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Tunisie: à l’horizon 2031, le champ d’Ashtart devrait atteindre son meilleur rendement économique

10. Juni 2026 um 10:40

Le champ pétrolier d’Ashtart, situé dans le golfe de Gabès, devrait atteindre son niveau de rentabilité le plus élevé en 2031, selon une analyse publiée par un cabinet de recherche spécialisé dans les marchés de l’énergie à Washington, d’après l’agence TAP. Cette perspective marque une étape importante pour l’un des plus anciens et des plus importants gisements pétroliers du pays.

Source: SEREPT

Concrètement, cette échéance correspond au moment où la différence entre les revenus générés par la production de pétrole et les coûts d’exploitation serait la plus favorable. En d’autres termes, le champ devrait alors offrir son meilleur rendement économique avant d’entrer dans une phase où le maintien de la production pourrait devenir plus complexe et plus coûteux.

Mis en production en 1974 après sa découverte au début des années 1970, Ashtart demeure aujourd’hui un actif stratégique pour le secteur énergétique tunisien. Le gisement produit actuellement près de 5 000 barils par jour, soit environ 14% de la production nationale de pétrole. Cette contribution lui permet de conserver une place importante dans un contexte marqué par le déclin naturel de plusieurs champs historiques du pays.

L’importance d’Ashtart ne se limite pas à sa production actuelle. Le gisement a également joué un rôle majeur dans l’histoire pétrolière tunisienne. Au début des années 1980, associé au champ d’El Borma, il a contribué à la période la plus productive du secteur national, lorsque la production pétrolière du pays atteignait des niveaux record.

Le champ est exploité par la Société de recherche et d’exploitation des pétroles en Tunisie (Serept), détenue conjointement par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société Perenco. Cette dernière est devenue copropriétaire du gisement après le rachat, en 2018, de la participation détenue auparavant par le groupe OMV.

Au-delà des indicateurs économiques, le rapport souligne plusieurs défis techniques. Les caractéristiques du réservoir, la profondeur des puits et certaines contraintes liées à la pression constituent autant de facteurs qui influencent les performances de production. Le gisement repose sur un seul réservoir et utilise un système d’injection d’eau de mer afin de maintenir la pression nécessaire à l’extraction du pétrole.

Ces éléments illustrent les défis auxquels sont confrontés les champs pétroliers arrivés à maturité. Si Ashtart continue de jouer un rôle central dans la production nationale, les années à venir seront déterminantes pour prolonger son exploitation dans des conditions économiquement viables.

Dans un pays où les hydrocarbures demeurent une composante importante de l’approvisionnement énergétique, l’évolution de ce gisement historique sera suivie de près. Son parcours reflète plus largement les enjeux auxquels fait face l’industrie pétrolière tunisienne: maintenir la production des champs existants tout en recherchant de nouvelles sources de croissance.

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Pétrole en Tunisie : le champ d’Ashtart atteindra son pic de rentabilité en 2031

10. Juni 2026 um 08:52

Le champ d’Ashtart, l’un des principaux gisements pétroliers en Tunisie et la deuxième plus grande découverte pétrolière du pays, devrait atteindre son pic de rentabilité en 2031. C’est ce qu’indique un rapport publié par une plateforme de recherche et de conseil spécialisée dans les marchés de l’énergie basée à Washington.

Le seuil de rentabilité correspond au niveau où l’écart entre les recettes de production prévisionnelles et les charges d’exploitation est à son maximum.

A ce stade, des défis liés à la viabilité de l’exploitation du champ à long terme commencent à se présenter.

Le champ d’Ashtart a été découvert en 1970 à 70 km au large de Sfax dans le Golfe de Gabès, à une profondeur de 219 pieds sous la surface de l’eau. Il est entré en production en 1974, précisent les données du ministère de l’Énergie, des mines et des énergies renouvelables.

En outre, les dernières données figurant dans le rapport calculent la moyenne de production du gisement à environ 5 000 barils de pétrole par jour. Ce qui représente près de 14 % de la production nationale totale.

En 1980, ce gisement, avec celui d’El-Borma, a contribué à hauteur de 70 %, au pic de la production nationale enregistré, durant cette année là. Soit un niveau avoisinant les 117 000 barils par jour, souligne le même rapport.

