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Empfangen — 01. September 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Tunisie : Le deuxième district dresse « la liste des crises à venir » et fixe ses priorités

01. September 2026 um 14:51

Le deuxième district, qui regroupe Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Zaghouan et Nabeul, entend anticiper les principales crises susceptibles de survenir au cours des six prochains mois.

Le député du Conseil du deuxième district représentant le gouvernorat de Nabeul, Anis Khelfaoui, a indiqué ce mardi 1er septembre 2026 qu’un inventaire des crises attendues durant les six prochains mois avait été établi, parallèlement à une identification des priorités d’intervention.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, Anis Khelfaoui a précisé que des réunions seront prochainement organisées avec les administrations centrales et les ministères concernés, en coordination avec la présidence du gouvernement, afin d’examiner ces différents dossiers.

Cinq dossiers considérés comme prioritaires

Selon le député, les problématiques identifiées concernent principalement la rentrée scolaire, l’approvisionnement en eau, la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire ainsi que le risque d’inondations.

Ces cinq dossiers renvoient à des enjeux qui dépassent largement le cadre d’une seule gouvernorat. Ils touchent directement les services publics, le pouvoir d’achat, les infrastructures et la capacité des autorités à anticiper les périodes de tension.

La rentrée scolaire constitue ainsi la première échéance immédiate, avec la question des conditions d’accueil des élèves, du transport et de la disponibilité des fournitures et des services nécessaires au bon déroulement de l’année scolaire.

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Le dossier de l’eau figure également parmi les principales préoccupations. Dans un contexte marqué par une pression croissante sur les ressources hydriques, son inscription parmi les priorités du district traduit la nécessité de renforcer l’anticipation des difficultés d’approvisionnement et de sécuriser la distribution.

Sécurité énergétique et alimentaire : deux enjeux stratégiques

L’énergie constitue un autre volet majeur du diagnostic établi par le deuxième district. La question de la sécurité énergétique renvoie notamment à la capacité du pays à garantir une alimentation régulière du réseau électrique et à répondre aux pics de consommation, particulièrement durant les périodes de forte chaleur.

À cette problématique s’ajoute celle de la sécurité alimentaire, dans un contexte où les fluctuations des prix, les difficultés d’approvisionnement et les aléas de la production agricole peuvent rapidement se répercuter sur les ménages.

Enfin, le risque d’inondations figure également dans la liste des crises à anticiper. Pour les six gouvernorats du deuxième district, la prévention suppose notamment un suivi des infrastructures hydrauliques, des réseaux d’évacuation des eaux et des zones particulièrement exposées.

Une logique d’anticipation plutôt que de réaction

Au-delà de la liste des crises, la démarche annoncée par le député traduit surtout une volonté de passer d’une gestion réactive à une logique d’anticipation.

L’objectif sera désormais de confronter ce diagnostic territorial aux administrations centrales et aux ministères concernés. Les réunions annoncées devront permettre d’identifier les moyens disponibles, les responsabilités institutionnelles et les interventions prioritaires.

Avec six gouvernorats et des problématiques à la fois urbaines, rurales, sociales et environnementales, le deuxième district constitue ainsi un espace où plusieurs vulnérabilités nationales se concentrent. La capacité des autorités à transformer ce premier inventaire en mesures concrètes sera déterminante au cours des prochains mois.

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Le dinar tunisien résiste face à l’euro mais recule face au dollar

01. September 2026 um 13:30

Le dinar tunisien affiche une évolution contrastée au terme du premier semestre 2026. Selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans sa note sur la conjoncture économique, la monnaie nationale est restée relativement stable face à l’euro, tout en enregistrant un recul face au dollar américain.

Comparé aux niveaux enregistrés à la fin de l’année 2025, le dinar a perdu 2 % de sa valeur face au dollar. À l’inverse, il s’est apprécié de 1,8 % face au yen japonais et de 1,4 % face au dirham marocain.

Cette évolution intervient alors que l’euro lui-même a perdu 2,9 % face au dollar sur les marchés internationaux au cours de la même période.

Une amélioration en moyenne sur un an

L’évolution apparaît toutefois différente lorsqu’on compare la moyenne du taux de change enregistrée durant les six premiers mois de 2026 à celle de la même période de 2025.

Sur cette base, le dinar s’est apprécié de 5,9 % face au dollar américain et de 12,4 % face au yen japonais. Il a également gagné 1,8 % face au dirham marocain.

Face à l’euro, la tendance s’inverse : le dinar a enregistré une légère dépréciation de 1,1 % sur la même période.

Lire aussi : Dinar tunisien : Stabilité relative face aux principales devises

Ces chiffres illustrent ainsi une évolution du dinar qui dépend fortement de la période de comparaison retenue. Si la monnaie nationale s’est affaiblie face au dollar entre la fin 2025 et juin 2026, son niveau moyen reste supérieur à celui enregistré un an auparavant.

Le marché des changes en forte progression

Au-delà du taux de change, le marché des devises affiche une nette progression de son activité. Les transactions en devises étrangères réalisées contre le dinar sur le marché spot ont atteint 13,971 milliards de dinars à fin juin 2026, contre 11,298 milliards de dinars durant la même période de 2025.

