans cette affaire de violences et d’agression sexuelle sur mineure.
Pour rappel, la police avait préalablement procédé à l’arrestation d’une mineure âgée de 14 ans et d’un infirmier, parmi les suspects liés de près ou de loin à cette affaire.
Par ailleurs, des avis de recherche ont été émis à l’encontre d’autres suspects en fuite et l’enquête se poursuit.
La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné trois mineurs à dix ans de prison chacun, dans une affaire d’agression sexuelle visant une fillette en situation de handicap. Selon les éléments de l’affaire, les trois prévenus ont attiré la victime avant de l’isoler et de l’agresser sexuellement. Les faits lui...
Deux nouvelles personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur l’agression sexuelle d’une mineure à Mellassine. Les arrestations ont été effectuées mercredi par les unités de la zone de sécurité nationale de Séjoumi, alors que les investigations se poursuivent pour déterminer les responsabilités de chacun.
Deux nouvelles interpellations
Selon une source informée citée par Mosaique FM, les forces de sécurité ont arrêté deux personnes supplémentaires, dont l’une est âgée d’environ 17 ans et l’autre de 28 ans. Elles sont soupçonnées d’être impliquées dans l’affaire ainsi que dans les faits liés à l’agression de membres des forces de sécurité.
Ces interpellations interviennent dans le prolongement des investigations menées depuis l’ouverture de l’enquête sur les faits survenus à Mellassine. Les recherches se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller les autres personnes susceptibles d’être impliquées.
Une enquête toujours en cours
Les premiers éléments communiqués font état de plusieurs personnes recherchées et de deux personnes arrêtées, notamment dans le cadre de soupçons de non-dénonciation des faits. Une adolescente de 14 ans, présentée comme une amie de la victime, avait également été placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Le nombre exact de personnes recherchées a toutefois évolué au fil des avancées de l’enquête.
La victime, qui avait été hospitalisée dans un état jugé préoccupant après les faits, aurait vu son état de santé s’améliorer, selon les informations communiquées précédemment. Son audition doit notamment contribuer à éclaircir les circonstances des faits et à identifier les personnes impliquées.
Elle a quinze ans. L’âge des cartables trop lourds, des confidences chuchotées entre amies, des rêves qu’on n’ose pas encore dire à voix haute. Dans un quartier populaire de Tunis, plusieurs agresseurs ont fait de son corps le lieu d’un crime collectif. Quelque chose en elle a été brisé, que nul verdict ne suffira à réparer.
Abdelhamid Larguèche *
Ce drame nous impose d’abord le silence. Un silence de respect, non d’indifférence. Avant les discours, avant les programmes, avant les polémiques qui s’embrasent sur les réseaux et s’éteignent avec l’actualité suivante, il y a une enfant. Elle a droit à notre protection, à la justice, et au long temps de la reconstruction. Elle a droit, aussi, à ce que nous ne l’ayons pas oubliée dans une semaine. Mais ce silence ne peut pas durer. Car derrière la douleur se lève une question que nous n’avons plus le droit d’esquiver : comment une société en arrive-t-elle à engendrer une telle violence ?
Le réflexe est connu. À chaque tragédie impliquant des adolescents, tous les regards se tournent vers l’école. Plus d’éducation civique, plus de philosophie, plus de culture, plus de sport, plus de sensibilisation. Certains voudraient même faire de l’école l’ultime rempart contre toutes les dérives morales du pays.
L’intention est honorable. La réponse est dangereusement courte.
L’école n’est pas une société de rechange
L’école porte une responsabilité immense. Instruire, éveiller l’intelligence, former l’esprit critique, enseigner le respect de l’autre, préparer à la citoyenneté : telle est sa mission. Une école digne de ce nom ne peut détourner les yeux devant la violence, le sexisme ou les humiliations ordinaires. Mais on ne peut pas lui confier la réparation morale d’une société entière.
L’adolescent ne vit pas dans une salle de classe. Il y passe quelques heures, puis il rentre : dans une famille, dans une rue, dans une bande d’amis, dans l’écran de son téléphone. Il regarde les adultes. Il voit comment on parle aux femmes dans l’espace public, comment on traite les faibles, les pauvres, les étrangers, ceux qui sont différents. Il apprend moins de ce qu’on lui dit que de ce qu’on lui montre.