La gestion du gisement est assurée par la société SEREPT, détenue à parts égales par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société PERENCO Tunisia -Oil and Gas Limited .

En décembre 2018, la société « OMV » a finalisé la cession de sa part de 50 % dans le gisement à la société Perenco.

S’agissant des défis techniques, la SEREPT a indiqué que le réservoir du champ présente d’importantes anomalies, qui affectent les performances des puits de production. De plus, les hydrocarbures sont sous-saturés avec des pressions variant entre 200 bars (dans la partie Est du réservoir) et 250 bars (dans la partie Ouest du réservoir). Et les températures sont de 140 degrés, poursuit le rapport.

D’ailleurs, il ajoute que la plupart des puits sont à une profondeur pouvant atteindre 3000 mètres et les pressions des tubes très hautes pressions (THP) sont constamment basses variant entre 8-10 bars.

Enfin, notons que ce champ se compose d’un seul réservoir dont l’épaisseur atteint environ 70 mètres. La production du pétrole se fait à l’eau. Le champ est encerclé par des puits d’injection d’eau utilisant l’eau de mer.

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Tunisie : Gestion des flux migratoires, plus de 4600 départs volontaires annoncés

09. Juni 2026 um 11:24

Les autorités indiquent une intensification des retours volontaires de migrants originaires d’Afrique subsaharienne. Selon le porte-parole de l’administration générale de la Garde nationale, environ 4620 personnes ont regagné volontairement leur pays depuis l’année dernière. Le dispositif s’appuie notamment sur des centres de regroupement et une coordination avec des acteurs humanitaires.

Dans une déclaration faite aux médias, le porte-parole de la Garde nationale, le général de brigade Houssem Eddine Jebabli, a affirmé que cette dynamique de retour volontaire connaît une progression notable. Il a précisé que le camp de l’El Amra, dit « kilomètre 21 », s’est imposé comme un point central de regroupement des migrants concernés par ces opérations.

420 migrants se trouvent actuellement sur ce site

Selon la même source, environ 420 migrants se trouvent actuellement sur ce site, tandis qu’environ 250 autres seraient en cours de transfert depuis différents points du pays, notamment le carrefour de La Goulette à Tunis, ainsi que Sousse et Nabeul. Les opérations de déplacement et de prise en charge seraient organisées quotidiennement, incluant des femmes, des enfants et des nourrissons, dans le cadre d’une approche qualifiée de humanitaire et juridique, en coordination avec le Croissant-Rouge tunisien.

Lire aussi Migration irrégulière : Opération record de retour volontaire depuis El Amra

Le responsable sécuritaire a également affirmé que la stratégie tunisienne de gestion des frontières et de lutte contre la migration irrégulière aurait contribué à réduire l’ampleur du phénomène, sans toutefois fournir d’indicateurs chiffrés comparatifs récents.

Nouveau mécanisme de regroupement

Le ministère de l’Intérieur avait annoncé avoir mis en place, depuis quatre mois, un nouveau mécanisme de regroupement des migrants irréguliers originaires d’Afrique subsaharienne souhaitant retourner volontairement dans leurs pays d’origine.

Cette mesure vise principalement, rappelons-le, les migrants présents dans le Grand Tunis, à Nabeul et dans d’autres régions du pays, qui rencontrent des difficultés pour rejoindre la région de Sfax, où se trouve le principal centre d’accueil dédié au programme de retour volontaire.

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Une mosaïque tunisienne au cœur d’un prestigieux musée japonais

26. Mai 2026 um 18:28

À l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et le Japon, une imposante œuvre en mosaïque représentant un olivier millénaire a été installée mardi 26 mai 2026 au musée préfectoral d’art d’Oita, au Japon. Cette pièce monumentale figurait parmi les éléments phares du pavillon tunisien à l’Exposition universelle « Expo 2025 Osaka-Kansai ».

La cérémonie s’est déroulée en présence de Ahmed Chafra, ambassadeur de Tunisie à Tokyo, dans le cadre d’une visite de travail dans la préfecture d’Oita. Plusieurs responsables locaux japonais, des représentants du ministère japonais des Affaires étrangères, ainsi que le consul honoraire de Tunisie à Osaka et le président de l’Association d’amitié Kyushu-Tunisie ont également assisté à l’événement.

