Lutte contre l’immigration irrégulière : L’approche novatrice de la Tunisie
Encore une fois, la Tunisie, par la voix de son Président, innove en matière de lutte contre l’immigration clandestine en prônant une coopération mondiale solidaire qui concilie les exigences sécuritaires avec le respect des droits de l’homme et les conventions internationales.
S’il est un dossier considéré en Tunisie comme une préoccupation nationale majeure — contrairement à ce que prétendent à longueur de journée plusieurs voix discordantes —, c’est bien celui de l’immigration irrégulière dans le sens de trouver une solution qui satisfasse les milliers de nos hôtes de l’Afrique subsaharienne d’une part. Et d’autre part qui prenne en considération les intérêts de la Tunisie et valorise son attachement au respect des droits de l’homme, dont en premier lieu celui de la dignité et de la consécration de l’intégrité physique et morale des invités de notre pays.
Et le Président Kaïs Saïed, qui considère la question des migrants irréguliers, qu’ils soient d’origine subsaharienne, arabe ou même asiatique, comme sa cause personnelle à l’instar de la cause juste du peuple palestinien frère, innove pour faire migrer la question vers une autre dimension. Celle de pousser les pays d’Europe à adhérer pleinement et concrètement à son approche authentique. En plaçant la question sur un autre niveau de la coopération solidaire entre notre pays et les pays européens où nos invités désirent s’installer et aussi avec les organisations internationales spécialisées dans le suivi de la crise de l’immigration clandestine.
Le Chef de l’Etat ne cesse, en effet, d’exhorter ces organisations, à leur tête l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut commissariat des réfugiés (HCR), à assumer effectivement et avec la célérité requise leurs responsabilités en matière d’encadrement et de suivi de la situation parfois très dure dans laquelle se trouvent beaucoup de ces immigrés et de leur fournir les services auxquels ils ont droit de par leur statut de réfugiés ou de demandeurs d’asile. Et aussi d’arrêter de colporter les rumeurs qu’on répand impunément et sans vergogne sur les mauvais traitements qui leur sont infligés. Des rumeurs et de fausses informations qui pullulent sur les réseaux sociaux et qui sont malheureusement reprises aveuglément par certains responsables agissant au nom de ces organisations sans se soucier de vérifier l’authenticité des vidéos diffusées quotidiennement sur les pages dites les pages des droit-de-l’humanistes disposés à avaler toutes les couleuvres qu’on leur sert. A condition qu’elles plaisent aux financeurs de ces pages et qu’elles adhèrent aux objectifs de leurs commanditaires.
En parallèle, les efforts du gouvernement tunisien en vue de surmonter les difficultés et d’imaginer les solutions consensuelles à ce phénomène se poursuivent à un rythme de plus en plus poussé, sous l’impulsion du Président de la République.
Mû par sa conviction que la Tunisie ne peut, à elle seule, en dépit de sa bonne volonté, résoudre le problème, il vient, au cours de la semaine écoulée, d’évoquer le phénomène avec le président l’OIM et de donner ses directives au représentant de la Tunisie auprès de l’ONU pour faire entendre, haut et fort, la voix de la Tunisie.
Et last but not least, l’on a le droit de valoriser l’intervention du ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, qui a porté, lundi 31 mars dernier, la voix de la Tunisie lors de sa participation, à Londres, au sommet sur la sécurité frontalière consacré à la migration.
Ainsi, et conformément à l’approche soutenue par le Chef de l’Etat, la Tunisie a-t-elle plaidé pour «le partenariat et le partage des responsabilités dans le respect des droits de l’homme et des conventions internationales en la matière».
A lire le communiqué publié par le ministère de l’Intérieur, l’on est édifié sur l’originalité de l’approche défendue par la Tunisie consistant à promouvoir une coopération solidaire entre les principaux partenaires engagés dans la lutte contre l’immigration clandestine.abel