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Médecine en prime time : Samir Elwafi dans le viseur de l’Ordre !

30. Dezember 2025 um 18:23

À force d’inviter des médecins et de traiter de sujets de santé dans ses émissions, Samir Elwafi se retrouve au cœur d’une crispation avec l’Ordre des médecins, qui resserre le contrôle sur les interventions médiatiques des praticiens.


Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation préalable avant toute participation aux médias. Une mise au point qui intervient dans un contexte de tension croissante entre l’Ordre et certaines émissions très suivies, au premier rang desquelles celles animées par Samir Elwafi.

L’ordre a insisté sur le caractère impératif de cette procédure, présentée comme une garantie du respect des règles professionnelles et déontologiques. Les médecins souhaitant intervenir dans les médias audiovisuels, écrits ou numériques sont désormais tenus de déposer une demande officielle via l’espace dédié sur le site électronique de l’Ordre, afin qu’elle soit examinée avant toute autorisation formelle.

Le communiqué précise également que le numéro d’autorisation délivré doit obligatoirement être mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. L’objectif affiché est clair : encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins et prévenir toute dérive susceptible de porter atteinte à l’éthique de la profession.

Un programme consacré à la psychiatrie

Derrière cette décision, difficile de ne pas voir une réaction directe à certaines émissions diffusées récemment sur des chaînes privées, et notamment à celles animées par Samir Elwafi, qui invite régulièrement des médecins ou aborde des questions médicales sensibles. Dimanche dernier, un programme consacré à la psychiatrie a particulièrement suscité l’ire de l’Ordre, qui estime que le sujet a été traité d’une manière contraire aux valeurs professionnelles et éthiques de la médecine.

Sans être cité nommément, l’animateur vedette semble ainsi devenir la bête noire de l’Ordre des médecins. Ses émissions, connues pour leur ton direct et leur forte audience, sont régulièrement accusées de brouiller la frontière entre information, spectacle et expertise médicale, en exposant des praticiens à des débats jugés parfois simplificateurs ou sensationnalistes.

Cette sortie ferme de l’Ordre relance un débat récurrent en Tunisie : jusqu’où peut aller la liberté d’expression des médecins dans l’espace médiatique, à l’heure de la multiplication des plateaux télévisés et des contenus numériques dédiés à la santé ? Entre impératif d’information du public et responsabilité professionnelle, la ligne de crête apparaît plus étroite que jamais, surtout lorsque la télévision transforme la médecine en sujet de prime time.

Lire aussi : L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

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L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

30. Dezember 2025 um 14:33

L’Ordre des médecins a durci le cadre encadrant la présence médiatique des praticiens. Désormais, toute participation à un programme audiovisuel ou numérique devra être soumise à une autorisation préalable du Conseil national, sous peine de manquement aux règles déontologiques.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation officielle avant toute apparition dans les médias. Cette mesure, annoncée dans un communiqué publié sur la page officielle de l’Ordre, vise à encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins.

Une procédure désormais obligatoire

La présidente du Conseil national, Rim Ghacham Attia, a précisé que les médecins souhaitant intervenir dans des émissions de télévision, de radio ou sur des plateformes numériques devront déposer une demande formelle via l’espace professionnel dédié sur le site officiel de l’Ordre. Ces demandes seront examinées avant toute délivrance d’un accord préalable.

L’Ordre a également exigé que le numéro de l’autorisation accordée soit clairement mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. Cette disposition vise à garantir la traçabilité des interventions et à prévenir toute utilisation abusive du statut médical dans l’espace public.

Un rappel motivé par un dérapage télévisuel

Selon la présidente du Conseil, cette décision fait suite à la diffusion récente d’un programme sur une chaîne privée ayant abordé la psychiatrie d’une manière jugée contraire aux valeurs éthiques et professionnelles de la médecine. L’Ordre estime que ce type de dérive nuit à l’image de la profession et peut induire le public en erreur.

L’Ordre des médecins réaffirme, à travers cette mesure, son rôle de garant de la déontologie et de la responsabilité scientifique dans l’espace médiatique. Il appelle les praticiens à faire preuve de rigueur et de discernement dans leurs interventions publiques, dans le respect des règles professionnelles et de l’intérêt général.

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Le gouvernement lance officiellement la fusion Dar Assabah–SNIPE La Presse

14. Dezember 2025 um 10:18

Le gouvernement a autorisé le transfert de l’ensemble des actions de Dar Assabah au profit de la SNIPE La Presse, ouvrant officiellement la voie à la fusion des deux institutions et à la création d’un pôle public unifié de la presse écrite.

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé samedi matin, au palais de la Kasbah, une séance de travail ministérielle consacrée au dossier de la fusion entre la Société tunisienne de presse, d’impression, d’édition, de distribution et de publicité « Dar Assabah » et la Société nouvelle d’impression, de presse et d’édition « SNIPE La Presse ».

