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L’artisanat tunisien s’offre une belle vitrine à la foire de Nabeul

Von: tmps
27. Juli 2026 um 16:18

La richesse culturelle de la Tunisie passe aussi par son artisanat traditionnel qui, depuis quelques années déjà, existe aussi en version plus design. Divers et multiples matériaux sont finement travaillés à la main avec des machines et des outils restés largement traditionnels, pour en faire des objets décoratifs et usuels.  C’est dans ce cadre que s’inscrit la  19e édition de la Foire artisanale de Nabeul  inaugurée par Hana Chouchani, gouverneure de Nabeul, en présence de Leila Meslati, directrice générale de l’Office national de l’artisanat et   de Sana Mansour Ezzine, déléguée régionale de l’artisanat à Nabeul.

Pour promouvoir plus notre artisanat, la foire de Nabeul   offre aux visiteurs la possibilité de découvrir la splendeur et le raffinement d’un florilège de produits artisanaux tunisiens qui ont su traverser les dédales du temps, et ne cessent d’éblouir par leur authenticité préservée de génération en génération par des maîtres-artisans passionnés et profondément attachés à la perfection dans la réalisation de leurs œuvres d’art. .En effet, cette exposition propose à l’œil du public une collection d’objets artisanaux reflétant la qualité et la beauté de l’artisanat du pays ainsi que le talent et le doigté des créateurs tunisiens. Elle met aussi à l’honneur le savoir-faire artisanal et la richesse du patrimoine et de la culture tunisiens.

Ce salon vise selon  Sana Mansour Ezzine, déléguée régionale de l’artisanat à Nabeul à promouvoir les métiers ancestraux, assurer une véritable animation touristique à travers la dynamisation de l’activité commerciale surtout avec le rush de plusieurs  visiteurs qui  ont découvert  et  profiter de la beauté d’une variante de produits, à l’instar de la la broderie, la poterie, la distillation de fleurs et d’herbes, la sculpture sur bois, le tissage de nattes, l’artisanat en fibres végétales, les vêtements traditionnels, les textiles, les objets décoratifs, les bijoux, les accessoires traditionnels et les produits alimentaires. Plus de 100 exposants venus de différentes villes de Tunisie participent à cette édition, représentant les gouvernorats de Nabeul, Tunis, Ben Arous, Bizerte, Zaghouan, Monastir, Kairouan, Siliana, Sfax, Gafsa, Kasserine, Kebili et Tozeur.

Des couleurs et des tendances

Il est vrai qu’ au-delà des considérations économiques et touristiques, cette immense foire artisanale représente pour le visiteur une occasion unique de découvrir les fabuleux talents et trésors d’un pays riche de ses traditions. C’est l’occasion d’entreprendre, un merveilleux voyage culturel à travers la Tunisie, ses régions et ses identités locales. C’est  l’occasion de rendre hommage à tous ces artisans d’exception, hommes et femmes, détenteurs d’un savoir-faire ancestral et gardiens d’un héritage patrimonial unique.La richesse de notre patrimoine a beaucoup inspiré ces jeunes artisans. On y reconnaît une technique qui ne cesse d’évoluer et une forme d’expression riche et variée.

Ces artisans sont fiers de leur art «C’est passionnant comme métier et cela rapporte de l’argent», dit un artisan de Nabeul. «Je suis spécialiste de la céramique. Il exige beaucoup de patience et il est trop prisé par les tunisiens », souligne t-il. Mais la touche artisanale et à la main, très patiente et artistique, résiste à la modernité et à l’invasion de la machine comme le témoigne le travail de ces artisans. Samia est très impressionnée aussi par la confection artisanale des vases et pots. « Je suis éblouie par le travail artisanal de ces artisanes qui ont même créé une tendance : de l’objet utile, beau et écologiquement vertueux », » avoue-t-elle. Ce Salon connaît une évolution palpable d’une édition à l’autre, a estimé Leila Meslati directrice générale de l’Office National de l’Artisanat, soulignant que cette manifestation professionnelle offre l’opportunité pour rencontrer les mordus de l’art et de l’artisanat et en même temps, pour partager l’expertise avec les artisans issus de différentes régions du pays  ainsi que pour redynamiser la vie économique de la région.

                                      Kamel Bouaouina.

Photos Berrazagua

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Inscription historique : Sidi Bou Saïd rejoint officiellement le patrimoine mondial de l’UNESCO

25. Juli 2026 um 10:51

C’est un couronnement majeur pour la culture et le patrimoine tunisiens. Lors de sa 48ᵉ session organisée à Busan, en Corée du Sud, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a officiellement acté l’inscription du village de Sidi Bou Saïd sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial. Porté par les autorités tunisiennes sous le titre « Village de Sidi Bou Saïd : centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée », le dossier a convaincu les diplomates et experts internationaux.

Cette reconnaissance marque un tournant institutionnel décisif. Jusqu’alors rattaché au périmètre du site archéologique de Carthage classé depuis 1979, le village accède désormais à un statut autonome au sein du répertoire universel de l’UNESCO. La démarche d’inscription propre vise à consacrer la valeur singulière de ce joyau architectural et paysager qui domine le golfe de Tunis.

Un berceau mystique et un foyer artistique d’exception

Le dossier technique soumis à l’évaluation du Conseil international des monuments et des sites s’appuie principalement sur les critères relatifs aux établissements humains traditionnels et au patrimoine vivant à valeur universelle exceptionnelle. L’histoire de la cité s’est structurée à partir du XIIIᵉ siècle autour du sanctuaire du saint mystique soufi Abou Saïd al-Baji, transformant la colline en un pôle spirituel majeur du Maghreb. Au fil des siècles, le tissu urbain s’est développé par la symbiose entre habitations traditionnelles de pêcheurs et demeure estivales d’inspiration arabo-andalouse.

Lire aussi : Sidi Bou Saïd à l’UNESCO : A l’approche du vote de juillet, les falaises au cœur du dossier

Le document d’inscription met également en lumière le rôle central de Sidi Bou Saïd comme havre de création artistique. Protégé dès le début du XXᵉ siècle par un décret pionnier de préservation architecturale, le village aux façades blanches immaculées et aux claustras et volets bleu cobalt a inspiré de grandes figures intellectuelles et artistiques internationales, du peintre Paul Klee à l’écrivain Gustave Flaubert. L’héritage du Baron Rodolphe d’Erlanger et son palais Ennejma Ezzahra, devenu le Centre des musiques arabes et méditerranéennes, illustrent cette vocation de carrefour d’échanges et de dialogue culturel en Méditerranée.

Une charte de gestion rigoureuse face aux défis d’avenir

L’avis favorable rendu à Busan s’accompagne d’engagements précis quant à la pérennité du site. L’expertise de l’organisme consultatif a minutieusement analysé l’efficacité du plan de gestion présenté par la Tunisie pour répondre à la pression touristique croissante, préserver la typicité des matériaux traditionnels et garantir la stabilité géologique des falaises côtières sur lesquelles repose la municipalité.

En décrochant cette distinction internationale, la Tunisie renforce la protection juridique et technique de sa célèbre cité blanche et bleue tout en affirmant le rayonnement de son identité méditerranéenne sur la scène culturelle mondiale.

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Aziza Chaouni, l’architecte marocaine qui réinvente la construction durable

10. Juli 2026 um 07:37
Première Marocaine diplômée en architecture à Harvard, Aziza Chaouni défend une architecture durable qui allie patrimoine, justice sociale et adaptation au changement climatique. De la médina de Fès au Haut Atlas, ses projets montrent comment les savoir-faire du Sud peuvent…

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