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Circulaire sur les établissements de paiement : la BCT publie une version rectifiée

28. September 2026 um 17:01

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier aujourd’hui, le 28 septembre 2026, une version rectifiée de la circulaire n°2026-10 relative aux règles régissant l’activité et le fonctionnement des établissements de paiement. Le texte avait été publié une première fois sur le site de la BCT le 25 septembre.

La BCT précise que cette nouvelle version française corrige uniquement la numérotation figurant dans deux articles de la circulaire, sans changement de leur contenu ni de leur portée. Cette correction fait suite à un incident survenu lors de la conversion du fichier. La Banque centrale indique ainsi que seule la version française publiée sur son site le 28 septembre 2026 fait foi.

Sur le fond, la circulaire n°2026-10 abroge et remplace la circulaire n°2018-16 du 31 décembre 2018. Elle introduit plusieurs évolutions du cadre applicable aux établissements de paiement, sur la base notamment du retour d’expérience accumulé depuis le démarrage effectif de leur activité en 2021.

La réforme relève les plafonds des comptes de paiement afin de mieux répondre aux besoins des utilisateurs et de favoriser une utilisation accrue des moyens de paiement numériques. Pour les comptes de niveau 1, destinés uniquement aux personnes physiques, le plafond du solde passe de 500 à 1 500 dinars. Pour les comptes de niveau 2, accessibles aux personnes physiques et morales, il passe de 1 000 à 5 000 dinars. Le plafond des comptes de niveau 3 passe, quant à lui, de 5 000 à 20 000 dinars. Les limites de retrait en espèces sont également relevées pour les niveaux 2 et 3. Elles passent respectivement de 500 à 3 000 dinars par jour et de 1 000 à 10 000 dinars par jour. Pour le niveau 1, l’ancienne limite de retrait de 250 dinars par jour est supprimée. La nouvelle circulaire permet également aux établissements de paiement d’émettre des moyens de paiement électroniques adossés aux comptes de paiement ainsi que des cartes co-brandées dans le cadre de partenariats.

L’ouverture à distance des comptes de paiement, déjà prévue par la réglementation précédente, est désormais étendue à l’ensemble des types de comptes. Cette possibilité s’accompagne toutefois d’exigences renforcées en matière d’identification. La BCT prévoit notamment une authentification reposant sur au moins deux facteurs ainsi qu’une vérification de la présence effective du client, à travers une preuve de vie. La reconnaissance faciale, les dispositifs audiovisuels ou d’autres mécanismes équivalents présentant un niveau de fiabilité approprié peuvent notamment être utilisés.

La circulaire apporte aussi des précisions sur les comptes dédiés aux commerçants. Ces comptes sont déplafonnés et destinés exclusivement à recevoir les fonds issus des opérations de paiement effectuées pour le compte de la clientèle, notamment le paiement des factures et les transferts de fonds. Selon la BCT, cette évolution doit favoriser une plus grande intégration des commerçants dans l’écosystème des paiements électroniques, élargir le réseau d’acceptation et promouvoir l’utilisation des moyens de paiement numériques.

La nouvelle circulaire renforce l’encadrement du recours aux agents mandatés par les établissements de paiement. Elle prévoit notamment une plus grande attention à leur sélection, leur suivi, leur formation et leur contrôle. Le texte précise également les conditions de recours aux partenaires commerciaux et techniques. La BCT maintient toutefois un principe central : l’établissement de paiement demeure responsable, à l’égard de ses clients et de la Banque centrale, des activités et services confiés à ces partenaires.

La circulaire consolide par ailleurs les exigences relatives à la gouvernance, à la gestion des risques et au contrôle interne, avec une approche proportionnée à la taille, à la nature des activités et au profil de risque de chaque établissement. Les exigences sont également renforcées en matière de sécurité des systèmes d’information, de protection des données personnelles et de cybersécurité. Le dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent repose notamment sur une approche fondée sur les risques. La BCT renforce aussi les diligences des commissaires aux comptes dans l’évaluation du dispositif de contrôle interne des établissements de paiement.