L’école enseigne des valeurs ; la société, chaque jour, les confirme ou les dément.
Croire qu’une heure de morale supplémentaire suffira à neutraliser la violence que l’enfant respire ailleurs relève de l’illusion. On peut avoir appris le respect de la femme et devenir un agresseur. On peut avoir lu les philosophes et vivre en brute. On peut réciter les règles de la citoyenneté et les fouler aux pieds. Le savoir ne fait pas, à lui seul, la vertu.
Une responsabilité qui déborde les murs de l’école
Il faut donc déplacer le regard. Interroger la famille, sans la condamner par principe. Interroger les institutions de protection de l’enfance, les dispositifs de prévention, la justice, les services sociaux, les structures de jeunesse, les associations, les clubs sportifs, les espaces culturels. Se demander, avec honnêteté, où chacun se trouvait.
Et surtout, regarder en face ce que sont devenus certains quartiers populaires. Où un adolescent peut-il, aujourd’hui, faire du sport, lire, jouer de la musique, monter sur une scène, apprendre un métier ? Combien de maisons de jeunes aux portes closes, de terrains vagues en guise de stades, de rues pour seul horizon ?
Quand une société abandonne une partie de sa jeunesse à l’ennui, à la frustration et à l’absence d’avenir, elle n’a pas le droit de s’étonner que d’autres forces viennent occuper la place laissée vacante. Car le vide social ne reste jamais vide longtemps. La drogue le remplit. Les bandes le remplissent. La haine, la prédation, le mépris du corps des femmes le remplissent.
Il ne s’agit pas de prétendre que la pauvreté fabrique des criminels. Ce serait faire injure à l’immense majorité des habitants de ces quartiers, qui vivent dignement dans des conditions souvent rudes. Mais la précarité, le chômage, l’absence de lieux et le sentiment d’abandon sont des réalités qu’aucune politique sérieuse de prévention ne peut ignorer.
Rendre l’espace public à la jeunesse
Une véritable politique de jeunesse ne commence pas seulement dans la salle de classe. Elle commence dans le quartier.
Des maisons de jeunes ouvertes et vivantes. Des bibliothèques où l’on a envie d’entrer. Des terrains de sport correctement encadrés. Des ateliers de théâtre, de musique, de cinéma, de peinture, d’écriture. Des espaces numériques, des lieux de débat, des associations soutenues, des initiatives de jeunes financées et accompagnées. Et, par-dessus tout, des lieux où la jeunesse puisse parler. Car l’erreur fondamentale de nos politiques est là : nous ne cessons de parler aux jeunes sans jamais les laisser parler.
Le jeune qui écrit, qui dessine, qui joue, qui monte sur une scène ou qui investit pacifiquement la place publique pour dire quelque chose de lui-même apprend, pas à pas, ce que signifie être responsable. La liberté d’expression et de création n’est pas un luxe culturel : elle est une forme de prévention.
À condition d’être tenue par un cadre, car la liberté n’est ni l’impunité ni le droit de nuire. Une société démocratique protège l’une et fait respecter l’autre, dans le même mouvement.
Reste un sujet dont on parle trop peu : le travail et la qualification.
Une jeunesse sans perspective professionnelle est une jeunesse à qui l’on demande d’attendre, indéfiniment. Or l’avenir ne se bâtit pas avec des slogans.
Il faut réhabiliter massivement la formation professionnelle, les métiers techniques et manuels, l’apprentissage, toutes les formes d’acquisition de compétences. À l’heure où l’intelligence artificielle bouleverse le marché du travail, les savoir-faire pratiques, artisanaux et relationnels pourraient bien retrouver une valeur nouvelle.
Apprendre un métier à un jeune, c’est lui donner bien plus qu’un salaire : c’est lui dire qu’il compte, qu’on a besoin de lui, qu’il a une place parmi nous.
Punir, protéger, prévenir
Gardons-nous pourtant de l’excès inverse. Face à un crime d’une telle gravité, la réponse judiciaire est indispensable. La victime doit être protégée, les responsabilités établies, la loi appliquée. La prévention ne remplace pas la justice.
Mais la justice arrive toujours après. Après le cri, après la blessure, après l’irréparable. Une politique publique intelligente doit agir bien plus tôt : repérer les situations de danger, protéger les enfants, prévenir les violences sexuelles, combattre les addictions, encadrer les lieux que fréquentent les jeunes, réagir dès les premiers signes de violence.