À l’issue de la réunion, il a été décidé, selon un communiqué de la présidence du gouvernement, d’autoriser la SNIPE La Presse à acquérir l’intégralité des actions de Dar Assabah pour le dinar symbolique. Cette opération s’inscrit dans le cadre juridique du processus de fusion entre les deux entreprises publiques de presse.

Un second feu vert a également été accordé à la SNIPE La Presse pour engager formellement la procédure de fusion par absorption de Dar Assabah, conformément à la législation et aux réglementations en vigueur.

Vers une institution médiatique nationale unifiée


La cheffe du gouvernement a souligné que ce processus de fusion constitue une étape décisive vers la reconstruction d’une institution médiatique nationale unifiée, plus solide et plus apte à assurer sa pérennité. Elle a appelé à l’élaboration d’un programme global de restructuration visant la réforme de la nouvelle entité, l’amélioration de ses performances et la garantie de la continuité de ses publications.

Ce programme devra notamment porter sur le renforcement de la gouvernance interne, la mise en place de mécanismes organisationnels adaptés, le développement des activités et des moyens de production, ainsi que sur la modernisation et la transformation numérique, y compris la numérisation des archives. Un plan d’affaires prospectif, assorti d’un calendrier précis de mise en œuvre, devra également être élaboré.

Lors de l’ouverture de la séance, Sarra Zaâfrani Zenzri a rappelé les orientations du président de la République, Kaïs Saïed, concernant le secteur des médias publics, en particulier la presse écrite. Elle a fait référence aux deux visites effectuées par le chef de l’État aux sièges de la SNIPE La Presse et de Dar Assabah, les 11 mars et 16 juin 2023, au cours desquelles il avait insisté sur la nécessité de sauver les deux institutions par leur fusion et leur restructuration.

Lire aussi : Tunisie : Kais Saied met l’accent sur le rôle qui incombe aux médias publics

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Ayachi Hammami : Une affaire tunisienne qui fait réagir le New York Times

04. Dezember 2025 um 07:37

Le quotidien américain New York Times a consacré un long article au dossier d’Ayachi Hammami, figure de l’opposition et avocat spécialisé dans les droits humains, arrêté mardi à son domicile près de Tunis. Le journal inscrit cette arrestation dans ce qu’il décrit comme un durcissement politique en Tunisie, un point de vue relayé par plusieurs organisations internationales.

Selon Human Rights Watch, citée par le New York Times, Ayachi Hammami a été interpellé après la confirmation en appel, la semaine dernière, d’une peine de cinq ans de prison. Celle-ci s’inscrit dans un vaste dossier d’environ quarante prévenus poursuivis pour appartenance à une organisation terroriste et complot contre la sûreté de l’État. Les condamnations prononcées en appel atteignent, pour certains accusés, jusqu’à 45 ans d’emprisonnement.

Dans la vidéo qu’il avait préparée avant son arrestation, publiée sur sa page Facebook, Ayachi Hammami qualifie sa condamnation de décision politique et annonce entamer une grève de la faim.

Le dossier, ouvert en 2023, concerne des personnalités politiques, des avocats, des militants et des journalistes. Human Rights Watch affirme que les charges seraient dépourvues de fondement et s’inquiète d’une instrumentalisation judiciaire. Le quotidien américain cite aussi un analyste de l’International Crisis Group, selon lequel le contexte économique difficile aurait renforcé une logique de fermeté de la part des autorités.

Inquiétude croissante

Ayachi Hammami, ancien ministre chargé des droits de l’homme et opposant connu depuis les années 2000, bénéficie d’une popularité certaine au sein de plusieurs courants politiques. Selon le New York Times, plus de vingt accusés du même dossier ont quitté la Tunisie avant le verdict en appel, tandis que huit personnes avaient été placées en détention provisoire dès 2023. Deux d’entre elles seraient actuellement en grève de la faim.

Pour le média américain, cette affaire illustre une inquiétude croissante, au niveau international, quant à l’évolution politique du pays. Depuis 2021, la Tunisie est régulièrement critiquée par des organisations de défense des libertés publiques à la suite de la suspension du Parlement, de la révision de la Constitution et de poursuites visant des personnalités politiques ou médiatiques.

La diplomatie tunisienne quant à elle n’a pas cessé de rappeler son droit à défendre sa souveraineté et s’est montrée ferme, notamment par le biais des discours présidentiels, face à toute ingérence extérieure.

Un autre élément soulevé par la publication américaine est la place importante accordée au dossier Hammami dans la presse internationale, alors même que d’autres crises économiques et sociales persistent en Tunisie. Cette focalisation interroge : reflète-t-elle une inquiétude grandissante concernant l’évolution du paysage politique tunisien ou une tendance récurrente, chez certains médias étrangers, à privilégier une lecture centrée sur les aspects politiques, parfois au détriment d’analyses plus nuancées du contexte local ? Cette attention extérieure souligne en tout cas l’impact symbolique de ce procès, mais pose aussi la question de la manière dont les enjeux tunisiens sont perçus, sélectionnés et mis en récit à l’international.

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