Le volume des transactions a ainsi progressé de 23,7 % en l’espace d’une année. Cette augmentation est principalement portée par le marché interbancaire. Le volume des opérations entre banques est passé de 7,113 milliards de dinars à fin juin 2025 à plus de 9 milliards de dinars au terme du premier semestre 2026.

Près de 5 milliards de dinars d’opérations avec la BCT

Les opérations réalisées avec la Banque centrale de Tunisie ont également progressé. Leur volume a atteint environ 4,9 milliards de dinars à fin juin 2026, contre 4,1 milliards de dinars un an auparavant.

L’évolution témoigne ainsi d’une activité sensiblement plus importante sur le marché des changes tunisien durant les six premiers mois de l’année.

Derrière les fluctuations du dinar face aux principales devises, les données de la BCT mettent donc surtout en évidence une accélération des échanges sur le marché des changes. Une dynamique à suivre dans les prochains mois, alors que l’évolution du dollar et de l’euro sur les marchés internationaux continuera de peser sur le taux de change du dinar.

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Tunisie : Août est fini, les délestages maintenus et le calvaire se prolonge après l’été

01. September 2026 um 13:06

Alors que le mois d’août est désormais derrière eux, les Tunisiens ne sont toujours pas au bout de leurs peines avec les coupures d’électricité. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la poursuite du recours aux coupures tournantes ce mardi 1er septembre 2026, entre 13h et 18h, et ce, « à des périodes intermittentes » dans plusieurs zones du pays.

Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible : la rentrée scolaire et universitaire vient de commencer et, avec elle, le retour à la double séance dans de nombreux établissements. Une situation qui rend les coupures de courant particulièrement pénalisantes pour les élèves, les enseignants, les familles et les activités économiques.

De l’été à la rentrée, les coupures se prolongent

Présentées initialement comme une mesure liée aux pics de consommation estivaux, notamment en raison de l’utilisation massive des climatiseurs, les coupures continuent donc au-delà du mois d’août.

La poursuite des délestages alimente ainsi les interrogations sur la capacité du réseau électrique à répondre à la demande, alors que les températures commencent progressivement à baisser et que le pays entre dans une nouvelle période de consommation.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Pour de nombreux citoyens, le problème n’est désormais plus seulement celui d’une coupure ponctuelle, mais celui d’une situation qui s’installe dans la durée.

Les mêmes zones régulièrement concernées

L’un des principaux motifs de mécontentement concerne également la récurrence des zones annoncées dans les programmes de délestage.

Dans plusieurs régions, des habitants constatent que les mêmes quartiers figurent régulièrement parmi les zones susceptibles d’être privées d’électricité. Mais au-delà de la fréquence des coupures, c’est surtout le respect des horaires annoncés qui suscite l’exaspération.

La STEG annonce des créneaux précis, mais sur le terrain, les coupures peuvent intervenir à des horaires différents, commencer plus tôt ou se prolonger au-delà de la période annoncée. Cette incertitude complique considérablement l’organisation quotidienne des ménages et des entreprises.

La double séance, nouvelle victime des délestages

Le problème prend une dimension particulière avec la fin de l’horaire estivale. La double séance impose déjà aux élèves et aux enseignants des journées plus longues, avec une organisation répartie entre les matinées et les après-midi. Or, le créneau annoncé ce mardi, de 13h à 18h, coïncide précisément avec une partie importante de l’activité professionnelle.

Une coupure pendant les heures d’enseignement peut perturber les cours, notamment dans les établissements qui utilisent des équipements numériques, des systèmes de ventilation ou de climatisation. Elle affecte également les commerces, les administrations et les entreprises qui dépendent quotidiennement de l’électricité.

Pour les familles, l’incertitude est encore plus grande : difficile de savoir si une coupure annoncée pour une période donnée aura effectivement lieu, à quel moment elle commencera et quand l’électricité sera rétablie.

Une communication qui ne suffit plus

La publication de listes de zones et de créneaux horaires constitue une tentative d’informer les usagers. Mais lorsque les horaires annoncés ne correspondent pas systématiquement à la réalité observée, cette communication perd une partie de son efficacité.

La question posée aujourd’hui n’est donc plus uniquement celle de la justification des délestages. Elle concerne également leur prévisibilité et leur gestion.

Pour les citoyens, pouvoir anticiper une coupure est essentiel : cela permet de protéger les appareils électriques, de s’organiser professionnellement, de prévoir les activités scolaires et de limiter les conséquences sur la vie quotidienne.

À défaut, chaque coupure devient une source supplémentaire de frustration.

Une crise qui dépasse désormais la saison estivale ?

La poursuite des délestages au début du mois de septembre pourrait surtout relancer le débat sur le caractère structurel des difficultés du système électrique tunisien.

Si les fortes chaleurs et les pics de consommation ont accentué les tensions durant l’été, la prolongation des coupures après la période estivale pose une question plus large sur l’équilibre entre l’offre et la demande, la capacité de production et l’état du réseau.

En attendant des réponses structurelles, les Tunisiens restent confrontés à une réalité très concrète : les coupures d’électricité continuent, les mêmes zones reviennent régulièrement dans les annonces et les horaires communiqués ne sont pas toujours ceux vécus sur le terrain.

À la veille ou au lendemain de la fin de l’horaire estivale, la colère monte donc d’un cran. Car après un été marqué par les délestages, les citoyens espéraient retrouver un fonctionnement normal. Pour l’instant, ce retour à la normale se fait toujours attendre.

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