Normale Ansicht

Pronostic Quinté : Handicap des Hauts-De-Seine à Saint-Cloud

Von: farhat
04. Juli 2026 um 22:00

Pour cette 3ème course à Saint-Cloud, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
​8-3-4-14-2-10-11
​Le cheval ​8. Kraskhov s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le ​14. Trophane sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Saint-Cloud.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 16 partants du Handicap des Hauts-De-Seine. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Saint-Cloud :

1. Tiego The First : Cherche sa course avec assiduité. Raccourci sur le mile avec raison après de bons débuts à ce niveau, il doit surmonter sa corde extérieure.

2. Félix aux Ormes : Donne toujours son maximum et hérite de l’as dans les stalles. Économisé au maximum, il visera une place avec Cristian Demuro.

3. Olympic Message : Effectue une semi-rentrée après un break profitable. Assez affûté pour bien faire d’emblée, cet attentiste visera une place en fin.

4. Half Half : Au top de sa condition physique et très performant à ce niveau. Retrouvant sa distance de prédilection, sa place est à l’arrivée.

5. Mr Fleurant : Supplémenté après une course annulée et se présente au mieux. Très à son aise sur 1 600 mètres, il visera les premières places.

6. Pyramide : Auteur d’une fin de course plaisante pour sa rentrée à Lyon. En constants progrès physiques, elle s’annonce compétitive pour son premier Quinté+.

7. Omicrone : À racheter après avoir perdu un fer en dernier lieu. Idéalement baissée au poids et adepte des pistes rapides, elle surprendra.

8. Kraskhov : Cherche sa course à ce niveau de valeur. Maintien une condition physique optimale et profitera de sa bonne corde pour briller.

9. Alsaba : Décevante récemment à Compiègne où elle s’est mal oxygénée. Nettement raccourcie par son mentor pour l’occasion, elle passera un test majeur.

10. Ciccio Boy : Remarquable récent lauréat en province. Ayant repris beaucoup de moral et bien situé sur l’échelle des poids, il disputera activement l’arrivée.

11. No Limit Dream : Aborde ce rendez-vous en excellente condition et bien loti en stalles. Équipé d’œillères australiennes avec Mickaël Barzalona, tous les feux sont au vert.

12. Gentleman Beauty : Nouveau venu dans les boxes de Jean-Claude Rouget qui effectue ses grands débuts pour son écurie. Son comportement sera très instructif.

13. Zagor : Totalement retrouvé après des ennuis de santé hivernaux. Raccourci avec de légitimes ambitions en valeur 38, il passera un test sur le mile.

14. Trophane : À racheter impérativement après une tactique trop offensive. Montée patiemment cette fois sur une distance à sa convenance, sa réhabilitation est proche.

15. Duty : Malheureux lors de ses débuts à ce niveau sur un tracé de vitesse. À reprendre en confiance sur ce parcours plus sélectif.

16. Rêve de Vallarsa : En pleine forme et reste sur une excellente performance à ParisLongchamp. Très compétitif à ce poids, il n’a aucun point négatif.

L’article Pronostic Quinté : Handicap des Hauts-De-Seine à Saint-Cloud est apparu en premier sur Le Temps News.

Festival de Carthage : Mayada El Hennawy, Cheb Khaled et Majida El Roumi de retour sur scène

Von: tmps
04. Juli 2026 um 20:00

La 60e édition du Festival international de Carthage marquera le retour sur la scène du théâtre romain de plusieurs grandes figures de la chanson arabe et internationale, a appris l’agence TAP auprès d’une source officielle.

Selon cette source, la chanteuse syrienne Mayada El Hennawy, l’artiste algérien Cheb Khaled et la diva libanaise Majida El Roumi figurent parmi les têtes d’affiche de cette édition anniversaire. Le chanteur britannique Sami Yusuf se produira, quant à lui, pour la première fois au théâtre romain de Carthage.

L’ouverture du festival sera assurée par la star tunisienne Saber Rebai, à l’occasion du 60e anniversaire de la création du Festival international de Carthage.

Mayada El Hennawy retrouvera ainsi le public tunisien après une absence de 21 ans, son dernier concert en Tunisie remontant à 2005.

Cheb Khaled reviendra à Carthage pour la première fois depuis sa prestation de 2016, tandis que Majida El Roumi renouera avec la scène du théâtre romain après sa dernière participation en 2018.

La programmation comprendra également la chanteuse béninoise Angélique Kidjo ainsi que l’artiste tunisienne Nabiha Karaouli, aux côtés d’autres artistes tunisiens, arabes et internationaux.

La conférence de presse consacrée à cette 60e édition est prévue le 7 juillet au Musée paléochrétien de Carthage, où seront dévoilés le programme complet ainsi que les détails de l’organisation du festival.

La même source a ajouté que la vente des billets sera ouverte dans les prochaines heures via les plateformes électroniques dédiées.

L’article Festival de Carthage : Mayada El Hennawy, Cheb Khaled et Majida El Roumi de retour sur scène est apparu en premier sur Le Temps News.

Manouba : campagne de vaccination antirabique de plus de 340 animaux à Borj El Amri

Von: tmps
04. Juli 2026 um 14:59

Les services vétérinaires du Commissariat régional au développement agricole (CRDA) à Manouba, ont organisé, vendredi, une campagne exceptionnelle gratuite de vaccination contre la rage dans la localité d’El Messaidine, relevant de la délégation de Borj El Amri.