Une protection renforcée des utilisateurs

La nouvelle réglementation consacre également les principes d’équité et d’information précontractuelle. Les tarifs, commissions et taxes doivent être communiqués de manière transparente avant et après chaque transaction, par voie électronique ou physique.

Les supports de communication doivent par ailleurs être adaptés aux personnes illettrées et aux personnes ayant des besoins spécifiques. Le dispositif dédié au traitement des réclamations de la clientèle, déjà prévu par la réglementation précédente, est maintenu.

La circulaire consacre enfin le principe de séparation entre les fonds des clients et les fonds propres de l’établissement de paiement. Les fonds collectés doivent être déposés, au plus tard le jour ouvrable suivant leur réception, dans un compte global unique auprès d’une banque dépositaire agréée. Ce compte doit conserver en permanence un solde correspondant aux avoirs des clients et des commerçants.

À travers cette refonte, la BCT entend ouvrir de nouvelles perspectives de développement aux établissements de paiement et favoriser le recentrage progressif de leur modèle d’affaires sur les services de paiement numériques. La réforme vise également à contribuer à la réduction de l’usage du cash et à la promotion de l’inclusion financière, tout en maintenant des exigences en matière de sécurité des opérations, de maîtrise des risques et de protection des utilisateurs.

Pour consulter l’intégralité de la circulaire n°2026-10: Lien

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10.000 dinars pour acheter un taxi électrique : l’ANME ouvre les candidatures

28. September 2026 um 16:30

Les chauffeurs de taxi individuel peuvent désormais candidater pour bénéficier d’une subvention de 10.000 dinars destinée à l’acquisition d’un véhicule électrique. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient d’ouvrir les candidatures pour un dispositif limité à 24 taxis électriques à l’échelle nationale.

La mesure s’inscrit dans le cadre du programme visant à accélérer l’adoption de la mobilité électrique en Tunisie, mis en œuvre avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), du Fonds pour l’environnement mondial et du ministère de l’Environnement. La procédure concerne les titulaires d’une autorisation de taxi individuel en cours de validité, exerçant leur activité dans l’un des gouvernorats de la Tunisie. Les candidats doivent être âgés de 31 à 59 ans à la date de dépôt du dossier. Autre condition : être en mesure de financer l’achat du véhicule. Le financement peut passer par une banque ou une société de leasing, avec une accord de principe, ou par des fonds propres.

Les candidats devront notamment fournir le formulaire de candidature signé, une copie de la carte d’identité nationale et du permis de conduire, ainsi que la carte d’exploitation pour les taxis déjà en activité. Le dossier doit également comprendre un bulletin n°3 récent, une facture prévisionnelle du véhicule électrique envisagé et, selon le mode de financement, un accord de principe délivré par une banque ou une société de leasing. Pour les candidats optant pour un financement sur fonds propres, un relevé bancaire est demandé.

24 bénéficiaires au maximum

Le programme prévoit la sélection de 24 titulaires d’autorisation de taxi individuel, après vérification de la conformité des dossiers. La sélection doit respecter une répartition à parts égales entre femmes et hommes. Si le nombre de candidatures conformes est insuffisant pour l’un des deux sexes, les places restantes seront attribuées selon l’ordre d’arrivée des dossiers répondant aux conditions. Les dossiers peuvent être déposés directement au bureau d’ordre central de l’ANME, dans une enveloppe fermée portant la mention « Dossier de candidature pour l’acquisition d’une voiture de taxi individuel électrique – Ne pas ouvrir ». Une version numérique peut également être envoyée à boc@anme.nat.tn.

La date limite de dépôt est fixée au 6 novembre 2026 à 16h00. Le cachet du bureau d’ordre ou l’heure d’envoi du courrier électronique fera foi pour déterminer la date de dépôt.

