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Vivo Energy finalise l’acquisition de TotalEnergies Marketing Jordan et introduit la marque Engen dans le Royaume

03. Juli 2026 um 08:21

Vivo Energy a le plaisir d’annoncer la finalisation de la transaction portant sur l’acquisition de 100% des actions de TotalEnergies Marketing Jordan.

Vivo Energy, société leader dans la distribution d’énergie en Afrique, qui opère désormais environ 4 200 stations-service à travers 29 marchés, a finalisé aujourd’hui l’acquisition de TotalEnergies Marketing Jordan, y compris son réseau d’environ 180 stations-service et ses activités de carburants commerciaux et de lubrifiants.

Cette acquisition marque l’introduction de la marque Engen en Jordanie. Désormais présente sur 13 marchés de Vivo Energy, Engen est la marque de distribution détenue par Vivo Energy, reconnue pour la qualité de ses produits et de ses services. Elle est également la première marque de carburant en Afrique du Sud où son réseau, fort de plus de 1 000 stations-service, distribue un litre de carburant sur quatre vendu dans le pays. Dans les mois à venir, la marque Engen remplacera progressivement TotalEnergies sur les enseignes des stations-service en Jordanie.

Depuis l’annonce de la transaction en novembre 2025, toutes les parties ont travaillé étroitement à l’obtention des autorisations réglementaires requises et à la réalisation des conditions suspensives, désormais entièrement remplies.

Commentant cette transaction, Stan Mittelman, CEO du Groupe Vivo Energy, a déclaré: “Cette acquisition marque une étape importante pour Vivo Energy qui fait son entrée en Jordanie, premier marché du Groupe en dehors de l’Afrique. La Jordanie bénéficie de fondamentaux solides et est portée par une équipe que nous tenons en haute estime. Vivo Energy et notre marque de distribution Engen, partagent des valeurs africaines de service client et d’engagement envers les communautés, qui, nous en sommes convaincus, trouveront un véritable écho en Jordanie. Nous nous réjouissons de contribuer au développement de ce marché dans les années à venir.”

Adel Saadallah, nouveau Managing Director de Vivo Energy Jordan, a ajouté: “Je suis extrêmement fier d’avoir été nommé pour prendre la direction des activités de Vivo Energy en Jordanie, au moment où nous faisons notre entrée sur ce nouveau marché. Je fais partie de Vivo Energy depuis sa création et ai pu observer de première main comment notre modèle permet de bâtir des entreprises solides et pérennes.”

Le succès de Vivo Energy repose sur des équipes de direction locales autonomes, capables de répondre efficacement aux besoins des clients et des parties prenantes, un modèle que l’entreprise entend également mettre en œuvre en Jordanie.

Saadallah a conclu: “Cette annonce marque un changement d’actionnariat, mais les collaborateurs, les contrats avec les distributeurs et les relations avec les clients demeurent inchangés. Ma priorité sera de travailler aux côtés des équipes en place pour capitaliser sur leurs succès et assurer une transition harmonieuse pour tous. 2026 est une année exceptionnelle pour la Jordanie : le Royaume célèbre les 80 ans de son indépendance et la toute première qualification de l’équipe nationale pour la Coupe du Monde. Nous ferons écho à cette fierté dans nos programmes, en plaçant la Jordanie et les Jordaniens au cœur de nos priorités.”

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Visas : Entre frais de service et absence de recours, les consommateurs haussent le ton

13. Mai 2026 um 06:48

Prendre un rendez-vous, déposer un dossier, attendre. Pour des milliers de Tunisiens candidats au visa Schengen, ces démarches ont un coût qui peut rapidement s’alourdir autour du prix du visa lui-même — sans aucune garantie de l’obtenir. L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) a dénoncé mardi ce qu’elle présente comme un système opaque, dominé par quelques prestataires privés et insuffisamment contrôlé.