Transfert permanent dans une université

Selon l’ambassade de Tunisie à Tokyo, cette œuvre restera exposée au musée d’Oita jusqu’au 31 mai avant d’être transférée de manière permanente à l’Université « Ritsumeikan Asia Pacific ».

Réalisée par des artisans de la ville d’El Jem sous la supervision de l’artiste Taieb Zioud, la mosaïque couvre une superficie d’environ 40 mètres carrés. Elle a nécessité trois mois de travail continu et l’utilisation de plus de 600 000 pierres de différentes couleurs, minutieusement taillées et assemblées par des artistes tunisiens.

Lire aussi : La Tunisie déploie l’offensive pour imposer son huile d’olive sur le marché japonais

L’œuvre rend hommage à l’olivier d’Echraf, âgé d’environ 2 500 ans. Considéré comme l’un des symboles naturels et patrimoniaux majeurs de la Tunisie, cet arbre dont les origines remontent à l’époque phénicienne incarne à la fois la paix, l’enracinement historique et la profondeur civilisationnelle du pays.

Renforcer davantage les échanges culturels

Dans son allocution, l’ambassadeur Ahmed Chafra a exprimé l’espoir que cette initiative culturelle contribue à renforcer davantage les échanges culturels et humains entre la Tunisie et le Japon, tout en consolidant les liens d’amitié entre les deux peuples.

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Dialogue des Arts entre Tunisie, Ukraine et Pologne

17. März 2026 um 10:21

La Maison des Arts du Belvédère accueille les 23 et 24 mars, une exposition et un concert destinés à instaurer un dialogue des Arts entre la Tunisie, l’Ukraine et la Pologne.

Organisée avec l’appui de l’Union européenne, cette manifestation culturelle se tiendra avec la participation d’artistes tunisiens, polonais et ukrainiens. Ils seront cinq à exposer leurs œuvres les 23 et 24 mars de 9h à 17h.

La clôture de l’événement prendra la forme d’un concert des jeunes virtuoses de Kazimir Malevich School, le 24 mars à 19h30 à la Maison des Arts.

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Un film explore les «biorégions» en Tunisie

29. Mai 2026 um 13:14

L’espace CinéMadart à Carthage convie le public des cinéphiles à la projection en avant-première de l’essai documentaire sensoriel ‘‘Biorégions? / حدّ الأرض’’, produit par Wise en collaboration avec Ecologia Media Ecosystem. La projection est prévue le samedi 6 juin 2026, à 19 heures.

Le film explore la manière dont les écosystèmes façonnent les cultures humaines et invite à repenser les territoires au-delà des frontières politiques.

À travers des voyages immersifs dans différentes régions tunisiennes, le documentaire suit des activistes et des communautés locales à la découverte des liens profonds entre nature, identité, solidarité et mémoire collective.

À la croisée du documentaire immersif et de l’essai cinématographique, ‘‘Biorégions? / حدّ الأرض’’, met en lumière des réalités souvent invisibilisées : les savoirs écologiques locaux, les pratiques de solidarité communautaire, les relations au territoire ainsi que des façons alternatives d’imaginer les espaces à travers des continuités écologiques et culturelles.

Le documentaire part d’une réflexion autour du concept de «biorégion» : une manière de penser les territoires à partir des continuités écologiques, des cultures locales et des liens entre les sociétés humaines et leurs écosystèmes.

À travers plusieurs immersions à travers la Tunisie, le film explore comment les paysages, l’eau, les reliefs, les climats ou les ressources naturelles influencent les modes de vie, les savoirs, les formes de solidarité et les identités locales.

Le documentaire s’appuie sur différentes approches liées à l’écologie politique, à la géographie humaine ou à l’anthropologie environnementale, tout en gardant une relation très ancrée dans le terrain et les expériences vécues.

La notion de «biorégion» y est abordée non comme une frontière fixe ou un modèle administratif, mais comme une autre manière de lire les territoires : à travers les continuités naturelles, les usages humains et les relations qui relient les espaces au-delà des découpages classiques.

Le film donne une place importante aux rencontres. Habitants, chercheurs, agriculteurs, militants, artistes ou acteurs locaux participent à une parole multiple, où les savoirs scientifiques croisent les mémoires, les récits personnels et les réalités du quotidien.

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