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Santé en Afrique : la Swiss Re Foundation met 1,3 million de dollars sur la table pour les entreprises sociales

28. September 2026 um 16:07

Les entreprises sociales africaines qui développent des solutions pour améliorer l’accès aux soins de santé ont jusqu’au 4 octobre 2026 pour candidater au programme Entrepreneurs for Resilience 2027 (E4R27) de la Swiss Re Foundation. À la clé : 1,3 million de dollars de financement, mais aussi un accompagnement technique et un accès à un réseau de partenaires.

Pour cette 10ᵉ édition, le programme cible les entreprises qui combinent soins de proximité et outils numériques. Le modèle recherché, qualifié de «brick-and-click», associe des points de soins physiques à une couche digitale destinée notamment à faciliter l’accès aux soins primaires pour les populations à faibles revenus ou mal desservies. Le dispositif ne s’adresse pas aux projets encore au stade de l’idée. Les candidats doivent notamment être établis depuis 2023 au plus tard, servir au moins 50.000 personnes et disposer d’un modèle économique reposant sur les revenus générés par leur activité. Au moins 30 % de leur clientèle doit appartenir à des populations à faibles revenus. Les entreprises doivent également opérer dans des pays classés par la Banque mondiale parmi les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Le financement sera attribué progressivement. Entre six et huit entreprises pourront d’abord bénéficier d’un soutien pouvant atteindre 45.000 dollars chacune durant la phase de due diligence. À l’issue de cette étape, trois à quatre finalistes pourront se partager jusqu’à 1 million de dollars sur une période de deux ans. Le programme prévoit également de l’assistance en matière de mesure d’impact, de gestion financière, de levée de fonds et de développement.

La Swiss Re Foundation mène cette édition avec la Digital Connected Care Coalition, AXA EssentiALL, le Sanofi Global Health Unit Impact Fund et la Philips Foundation. L’objectif est de permettre à des entreprises déjà opérationnelles de renforcer leur modèle et d’étendre leur capacité à fournir des soins de santé accessibles dans les communautés mal desservies.

Les candidatures doivent être soumises avant le 4 octobre 2026 à 23h59 CEST. Les entreprises retenues pour la suite du processus seront invitées à déposer un dossier plus détaillé à la fin octobre ou au début novembre.

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Air Sénégal suspend ses PNC sur la ligne Dakar-Paris

28. September 2026 um 14:27

Air Sénégal a suspendu, à titre conservatoire, ses personnels navigants commerciaux (PNC) sénégalais affectés à la liaison Dakar-Paris. La mesure, en vigueur depuis le 17 septembre 2026, intervient après des soupçons de convoyage rémunéré de colis pour le compte de particuliers ou de commerçants.

Selon plusieurs sources de presse sénégalaises, certains membres du personnel auraient transporté des colis contre rémunération, une pratique communément appelée «GP». Certains tarifs auraient atteint jusqu’à 15 euros par kilogramme, soit environ 10.000 francs CFA. Cette pratique serait contraire aux procédures applicables au personnel navigant commercial d’Air Sénégal.

La suspension est présentée comme une mesure conservatoire et non comme une sanction définitive. Air Sénégal doit désormais établir, dans le cadre d’une enquête interne, les responsabilités individuelles des personnes concernées. À ce stade, il n’est donc pas établi que l’ensemble des PNC suspendus aient personnellement participé à ces pratiques. Les accusations rapportées font encore l’objet de vérifications. Pour maintenir la liaison Dakar-Paris, la compagnie s’appuie temporairement sur des PNC de MyWay Airlines, dans le cadre de son dispositif ACMI. Ce type de contrat permet à une compagnie de recourir à un autre opérateur pour fournir notamment l’équipage, l’appareil, la maintenance et l’assurance. Ce recours à MyWay n’est toutefois pas entièrement nouveau pour Air Sénégal. La compagnie utilise déjà un Boeing 777-200ER de l’opérateur géorgien sur la liaison Dakar-Paris depuis janvier 2026.