L’opération a permis de vacciner plus de 176 chiens et 169 chats, selon des données communiquées à l’Agence TAP par le service de la production animale du CRDA.

Par ailleurs, le chef du service de la production animale au`CRDA, Lotfi Sayahi, a indiqué, à l’Agence TAP, que 96% du cheptel bovin a été vacciné contre la dermatose nodulaire, entre février et juin 2026.

Le taux de couverture vaccinale contre la fièvre aphteuse a atteint 60% et 100%, pour la même période, a ajouté Sayahi.

Concerant les petits ruminants (ovins et caprins), la vaccination contre la fièvre aphteuse (trivalente) a touché 398 mille têtes, soit un taux de couverture de 100%.

La vaccination contre la variole ovine et la peste des petits ruminants a concerné 340 mille têtes, soit un taux de couverture de plus de 86%, d’après la même source.

L’article Manouba : campagne de vaccination antirabique de plus de 340 animaux à Borj El Amri est apparu en premier sur Le Temps News.

Manouba : Vaste campagne contre le commerce anarchique et l’occupation illicite de l’espace public

Von: tmps
04. Juli 2026 um 13:48

Les unités de la police municipale à Manouba ont lancé une campagne visant à lutter contre les occupations illicites des trottoirs, le commerce anarchique et les atteintes à l’ordre et à la tranquillité publics.

Menée dans les délégations de Jedaida et de La Manouba, cette campagne a donné lieu à la constatation de 25 infractions, ainsi qu’à la saisie de 219 chaises et 57 tables.

Les opérations de lutte contre l’occupation illicite du domaine public se poursuivront de manière régulière dans les différents quartiers afin d’endiguer le phénomène d’appropriation de la voie publique, a indiqué à l’Agence TAP une source de la brigade régionale de la police municipale.

(D’après Tap)

L’article Manouba : Vaste campagne contre le commerce anarchique et l’occupation illicite de l’espace public est apparu en premier sur Le Temps News.

Mondial 2026 : les huitièmes de finale offrent des affiches de rêve

Von: tmps
04. Juli 2026 um 11:46

Les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 débutent, samedi, avec huit affiches prometteuses réparties sur quatre jours.

Parmi les chocs les plus attendus figurent le duel entre le Portugal de Cristiano Ronaldo et l’Espagne, celui opposant le Brésil à la Norvège d’Erling Haaland, ainsi que l’affiche entre le Mexique, pays hôte, et l’Angleterre.

Le Maroc ouvrira le bal face au Canada.

– Vendredi 4 juillet

Canada – Maroc (Houston)

Paraguay – France (Philadelphie)

– Samedi 5 juillet

Brésil – Norvège (New York/New Jersey)

Mexique – Angleterre (Mexico)

– Dimanche 6 juillet

Portugal – Espagne (Dallas)

États-Unis – Belgique (Seattle)

– Lundi 7 juillet

Argentine – Égypte (Atlanta)

Suisse – Colombie (Vancouver).

L’article Mondial 2026 : les huitièmes de finale offrent des affiches de rêve est apparu en premier sur Le Temps News.

Foot – Mondial-2026: l’Egypte écarte l’Australie aux tirs au but et se qualifie pour les 8es

Von: tmps
04. Juli 2026 um 11:01

L’Egypte s’est qualifiée pour les huitièmes de finale du Mondial-2026 de football en s’imposant face à l’Australie (1-1, 4 t.a.b. à 2) vendredi, à Arlington près de Dallas (Etats-Unis).

Opposés à des Australiens qui, comme eux, n’avaient encore jamais gagné un match à élimination directe en Coupe du monde, les « Pharaons » l’ont emporté lors de la séance de tirs au but, ne manquant aucune des quatre tentatives qu’ils ont eu à frapper.

L’Egypte avait rapidement pris l’avantage grâce à une tête d’Emam Ashour (13e), avant l’égalisation des « Socceroos » sur un but contre son camp de Mohamed Hany (55e).

Au prochain tour, l’Egypte affrontera le vainqueur du match entre l’Argentine et le Cap-Vert.

L’article Foot – Mondial-2026: l’Egypte écarte l’Australie aux tirs au but et se qualifie pour les 8es est apparu en premier sur Le Temps News.

Coupe du monde 2026 : le classement des canonniers après les seizièmes de finale

Von: tmps
04. Juli 2026 um 11:00

7 buts: Messi (Argentine)

6 buts: Mbappé (France)

5 buts: Haaland (Norvège), Kane (Angleterre)

4 buts: O. Dembélé (France), Oiarzabal (Espagne), Sarr (Sénégal), Vinícius Júnior (Brésil)

3 buts: Balogun (Etats-Unis), Brobbey (Pays-Bas), Cristiano Ronaldo (Portugal), Cunha (Brésil), David (Canada), Gakpo (Pays-Bas), Havertz (Allemagne), Just (Nouvelle-Zélande), Manzambi (Suisse), Quiñones (Mexique), Saibari (Maroc), Undav (Allemagne), Wissa (RD Congo)

2 buts: Araújo (Uruguay), Arnautovic (Autriche), Ashour (Egypte), Ayari (Suède), Barcola (France), Bellingham (Angleterre), Diallo (Côte d’Ivoire), Diarra (Sénégal), Elanga (Suède), Embolo (Suisse), Gueye (Sénégal), Jimenez (Mexique), Kamada (Japon), Larin (Canada), Lukaku (Belgique), Mahmic (Bosnie-Herzégovine), Mahrez (Algérie), Mejia (Colombie), Pepe (Côte d’Ivoire), Rezaian (Iran), Summerville (Pays-Bas), Tielemans (Belgique), Trossard (Belgique), Ueda (Japon), Vargas (Suisse).