Dans un communiqué, l’OTIC pointe des frais jugés excessifs, un manque de transparence, l’absence de concurrence réelle et des risques liés à la protection des données personnelles. Elle dénonce un secteur où la domination d’un nombre limité d’acteurs privés prive les citoyens de toute alternative, tout en générant, selon elle, des profits importants à partir de prestations à faible valeur ajoutée : prise de rendez-vous, collecte de dossiers, réception des demandes.

Sur le plan juridique, l’OTIC s’appuie sur la loi n°36 de 2015 relative à la concurrence et aux prix, qui autorise l’intervention des autorités publiques en cas de hausses injustifiées des tarifs, pour appeler à une réaction du ministère du Commerce.

Une alerte déjà lancée en 2025

Cette prise de position s’inscrit dans un débat déjà ancien. En janvier 2025, le président de l’OTIC, Lotfi Riahi, avait appelé à encadrer les frais de traitement des demandes de visa après la réception de nombreuses réclamations, notamment pour l’espace européen. Il avait jugé ces frais « très élevés » et « non justifiés », et posé la question du remboursement en cas de refus, estimant que le demandeur ne devait pas supporter l’intégralité du coût lorsque la procédure n’aboutit pas.

Le sujet avait également pris une tournure parlementaire en mars 2026. Le député Marouane Ziane, membre du Conseil national des régions et des districts, avait annoncé le lancement d’une initiative législative visant à restituer 50 % des frais de service payés par les citoyens tunisiens en cas de refus de visa. Cette proposition visait notamment à distinguer plus clairement les frais consulaires, relevant des ambassades, des frais de service perçus par les sociétés intermédiaires, tout en renforçant le contrôle des centres de collecte de dossiers opérant en Tunisie.

Lire aussi: Tunisie : Visa refusé ? Une initiative pour rembourser 50 % des frais

Des frais qui s’accumulent, sans filet

Les tarifs publics disponibles donnent un ordre de grandeur. Pour un visa Schengen, les frais consulaires s’élèvent à 90 euros pour un adulte et 45 euros pour un enfant de 6 à moins de 12 ans, depuis juin 2024. En Tunisie, France-Visas indique que les frais de service perçus par TLScontact pour un dossier France sont fixés à 28 euros par dossier déposé — non remboursables.

À ces montants s’ajoutent déplacements, documents administratifs, photos, assurance, et services optionnels. C’est précisément cette accumulation que l’OTIC juge problématique : en 2024, selon le porte-parole de l’ambassade de France en Tunisie, Henri d’Aragon, 21 % des demandes de visa déposées par des Tunisiens ont été refusées — souvent pour dossier incomplet. Autant de frais engagés, sans retour. Le même responsable avait dénoncé la vente de rendez-vous par certaines agences à des prix élevés, qualifiant ces pratiques d’inacceptables.

Ce débat intervient dans un contexte de renchérissement plus large des démarches de mobilité vers la France. Depuis le 1er mai 2026, la première délivrance de certains titres de séjour est passée de 225 à 350 euros, et le tarif minoré applicable notamment aux étudiants de 75 à 150 euros, selon Service-public.fr. Cette réforme ne concerne pas directement les visas court séjour, mais elle alimente le sentiment d’un coût croissant des démarches de mobilité.

Données personnelles et droit au recours

Au-delà du financier, l’OTIC met en cause la nature même des données confiées à ces prestataires : informations biométriques, situation professionnelle, documents familiaux, ressources financières, historique de voyage. Elle demande l’ouverture d’un audit global sur le respect de la législation tunisienne relative à la protection des données personnelles, ainsi qu’un contrôle juridique, financier et fiscal rigoureux de ces opérateurs.

Elle appelle également à créer, au sein du ministère des Affaires étrangères, un mécanisme officiel de réclamation permettant de traiter les plaintes liées aux frais, aux retards, à l’accueil ou à la confidentialité des données.

Car c’est bien là le nœud du problème : face à des prestataires privés adossés à des procédures consulaires, le citoyen tunisien n’a aujourd’hui aucune porte claire où frapper. L’OTIC estime que cette impasse est incompatible avec les principes élémentaires de protection du consommateur — et, plus largement, avec ceux de la souveraineté nationale.

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