Djerba accueille Desertif’actions 2026 dans un contexte de crise climatique
Le sommet international Desertif’actions 2026 sur la résilience régionale face aux crises climatiques s’est déroulé du 25 au 28 mars 2026 à l’Institut supérieur d’études technologiques (ISET), à Djerba, Tunisie. Cette 6e édition a réuni plus de 300 participants internationaux : représentants de la société civile, chercheurs, scientifiques, ONG, associations, institutions publiques et/ou privées, collectivités territoriales, etc.
Latif Belhedi
Pendant trois jours, les participants ont pris part à des séances plénières, des ateliers thématiques, des travaux de groupe, des discussions et des dialogues. Le but étant de coconstruire un plaidoyer fondé sur des solutions concrètes et pertinentes, afin d’influencer les décisions de la COP17.
Les thèmes abordés sont la transformation des systèmes agricoles et/ou d’élevage sédentaires ; le soutien aux systèmes de production mobiles (avec un accent mis sur le pastoralisme) ; la gestion régionale des ressources en eau ; et la gestion durable des territoires.
L‘urgence d’agir dans un contexte de crise
Les débats entre les décideurs, experts, responsables institutionnels et acteurs de terrain ont tourné autour d’un enjeu commun : faire face à la dégradation des terres et aux sécheresses dans un contexte mondial marqué par des crises multiples.
Les participants ont posé les bases d’un dialogue collectif, en mettant en lumière l’urgence d’agir, la nécessité de renforcer la coopération internationale et l’importance de solutions concrètes, ancrées dans les réalités des territoires.
Entre interventions de haut niveau et messages portés par la communauté internationale, un appel clair a été lancé : accélérer l’action, renforcer les partenariats et transformer les engagements en résultats.
Entre 2000 et 2019, plus d’1,4 milliard de personnes ont été touchées par des sécheresses. Ce chiffre de la FAO témoigne de l’ampleur du phénomène, dont la fréquence et l’intensité ne cesse de s’accroître au fil du temps.
Au cœur des échanges lors du sommet Désertif’actions : les réponses que peuvent offrir les politiques publiques. Car aujourd’hui, le sujet est moins technique que politique.
Pour faire face à ces épisodes climatiques extrêmes, un certain nombre de solutions existent, mais elles sont trop souvent confinées dans des zones «tests» ou bien requièrent des changements systémiques. Les développer à l’échelle de territoires nécessite des outils et des stratégies politiques pas simples à mettre en œuvre.
Dans le cadre du sommet, l’Observatoire du Sahara et du Sahel, une Ong onusienne basée à Tunis, a organisé un atelier consacré aux moyens d’améliorer la couverture médiatique des enjeux de la désertification.
Le rôle crucial des médias
Cet atelier a permis à plusieurs experts et professionnels des médias d’échanger et de discuter, afin d’explorer comment mieux communiquer les recommandations du sommet au grand public et aux décideurs.
Les discussions ont mis en lumière le rôle crucial des médias pour simplifier les enjeux environnementaux, sensibiliser le public et favoriser l’engagement face aux défis de la désertification. L’importance de développer des méthodes de communication innovantes, capables de capter l’attention du public et de transmettre clairement les messages, a également été soulignée.
Les discussions ont par ailleurs insisté sur la nécessité de continuer à couvrir les questions de désertification avant, pendant et après les événements internationaux, afin de les intégrer au débat public et de soutenir les efforts déployés pour les combattre.
Elles ont appelé à renforcer le rôle des médias en tant que partenaire clé dans la diffusion des recommandations environnementales et le soutien des politiques de lutte contre la désertification et de construction d’un avenir plus durable.
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