L’affaire rappelle également un précédent rapporté sur la desserte Dakar-New York, où Air Sénégal aurait déjà été confrontée à des pratiques similaires liées au transport de marchandises. Des sources sénégalaises font état d’une enquête menée en 2023. Pour l’heure, l’enjeu est double pour Air Sénégal: déterminer les éventuelles responsabilités individuelles tout en maintenant la continuité de ses opérations sur l’un de ses principaux axes internationaux. La compagnie n’a pas, dans les sources consultées, publié de communication détaillant officiellement les faits reprochés aux PNC.

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Google mise sur l’IA pour aider les entreprises nigérianes à mieux cibler leurs clients

28. September 2026 um 12:24

Google renforce ses outils publicitaires au Nigeria avec de nouvelles fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle. Intégrées à AI Max for Search, elles doivent permettre aux entreprises de mieux comprendre le parcours des clients et de créer des annonces à partir d’instructions formulées en langage naturel.

Le premier outil rassemble dans un même rapport plusieurs étapes du parcours publicitaire : la recherche effectuée par l’utilisateur, l’annonce affichée et la page de destination visitée après le clic. Les entreprises pourront ainsi mieux identifier les recherches qui génèrent des visites pertinentes et ajuster leurs campagnes. Google introduit également AI Brief, qui permet aux annonceurs de donner des consignes à l’IA en langage courant. Ils peuvent notamment préciser ce qu’ils souhaitent mettre en avant ou éviter dans leurs annonces et obtenir des exemples de contenus avant leur diffusion.

Ces fonctionnalités arrivent à l’approche du Black Friday du 27 novembre et de la période des achats de fin d’année, deux moments importants pour les entreprises qui investissent dans la publicité en ligne. Google prévoit un déploiement progressif de ces outils, notamment au Nigeria, au cours de 2026. L’entreprise indique par ailleurs qu’environ 500.000 annonceurs utilisent AI Max dans le monde. Selon ses données, les entreprises qui l’utilisent enregistrent en moyenne 27 % de conversions supplémentaires à coût comparable. Ce chiffre concerne toutefois l’ensemble des marchés et ne constitue pas une mesure spécifique des performances au Nigeria.

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Congo: le data center national devrait enfin voir le jour avant fin 2026

28. September 2026 um 11:37

Après plusieurs échéances repoussées, le data center national de la République du Congo devrait finalement être inauguré avant la fin de 2026. Lancé en 2024 à Brazzaville, le chantier affiche actuellement un taux d’exécution de 82%, selon l’Agence congolaise d’information. Lors d’une visite effectuée les 22 et 23 septembre, les autorités ont obtenu de l’entreprise chinoise chargée des travaux l’engagement d’achever l’infrastructure d’ici la fin de l’année.

Installé à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, sur l’ancien site de l’Union africaine des postes et télécommunications (UAPT), le futur centre doit devenir l’une des infrastructures centrales de l’écosystème numérique public congolais. Il est destiné à héberger, stocker et traiter les données numériques de l’administration ainsi que les applications utilisées ou développées par les services publics. Le bâtiment compte trois niveaux et un sous-sol, avec notamment des salles de serveurs, de contrôle et de supervision et des espaces techniques consacrés à l’énergie et à la climatisation.

Le projet a accumulé les reports. En septembre 2024, alors que les travaux avaient dépassé 60%, le gouvernement annonçait une livraison avant la fin décembre de la même année. Quelques mois plus tard, fin février 2025, l’avancement dépassait 80% et une inauguration était annoncée pour novembre.

