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Empfangen — 08. Oktober 2026 ⏭ Actualités Tunisie webdo.tn

Lutte contre le trafic de drogue : Une délégation tunisienne se rend aux États-Unis

08. Oktober 2026 um 07:20

La lutte contre le trafic de stupéfiants et les réseaux criminels transnationaux s’impose comme un nouvel axe de la coopération sécuritaire entre la Tunisie et les États-Unis. Une délégation tunisienne composée de responsables issus de plusieurs ministères participe actuellement à un programme d’échange aux États-Unis dans le cadre du prestigieux International Visitor Leadership Program (IVLP).

Avant son départ, la délégation a été reçue par l’ambassadeur américain en Tunisie, Bill Bazzi. Le programme prévoit des étapes à Washington, Helena, Detroit et Boston, avec des rencontres avec des responsables américains afin d’échanger sur les méthodes de lutte contre le trafic de drogue, les organisations criminelles transnationales ainsi que les mécanismes de prévention, de poursuite et de réhabilitation.

À Detroit, le programme est consacré notamment à la coordination entre les différents niveaux des forces de l’ordre, aux enquêtes conjointes contre les stupéfiants à la frontière entre les États-Unis et le Canada, ainsi qu’aux partenariats entre les autorités judiciaires, les services de prévention et les structures de prise en charge des personnes confrontées à la dépendance. Selon l’organisation américaine Global Ties Detroit, la délégation compte 14 responsables tunisiens issus notamment des secteurs de la sécurité, de l’éducation et de la santé.

Pourquoi cette coopération prend de l’importance

Cette initiative intervient alors que les autorités tunisiennes font face à une multiplication des affaires liées aux réseaux internationaux de stupéfiants. La Tunisie n’est pas uniquement confrontée à la consommation et au trafic à l’intérieur de son territoire : plusieurs affaires récentes ont mis en évidence l’implication de réseaux opérant à partir de l’étranger et utilisant différents itinéraires maritimes et terrestres.

En avril 2025, la Garde nationale avait annoncé le démantèlement d’un réseau international et la saisie de 1,2 million de comprimés d’ecstasy, présentée comme la plus importante saisie de stupéfiants jamais réalisée en Tunisie. L’enquête avait également porté sur le financement et le blanchiment d’argent liés au réseau.

D’autres opérations ont confirmé le caractère transnational du phénomène. En décembre 2025, la Garde nationale avait annoncé le démantèlement d’un réseau spécialisé dans l’importation et la distribution de cannabis, avec la saisie de plus de 420 kilogrammes. Selon les autorités, l’organisation était dirigée par des individus établis dans un pays européen.

Lire aussi : Cybersécurité en Tunisie : Derrière la visite américaine, un contrat de 524.000 dollars et trois marchés ciblés

Les données disponibles auprès des services tunisiens montrent également l’importance des frontières et des ports dans la lutte contre ces réseaux. En 2025, les services douaniers ont notamment procédé à d’importantes saisies de cannabis, de cocaïne et de comprimés de stupéfiants au port de La Goulette et à plusieurs points de passage frontaliers.

Cette dimension internationale explique l’intérêt d’une coopération fondée non seulement sur la formation, mais aussi sur l’échange d’informations, les techniques d’enquête et la coordination entre différents services. Le principe est particulièrement important face à des organisations criminelles qui peuvent répartir leurs activités entre plusieurs pays : approvisionnement, transport, financement, distribution et blanchiment des revenus.

La coopération tuniso-américaine dans ce domaine ne se limite d’ailleurs pas à cette nouvelle visite. En août 2026, une délégation de la Direction générale de la formation de la police tunisienne avait effectué une mission dans le Michigan afin d’échanger avec les forces de l’ordre locales et la Michigan State University sur les méthodes de formation policière et les meilleures pratiques américaines. La lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée transfrontalière figurait parmi les domaines concernés.

Un contexte plus large de rapprochement

Cette dynamique s’inscrit également dans un contexte plus large de rapprochement dans les domaines juridique et judiciaire. Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur américain le 28 septembre dernier, la ministre tunisienne de la Justice avait notamment évoqué les programmes de coopération visant à moderniser les systèmes judiciaire, pénitentiaire et de réhabilitation.

L’intérêt du programme IVLP est donc de réunir plusieurs dimensions de la réponse au phénomène : renseignement et enquête, coopération entre forces de sécurité, action judiciaire, prévention et prise en charge. Pour la Tunisie comme pour les États-Unis, l’enjeu dépasse ainsi la seule interception des cargaisons de drogue : il consiste à identifier et désorganiser les réseaux qui se trouvent derrière ces trafics et à renforcer la capacité des institutions à agir lorsque leurs activités dépassent les frontières nationales.

Dans ce cadre, la visite aux États-Unis constitue moins une simple mission de formation qu’un échange d’expériences sur un problème par définition international. Washington et Tunis cherchent ainsi à renforcer leurs capacités respectives face à des réseaux criminels dont les modes opératoires reposent précisément sur la circulation des personnes, des marchandises, de l’argent et de l’information entre plusieurs territoires.

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Tunisie : 572 points d’installation anarchiques éliminés en une journée

08. Oktober 2026 um 07:14

La police municipale a mené, au cours des dernières 24 heures, des campagnes de contrôle dans différentes régions du pays, donnant lieu à plusieurs centaines d’interventions liées notamment à l’occupation anarchique de l’espace public, aux infractions économiques et aux manquements aux règles sanitaires.