C’est là que se mesure la maturité d’une société : dans sa capacité à empêcher le drame plutôt qu’à le juger après coup.
Il serait profondément injuste de demander aux enseignants de réparer, seuls, les fractures du pays.
Un professeur peut éveiller une conscience. Il peut sauver une trajectoire. Il peut donner à un enfant le goût du savoir, de la liberté et de la dignité. Mais il ne peut remplacer ni la famille, ni le juge, ni l’éducateur, ni le psychologue, ni le policier, ni l’association, ni la municipalité, ni la politique sociale. L’école peut ouvrir une porte. Elle ne peut pas, seule, bâtir toute la maison.
Le drame de cette adolescente exige de nous bien davantage que l’annonce de quelques mesures scolaires. Il nous oblige à nous demander quelle société nous sommes en train de construire autour de nos enfants.
Une société qui veut leur apprendre le respect doit commencer par respecter les plus vulnérables. Une société qui veut leur apprendre la responsabilité doit se doter d’institutions responsables. Une société qui veut combattre la violence doit cesser de la banaliser, dans ses rues, sur ses écrans, jusque dans ses plaisanteries. Une société qui veut protéger ses filles doit leur garantir, concrètement, le droit de marcher dans la rue sans avoir peur. Et une société qui veut sauver sa jeunesse doit lui offrir un avenir. Pas seulement des cours. Pas seulement des sermons. Pas seulement des sanctions. Des savoirs, une culture, des espaces de liberté, des règles justes, des institutions crédibles, du travail. Et cette conviction sans laquelle rien ne tient : qu’elle a une place dans le monde.
Ne laissons pas ce drame devenir une nouvelle occasion de fuir vers les solutions faciles. Il nous oblige à regarder en face une vérité plus rude : l’école ne peut pas réparer seule une société qui se défait.
Quelque part à Tunis, une jeune fille de quinze ans va devoir réapprendre à vivre. Nous lui devons mieux que des discours. Nous lui devons de remettre, enfin, toute la société au travail autour de ses enfants.
Une adolescente de 14 ans a été placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’agression sexuelle présumée d’une jeune fille de 16 ans à Mellassine, selon une source informée citée mercredi par Mosaïque FM. Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes des faits et le rôle des différentes personnes concernées.
Une nouvelle garde à vue
Selon Mosaïque FM, l’adolescente de 14 ans, présentée comme une amie de la victime, a été placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête.
La victime, âgée de 16 ans, aurait vu son état de santé s’améliorer. Son audition pourrait intervenir prochainement afin de permettre aux enquêteurs de recueillir des éléments supplémentaires sur les faits survenus les 19 et 20 septembre et sur les personnes susceptibles d’y être impliquées.
Deux suspects recherchés
Cette nouvelle évolution intervient alors que les recherches se poursuivent à l’encontre de deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’agression.
La veille, un responsable sécuritaire cité par la Radio nationale avait indiqué que deux personnes avaient été identifiées et inscrites sur la liste des personnes recherchées dans le cadre de l’enquête principale. Un infirmier ayant porté assistance à la victime dans une maison suspectée d’être liée aux faits, ainsi qu’une autre personne proche d’un suspect, avaient également été placés en garde à vue après consultation du parquet.
Les autorités avaient parallèlement souligné que le nombre définitif des personnes impliquées dans l’agression n’était pas encore établi et que certaines informations n’étaient volontairement pas divulguées afin de préserver le bon déroulement de l’enquête.
L’enquête se poursuit
Les unités de sécurité poursuivent les constatations de terrain et les investigations techniques afin de déterminer précisément les circonstances de l’affaire et d’identifier l’ensemble des personnes éventuellement impliquées.
Le ministère de la Famille avait, de son côté, confirmé que les autorités judiciaires et sécuritaires enquêtaient sur les soupçons d’agression sexuelle visant la jeune fille de 16 ans. Il avait également appelé à ne pas diffuser les photos de la victime, au nom de la protection de ses droits en tant que mineure.
À ce stade, les responsabilités individuelles restent donc à déterminer par l’enquête et, le cas échéant, par la justice.
Une source sécuritaire a apporté des précisions concernant l’affaire d’agression sexuelle d’une victime de 15 ans, affirmant que l’enquête se pouruit et que des suspects sont en garde à vue.