L’article Coupe du monde 2026 : le classement des canonniers après les seizièmes de finale est apparu en premier sur Le Temps News.

Mondial 2026 : les tests positifs seraient dus à une contamination alimentaire, selon une source de la FTF

Von: tmps
04. Juli 2026 um 10:40

– Les résultats positifs relevées lors des tests antidopage de certains joueurs de la sélection tunisienne durant la phase finale du Mondial-2026, sont dus à la consommation de viande bovine contaminée par des compléments alimentaires et n’ont aucun lien avec la prise de substances interdites, a appris, vendredi l’agence TAP, de source informée au sein de la Fédération tunisienne de Football.

Selon la même source, « huit joueurs de la sélection tunisienne, parmi lesquels Hannibal Mejbri et Anis Ben Slimène, ont été victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé de la viande bovine ».

« La Fédération internationale de football a procédé à un prélèvement d’un échantillon de la viande suspectée afin de l’analyser dans les laboratoires pour vérifier l’origine de cette contamination », ajoute la même source.

Cette dernière précise que « la FIFA interdit aux sélections engagées de ramener des produites alimentaires dans ce genre de compétitions. Seulement quelques épices et un cuisinier sont autorisés sur le plan logistique. Les équipes doivent se contenter de l’alimentation disponible au Mexique où des cas similaires liés à la viande bovine ont déjà été signalés par le passé ».

La même source souligne qu’aucune sanction ne devrait être prise à l’encontre des joueurs concernés, puisque l’affaire relève d’une contamination alimentaire. La FIFA ne pourra pas communiquer davantage de détails à ce sujet, puisque l’enquête est toujours en cours.

Par ailleurs, le Daily Mail avait rapporté plus tôt dans la journée que huit joueurs tunisiens avaient présenté des traces de clenbutérol, une substance interdite par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Utilisée à des fins médicales pour traiter certaines affections respiratoires, elle figure toutefois sur la liste des substances prohibées en compétition.

Selon le quotidien britannique, les fédérations et clubs concernés auraient été informés des résultats des analyses.

Lors du Mondial-2026 qui se déroule actuellement au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique, la Tunisie a été éliminée dès la phase de groupes, après trois défaites concédées face à la Suède (5-1), au Japon (4-0) et aux Pays-Bas (3-1).

L’article Mondial 2026 : les tests positifs seraient dus à une contamination alimentaire, selon une source de la FTF est apparu en premier sur Le Temps News.

L’impunité administrative : cette panne silencieuse qui coûte cher à la Tunisie

Von: tmps
04. Juli 2026 um 10:16

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Il y a des scènes banales qui, à force de se répéter, finissent par raconter tout un pays. Un citoyen se rend à la mairie pour récupérer un papier annoncé comme prêt. Il a pris sa matinée, parfois un taxi, parfois il a laissé son travail, parfois il a demandé à un voisin de garder un enfant ou à un parent de l’accompagner. On lui avait dit : revenez tel jour, votre document sera prêt. Le jour arrive, mais le papier n’est pas là. La formule tombe, légère, presque mécanique : revenez demain. On ne s’excuse pas vraiment. On n’explique pas clairement. On ne mesure pas le temps perdu. On oublie que, pour l’administration, ce n’est qu’un dossier parmi d’autres, mais pour le citoyen, c’est une démarche, une attente, parfois une urgence, souvent une fatigue.

Le plus inquiétant n’est pas seulement le retard. Le plus inquiétant est l’habitude du retard. Ce qui choque n’est pas uniquement qu’une imprimante manque de papier ou qu’un appareil soit en panne. Ce qui choque, c’est que cette panne puisse devenir normale, acceptée, presque intégrée au paysage administratif. Dans une société qui aspire à la modernité, il n’est pas normal qu’un service public dépende du hasard d’une ramette de papier, de l’humeur d’un agent ou de la disponibilité approximative d’un responsable. Un document promis pour le jour J doit être prêt le jour J. Le lendemain n’est pas un détail, c’est une rupture de confiance.

Dans beaucoup de nos administrations, le citoyen ne se plaint pas seulement d’une lenteur. Il se plaint surtout d’une absence de conséquence. Quand un comportement irrégulier est signalé à la hiérarchie, on espère naturellement une vérification, une écoute, une correctionet, lorsque les faits sont établis, une sanction proportionnée. Or très souvent, la plainte disparaît dans les couloirs. Elle devient un papier de plus, un bruit de plus, une gêne de plus. L’agent mis en cause, au lieu d’être rappelé à l’ordre, se sent parfois protégé par l’inertie du système. Il comprend que rien ne lui arrivera. Et quand l’impunité s’installe, le comportement fautif cesse d’être une anomalie : il devient une méthode.

Quand la plainte s’égare dans les couloirs

Le citoyen tunisien connaît cette impression pénible : il parle, mais personne n’écoute vraiment. Il écrit une réclamation, mais elle ne provoque aucun mouvement visible. Il signale un abus, mais l’abus continue. Il dénonce une négligence, mais la négligence revient le lendemain, identique, parfois plus arrogante encore. Cette expérience est destructrice, car elle enseigne au citoyen que la règle existe dans les textes, mais qu’elle se fatigue dans la pratique. Elle lui apprend que l’administration peut être forte devant le faible, mais faible devant ses propres défaillances.