En août 2025, le chantier dépassait cette fois 90%. La Banque africaine de développement et le gouvernement congolais tablaient encore sur une inauguration avant le 28 novembre. Cette échéance n’a finalement pas été respectée. Des difficultés liées au financement ont notamment perturbé la dernière phase du chantier. En octobre 2025, alors que les travaux étaient annoncés à 95%, l’entreprise chinoise Sumec avait menacé de se retirer en raison du retard dans le versement de la quote-part attendue du gouvernement congolais.

Le nouveau calendrier annoncé en septembre 2026 constitue donc une nouvelle échéance, après plusieurs précédentes annonces qui n’ont pas abouti.

Le data center s’inscrit dans la composante congolaise du projet Central Africa Backbone (CAB), consacré au développement des infrastructures numériques régionales. Le programme représente un financement total de 66,55 millions d’euros, dont 52,47 millions d’euros apportés par la Banque africaine de développement et 14,5 millions d’euros par l’État congolais. Sur cette enveloppe, environ 13,8 millions d’euros sont destinés à la construction et à l’opérationnalisation du centre de données. Le CAB ne se limite pas au data center. Le programme a également permis de mettre en place plus de 600 kilomètres de fibre optique pour relier le Congo au Cameroun et à la République centrafricaine. Le réseau comprend notamment 341 kilomètres vers le Cameroun et 281 kilomètres vers la République centrafricaine. Le centre de données vient ainsi compléter la connectivité par une capacité locale d’hébergement et de traitement.

L’enjeu dépasse le stockage des données

Pour le Congo, l’intérêt du projet ne réside pas uniquement dans la construction d’un bâtiment équipé de serveurs. La Banque africaine de développement présente cette infrastructure comme un moyen de renforcer la maîtrise nationale des données numériques et la souveraineté numérique du pays. L’objectif est notamment de permettre que les données et certaines applications publiques soient hébergées localement, plutôt que de dépendre exclusivement d’infrastructures situées à l’étranger.

Pour les administrations comme pour les entreprises, cette évolution peut également avoir des implications sur l’écosystème numérique local: disponibilité des services, hébergement des applications, traitement des données et développement de nouveaux services numériques dépendront en partie de la capacité réelle du centre à fonctionner de manière fiable une fois mis en production.

La question de l’alimentation électrique reste d’ailleurs un point technique important dans cette dernière phase. Les informations communiquées lors de la visite de septembre indiquent que les équipes travaillent sur la sécurisation de l’alimentation du centre, notamment à travers l’articulation avec le réseau électrique et des solutions solaires. Le site de Kintélé, où une centrale solaire est développée, a également été visité dans le cadre de la même mission.

Si le calendrier annoncé est cette fois respecté, le Congo disposera donc avant la fin de 2026 d’une infrastructure nationale destinée à devenir un point central de son architecture numérique publique. Mais après plusieurs échéances successives non tenues, la prochaine étape déterminante sera moins l’annonce d’une date que le passage effectif du chantier à l’exploitation.

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Algérie: des entreprises tunisiennes présentent leurs projets d’investissement à l’AAPI

28. September 2026 um 10:18

Plusieurs projets et pistes d’investissement portés par des entreprises tunisiennes ont été présentés à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), à l’occasion d’une rencontre tenue à Alger le 24 septembre. L’agence algérienne a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les investisseurs tunisiens dans leurs démarches et à faciliter leur accès aux opportunités offertes par le marché algérien.

La rencontre, organisée dans le cadre d’une mission économique tunisienne en Algérie, a réuni une délégation de chefs d’entreprise tunisiens et des responsables de l’AAPI. Les échanges ont porté sur les possibilités d’investissement et de partenariat entre opérateurs des deux pays, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Les entreprises tunisiennes présentes ont exposé plusieurs projets et pistes d’investissement. Les discussions ont ensuite porté sur les conditions et possibilités de leur concrétisation en Algérie.