L’enquête se poursuit afin d’arrêter l’ensemble des suspects impliqués, dont le nombre exact n’a pas encore été déterminé, indique cette même source dans une déclaration accordée mardi à l’agence Tap, en soulignant que certains éléments de l’affaire restent confidentiels afin de garantir le bon déroulement des investigations.
L’enquête concerne l’agression sexuelle sur mineure, commise avec violences, contrainte et administration de substances stupéfiantes, ainsi que la complicité d’acteurs tiers, sachant que deux individus directement impliqués ont déjà été identifiés et font l’objet d’avis de recherche.
La même source a ajouté qu’une enquête a également été ouverte suite aux violences ayant visé une patrouille de police, chargée de l’enquête, qui a été ciblée par des jets de pierres et de projectiles solides ayant endommagé leurs véhicules, ajoutant que des planches cloutées avaient été placées par des jeunes, pour entraver le passage de la police… Suite à quoi, huit suspects ont été arrêtés et deux d’entre eux ont été placés en garde à vue.
Lors d’une seconde intervention sur les lieux, les policiers ont interpellé un infirmier qui avait prodigué des soins à la victime au domicile du suspect, ainsi qu’un proche de ce dernier.
Tous deux ont été placés en garde à vue après consultation du ministère public, ajoute encore la même source.
Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées suit avec une profonde inquiétude l’évolution de la situation de l’adolescente de 16 ans, victime d’un viol collectif et de séquestration dans une maison située à Mellassine (Tunis).
Dès la réception du signalement, le ministère est immédiatement intervenu en saisissant la Délégation régionale des affaires de la femme et de la famille, ainsi que le bureau du Délégué à la protection de l’enfance territorialement compétent. Selon le communiqué officiel, les services concernés ont été chargés d’assurer un suivi rigoureux de la situation de la jeune victime.
Ils maintiennent un contact permanent avec sa famille afin de lui fournir l’accompagnement nécessaire, notamment une prise en charge psychologique et sociale immédiate. Cette intervention s’effectue dans le respect strict des dispositions légales, en étroite coordination avec les autorités judiciaires et les services de sécurité en charge de l’enquête.
Tout en saluant la mobilisation citoyenne contre la violence sous toutes ses formes et la lutte unanime contre le fléau de la drogue et ses dangers pour la société, le ministère lance un appel à la responsabilité. Il invite l’ensemble des usagers des réseaux sociaux à s’abstenir de diffuser ou de partager des images de la mineure, rappelant que de tels actes constituent une violation flagrante des droits de l’enfant et une infraction directe à la loi.
Une adolescente victime présumée d’un viol collectif dans le quartier populaire de Mellassine, se trouve toujours hospitalisée depuis lundi soir dans un état jugé préoccupant.
Alors que deux suspects sont recherchés et deux autres personnes arrêtées, l’affaire a provoqué une…
Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a affirmé suivre avec une « grande préoccupation » l’évolution de l’état de santé d’une adolescente de 16 ans, actuellement hospitalisée après des faits présumés d’agression sexuelle. Dans un communiqué publié mardi 29 septembre 2026, le département a annoncé avoir mobilisé...
L’affaire Yakine a secoué la toile, et à travers elle, toute une société. La victime est une adolescente de 15 ans, violée par plusieurs personnes. D’après les faits rapportés par plusieurs médias, tout aurait commencé au quartier de Melassine, à Tunis. Manipulée par une amie qui l’aurait invitée à prendre un café, la jeune fille aurait ensuite été séquestrée, puis agressée avec une brutalité inouïe.
Une enquête a été ouverte par les services de sécurité de Sijoumi afin d’établir les faits et d’identifier les personnes impliquées. Plusieurs descentes ont été effectuées et la police reste mobilisée. Selon les dernières informations, l’adolescente a été transportée d’urgence à l’hôpital, où son état demeure critique. À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités. L’affaire reste donc entre les mains des enquêteurs.
Mais au-delà du volet judiciaire, il y a une jeune fille dont la vie a été brisée. Aucune peine, même la plus lourde, ne lui rendra sa dignité ni n’effacera le choc qu’elle porte désormais. Elle aura besoin de temps, de soins et d’un soutien immense pour se reconstruire.