Une hiérarchie qui ne réagit pas affaiblit son autorité. Elle croit parfois préserver la paix interne en évitant le conflit avec l’agent fautif. En réalité, elle nourrit un conflit plus profond avec l’ensemble des citoyens. Elle protège momentanément un individu, mais elle abîme durablement l’institution. Car l’administration n’est pas faite pour protéger les agents contre les usagers, elle est faite pour protéger le service public contre les abus, d’où qu’ils viennent. Un responsable qui enterre une réclamation ne calme pas la situation, il fabrique la prochaine crise.

Il faut aussi sortir d’une confusion très répandue : demander des comptes à un agent public n’est pas une attaque personnelle. Ce n’est pas une vengeance, ce n’est pas une humiliation, ce n’est pas une chasse aux sorcières. C’est simplement le fonctionnement normal d’un service qui doit rendre des comptes. Dans une école, un hôpital, une municipalité, une recette des finances, un bureau d’état civil ou une administration régionale, l’agent n’est pas propriétaire de son poste. Il exerce une mission au nom de la collectivité. Cette mission lui donne des droits, mais aussi des devoirs. Le premier de ces devoirs est le respect du citoyen.

Le petit désordre qui fabrique la grande défiance

On a parfois tendance à sourire devant les petites pannes : pas de papier, pas de toner, pas de signature, pas de cachet, pas de connexion, pas de responsable, pas de réponse. On les traite comme des anecdotes. Pourtant, ce sont précisément ces petites pannes qui fabriquent la grande défiance. Le citoyen n’a pas toujours accès aux grands dossiers de l’État. Il ne voit pas tous les budgets, il ne lit pas tous les décrets, il ne participe pas à toutes les réunions. Mais il voit très bien si l’agent au guichet le respecte, si le document est prêt, si la file avance, si la réponse est claire, si l’horaire est respecté.

L’administration se juge souvent dans ces instants ordinaires. Une imprimante sans papier dans une mairie n’est pas seulement une imprimante sans papier. C’est le symbole d’un système qui n’a pas prévu l’évidence. C’est le signe d’une chaîne de responsabilité rompue : qui devait vérifier les stocks ? Qui devait signaler la panne ? Qui devait acheter le papier ? Qui devait organiser une solution provisoire ? Qui devait informer le citoyen ? Lorsque personne ne répond à ces questions, c’est que tout le monde est responsable en théorie et que personne ne l’est en pratique.

Cette culture du flou est dangereuse. Elle permet à chacun de se réfugier derrière une excuse. L’agent dit que ce n’est pas lui. Le chef de service dit qu’il n’était pas au courant. Le responsable dit qu’il manque de moyens. Le citoyen, lui, rentre chez lui avec son problème non résolu. Bien sûr, nos administrations ont parfois de vrais manques : manque de personnel, manque de matériel, surcharge, budgets limités, procédures anciennes. Il serait injuste de nier ces difficultés. Mais la pauvreté des moyens ne doit jamais devenir un permis de négligence. Quand les moyens sont limités, l’organisation doit être plus rigoureuse, non plus désordonnée.

Le dysfonctionnement répété a un coût invisible. Il coûte des heures de travail perdues, des déplacements inutiles, de l’essence, de la fatigue, de la colère, de la méfiance. Il pousse certains citoyens vers les passe-droits, car ils finissent par croire que la voie normale ne fonctionne pas. Il encourage les relations, les interventions, les coups de téléphone, les connaissances. Et c’est ainsi que la petite panne administrative finit par ouvrir la porte à une grande maladie sociale : l’idée que le droit seul ne suffit pas, qu’il faut toujours connaître quelqu’un pour obtenir ce qui devrait être obtenu simplement.

Sanctionner n’est pas humilier, c’est protéger le service public

Une administration en règle n’est pas une administration qui punit pour punir. C’est une administration qui sait distinguer l’erreur, la faute, la négligence répétée et la fraude. L’erreur peut se corriger par la formation. La faute doit être rappelée. La négligence répétée exige une sanction. La fraude doit être traitée avec fermeté. Si ces niveaux sont confondus, l’injustice apparaît. Mais si rien n’est traité, l’impunité gagne. Le citoyen n’a pas besoin d’une administration brutale, il a besoin d’une administration sérieuse.

Il faut donc mettre en place des mécanismes simples, lisibles et obligatoires. Chaque réclamation doit recevoir un numéro, une date, un délai de réponse et un responsable identifié. Le citoyen ne doit pas déposer une plainte dans le vide. Il doit pouvoir savoir où elle se trouve, qui l’examine et quand une réponse lui sera donnée. La hiérarchie doit être obligée de répondre, même lorsque la plainte n’est pas fondée. Une réponse claire vaut mieux qu’un silence méprisant. Le silence administratif est l’un des plus grands producteurs de colère civique.

Il faut également que les sanctions existent réellement. Une remarque écrite, un avertissement, un déplacement, une suspension, une procédure disciplinaire : tout cela doit être prévu, encadré, contrôlé et appliqué avec justice. Mais il faut surtout que les sanctions soient visibles dans leurs effets, sans nécessairement exposer les personnes à la vindicte publique. Le citoyen n’a pas besoin de connaître tous les détails du dossier disciplinaire, il a besoin de constater que le comportement dénoncé ne se répète plus. La meilleure sanction est parfois celle que l’on ne commente pas, mais dont on voit le résultat : le service fonctionne enfin.

