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Heute — 04. Juni 2026Leconomiste Maghrebin

Zone euro : l’inflation affaiblit l’activité économique privée

04. Juni 2026 um 14:33

L’activité du secteur privé de la zone euro s’est contractée à son rythme le plus rapide en 18 mois en mai. La faiblesse de la demande de biens et de services ayant entraîné une baisse de la production pour un deuxième mois consécutif. C’est ce qu’il ressort d’une enquête S&P Global publiée mercredi 3 juin.

L’indice PMI composite S&P Global pour la zone euro a chuté à 48,5 en mai contre 48,8 en avril, son niveau le plus bas depuis novembre 2024. L’indice des services a légèrement progressé à 47,7, contre 47,6, dépassant ainsi la première estimation de 46,4.

« Avec un repli de l’activité économique dans la zone euro pour le deuxième mois consécutif en mai, il est de plus en plus probable que l’économie se contracte au deuxième trimestre. Les données PMI suggèrent une baisse du PIB de 0,2 % en glissement trimestriel, sauf redressement significatif en juin ». C’est ce qu’a déclaré Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence, selon Reuters.

Le total des nouvelles commandes a diminué pour le troisième mois consécutif… La demande extérieure a pesé le plus lourd, les commandes à l’exportation enregistrant la plus forte baisse depuis le début de l’année.

La détérioration s’est concentrée dans les deux plus grandes économies du bloc, à savoir l’Allemagne et la France qui ont enregistré une contraction de l’activité économique privée. Tandis que l’Italie et l’Espagne ont connu une croissance marginale.

Les coûts des intrants ont augmenté à leur rythme le plus rapide en trois ans et demi. Tandis que les prix facturés aux consommateurs ont atteint leur plus haut niveau en 38 mois – soit le troisième mois consécutif d’accélération de l’inflation des prix à la production… La BCE a constaté une intensification des risques d’inflation et de ralentissement de la croissance, plaçant les décideurs politiques dans une situation délicate. Certains économistes considèrent la réunion de juin comme cruciale, avec une possible hausse des taux de 25 points de base à 2,25 %. Tandis que d’autres estiment que la banque devrait faire preuve de prudence avant de procéder à des hausses de taux. Alors que l’économie semble ralentir et que la confiance des consommateurs s’affaiblit.

Avec la baisse des créations d’emplois, les entreprises ont fait état d’une augmentation de leurs capacités inutilisées. Les pertes d’emplois se sont accélérées à leur rythme le plus rapide en 5 ans et demi, même si le déclin est resté modéré.

La confiance des entreprises s’est légèrement redressée depuis avril, selon l’enquête. Mais elle est restée faible en termes historiques et bien en deçà des niveaux d’avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

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BCE : coup de semonce avant la décision sur les taux d’intérêt

02. Juni 2026 um 14:57

Les estimations de l’inflation dans la zone euro restent élevées, comme le montre une enquête de la BCE avant la réunion cruciale de la semaine du 8 juin…

En particulier, les anticipations d’inflation des consommateurs de la zone euro sur une période de trois ans ont légèrement diminué en avril. Ce qui a apporté un certain soulagement à la Banque centrale européenne (BCE). Même si les responsables semblent en bonne voie pour relever les taux d’intérêt.

Les prix devraient augmenter de 2,9 % au cours de cette période, contre 3 % en mars, selon l’enquête mensuelle de la BCE publiée mardi 2 juin.

Les prévisions pour les douze prochains mois sont restées inchangées à 4 %. Tandis que les perspectives pour une période de cinq ans ont été maintenues à 2,4 %, au-dessus de l’objectif d’inflation à moyen terme de 2 % fixé par la BCE.

Ces données interviennent après qu’Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a averti que le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît. Ce qui signifie que la BCE ne peut ignorer la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient. « Nous ne pouvons plus ignorer ce choc », a-t-elle souligné. « Le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît ».

Lire aussi: Lire aussi: Schnabel : la BCE approche d’une « pause » dans la baisse des taux d’intérêt

Elle a dernièrement indiqué qu’une hausse des taux serait nécessaire lors de la réunion de la BCE des 10 et 11 juin. Les marchés anticipent largement une telle mesure, les responsables politiques étant confrontés à la perspective d’une hausse des coûts de l’énergie pesant sur l’inflation. Toutefois, compte tenu des incertitudes quant à l’impact économique du conflit, les décideurs restent prudents dans leur communication.

En outre, Mme Schnabel a fait valoir qu’il est trop tôt pour déterminer le nombre de hausses de taux qui pourraient être nécessaires. Tout en notant que les décideurs politiques continueront d’évaluer les données et les développements à venir au Moyen-Orient. « Il est trop tôt pour dire qu’il y aura un certain nombre d’augmentations et que ce sera terminé », a-t-elle déclaré. « Nous devons vraiment voir ce qui se passe », a-t-elle ajouté.

Comme elle l’a également mentionné, le choc actuel diffère des crises énergétiques précédentes car il agit de plus en plus comme un choc de demande mondiale, tout en augmentant les coûts de production dans le monde entier.

Dans le même temps, certains responsables s’inquiètent également de l’impact de la guerre sur l’activité économique. Un sondage de la BCE révélant un pessimisme accru. Les personnes interrogées anticipent une contraction du PIB de 2,2 % au cours des douze prochains mois (contre une estimation de -2,1 % en mars). Les prévisions concernant le taux de chômage à un an ont, quant à elles, baissé à 11,2 %, contre 11,3 % précédemment.

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