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Tunisie-Algérie : les échanges commerciaux dépassent les 2,7 milliards de dollars 

27. September 2026 um 21:31

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Algérie ont bondi de 166 % en cinq ans pour atteindre 2,76 milliards de dollars, selon les données fournies par la représentation du CEPEX à Alger à l’occasion d’une mission d’affaires organisée du 22 au 24 septembre par la CONECT International et le patronat algérien (CAP).

L’Algérie figure désormais comme le 4ᵉ fournisseur et le 7ᵉ client de la Tunisie. Les exportations tunisiennes vers le marché algérien sont largement dominées par les industries mécaniques et électriques (56,53 %), suivies de loin par les industries manufacturières (31,53 %) et l’agroalimentaire (7,05 %). Quant aux importations en provenance de nos voisins de l’ouest, elles concernent principalement des produits industriels et énergétiques.

Sur le plan des investissements, 43 entreprises tunisiennes opèrent en Algérie, principalement dans les secteurs de la mécanique, de l’électronique et des services.

Bien que les échanges bénéficient d’allègements douaniers, jusqu’à 40 % via l’accord préférentiel bilatéral, complétés par la GZALE (Grande zone arabe de libre-échange), les acteurs économiques des deux côtés préconisent plusieurs mesures pour consolider ce partenariat. La première consiste à faciliter le commerce croisé dans le secteur automobile (composants tunisiens contre véhicules assemblés en Algérie).

La seconde a trait aux infrastructures et à la logistique. Les opérateurs appellent à moderniser les postes-frontaliers, créer des zones franches, harmoniser les normes techniques et optimiser la logistique.

Quant à la 3ème mesure, il s’agit d’un appel à l’intégration régionale, en exploitant la proximité géographique et la route transsaharienne pour structurer des chaînes de valeur conjointes et cibler ensemble les marchés africains.

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Presse | Mohamed Benchicou inhumé finalement à Alger

27. September 2026 um 08:30

La dépouille du journaliste, écrivain et ancien directeur du quotidien Le Matin Mohamed Benchicou a finalement été rapatriée en Algérie et inhumée samedi 26 septembre 2026 au cimetière de Garidi, à Alger. Son retour au pays avait été précédé d’un épisode d’incertitude qui avait suscité l’émotion dans les milieux de la presse.

L’inhumation s’est déroulée en présence de sa famille, de proches, de journalistes et de nombreux confrères venus lui rendre un dernier hommage.

Quelques heures auparavant, le retour de sa dépouille à Alger paraissait encore incertain.

Dans un communiqué, la famille avait annoncé que les autorités algériennes refusaient, dans un premier temps, le rapatriement de la dépouille pour son enterrement prévu à Alger. «Même après sa mort, il continue d’être harcelé», dénonçait la famille, estimant que personne ne pouvait priver un ressortissant algérien d’être enterré dans son pays.

La situation s’est finalement débloquée. «Dernière nouvelle : selon les autorités, mon père sera finalement inhumé au cimetière de Garidi», annonçait ensuite la famille, faisant part de son soulagement.

La dépouille a ainsi pu rejoindre Alger où un hommage lui a été rendu à la Maison de la presse Tahar-Djaout, lieu particulièrement symbolique pour plusieurs générations de journalistes algériens, avant son transfert vers le cimetière.

Selon Le Matin d’Algérie, environ 150 personnes ont assisté à l’inhumation, mais aucun représentant officiel n’a été signalé parmi les présents.

Des années de débats, de combats et d’amitié

Dans un hommage publié après l’inhumation, le journaliste Maâmar Farah a fait revivre une partie de cette histoire commune : «Nous étions voisins», écrit-il en évoquant les années où Benchicou travaillait au journal Le Matin et lui aujournal Le Soir. Il rappelle notamment la solidarité de Le Soir lorsque Le Matin avait été confronté à des difficultés, jusqu’à lui ouvrir une page de son édition pour permettre au journal de continuer à s’adresser à ses lecteurs.

Maâmar Farah revient également sur les années du quotidien El Moudjahid, les combats syndicaux et journalistiques menés avec Benchicou, ainsi que sur cette période où une partie de la rédaction avait tenté de desserrer l’emprise de la censure.

Son témoignage dépasse ainsi le seul parcours de Benchicou. Il restitue une époque de la presse algérienne où les journalistes, encore jeunes, avaient la conviction que le journal pouvait contribuer à changer les choses : «Nous savions surtout que le journaliste ne possède peut-être rien d’autre que sa plume et sa conscience», écrit Maâmar Farah.

Mohamed Benchicou avait marqué la presse algérienne par son indépendance de ton et ses prises de position critiques. Ancien directeur du Matin, il avait également publié plusieurs ouvrages consacrés à l’Algérie et à sa vie politique.

Son parcours avait été marqué par son emprisonnement au début des années 2000, après la publication de son livre ‘‘Bouteflika : une imposture algérienne’’. Cette période demeure l’un des épisodes les plus connus de son parcours de journaliste et d’écrivain.

Sa disparition a suscité des réactions nombreuses en Algérie et à l’étranger. Des médias algériens, maghrébins et internationaux ont consacré des articles à son décès et à son parcours. Mais son histoire ne se résume pas à ses confrontations avec le pouvoir. Elle appartient aussi à une génération de journalistes qui ont accompagné les transformations profondes de la presse algérienne, au prix parfois de leur liberté, de leur carrière ou de leur sécurité.

Dans son hommage, Maâmar Farah évoque enfin le retour de Benchicou sur cette terre qu’il avait tant aimée.

«L’Algérie, cette terre que tu as tant aimée, t’a repris sans bruit», écrit-il.

À Garidi, le journaliste a ainsi été accompagné par ceux qui avaient partagé avec lui des années de journalisme, de débats, de combats et d’amitié.

Djamal Guettala

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L’Espérance de Tunis renforce sa défense avec la signature d’Adem Alilet

19. September 2026 um 23:29

L’Espérance sportive de Tunis (EST) a officialisé l’arrivée du défenseur central algérien Adem Alilet, recruté pour deux saisons jusqu’en 2028.

Libre de tout engagement après son passage à l’USM Alger, le joueur de 27 ans vient apporter son expérience et son impact physique au secteur défensif des Sang et Or.

Cette signature s’inscrit dans la volonté de l’Espérance de Tunis de consolider son équipe afin d’aborder dans les meilleures conditions les compétitions nationales et la Ligue des champions de la CAF.

« Le nouveau défenseur sang et or connaît bien le haut niveau africain. Il s’était notamment distingué sous les couleurs de l’USM Alger, dont il a été l’un des défenseurs emblématiques, remportant notamment deux Coupes de la CAF ainsi qu’une Supercoupe d’Afrique », rappelle l’EST, estimant que cette expérience continentale va renforcer un secteur défensif appelé à jouer un rôle important cette saison.

Adem Alilet va désormais intégrer l’effectif pour entamer sa préparation sous ses nouvelles couleurs.

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