La protection des lanceurs d’alerte internes est également indispensable. Dans chaque administration, il existe des agents honnêtes qui voient les abus, qui souffrent du désordre, qui veulent travailler correctement, mais qui se taisent par peur des représailles ou par découragement. Il faut les protéger. Il faut leur donner des canaux sûrs pour signaler les irrégularités. Une administration saine n’est pas celle où tout le monde se tait, c’est celle où la vérité peut remonter sans que celui qui la dit soit puni à la place de celui qui triche.

Remettre l’administration au service du citoyen

Réformer l’administration ne signifie pas seulement numériser les guichets ou installer des plateformes. Le numérique peut aider, bien sûr, mais il ne remplacera jamais l’éthique du service. Une plateforme peut recevoir une demande, mais elle ne garantit pas à elle seule le respect du délai. Un ordinateur peut imprimer un document, mais il ne remplace pas la conscience professionnelle. La modernisation ne doit pas être un décor, elle doit être une culture, celle du délai respecté, de la réponse claire, de la responsabilité assumée.

Chaque service public devrait afficher des engagements simples : délai de traitement, documents nécessaires, responsable du service, procédure de réclamation, recours possible. Ces informations doivent être visibles, compréhensibles et respectées. Le citoyen ne doit pas venir trois fois pour apprendre à la troisième visite qu’il manque une pièce. Il ne doit pas découvrir au guichet une règle inventée le matin même. Il ne doit pas dépendre du ton d’une personne pour accéder à un droit. La règle doit être écrite, stable, publique et la même pour tous.

Il faut aussi réhabiliter la notion de chef. Un chef de service n’est pas seulement une personne qui signe. C’est une personne qui organise, contrôle, anticipe, corrige. Il doit savoir si l’imprimante fonctionne, si le papier existe, si les agents sont présents, si les citoyens attendent trop longtemps, si les réclamations s’accumulent. La hiérarchie ne peut pas se contenter d’être une décoration administrative, elle doit être une responsabilité quotidienne. Là où il n’y a pas de contrôle, il y aura tôt ou tard du laisser-aller. Là où il n’y a pas de conséquence, il y aura tôt ou tard de l’abus.

La Tunisie n’a pas seulement besoin de grandes réformes annoncées dans les discours. Elle a besoin de petites rigueurs appliquées chaque jour. Elle a besoin d’une administration qui arrive à l’heure, qui répond, qui s’excuse lorsqu’elle se trompe, qui corrige lorsqu’elle faillit, qui sanctionne lorsqu’il le faut. Elle a besoin de responsables qui ne confondent pas solidarité de corps et complicité passive. Elle a besoin d’agents respectés, mais aussi responsables. Elle a besoin de citoyens patients, mais non humiliés.

Le service public est une promesse. Quand cette promesse est tenue, le citoyen retrouve confiance. Quand elle est trahie, même pour une simple feuille de papier, c’est l’État qui se réduit aux yeux de ceux qu’il devrait servir. Une administration digne n’est pas celle qui ne commet jamais d’erreurs, c’est celle qui refuse de les laisser se répéter. C’est celle qui comprend qu’un papier prêt le jour J, une imprimante fonctionnelle, une réclamation suivie et un agent rappelé à l’ordre ne sont pas des détails techniques. Ce sont les gestes élémentaires d’un pays qui se respecte.

L’article L’impunité administrative : cette panne silencieuse qui coûte cher à la Tunisie est apparu en premier sur Le Temps News.

Après le bac, l’orientation universitaire :  peser le pour et le contre avant de choisir

Von: tmps
04. Juli 2026 um 09:30

Sans doute l’orientation universitaire revêt-elle une importance capitale dans l’accompagnement des élèves appelés à choisir leur parcours après le baccalauréat. Toutefois, les nouveaux étudiants sont tenus de faire leur choix en se basant sur les critères précisés par le guide d’orientation qui vient d’être publié par le ministère de l’Enseignement supérieur, en formulant des informations fiables et complètes, loin des pressions familiales, des influences extérieures ou des données non vérifiées. C’est que le choix d’une spécialité après le baccalauréat ne doit pas être une décision émotionnelle, aléatoire ou ne correspondant pas aux compétences et aux vocations de l’étudiant. 

Il s’agit donc d’un processus qui nécessite un véritable accompagnement, ainsi qu’un accès clair aux informations relatives aux offres de formation, aux conditions d’accès et aux perspectives futures de chaque spécialité. L’objectif est de permettre au candidat de construire son choix sur des bases solides et de mieux anticiper son parcours universitaire et professionnel. Il va sans dire qu’une orientation réussie repose sur un équilibre entre le souhait de l’élève, ses capacités, ses résultats effectifs et les exigences de la formation choisie.

Une étape décisive

En réalité, cette tâche doit être strictement réservée aux seuls nouveaux bacheliers, sans l’intervention d’autrui, mêmes leurs parents. Il s’agit là d’une affaire tout à fait personnelle qui ne concerne que le nouveau bachelier. C’est lui seul qui est le plus habilité à choisir les études supérieures qu’il aimerait le plus pour exercer le métier qu’il préfèrerait faire plus tard. Un jour, quand il sera médecin, ingénieur ou pilote de l’air et durant toutes les années que durera sa carrière, il sera heureux d’avoir accompli le bon choix puisqu’il exercera son métier avec amour, plaisir et dévouement. 