Face à l’horreur, beaucoup réclament la peine de mort pour les violeurs. D’autres s’inquiètent de cet emballement, qui leur rappelle les chasses aux sorcières : une foule qui envahit un village, exige qu’on brûle la « coupable », puis s’amuse du spectacle. Aujourd’hui, on réclame des exécutions alors que personne ne sait encore qui a fait quoi.
Enfin, le problème est-il résolu ? Non. Sans chercher à minimiser les atrocités commises, avons-nous trouvé des solutions pour ces jeunes ? Non. Ont-ils autre chose à faire que d’errer dans leurs quartiers ? La situation est révoltante. On ne se soucie pas de la nouvelle génération, surtout des plus démunis. Alors, on se demande si c’est la peine de mort qui produira une société meilleure? Plusieurs voix insistent à dire que la prison seule n’est pas une solution. Il faudrait plutôt un cadre comme celui de l’armée, où ils apprendraient un métier, liraient, découvriraient un autre mode de vie et l’amour de leur pays.
Rien désormais ne pourra faire oublier le calvaire que la jeune Yakine a subi. Sa vie est brisée à jamais et le chemin de la reconstruction sera long et difficile. Pourquoi vivons-nous dans ce monde de brutes où le mal domine malheureusement ? Peut-on s’attendre à des jours meilleurs ? Rien ne semble poindre à l’horizon.
L’affaire présumée de viol collectif visant une mineure relance en Tunisie le débat sur la sévérité des sanctions prévues pour les violences sexuelles commises contre les enfants. Invité mardi de Jawhara FM, l’avocat Ahmed Gharbi a rappelé que le droit tunisien distingue notamment le régime applicable aux adultes de celui réservé aux mineurs poursuivis pénalement.
Selon l’avocat, un mineur âgé de 13 à 18 ans ne peut être condamné à la peine de mort ni à la réclusion à perpétuité. Le droit tunisien accorde en effet une place particulière à la protection de l’enfant poursuivi pour une infraction, en privilégiant les mesures éducatives et de réinsertion. Le Code de la protection de l’enfant prévoit notamment un régime judiciaire spécifique pour les mineurs délinquants.
De la peine de mort à la perpétuité pour le viol aggravé
Le débat intervient aussi sur fond d’évolution de la législation tunisienne concernant le viol. Avant la réforme de 2017, l’article 227 du Code pénal prévoyait la peine de mort dans certains cas de viol, notamment lorsqu’il était commis avec violence, avec une arme ou contre un enfant de moins de dix ans.
La loi organique n°2017-58 du 11 août 2017 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes a profondément modifié cet article. Depuis cette réforme, le viol est puni de 20 ans d’emprisonnement, tandis que la réclusion à perpétuité est prévue dans plusieurs circonstances aggravantes. C’est notamment le cas lorsque le viol est commis avec violence, sur un enfant de moins de 16 ans, par une personne ayant autorité sur la victime ou par un groupe de personnes agissant comme auteurs ou complices.
La circonstance du viol commis par un groupe est donc explicitement prise en compte par la législation actuelle. Pour les victimes âgées de moins de 16 ans, le législateur considère par ailleurs que le consentement est inexistant.
Dans ce contexte, les appels à un retour de la peine capitale constituent avant tout un débat de politique pénale : ils portent sur la question de savoir si les peines actuellement prévues sont suffisantes face aux crimes sexuels les plus graves, notamment lorsqu’une victime est mineure et que plusieurs personnes sont impliquées.
La protection de la victime, autre volet de l’affaire
Ahmed Gharbi a également alerté sur un phénomène qui accompagne de plus en plus certaines affaires impliquant des mineurs : la diffusion sur les réseaux sociaux de photographies, de vidéos ou d’informations permettant d’identifier les victimes.
Le Code de la protection de l’enfant interdit la publication ou la diffusion d’éléments permettant d’identifier un enfant victime. L’article 121 prévoit, pour ces faits, une peine pouvant aller de 16 jours à un an d’emprisonnement, ainsi qu’une amende de 100 à 1 000 dinars, ou l’une de ces deux sanctions.
Au-delà du débat sur la sévérité des peines infligées aux auteurs présumés, l’affaire pose donc également la question de la protection de la mineure pendant et après la procédure judiciaire. L’identité d’un enfant victime, ses photographies et les informations permettant de le reconnaître doivent rester protégées, y compris lorsque l’affaire suscite une forte émotion sur les réseaux sociaux.