Cette rencontre constituait la dernière étape d’une mission économique organisée par Conect International en partenariat avec la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), avec l’appui de l’ambassade de Tunisie à Alger et du Cepex. Pendant trois jours, les opérateurs économiques tunisiens et algériens ont multiplié les échanges autour des possibilités de coopération, de partenariat et d’investissement. La prochaine étape sera désormais de transformer les contacts établis et les projets présentés en opérations concrètes. Le déjeuner de clôture organisé par l’ambassade de Tunisie à Alger a d’ailleurs été l’occasion de souligner la nécessité de poursuivre les échanges engagés entre les entreprises des deux pays.

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Replit rachète Atta, la startup cofondée par le Tunisien Amine Ben Khalifa

28. September 2026 um 09:10

Replit renforce son offre d’intelligence artificielle avec l’acquisition d’Atta, une startup spécialisée dans l’analyse de données et la visualisation interactive. L’opération, annoncée le 25 septembre 2026, fait également entrer ses deux cofondateurs, Omar Shaik et le Tunisien Amine Ben Khalifa, au sein de Replit.

L’enjeu dépasse le simple ajout d’un outil de graphiques. Avec Atta, Replit veut permettre aux équipes métiers d’interroger directement leurs données, d’identifier ce qui explique une évolution de leurs performances et de transformer rapidement ces constats en actions, sans devoir passer systématiquement par un spécialiste de la donnée ou écrire du SQL.

La première fonctionnalité issue de l’acquisition est déjà disponible dans Replit: les graphiques interactifs directement dans le chat. Concrètement, un utilisateur peut importer un jeu de données ou connecter une source de données, poser une question en langage naturel et demander à Replit d’analyser les résultats. L’outil prend en charge les requêtes et les étapes d’analyse avant de proposer une visualisation adaptée.

Pour une entreprise, cela peut servir à chercher pourquoi le pipeline commercial recule, quels canaux marketing génèrent les meilleurs résultats ou encore quels segments expliquent une baisse de la rétention client. Replit peut notamment produire des graphiques en cascade pour expliquer une variation de revenus ou des cartes thermiques pour faire ressortir certains comportements dans les données. L’objectif est ainsi de réduire les allers-retours entre équipes opérationnelles, analystes et outils de visualisation. La personne qui connaît le problème métier peut directement commencer par poser sa question et explorer les données.

Cette acquisition met aussi en lumière le parcours d’Amine Ben Khalifa, cofondateur et Chief AI Scientist d’Atta. Titulaire d’un PhD en machine learning, il a auparavant travaillé chez Adobe et Apple, selon la présentation publiée par Atta. À ses côtés, Omar Shaik, cofondateur et CEO d’Atta, apporte un profil davantage orienté produit et ingénierie. Il a été l’un des premiers ingénieurs à travailler sur Apple Vision Pro et a également évolué au sein de plusieurs startups en forte croissance. Selon la présentation d’Atta, il travaillait déjà sur des outils de développement utilisant l’IA avant la généralisation du concept de «vibe coding».

Une acquisition qui élargit le terrain de jeu de Replit

Pour Replit, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large: ne plus seulement aider les utilisateurs à construire des applications, mais aussi leur permettre de comprendre les données qui doivent guider ces applications et leurs décisions. La société présente les graphiques intégrés comme une première étape. À terme, elle envisage un environnement où une analyse pourrait devenir une routine récurrente, alimenter une présentation destinée à une direction ou servir de point de départ à la création d’un nouvel outil interne. Cette vision relève toutefois du développement futur annoncé par Replit et ne correspond pas à l’ensemble des fonctionnalités déjà disponibles. L’acquisition intervient quelques mois après une nouvelle étape importante pour Replit. En mars 2026, l’entreprise avait annoncé une levée de 400 millions de dollars pour une valorisation de 9 milliards de dollars, renforçant ses moyens pour développer sa plateforme d’IA. Avec Atta, Replit ajoute donc une nouvelle brique à son écosystème: faire passer l’utilisateur de la question à l’analyse des données, puis potentiellement à l’action, dans un même environnement. 

 

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