Si, en revanche, le choix de l’orientation est fait sous des contraintes pour satisfaire les caprices des uns et des autres, le nouveau bachelier entamera ses études universitaires, la mort dans l’âme, sans goût ni motivation. Même s’il réussit à déclencher son diplôme universitaire, c’est avec beaucoup d’amertume qu’il s’engagera dans la vie active, regrettant souvent de ne pas avoir fait les études qu’il aurait souhaitées. Les conséquences seront encore plus désastreuses si le diplôme obtenu demeure sans débouchés. C’est pourquoi le nouveau bachelier doit peser le pour et le contre, jauger ses capacités personnelles, intellectuelles et physiques, avant d’effectuer son choix de la filière universitaire qu’il compte suivre et qui lui permettra un jour d’exercer le métier de son rêve. Laissons-les donc agir à leur guise et selon leurs vocations et prédilections. Qu’ils soient capables de faire le bon choix et d’être responsables de leurs propres actes. Le temps est révolu où le père ordonnait à son fils : «Tu feras médecine !» ou «Tu seras ingénieur !» ou encore : «Tu dois intégrer telle ou telle faculté !» Les jeunes d’aujourd’hui veulent se sentir plus responsables de leur avenir. L’expérience a montré que beaucoup d’entre eux se disent désorientés ou mal orientés et cela se manifeste dès la première année des études supérieures où on enregistre des centaines d’abandons et d’échecs, ce qui engendre un coût important pour la société.

 

Etre responsable de son choix

Il va sans dire que la réussite ou l’échec dans les études universitaires dépendra en grande partie de la filière qu’on aura choisie. Ce choix est d’autant plus important qu’il relève d’une bonne connaissance de la part du candidat à plusieurs niveaux : les critères indiqués dans le guide d’orientation concernant chaque filière, les capacités personnelles et les prédispositions intellectuelles, physiques et psychiques nécessaires à toute intégration dans la vie estudiantine. De même, ce choix décisif est soumis à un compromis entre ses désirs, ses préoccupations et ses centres d’intérêt d’une part, et les exigences des études et des formations à acquérir dans la filière envisagée d’autre part. Il ne suffit donc pas de répondre à certains critères scientifiques pour opter pour telle ou telle filière universitaire, mais il faut prendre en considération plusieurs facteurs. D’ailleurs, rien ne sert de courir ! Il faut prendre son temps pour se renseigner et avoir de plus amples renseignements sur l’opération de l’orientation et sur le profil de la filière à choisir. Des professeurs spécialisés dans l’orientation scolaire et universitaire sont aux secours de ces bacheliers pour les conseiller et les orienter vers les filières les plus adéquates. 

D’ailleurs, une rencontre nationale d’information à l’intention des nouveaux bacheliers s’est tenue récemment à la Cité des Sciences où Ahlem Chater, directrice des affaires estudiantines au ministère de l’Enseignement supérieur, a précisé toutes les informations et les conditions relatives au déroulement de l’orientation universitaire, et ce, pour éclairer les nouveaux étudiants sur plusieurs questions concernant l’orientation, la formation, les métiers et les débouchés assurés par les différentes filières. Pour entamer de bon pied le cycle supérieur et bien réussir ses études universitaires, il faut effectuer le choix qui prenne en considération les motivations et les aspirations mais aussi les capacités intellectuelles et physiques de l’intéressé, sans pour autant être influencé par l’entourage qui pourrait induire le nouveau bachelier en erreur. Rappelons que la session principale de l’orientation universitaire 2026 se déroulera du 27 juillet au 3 août ; les résultats seront publiés le 7 août 2026. Bonne chance à tous !

Hechmi KHALLADI



L’article Après le bac, l’orientation universitaire :  peser le pour et le contre avant de choisir est apparu en premier sur Le Temps News.

Tunisie-COMESA :  L’intégration régionale, levier de repositionnement géostratégique dans une Afrique en mutation

Von: tmps
04. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

La rencontre tenue le 30 juin 2026 à Tunis entre le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et la Secrétaire générale du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Chileshe Mpundu Kapwepwe, intervient dans un contexte où la politique étrangère tunisienne accorde une attention croissante à son environnement africain. Cette dynamique s’inscrit dans les orientations générales de l’État définies par le Président de la République, Kaïs Saïed, qui placent la diversification des partenariats et le renforcement de la présence tunisienne en Afrique parmi les axes de l’action extérieure.

Toutefois, réduire cette rencontre à une séquence protocolaire constituerait une lecture incomplète de ses véritables enjeux. Elle traduit une évolution plus profonde des logiques diplomatiques contemporaines, où les organisations régionales ne sont plus seulement des cadres institutionnels de coopération, mais deviennent des instruments de puissance, de résilience économique et de projection stratégique. Dans un système international marqué par la fragmentation des chaînes de valeur, la rivalité croissante entre les grandes puissances et la régionalisation des échanges, les communautés économiques africaines apparaissent désormais comme des espaces de sécurisation des intérêts économiques autant que des vecteurs de stabilité politique. Comme le souligne Yves Lacoste : «La géographie, cela sert d’abord à faire la guerre.»