Une affaire d’agression sexuelle collective impliquant une adolescente de 15 ans suscite une vive émotion en Tunisie. Les faits se seraient déroulés dans le quartier de Mellassine, à Tunis, où la jeune fille aurait été victime de manipulation, de séquestration puis d’une agression sexuelle d’une extrême violence. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité de Sijoumi, sous l’autorité du parquet, afin d’établir les circonstances exactes des faits et d’identifier l’ensemble des personnes impliquées.Plusieurs descentes sécuritaires ont été effectuées et la police est toujours mobilisée.
Selon les premiers éléments communiqués par des sources sécuritaires à Mosaïque FM, l’adolescente a été transportée d’urgence à l’hôpital et admise au service de réanimation en raison de la gravité de ses blessures. Son état de santé a été décrit comme critique, avec notamment une atteinte au foie. Les investigations initiales indiquent par ailleurs que plusieurs des personnes soupçonnées d’être impliquées seraient elles-mêmes mineures.
Une victime hospitalisée dans un état critique
Le nom de « Yakine » est largement repris dans les publications consacrées à l’affaire. Toutefois, s’agissant d’une mineure victime présumée d’une infraction sexuelle, la prudence s’impose quant à la diffusion de toute information permettant de l’identifier davantage ou de porter atteinte à sa vie privée.
Les autorités n’ont, par ailleurs, pas confirmé les nombreux détails diffusés sur les réseaux sociaux concernant le déroulement précis des faits. Plusieurs récits non vérifiés circulent depuis le début de l’affaire, avec notamment des affirmations concernant le nombre exact d’agresseurs et les circonstances dans lesquelles la victime aurait été retrouvée.
Une source sécuritaire citée par Mosaïque FM a démenti, lundi 28 septembre, les informations faisant état du décès de l’adolescente. La jeune fille est toujours en vie et poursuit ses soins à l’hôpital. Cette mise au point intervient après la diffusion massive de rumeurs annonçant sa mort sur les réseaux sociaux.
Deux personnes arrêtées, deux autres recherchées
Sur le volet judiciaire, deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’affaire ont été arrêtées, dont un infirmier. Deux autres personnes font actuellement l’objet d’un avis de recherche, selon la même source. Les opérations de recherche et d’investigation se poursuivent dans les secteurs de Sijoumi et de Mellassine afin d’identifier et d’interpeller les autres personnes susceptibles d’être impliquées.
L’affaire reste donc à ce stade sous le coup de l’enquête. Les responsabilités individuelles, les circonstances précises de l’agression et l’éventuel rôle de chacune des personnes suspectées devront être établis par les investigations et, le cas échéant, par la justice. Les informations non confirmées diffusées sur les réseaux sociaux ne permettent pas, en l’état, d’établir définitivement l’ensemble des faits.
Au-delà du volet judiciaire, cette affaire souligne également la nécessité de renforcer l’éducation et l’accompagnement des parents face aux situations de violence ou d’exposition à des risques impliquant des mineurs. Une meilleure sensibilisation aux signes d’alerte, aux comportements inhabituels et aux risques liés aux réseaux sociaux pourrait aider les familles à réagir plus tôt et à orienter leurs enfants vers les structures compétentes.
Cet accompagnement devrait également permettre aux parents de bénéficier de conseils pratiques et d’un soutien psychologique lorsqu’ils sont confrontés à une situation particulièrement éprouvante, afin d’éviter l’isolement et de favoriser une prise en charge adaptée de l’enfant.
Victime d’une séquestration et d’un viol collectif, une mineure de 15 ans se trouve actuellement dans un état critique en soins intensifs, dans un hôpital de la capitale.
Selon des sources informées, citées par Mosaïque FM ce lundi 28 septembre 2026, l’adolescente a été victime d’un détournement vers une maison située dans la région de Mellassine, où elle a été violentée et violée.
La jeune victime souffre de graves blessures et lésions internes, indique la même source en évoquant une détérioration rapide de son état de santé.
De son côté le district de la sûreté nationale de Séjoumi ont ouvert une enquête urgente et selon les premières informations, les auteurs de ce crime barbare seraient des mineurs, sachant que des descentes sont effectuées dans différents quartiers pour mettre la main sur ces derniers.