Selon un communiqué publié mercredi 8 octobre 2026 par le ministère de l’Intérieur, les unités de la police municipale ont procédé à 572 opérations d’enlèvement immédiat de points d’installation anarchiques sur l’ensemble du territoire. Ces interventions ont également abouti à 139 opérations de saisie.

Plus de 200 procès-verbaux économiques

Les opérations ont donné lieu à 209 procès-verbaux économiques, ainsi qu’à 41 procès-verbaux judiciaires. Les unités de la police municipale ont par ailleurs remis 12 personnes recherchées aux unités de sécurité et aux différentes structures judiciaires concernées.

Les contrôles ont également permis la saisie de 51 instruments de pesage, ainsi que de 10 motos et cinq voitures dont les documents légaux n’étaient pas en règle.

Ces opérations concernent notamment le contrôle des activités commerciales, l’occupation de l’espace public et le respect des dispositions réglementaires applicables aux commerçants et aux activités économiques.

249 infractions sanitaires relevées

Sur le volet sanitaire, les campagnes menées à l’échelle nationale ont abouti à la constatation de 249 infractions sanitaires, selon le même bilan du ministère de l’Intérieur.

Le bilan communiqué par les autorités met ainsi en évidence une intervention simultanée sur plusieurs volets : occupation de l’espace public, contrôle économique, respect des obligations administratives et contrôle des conditions sanitaires.

Lire aussi : Grande opération anti-étalage anarchique au Grand-Tunis !

Sur une seule journée, les opérations ont donc donné lieu à 572 enlèvements d’installations anarchiques, 139 opérations de saisie, 209 procès-verbaux économiques et 249 infractions sanitaires, en plus des procédures judiciaires et des personnes recherchées remises aux autorités compétentes.

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Entrée sud de Tunis : Un nouveau pont ouvert à la circulation, où en est le grand projet d’extension ?

08. Oktober 2026 um 07:05

Un nouveau pont a été ouvert mercredi 7 octobre 2026 à la circulation au niveau de l’échangeur reliant la route régionale n°22 à la route nationale n°3A, à proximité de l’Hôpital des grands brûlés de Ben Arous. L’ouvrage s’inscrit dans le troisième lot du projet d’extension de l’entrée sud de Tunis, l’un des principaux chantiers routiers destinés à fluidifier les déplacements entre le sud de la capitale et le Grand Tunis.

Concrètement, la mise en service de ce pont doit permettre aux véhicules arrivant vers Tunis par la route régionale n°22 de poursuivre leur trajet directement, sans avoir à passer par le carrefour situé devant l’Hôpital des grands brûlés. L’objectif est donc de supprimer une partie des conflits de circulation concentrés sur ce point et de réduire les ralentissements dans un secteur particulièrement sollicité.

Pourquoi ce pont est important pour la circulation ?

L’intérêt de l’ouvrage dépasse son seul emplacement. Le carrefour de l’Hôpital des grands brûlés constitue un point de passage important dans les déplacements entre Ben Arous, les zones du sud de l’agglomération et Tunis. La circulation qui y converge peut provoquer des ralentissements, notamment lorsque les différents flux doivent se croiser au même niveau.

Le nouveau pont introduit précisément une séparation des flux. Les véhicules empruntant la route régionale n°22 en direction de Tunis peuvent désormais franchir l’échangeur sans passer directement par le carrefour de l’hôpital.

Pour les automobilistes, le changement attendu est donc essentiellement opérationnel : moins d’arrêts au niveau du carrefour, une circulation plus continue et une réduction de la pression sur les voies situées à proximité de l’hôpital.

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, qui a supervisé la mise en service de l’ouvrage, a présenté cette ouverture comme une étape importante dans l’avancement du projet d’extension de l’entrée sud de la capitale. Il a également appelé le groupement d’entreprises chargé des travaux à accélérer l’achèvement des autres composantes du chantier.

L’entrée sud de Tunis : un projet qui va au-delà de ce seul pont

Le nouveau pont constitue en réalité une composante d’un projet routier beaucoup plus large. L’extension de l’entrée sud de Tunis vise à réaménager et à renforcer un axe stratégique reliant la capitale aux gouvernorats et aux zones urbaines du sud.

L’enjeu est de traiter la circulation à l’échelle de l’ensemble de l’axe, et non plus uniquement à travers l’aménagement ponctuel des carrefours. Le projet prévoit ainsi plusieurs interventions sur les échangeurs, les ouvrages d’art et les infrastructures routières afin d’améliorer la capacité et la fluidité de cet accès majeur à Tunis.

Le chantier est réalisé par lots. Le pont ouvert le 7 octobre relève du troisième lot du projet. Sa mise en service constitue donc une étape intermédiaire : elle améliore dès maintenant la circulation sur un point précis, mais ne signifie pas que l’ensemble du projet d’extension est achevé.

Lire aussi : Démolition d’un pont à l’entrée sud de Tunis : Un chantier au pire moment

C’est justement l’achèvement des différentes composantes du chantier qui doit permettre d’obtenir l’effet recherché à l’échelle de l’entrée sud : une circulation plus fluide, une meilleure séparation des flux et une réduction des points de congestion.

La mise en service de ce nouvel ouvrage donne ainsi un premier aperçu du fonctionnement futur de l’axe. Mais l’impact global du projet dépendra encore de l’avancement des autres travaux et de leur mise en exploitation successive.

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