Au-delà de sa formulation devenue classique, cette réflexion rappelle que l’espace constitue avant tout un facteur de puissance. Dans le contexte actuel, cette puissance ne s’exprime plus uniquement par les moyens militaires, elle repose également sur la capacité des États à organiser les flux commerciaux, les infrastructures, les réseaux numériques et les corridors logistiques.

L’évolution du COMESA illustre parfaitement les transformations que connaît aujourd’hui l’intégration africaine. Initialement conçu comme un mécanisme destiné à favoriser les échanges commerciaux entre ses membres, il s’est progressivement affirmé comme un acteur majeur de la gouvernance économique régionale.

Avec plus de six cents millions d’habitants, représentant près d’un tiers de la population africaine, le COMESA constitue désormais un marché d’une ampleur considérable, mais surtout un espace d’expérimentation de nouvelles politiques publiques en matière d’intégration économique. L’organisation développe simultanément des mécanismes de facilitation du commerce, des programmes d’interconnexion des infrastructures, des plateformes numériques de paiement, des stratégies industrielles régionales et des politiques communes en matière énergétique.

Cette mutation traduit un changement de paradigme. L’intégration économique ne consiste plus uniquement à réduire les barrières douanières, elle vise désormais à construire un espace de production intégré, capable de renforcer la compétitivité du continent face aux grands pôles économiques mondiaux.

À cet égard, la pensée de Jean Monnet conserve toute son actualité : «Rien n’est possible sans les hommes, rien n’est durable sans les institutions.»

Le COMESA illustre précisément cette idée selon laquelle les institutions régionales deviennent des multiplicateurs de puissance collective lorsqu’elles sont capables d’organiser des politiques communes de long terme.

 

La géoéconomie au cœur de la nouvelle diplomatie africaine

L’un des enseignements majeurs de cette rencontre réside dans la place accordée aux infrastructures physiques et numériques. Les discussions ont porté sur le développement des liaisons maritimes, l’amélioration des corridors commerciaux, la modernisation des infrastructures frontalières, la facilitation de la circulation des opérateurs économiques ainsi que sur la création de nouvelles plateformes numériques destinées à fluidifier les échanges.

Ces priorités traduisent une transformation profonde des rapports de puissance.

Les ports, les réseaux ferroviaires, les plateformes logistiques, les systèmes numériques de paiement et les câbles de télécommunications constituent désormais des infrastructures stratégiques comparables aux ressources énergétiques ou aux capacités industrielles du siècle précédent.

Autrement dit, la compétition internationale tend progressivement à se déplacer du champ militaire vers celui des échanges économiques, des investissements, des technologies et de la maîtrise des flux commerciaux. Dans cette perspective, les infrastructures ne sont plus seulement des équipements, elles deviennent des instruments de souveraineté économique.

 

La connectivité régionale : une nouvelle architecture de la puissance

L’engagement tunisien en faveur du renforcement des connexions maritimes avec les États membres du COMESA mérite une attention particulière.

Dans les approches contemporaines des relations internationales, la connectivité constitue l’un des principaux indicateurs de la capacité d’un État à s’insérer dans les réseaux mondiaux de production. Plus un territoire est connecté, plus il attire les investissements, facilite les exportations et réduit les coûts logistiques.

Cette logique rejoint les analyses du géographe britannique Peter Taylor, selon lesquelles la mondialisation ne supprime pas les territoires, elle les réorganise autour des réseaux.

Ainsi, les routes commerciales, les plateformes portuaires, les hubs logistiques et les infrastructures numériques deviennent les véritables nœuds de la puissance économique mondiale.

Dans cette perspective, la Tunisie cherche à consolider sa position d’interface entre l’espace méditerranéen, l’Afrique subsaharienne et les marchés européens, en mobilisant sa proximité géographique, son expertise technique et ses infrastructures portuaires.

 

Le numérique comme facteur d’intégration régionale

Les références répétées au commerce électronique, à la gouvernance numérique, aux systèmes régionaux de paiement et à l’intelligence artificielle responsable témoignent d’une évolution significative des priorités africaines.

L’économie numérique modifie profondément les mécanismes traditionnels de l’intégration régionale. Les barrières géographiques perdent progressivement de leur importance au profit des infrastructures digitales, des données, des plateformes de paiement et des normes technologiques communes.

Selon Manuel Castells, «le pouvoir réside dans les réseaux qui organisent les flux d’information.» Cette observation trouve aujourd’hui une traduction concrète dans les politiques du COMESA. La compétitivité ne dépend plus uniquement de la production industrielle mais également de la capacité à maîtriser les flux numériques, les paiements électroniques et les échanges de données.

 

L’énergie, la sécurité alimentaire et les nouvelles interdépendances stratégiques

La coopération envisagée dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture intelligente et de la sécurité alimentaire traduit une vision stratégique qui dépasse le cadre des relations économiques classiques pour répondre aux nouveaux déterminants de la puissance et de la résilience des États. Face à la multiplication des crises géopolitiques, climatiques et économiques, les politiques de développement s’articulent désormais autour de trois impératifs majeurs : la transition énergétique, la souveraineté alimentaire et la sécurisation des approvisionnements stratégiques.

Les perturbations des marchés de l’énergie, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les effets croissants du changement climatique ont mis en évidence la nécessité de renforcer l’autonomie des économies nationales. Dans ce contexte, la sécurité énergétique et la résilience alimentaire sont devenues des composantes essentielles de la sécurité nationale et du développement durable.

Cette évolution explique l’accélération des investissements dans les énergies propres. De nombreux États diversifient aujourd’hui leur mix énergétique en développant les énergies renouvelables, le gaz naturel comme énergie de transition, les carburants à faible émission de carbone et l’hydrogène vert. Cette stratégie répond à la fois aux exigences climatiques et à la recherche d’une plus grande autonomie stratégique, tout en s’inscrivant dans la dynamique internationale de transition vers des modèles énergétiques plus durables.

Parallèlement, l’intégration entre transition énergétique, agriculture intelligente et sécurité alimentaire s’impose comme un levier majeur de résilience. Les innovations technologiques, l’optimisation de la gestion des ressources naturelles et la modernisation des systèmes agricoles permettent d’améliorer la productivité tout en renforçant la capacité des États à faire face aux chocs économiques et environnementaux.

Ainsi, la coopération dans ces secteurs stratégiques dépasse la simple logique de développement sectoriel. Elle participe à l’émergence d’un modèle de croissance fondé sur l’innovation, la durabilité et la résilience, où sécurité énergétique, souveraineté alimentaire et compétitivité économique constituent désormais des dimensions indissociables des stratégies contemporaines de développement.

Comme l’affirme Joseph Nye : «L’intégration régionale apparaît ainsi comme un mécanisme permettant de réduire les vulnérabilités extérieures tout en renforçant l’autonomie stratégique des États africains.»

 

La diplomatie des compétences : un nouveau registre de l’influence

L’offre tunisienne de partager son expertise dans les domaines de la formation, de la gouvernance, de la numérisation ou des infrastructures traduit une évolution qualitative de son action diplomatique.

L’influence internationale ne repose plus exclusivement sur les ressources financières ou militaires, elle dépend également de la capacité à diffuser des compétences, des normes administratives, des savoir-faire techniques et des modèles institutionnels.

Cette approche rejoint les travaux de Joseph Schumpeter : «L’innovation est le moteur fondamental du développement économique.»

Le transfert de connaissances devient ainsi un facteur d’influence durable, particulièrement dans les espaces régionaux en pleine transformation.

 

Une gouvernance régionale fondée sur la confiance institutionnelle

L’annonce de la création d’une commission mixte chargée d’assurer le suivi des engagements constitue probablement l’un des résultats les plus significatifs de cette rencontre.

Dans les processus d’intégration régionale, les mécanismes permanents de coordination sont souvent plus déterminants que les déclarations politiques elles-mêmes. Ils permettent d’assurer la continuité des projets, de mesurer les progrès réalisés et de réduire les coûts institutionnels de la coopération.

Cette démarche traduit une évolution vers une gouvernance davantage fondée sur l’évaluation, la planification et la coordination technique.

Dans cette perspective, les engagements exprimés par la partie tunisienne s’inscrivent dans la continuité des orientations de politique étrangère définies au niveau de l’État sous l’autorité du Président de la République, Kaïs Saïed, notamment en ce qui concerne le développement des partenariats africains et le renforcement de la présence tunisienne dans les organisations régionales.

La visite de la Secrétaire générale du COMESA à Tunis revêt une portée qui dépasse largement le cadre d’un échange diplomatique ordinaire. Elle s’inscrit dans une dynamique continentale marquée par la montée en puissance des organisations régionales comme acteurs centraux de l’intégration économique, de la coordination des politiques publiques et du renforcement de la résilience des États africains face aux mutations de l’environnement international. Dans un contexte où les défis liés à la sécurité alimentaire, à la transition énergétique, à la transformation numérique et aux changements climatiques se multiplient, les espaces régionaux deviennent des plateformes privilégiées pour mutualiser les ressources, développer des infrastructures intégrées et favoriser les investissements.

Le renforcement de la coopération entre la Tunisie et le COMESA s’inscrit pleinement dans cette évolution. Il ouvre des perspectives nouvelles dans les domaines du commerce, de la connectivité, des énergies renouvelables, de l’innovation, des systèmes de paiement régionaux et de la mobilité des compétences. Au-delà de la coopération institutionnelle, ce partenariat participe à la recomposition de la géoéconomie africaine, où l’intégration régionale s’affirme progressivement comme un levier essentiel de compétitivité, de souveraineté économique et de développement durable.



L’article Tunisie-COMESA :  L’intégration régionale, levier de repositionnement géostratégique dans une Afrique en mutation est apparu en premier sur Le Temps News.

Météo : prévisions du samedi 4 juillet 2026

Von: tmps
04. Juli 2026 um 08:03

Temps partiellement nuageux sur toutes les régions du pays avec apparition de cellules orageuses locales accompagnées de pluies l’après-midi dans les régions est, selon les prévisions de l’institut national de météorologie (INM)

Vent de secteur nord au nord et au centre et de secteur est au sud relativement fort à fort au nord et faible à modéré dans le reste des régions, pouvant dépasser 70km-h, sous forme de rafale, lors de l’apparition des cellules orageuses. Mer agitée à très agitée au nord et peu agitée à localement onduleuse dans le reste des côtes.

Les températures maximales seront comprises entre 28° et 32° dans les régions côtières du nord et sur les hauteurs et entre 33° et 39° dans le reste des régions, pouvant atteindre 41° à l’extrême sud.

L’article Météo : prévisions du samedi 4 juillet 2026 est apparu en premier sur Le Temps News.

❌